Anti burn-out: 3 trucs de ouf

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OUCH… En ce moment, j’ai vraiment besoin d’un truc de ouf pour me préserver du burn out.

Heureusement que vous êtes là: vous partager mes trucs de ouf me permet de les faire ressurgir dans mon quotidien. C’est ouf, quand même: j’ai des baguettes magiques, et je les laisse dormir au fond d’un sac ! Tellement merci à vous…

Bon, voyons voir ces baguettes magiques, ces trucs de ouf, qui se rappellent à mon souvenir…

1. La respiration « ascenseur ». A pratiquer n’importe où, dès que le stress menace. Prendre de grandes respirations, et à chaque expire, descendre l’attention un peu plus bas dans le corps, jusqu’à atteindre les pieds, puis imaginer les petites racines qui partent des pieds et m’ancrent au sol.

Retour dans les baskets garanti.

 

2. Le mode « économie d’énergie ». A choisir plutôt qu’à subir.

Je m’explique: plutôt que d’arriver au bout du rouleau et de se mettre en arrêt, se mettre régulièrement en mode économique… ce qui veut dire: laisser un peu parler les autres, et les écouter en respirant tranquillement. Laisser un peu agir les autres, et les regarder faire. Déléguer, et faire confiance. C’est un truc de… OUF, ça va mieux…

3. L’EFT, (emotional freedom techniques). C’est une technique de libération émotionnelle que je suis en train d’apprivoiser, et je peux vous dire que ça me change la vie… Comme je suis novice en la matière, je ne vous en dis pas plus pour le moment et je vous laisse donner libre cours à votre curiosité…

Et maintenant, je vous laisse pour m’adonner à mon truc de ouf préféré: gros dodo.

Au plaisir de lire vos commentaires !

La Fannette

Voyager pour mieux s’aimer: l’impact des voyages sur la confiance en soi

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Aujourd’hui, article invité: j’accueille Mélanie, du blog 38000 Km, Le tour du monde en 365 jours ! Sur ce blog, Mélanie nous propose des témoignages, des astuces, des suggestions et des conseils pour que le voyage soit toujours un plaisir. Je lui laisse la parole pour cet article sur l’impact des voyages sur la confiance en soi…

 

Tout le monde sait que le simple fait de voyager procure des bienfaits non seulement pour la santé du corps, mais surtout pour le renforcement du mental. Il rehausserait même la confiance en soi. Thérapie psychologique par excellence, le voyage permet de se découvrir soi-même, de se lancer de nouveaux défis et de se détacher du passé.

Pour se découvrir soi-même
S’il y a une alternative efficace pour se découvrir soi-même, c’est bel et bien le voyage, notamment le voyage en solo. Pourquoi ? Grâce aux différents défis, par exemple la barrière de langue ou l’inexistence d’endroits où dormir, que le voyage vous lance, il vous laisse la possibilité de vous retrouver avec vous-même. En partant seul dans un pays inconnu, étrangement votre confiance en vous se développe. Vous pouvez vous écouter vous-même, connaître vous-mêmes vos envies, et prendre une décision sans l’aide de qui que ce soit. Bref, vous serez susceptible de faire des choses que vous n’auriez pas imaginé faire auparavant, car vous vous découvrez vous-même.

Pour être capable d’affronter de nouveaux défis plus difficiles
Voyager, c’est sortir de sa zone de confort, de son quotidien, de ses habitudes et de son « chez-soi ». C’est partir vivre dans un environnement nouveau, rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouvelles cultures et adopter un nouveau mode de vie. En voyageant donc, vous serez certainement confronté à des situations inédites, voire des défis très difficiles. Mais ces challenges de voyage vous procurent de la force mentale. Elles vous donnent une si grande confiance en vous que vous pouvez aller au-delà de vos peurs et hésitations, et par la suite affronter tous les obstacles ou épreuves qui se dressent devant vous.

Pour se détacher du passé
Offrant la plupart du temps des souvenirs heureux, le voyage permet de vous détacher du passé, qui entraîne souvent un état d’esprit négatif sur vous-mêmes, voire un manque de confiance en vous. Un voyage dans un endroit merveilleux vous projette comme dans un autre monde. Imaginez-vous faire un voyage en Chine, et que vous êtes sur une portion de la grande Muraille en train d’observer les œuvres spectaculaires de mère Nature. Comment pourriez-vous penser à un mauvais événement de votre passé en admirant la végétation luxuriante aux alentours ? Votre esprit ne sera que zen… Et quoi de mieux que d’avoir l’esprit zen pour avoir de la confiance en soi ?

