10 pièges à éviter lorsqu’on commence à appliquer la CNV

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La CNV, ou Communication Non Violente, est une démarche qui vise à améliorer notre relation à nous-même et aux autres, créée dans les années 60 par Marshall Rosenberg.

Cette méthode remporte de par le monde un succès grandissant, ce dont je ne peux que me réjouir. ( Vous en aurez une présentation par ma chère amie Isabelle Padovani en cliquant ici, et par Marshall Rosenberg en regardant cette vidéo)

Ayant fait dix années de formation à la CNV, et côtoyant nombre d’adeptes de cette pratique, je pense avoir le recul nécessaire pour pointer les écueils où peut nous emmener un usage maladroit de la CNV.

Voici donc 10 pièges qui nous tendent les bras

lorsque nous débutons (et même lorsque nous poursuivons !) la CNV.

-1-Décider de pratiquer la CNV à partir d’une blessure

En CNV, l’intention a toute son importance. Ce qui est important, ce n’est pas d’avoir telle ou telle intention, mais d’être conscient de l’intention à partir de laquelle nous entrons dans cette démarche de communication. Et si, après avoir pris conscience de notre réelle intention, nous réalisons qu’elle est en lien avec une blessure, selon moi il est primordial d’aller guérir cette dernière. Car si c’est une blessure plus ou moins consciente qui nous motive, notre pratique sera placée sous le signe de l’exigence (il faut absolument que ça marche, l’enjeu est trop important…), ce qui est en totale incohérence avec la démarche, et donc nous empêchera de l’expérimenter en profondeur.

Voici quelques exemples d’intentions liées à des blessures:

  • Je veux prouver à mes parents qu’il est possible d’éduquer sans punir.
  • Je veux être une mère idéale, parfaite.
  • Je veux être aimée, admirée, autant que j’admire telle formatrice, tel formateur CNV.

 

Mon conseil: posez-vous la question: quand vous décidez de pratiquer la CNV, quelle est votre intention ? (Est-ce que sur cette question le regard que l’on porte sur vous est important ? Est-ce que vous avez une revanche à prendre ? Est-ce que c’est votre besoin de reconnaissance qui motive votre décision ?)

-2-Essayer de convaincre notre entourage que la CNV, c’est super

Quand on découvre cet outil, généralement on est tellement enthousiaste qu’on aimerait le partager avec le monde entier.

  • On voudrait qu’à l’école de nos enfants, les professeurs connaissent et pratiquent la CNV.
  • On voudrait que notre conjoint (qui est tellement chacal, le pauvre…) découvre la CNV, et s’y mette enfin.
  • On voudrait que le personnel soignant soit formé à cette pratique, etc.

 

Alors on commence à  vouloir convaincre les uns et les autres, et l’on argumente, et l’on se retrouve à se bagarrer pour la paix,  et l’on se prend une pleine tête de « Ah, encore une de tes méthodes à la noix, non merci ! », « je me débrouille très bien, j’ai été élevée à la dure et je m’en suis très bien sortie », « c’est bien gentil ton histoire de bisounours, mais moi j’ai autre chose à faire », etc. Et l’on se sent terriblement impuissant(e) et seul(e) et triste. Argh.

Mon conseil: la meilleure manière de partager l’outil, c’est de pratiquer. Chaque jour, chacun à son rythme, pratiquer l’auto-empathie, l’empathie, l’expression authentique. Pour soi, d’abord. Puis pour notre famille. Puis pour un cercle un peu plus grand. Et ainsi de suite. Au bout d’un moment, ce sont les autres qui viendront vers nous pour s’inspirer de notre manière de communiquer.