Si vous souhaitez réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

Mélanie, du blog 38000 Km, Le tour du monde en 365 jours !

Éducation: de la bienséance à la bienveillance

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« Il y a des choses qui se font, et des choses qui ne se font pas »

« C’est ainsi et pas autrement »

« Parce que c’est comme ça »

Avez-vous entendu ce genre de phrases lorsque vous étiez enfant?

Ces expressions vous-ont elles aidé à saisir le sens des règles qu’on vous imposait?

Ces expressions vous paraissent-elles en lien avec la vie?… je ne pense pas… et pourtant, elles étaient les garantes des règles de vie, justement.

Chez moi, ces expressions n’ont pas eu l’effet escompté. Bien au contraire. Pendant longtemps, je me suis révoltée contre toute forme de bienséance, et j’ai remplacé ces petites phrases par d’autres, dans le style « on s’en fiche du regard des autres », « la politesse, ça rime à rien », « si vous attachez de l’importance à la bienséance, vous avez un gros problème »… et je ne suis pas la seule dans ce cas !

En grandissant/vieillissant, j’ai pu rectifier mon angle de vue, et prendre conscience que le problème ne résidait pas dans les règles de la bienséance, mais dans la manière avec laquelle on avait tenté de me les imposer.

Présenter les règles de vie d’une manière exigeante et imposée qui n’admet pas d’explications ou de négociations n’est absolument pas au service de ces règles et des valeurs qu’elles défendent, bien au contraire : car la réponse la plus répandue à l’exigence est la résistance.

Avant de transmettre ces règles, peut-être pourrions-nous en interroger le sens, et l’importance que nous leur donnons.

Par exemple:

-quelle signification est-ce que je donne au mot « merci »?

-Est-ce important pour moi que mes enfants disent merci ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

-Est-ce que j’assume le fait que ce soit important/pas important pour moi ?

En questionnant ces notions, on arrive souvent sur le plan des besoins:

Quand j’ai appris à mes enfants à dire « merci », j’avais besoin de contribuer à leur intégration dans leur environnement social et culturel, j’avais besoin de partager avec eux des outils pour communiquer au quotidien dans le respect de chacun, j’avais besoin de transmettre des valeurs importantes pour moi…

Quand je dis « merci », j’ai besoin de témoigner ma reconnaissance, ou bien j’ai besoin d’apporter du soin à la relation, ou bien j’ai besoin de célébrer quelque chose… etc…

Autrement dit, le fait de dire merci nourrit quelque chose à l’intérieur de moi. Alors, si c’est bon de dire merci, pourquoi présenter cela comme une obligation, un dû, un devoir ?

Pourquoi transformer un mouvement naturel et réjouissant en un laborieux automatisme ?

Pourquoi priver nos enfants du plaisir de dire merci, et leur imposer le devoir de le dire ?

Parce que nous avons peur qu’ils ne le disent pas… et comme nous avons peur qu’ils ne le disent pas, nous les obligeons à le dire… mais comme nous les obligeons à le dire, ils prennent cela comme une exigence et défendent leur besoin de liberté, en faisant de la résistance, et donc, ils ne le disent pas, ou bien, sous l’emprise de la menace, de la culpabilité, de la honte, ce qui nous désole, car ce n’est pas ce que nous voulons, nous ce que nous voulons, c’est rester dans la bienveillance et l’amour avec eux…

Comment transmettre les règles de vie avec bienveillance ?

Voici quelques pistes:

1. Prendre conscience de nos endroits blessés en rapport avec ces règles (voir mon précédent article sur le sujet)

Imaginons que mon enfant bouscule quelqu’un et s’éloigne sans dire « pardon ». S’il me reste des blessures par rapport à la politesse (que je sois devenue rebelle ou que j’aie éteint mon envie de liberté), ma réaction risque de ne pas être appropriée: je peux me mettre à hurler sur mon enfant, ou bien être terriblement mal à l’aise mais faire semblant de ne rien avoir vu, etc…

2. Appliquer nous-même ces règles, au quotidien, avec joie, en y mettant du sens.

Plus mon enfant recevra de « mercis », plus il sera enclin à en offrir. Et plus je préciserai mes « mercis » (« merci pour le dessin que tu m’as fait. J’aime beaucoup ceci et cela sur ton dessin… »), plus il en comprendra le sens.