-3- Croire au père Noël

Lorsque j’ai commencé à me former en  CNV, je plongeais, le temps d’un stage, dans un univers magique, limpide, où l’authenticité, la bienveillance et l’accueil étaient les maîtres-mots. C’était bon ! Voir ces formateurs toujours en lien avec leur cœur, qui trouvaient, à chaque instant, le chemin de l’accueil de soi et des autres, et les mots pour tisser dans les liens la douceur, l’intensité, l’amour ! C’était beau… Comme je les admirais. Ils avaient beau me dire qu’ils étaient des humains comme les autres, et qu’ils rencontraient parfois, eux-aussi, leurs limites, je restais persuadée que la perfection existait, et qu’elle était là, incarnée, devant moi, et donc accessible.

Quand l’amitié m’a amenée à découvrir certains de ces formateurs dans leur univers habituel, j’ai eu accès à leur part d’ombre. Lors de certains stages en résidentiel, je me suis aussi aperçue que l’animosité pouvait survivre à la CNV. Mon bel idéal s’écroulait. Ce fut douloureux, mais salvateur: car si les formateurs que j’admirais tant n’avaient eux-mêmes pas accès à la perfection, ils devenaient des humains, comme je l’étais, et accepter leurs limites m’aida à accepter les miennes. Et surtout, je compris que la CNV est un outil, pas une baguette magique.

  • Et que donc, je ne pouvais pas changer le monde en trois coups de cuiller à pot.
  • Et que donc, je ne pouvais pas changer les autres.
  • Et que donc, je n’allais pas me transformer du jour au lendemain en super-girafe.

Mon conseil: gardez à l’esprit qu’en CNV, il n’y a pas d’autre miracle que la transformation de notre regard sur la vie, sur nous, sur les autres.

-4- S’interdire certaines émotions

Souvent, lorsque vous parlez de la CNV et que vous commencez à expliquer ce dont il s’agit, on vous arrête net, et l’on vous dit: « Ah, mais la violence est nécessaire, moi je trouve que c’est sain de se mettre en colère! ». Comme si l’expression de la colère était nécessairement violente. Malheureusement, cette croyance est très répandue,  qu’une personne non-violente est une personne posée, calme… qui n’a « jamais un mot plus haut que l’autre », dont la voix est douce comme le miel, et le verbe clair, précis et toujours positif. Cette personne n’existe pas ailleurs que dans nos fantasmes idéalistes, ou dans son ermitage, à l’abri de toute interférence humaine.

Si, lorsque la colère pointe le bout de son nez, on s’interdit de l’accueillir, parce qu’on imagine qu’elle ne mérite pas le « label CNV », et que l’on envoie paître de la même manière hargne, rancœur et aigreurs en tous genres, ces dernières vont finir par nous sauter à la figure (et à celle de notre entourage) un jour ou l’autre, sans y mettre les formes.

 La CNV n’est pas un filtre à émotions. Au contraire, elle propose un canal où toutes les émotions sont les bienvenues. Un canal bien large, qui inclut les gestes, les cris, les pleurs! Si l’on ne s’autorise qu’une toute petite voix douce et gentille, même pour exprimer notre colère, c’est comme si on essayait de faire passer un fleuve bouillonnant dans une paille ! Certaines de ces émotions nous encouragent à crier, alors, pourquoi ne pas crier ?

La seule chose qui est demandée aux émotions,

c’est de ne plus avancer masquées.

Je précise:

  • « Tu es vraiment un boulet! tu comprends jamais rien! » L’émotion est masquée, je ne l’assume pas, je tends la perche à la riposte.
  • « J’en peux plus! J‘en ai marre! Je suis vraiment trop découragée! J’ai besoin de me retrouver! Je vais prendre un temps dans ma chambre! » L’émotion est exprimée, je l’assume, mon entourage est informé clairement de mon état intérieur.

 

Mon conseil: lorsque vous éprouvez de la colère, visualisez ce canal qui est là pour accueillir votre émotion. Visualisez l’écluse qui retient le flot d’énergie que vous voudriez laisser couler. Souvenez-vous que vous avez le droit d’ouvrir cette écluse, que seul le mot « je » est important.