3. Transmettre le sens que ces règles ont pour nous.

Lorsque j’étais une toute jeune adulte, je me souviens avoir participé à une fête donnée par les parents de mon compagnon du moment. J’aidais la mère de mon ami à servir le repas, et je servais les personnes sans me soucier d’un ordre particulier. Elle vint vers moi et me dit gentiment: « pour respecter la tradition, nous allons servir les femmes d’abord ». Je compris que cela était important pour elle, que cela avait du sens, et j’acceptai avec plaisir de faire à sa manière.

4. Rester en lien avec nos besoins, sans nous focaliser sur les stratégies.

Imaginons le dialogue suivant, en deux versions:

Un enfant vient de recevoir un cadeau de son grand-père. Il l’ouvre, et commence à jouer avec.

Version 1, l’adulte reste accroché à la stratégie (que l’enfant dise merci)

LE PÈRE: Tu dis merci à Papi ?

L’ENFANT: Non.

LE PÈRE: Victor, dis merci, Papi t’a fait un cadeau. Il faut dire merci.

L’ENFANT: Non!

LE GRAND-PÈRE: Laisse, va, c’est pas grave.

LE PÈRE: à son père: Si, c’est important, il doit apprendre. à son fils: Dis merci à Papi, ou je prends le cadeau !

LE GRAND-PÈRE: Mais laisse-le donc, c’est pas grave, je te dis !

LE PÈRE: à son père: Je ne peux pas laisser passer ça. à son fils: Victor, je te préviens, si tu ne dis pas merci tout de suite, je reprends le cadeau !

Victor lâche son cadeau et se met à pleurer.

Résultat des courses: le grand-père est fâché contre son fils, qui n’a pas laissé Victor jouer avec le cadeau qu’il avait choisi pour lui avec amour. Le père est fâché contre son père qui a voulu interférer dans sa démarche éducative. Victor est triste de ne pas pouvoir jouer tranquillement, et de ne pas pouvoir exprimer sa gratitude à son grand-père.

Version 2, l’adulte reste accroché à ses besoins (transmettre l’expression de la gratitude à son fils, contribuer à ce que son père reçoive de la reconnaissance)

LE PÈRE: Tu dis merci à Papi ?

L’ENFANT: Non.

LE PÈRE: Tu aimes cette voiture, elle te plaît ?

L’ENFANT: Oui. Regarde, elle peut rouler toute seule.

LE PÈRE: C’est ta première voiture qui roule toute seule. Tu sais qui t’a offert cette voiture ?

L’ENFANT: C’est Papi.

LE PÈRE: Tu as envie de dire merci à Papi ?

L’ENFANT: Oui. Papi, elle est jolie la voiture.

LE GRAND-PÈRE: Je suis bien content qu’elle te plaise.

Résultat des courses: l’ambiance est restée paisible, l’enfant a pu exprimer sa gratitude d’une manière qui lui convient, le père a pu transmettre sa manière à lui d’exprimer la gratitude, le grand-père a reçu une reconnaissance sincère de la part de son petit fils.

 

Il ne me reste plus qu’à vous conseiller mes deux livres préférés sur la CNV au service de l’éducation:

Le livre de Jean-Philippe Faure, Éduquer sans punition ni récompense, donne une analyse très fine de ce qui se joue dans la relation, et invite à une réflexion approfondie et à des prises de conscience décisives.

Le livre de Inbal Kashtan, être parent avec son cœur, livre avec clarté et simplicité des exemples concrets, des exercices pratiques et une illustration fine de la Communication Non Violente.

Si cet article vous questionne, si vous avez envie de partager un témoignage, si vous souhaitez apporter votre propre éclairage, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

A bientôt !

La Fannette

être parent : enfin le mode d’emploi!

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Entre les mises en garde de la belle-mère, les conseils du pédiatre, les imprécations des grands-parents et les affres de notre culpabilité… sur quel pied danser ? On reçoit des conseils de toutes parts, qui, pour simplifier les choses, se contredisent les uns les autres.

Je ne souhaite pas ajouter mon grain de sel à tout cet échafaudage. Par contre, j’ai à cœur de partager l’état des lieux de ma conscience de mère (diplômée 4 fois, en activité depuis plus de 18 ans ;-)  )

C’est tout simple:

Lorsqu’on devient parent, une part de nous est prête à remonter à la surface, et à œuvrer pour notre guérison et notre bien être familial. Car l’enfant qui arrive est un miroir magnifique pour notre enfant intérieur, et il n’aura de cesse de venir le réveiller, par tous les moyens, et… pour notre plus grand bien! (Au passage, il n’est pas nécessaire d’être parent pour que cette part émerge!)

Il arrive un moment où l’on réalise qu’il nous sera impossible de faire l’économie d’un travail sur nous, si nous voulons réellement offrir à nos enfants l’idéal d’éducation qui est le nôtre. Car nous avons beau élaborer des stratégies pour éviter au maximum de tomber dans les écueils que nous avons subis, nous serons rappelés à l’ordre par ce fabuleux miroir que nous renvoie notre enfant.

Un petit exemple:

Il y a quelques jours, je discutais avec une de mes amies sur l’attitude à avoir face à certaines « insolences » des ados. Elle me disait que parfois, elle était choquée de la manière dont son fils de 12 ans lui répondait. Elle exprimait combien elle souhaitait vivre le lien de manière bienveillante avec ses enfants, car elle avait subi, étant petite, des mises à l’écart très longues chaque fois que les adultes lui reprochaient quelque chose. Dans ces moments-là, elle avait l’impression de ne plus être aimée, d’être bannie de l’amour parental, tout cela parce qu’elle avait simplement fait « un faux pas ». A partir de ce qu’elle a vécu enfant, elle a élaboré un modèle d’éducation basé sur le respect mutuel et la priorité du lien d’amour, car pour elle il était hors de question que ses enfants vivent l’exil affectif qui l’avait trop souvent menée dans un insupportable sentiment d’abandon.

Elle m’a relaté que la dernière fois que son fils lui avait « mal parlé », elle ne lui avait pas adressé la parole pendant plusieurs heures, et qu’elle avait ignoré ses excuses lorsqu’il était revenu vers elle. Autrement dit, elle avait reproduit exactement le schéma qui l’avait tant fait souffrir enfant. Elle se sentait démunie face à cette situation, car pour elle il était impensable de supporter que son fils lui parle d’une manière qui la blesse, et en même temps, elle voulait mettre le lien en priorité. En explorant ce qui avait été si blessant pour elle dans ce que lui avait dit son fils, elle a compris qu’elle s’était retrouvée dans les mêmes sentiments que ceux qu’elle avait vécus enfant…

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Cultiver la joie: dixième étape vers la paix

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Facile à dire, me direz-vous. Comment choisir en effet la couleur dominante de notre jardin intérieur, quand les aléas de la vie nous amènent dans des inconforts, parfois dans des drames difficiles à digérer?

Voici quelques astuces

1. Prendre du recul.

Oui, il s’est passé cela. Et en même temps, je peux constater que je suis en vie, et je peux être satisfaite de telle et telle chose.

2. Trier les informations que je donne à mon cerveau.

Est-ce que j’ai vraiment envie de lui donner les nouvelles du jour prédigérées par TF1?

J’ai le choix de le nourrir d’autre chose… tiens, par exemple, n’y aurait-il pas, dans ma bibliothèque favorite, quelques livres réjouissants à lui offrir?

3. Pratiquer la visualisation et la gratitude

La visualisation est une manière de semer des graines de possible dans notre vie. Prendre 5 minutes par jour pour visualiser ce que l’on souhaite et goûter pleinement à notre ressenti revient à semer le bonheur au quotidien.

De même, la gratitude pour tout ce que l’on vit de beau, pour tout ce dont on jouit chaque jour, permet d’en savourer avec encore plus d’intensité les bienfaits. 

4. Choisir en conscience de ne pas relayer les rumeurs.

Plus on parle d’une chose, plus on lui donne du pouvoir. En choisissant mes sujets de conversation, je choisis l’énergie que je privilégie.

5. Cultiver l’humour.

Lorsque j’ai fait du clown, j’ai appris que l’humour pouvait être au service de nos sentiments, quels qu’ils soient. Je parle ici d’un humour bienveillant, non pas de moqueries qui elles enfoncent au contraire. L’humour permet de s’accueillir avec à la fois tendresse et détachement.