 

-5- Conserver une vision binaire

La CNV propose d’accueillir ce qui est sans jugement. Ce qui signifie qu’on n’est plus dans la distinction entre le bien et le mal, entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, etc… il n’y a que ce qui est, et comment ce qui est résonne en nous…

Mais si nous tenons à notre os,  bientôt nous allons séparer ce qui est du jugement de ce qui n’est pas du jugement, et peut-être développer une aversion pour toute forme de jugement. Nous allons également faire le tri entre « ce qui est CNV » et ce qui ne l’est pas…

Et comme un des outils pédagogiques utilisés dans les formations CNV est le couple de marionnettes chacal/girafe, voilà encore un beau nonos à ronger pour la part de nous qui aime bien faire la différence entre ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Petit résumé pour celles et ceux qui n’ont pas encore fait connaissance avec le bestiaire cnvesque:

  • Le chacal exprime ce qu’il ressent d’une manière masquée, sous forme de croyances et de jugements. (langage coupé de la vie, ce qui ne veut pas dire que le chacal est coupé de la vie! Bien au contraire! Ses coups de gueule sont l’expression de cette vie qui circule en lui!)

 

  • La girafe exprime ses sentiments et ses besoins d’une manière authentique et assumée. (langage du cœur, ce qui ne veut pas dire que la girafe est gentille, mais simplement qu’elle sait exprimer ce qu’elle ressent)

On aura vite fait de mettre ces deux bêbêtes dans les ornières que nous pensions derrière nous (le chacal, ouh, vilain pas beau, la girafe, ouais, très bien, bravo), alors que ces deux animaux sont censés être tous deux au service de la vie, et solidaires.

Mon conseil: entraînez-vous à observer sans juger. (Voir cet article)

 

-6- Penser ses sentiments

Comme la CNV passe beaucoup par le langage, la tentation est grande de croire qu’il s’agit simplement d’une manière de dire les choses, et de s’attacher uniquement à tourner nos phrases d’une manière « entendable ».

Cette croyance est un piège à débusquer dès les premiers signes, car elle risque de nous faire perdre tous les bénéfices du processus.  En effet, si l’on s’en tient au langage, on reste sur le plan mental. Or le siège des émotions n’est pas sur le plan mental. Le langage n’est qu’un levier qui se met au service du processus CNV.

Mon conseil: gardez à l’esprit que la CNV n’est pas une manière de dire, mais une manière de vivre.

  • Si nous traduisons en mots ce que nous percevons de notre vie intérieure, nous sommes en lien avec le vivant en nous, et nous donnons aux autres l’accès à ce vivant.

 

  • Si nous cherchons à plaquer les mots de la CNV sur les suggestions de notre mental, nous « jouons faux », cela se sent, nous ne sommes pas crédibles, et la CNV perd aussi de sa crédibilité.

 

-7- Manipuler

Si, comme je l’explique en 6, on utilise la CNV à partir de notre mental uniquement, on peut très vite se retrouver à manipuler notre entourage.

  • En CNV, lorsqu’on fait une demande, cela suppose qu’on est prêt à entendre un « non ». Si l’on est pas prêt à entendre ce refus, à nous d’assumer que notre demande est en fait une exigence, et que sur la question qui nous occupe, notre priorité est d’obtenir ce qu’on a demandé. Il serait alors incohérent d’utiliser le processus CNV, qui inclut « la danse du dialogue » (aller-retour entre l’expression de ses propres besoins et l’écoute des besoins de l’autre. Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article), et le présupposé que la priorité est de prendre soin de la relation.

 

  • La manipulation commence lorsqu’on n’assume pas le fait que notre demande soit en fait une exigence. On se focalise sur un résultat précis (l’obtention de l’assentiment de notre interlocuteur), et pour cela on utilise tout de même un processus qui donne sa pleine place au choix de l’autre.

Mon conseil: pourquoi ne pas plutôt accepter le fait qu’on puisse parfois avoir des exigences? (Et de fait, lâcher l’exigence de toujours, toujours utiliser la CNV!)