Je vous laisse voir laquelle de ces astuces vous utilisez de préférence pour cultiver la joie. Si vous en pratiquez d’autres, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

Ecouter les messages de notre corps: neuvième étape vers la paix

 

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C’est votre anniversaire. Et pas n’importe lequel. Mettons, vos dix-huit ans. Ou vos cinquante. Voilà presque un an que vous entendez chuchoter dans votre dos, que des coups de téléphones mystérieux attirent vos proches dans la pièce voisine et vous précipitent vers un livre, une vidéo, un film, un que sais-je-encore, soudainement passionnant-tu-dois-aboslument-voir-ça-j’arrive-tout-de-suite. Vous avez savouré, pendant tout ce temps, les échos d’un complot dont vous êtes à la fois le centre et l’exilé. Et puis le jour J arrive. Tout est en place, les invités affluent, vous reconnaissez, à travers le brouhaha des voix excitées et joyeuses, celle d’un ami très cher et très lointain, revenu spécialement de son autre bout du monde pour vous… Et tout ce monde attend l’entrée de la star…

Mais voilà: vous êtes malade. Votre corps pèse une tonne, vos membres suants refusent de vous obéir, vos dents claquent et la tête vous tourne. Vous essayez de vous raisonner :

vous ne pouvez pas être malade, ce n’est pas possible, pas aujourd’hui !

Et pourtant: vous avez beau vous raisonner, argumenter, négocier avec votre corps, il ne veut rien entendre. Les faits sont là, vous avez la nausée, et la seule chose dont vous auriez envie, c’est de rester au lit, et que tout le monde vous oublie. Un combat s’engage entre votre corps et votre mental.

Qu’allez-vous faire ? Est-ce que vous allez vous forcer à vous lever et à faire bonne figure ? Est-ce que vous allez culpabiliser, vous en vouloir de ne pas faire honneur à cette fête qu’on vous a préparée ? Est-ce que vous allez assumer votre état, et profiter de la foule présente pour vous faire chouchouter ?

Ce qui est sûr…

c’est qu’il est aussi impossible de négocier avec notre corps qu’avec la météo...

Quand la nature s’exprime, on ne joue plus dans la cour des « c’est moi qui commande, d’abord » … on est sur un autre plan. Et sur ce plan-là, si on continue à vouloir avoir raison, on est plutôt mal barré: on devient irritable, on en veut à la terre entière, on culpabilise, bref, comme chemin vers la paix, ce n’est pas l’idéal.

Alors que faire ?

Écouter, écouter, écouter.

Instant après instant, mettre notre attention sur les manifestations de notre nature profonde. J’ai la gorge serrée ? Mon attention reste dans ma gorge, j’accueille, je respire ce serrement. Je le regarde comme s’il me racontait l’histoire la plus passionnante du monde. Et puis… petit à petit, la sensation change, la fluidité s’installe.

On m’écoute ? Je n’ai plus besoin de crier si fort, alors…

Autre question: faut-il attendre d’être malade pour se mettre à l’écoute ?

Et si nous prenions un temps, chaque jour, pour écouter ce que notre corps nous dit ?

Et si cet espace dédié à notre corps lui permettait, justement, de s’exprimer en douceur, au quotidien, sans avoir à hurler, comme par hasard, au moment qui nous arrange le moins ?

Si vous faites cette expérience de reliance quotidienne, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt !

La Fannette

 

Différencier nos pulsions de nos besoins profonds: huitième étape vers la paix

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Le système bien huilé de la surconsommation de masse a pour base et pilier principal notre incapacité à nous relier à nos besoins et à les accueillir. Il me serait beaucoup plus confortable d’affirmer que nous ne sommes que de pauvres victimes d’un racket organisé, que nous n’avons aucune responsabilité dans cette histoire de gaspillage grégaire, que nous sommes les gentils, et que les méchants sont tous ceux qui pratiquent sans vergogne un marketing de plus en plus agressif et abêtissant, et qui nous lobotomisent sournoisement, à petit feu,  à l’insu de notre plein gré. Malheureusement pour mon petit confort, tout cela n’a rien à voir avec la réalité, en tout cas celle que je vois de ma fenêtre.

Ce que je vois?

Un banc de petit poissons (dont je fais partie…) qui se précipite sur un bel appât, sans se soucier du fil auquel est relié ce dernier.

Pourquoi sont-ils si pressés, ces petits poissons ?

…parce qu’il n’y a qu’un appât, qu’ils ont faim,  et qu’ils sont mille (« serez-vous le premier à en profiter ? » « Attention, places limitées ! » « L’offre n’est valable que 48 heures ! »)

… parce que de voir cet appât a donné la parole à un endroit d’eux-mêmes qu’ils n’avaient pas vu, un endroit qui a faim, et qui veut être nourri, tout de suite, bref, un besoin vital qui appelle à être satisfait sans délai… et parce qu’on les invite à croire que le seul moyen de satisfaire ce besoin, c’est de mordre ! (« Peut-on envisager un repas sans Daboit ? » « Heureusement il y a Dinfus! » « Quand y’en a marre, y’a Mabalar ! » « Des pâtes, oui, mais des patati ! »)

…parce qu’on flatte leur ego en leur faisant miroiter que s’ils mordent, ils seront bien plus mieux bien que les autres petits poissons. (« Ne faites pas partie de ces gens idiots qui ne connaissent pas Topdutop ! » « Padutoc, pour ceux qui ont une vraie personnalité vraie »)

…parce qu’ils ont peur de passer à côté d’une super occasion de changer leur vie et de devenir des gens super chouettes (« Si vous voulez continuer à vous ratatiner dans votre coquille, si vous vous plaisez dans votre médiocrité, si vous n’avez pas envie de devenir qui vous êtes vraiment, surtout ne cliquez pas ICI » )

…et gros summum de l’hypnose, on va chercher tout au fond de leur manque de confiance en eux le petit sursaut de fierté qui va les faire mordre (« tout le monde ne peut pas profiter de cette offre. Pour en profiter, il faut vraiment prouver qu’on en veut ! Faites-vous partie de ces gens assez plus mieux bien pour avoir accès à mon top produit spécial VIP de qualité +++? Envoyez votre candidature en cliquant ICI » )

…tout cela sans parler des solutions miracles  qu’on va adopter à la va-vite pour pallier à une situation de crise, sans prendre le temps d’aller visiter ce qui crie à l’intérieur.

Toutes ces stratégies que l’on choisit sans prendre le temps, je les appelle des stratégies « pompier ».  Elles visent à nous sauver d’une situation douloureuse sans passer par la case « écoute ».

C’est notre cerveau reptilien, gardien de notre sécurité,  qui nous dirige vers elles, fort heureusement d’ailleurs, car elles peuvent nous sauver la vie en cas de danger. Il n’est donc pas question de dénigrer ces stratégies, ni de chercher à les éradiquer de notre vie. Par contre, nous pouvons gagner beaucoup de temps et d’énergie, lorsque notre vie n’est pas en péril, à nous relier de manière consciente à nos besoins avant de prendre une décision.

Par exemple, si chaque fois qu’un conflit pointe son nez, ma réaction « pompier » est de fuir la relation, cela va me soulager à court terme, à chaque fois, mais je me retrouverai, inévitablement, dans des situations de conflit.

Mais alors…

Comment différencier une stratégie « pompier » d’une stratégie qui soit vraiment alignée avec nos besoins ?

 

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Accueillir et accepter ses différentes parts: septième étape vers la paix

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En quoi accueillir ses parts peut contribuer à la paix?

En quoi m’accepter dans mon entièreté peut faire reculer la violence?

Voici un petit test qui nous permettra de sentir la réponse à ces questions, plus que de la comprendre.

 

Moi je ne supporte pas les gens qui…

Laissez venir la suite de cette phrase. défoulez-vous. En quoi ces personnes sont-elles insupportables ? Que disent-elles, que font-elles qui vous hérisse tant ?

Imaginez ces personnes, en train de faire ce que vous détestez tant. Visualisez en détail leurs faits et gestes. Accueillez pleinement ce que cela fait monter en vous comme sentiment.

Maintenant, voici deux nouvelles. Une bonne, et une mauvaise.

La mauvaise nouvelle, c’est que vous ne ferez pas changer ces personnes.

La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez changer votre regard sur elles, simplement en changeant votre regard sur vous-même…

Car ces personnes font miroir sur une part de vous, que vous ne parvenez pas à accueillir.

Mais comment identifier cette part, me direz-vous ?

Prenons comme exemple Benjamin qui ne supporte pas les personnes qui aiment se montrer. Il les trouve vantardes, prétentieuses, arrogantes.

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Comprendre les mécanismes de protection: sixième étape vers la paix

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Pourquoi, lorsqu’on me dit certaines choses désagréables à entendre, ai-je de la difficulté à me relier au besoin qui est caché derrière ces paroles ?

Pourquoi est-ce que parfois, je n’ai même pas envie de discuter, j’ai juste à cœur d’avoir raison, et c’est tout ?

Pourquoi est-ce que je n’ai aucune confiance qu’il soit possible de discuter avec telle ou telle personne ?

C’est parce que si je creuse la question ne serait-ce que d’un millimètre, je vais tomber sur une mine, enfouie depuis des lustres. Une part de moi sait que si je regarde de ce côté-là, ça va faire mal, très mal. Alors cette part me protège, m’interdit l’accès à cette faille, et me fait croire que le plus important c’est d’avoir raison, ou de rester sur l’idée que l’autre personne est absolument indécrottable et qu’il est vain de vouloir entretenir un dialogue avec elle, sur certains sujets en tout cas. Et qu’est-ce que ça fait du bien, de croire ça !

Jusqu’au jour où il devient très douloureux de ne pas être en lien avec cette personne, parce qu’il s’agit d’un parent proche, d’un ami très cher, ou de notre conjoint. Et ce jour-là, on se retrouve devant une impasse: on se rend compte que si l’on veut continuer à se protéger, il va falloir éviter au maximum cette personne. En plus de notre muraille intérieure, on va devoir élaborer à l’extérieur des stratégies de fuite et d’évitement. On va se retrouver à mentir, à cacher des choses, à mettre en place tout un processus pour ne pas rencontrer « la zone dangereuse »… Et cette part de nous si précieuse, qui cherche à nous protéger, trouvera toujours de bonnes excuses: « Qu’est-ce que tu veux, je ne peux pas faire autrement, on ne peut pas discuter avec lui… »

… combien de temps pourra-t-on fonctionner de cette manière ?

… quelle énergie sera dépensée pour alimenter notre système de protection ?

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Identifier ses besoins: cinquième étape vers la paix

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Les besoins sont les leviers intérieurs qui nous poussent à nous mettre en mouvement vers le mieux être, vers l’épanouissement, vers la vie. Quoi que nous fassions, nous répondons à un besoin. Le fait d’identifier et de répondre à nos besoins de manière consciente nous permet de faire un pas vers la paix.

Voici pourquoi.

Lorsqu’un enfant crie alors qu’on lui demande de faire moins de bruit, il est en train de chercher à satisfaire un besoin. Il aimerait de l’attention, peut-être aimerait-il être rassuré, se sentir en sécurité. Pourtant, son comportement risque d’attirer notre agacement, et nous aurons de la difficulté à répondre à son besoin, si l’on ne prend pas le temps de l’identifier. Au contraire, nous risquons de croire qu’il cherche à nous importuner, et nous aurons alors tendance à le rabrouer… ce qu’il nous fera payer, à la première occasion. Et ainsi de suite. Ce scénario peut être décliné sur toutes les échelles possibles et imaginables. C’est en cela qu’il est facile de comprendre qu’identifier ses besoins contribue grandement à la paix.

Je vous propose trois petits exercices à caser dans votre quotidien, pour identifier les besoins.

1-La prochaine fois que vous sortirez une cigarette de votre paquet. Ou bien, que vous ouvrirez le frigo en passant devant. Ou bien, que vous vous rongerez les ongles. Ou bien, que vous vous servirez un « dernier petit verre »… posez-vous la question: quel besoin suis-je en train de chercher à satisfaire? Ai-je besoin de douceur? d’amour? ai-je besoin de sécurité? de repères? Prenez le temps de laisser résonner ces mots en vous. Lequel parle à votre corps ? Lequel avez-vous envie de respirer profondément, et de diffuser partout à l’intérieur de vous?

2-La prochaine fois que vous vous sentirez énervé(e), agacé(e), hors de vous… prenez le temps d’identifier le besoin qui n’est pas satisfait. Dites-vous « je suis énervé(e) parce que j’ai besoin de….. » et laissez venir un mot. Un seul. Puis respirez-le, diffusez-le à l’intérieur de vous.

3-La prochaine fois que quelqu’un vous dira une chose désagréable à entendre, prenez le temps de vous relier au besoin qui n’est pas satisfait chez cette personne. Dites-vous par exemple: « Si elle m’a dit cela, c’est sans doute qu’elle a besoin de….. » et laissez venir un mot. Puis observez: est-ce que ce qu’a dit cette personne est toujours aussi douloureux pour vous?

Quand vous aurez pratiqué l’un de ces exercices, n’hésitez pas à partager en commentaire le résultat de votre expérience…

à bientôt pour une nouvelle étape vers la paix !

La Fannette