 

-8- Se sentir responsable en totalité de la relation

« J’utilise la CNV, j’écoute mon compagnon, je lui offre de l’empathie, mais ce n’est pas suffisant, il continue de me faire des reproches. Que dois-je faire ?  »

« Je parle en « je », je prends du temps pour l’écouter, rien à faire… Qu’est-ce que j’ai raté ? »

Combien de fois n’ai-je pas entendu ce genre de phrases…

  • Alors, parce qu’on pratique la CNV, on doit savoir dénouer tous les conflits, on doit être en mesure d’accueillir l’autre, quel que soit son degré de détresse ou d’animosité ? Et si malgré notre accueil, notre interlocuteur est toujours en prise à la souffrance ou à l’agressivité, on est responsable ?

 

  • Prendre l’entière responsabilité de la relation nous expose aux affres de la culpabilité, et à une impuissance sans limites.

 

  • En outre, cette tendance nous rend facilement manipulable. (Voir point 9)

Mon conseil: gardez à l’esprit cette petite phrase:  je suis responsable de ce que je dis, de ce que je fais, de ce que je ressens.

 

-9- Se faire manipuler

Si, en plus de prendre la totale responsabilité de la relation (voir point 8), vous avez une tendance « sauveur », vous risquez de développer l’habitude d’offrir de l’empathie à toute personne en souffrance qui croise votre chemin. Cette habitude ne tardera pas à être découverte par les personnes qui vous côtoient régulièrement, et bientôt, chacun viendra vous parler de ses problèmes pour recevoir de l’empathie. Si par malheur un jour vous arrivez à votre limite, ou bien que vous n’êtes pas disponible, cela vous sera reproché. « Je croyais avoir trouvé une personne humaine parmi mes collègues, eh bien tu vois, je me suis trompé. »…

Mon conseil: avant d’offrir votre empathie aux autres, offrez-vous de l’empathie à vous, sur ce que cela vous fait de voir les autres souffrir.

 

-10- Ne jurer que par la CNV et se fermer aux autres outils

  • La découverte de la CNV est parfois tellement WAOUH qu’on en oublie qu’il pourrait éventuellement rester de la place dans notre boîte à outils. Et que certaines techniques se marient très bien avec la CNV, apportant par exemple une dimension d’écoute corporelle, ou une aide pour lâcher prise avec le mental.

 

  • La CNV peut être l’embarcation qui va nous aider à traverser un fleuve. Une fois ce dernier franchi, nous n’allons pas poursuivre notre route à travers les broussailles avec la barque sur le dos. Nous aurons besoin, pour poursuivre notre chemin, d’un autre outil, comme un coupe-coupe !

 

Pour ma part, la CNV m’a beaucoup aidée à ancrer la bienveillance dans ma vie, et je sais que j’ai toujours à portée de cœur un outil pour me mettre à l’écoute de mon intérieur ou pour dénouer un conflit. Ce qui ne m’empêche pas de me diriger vers d’autres techniques, comme l’EFT, qui lève les blocages en douceur et qui met de la fluidité dans la vie.

Mon conseil: soyez curieuse/x, et prêtez l’oreille aux personnes qui vous parlent de leur expérience avec d’autres outils.

 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de merveilleuses explorations intérieures et extérieures !

Au plaisir de lire vos commentaires,

La Fannette

33 Comments

  • j’ai trouvé cela très intéressant!!!

    Merci.

    Claire Lionnet

    • Merci Claire pour votre retour encourageant! Belle journée à vous!
      La Fannette

      • Bonjour, je m’arrête dès le premier point ;)
        peux-tu nous apporter des pistes supplémentaires, des remises en question?

        Comment guérir la blessure ?
        Comment ne pas culpabiliser ou à l’inverse en vouloir aux autres ?

        merci d’avance.
        Laurent

        • `Bonjour Laurent,
          Pour moi, la guérison passe par une écoute profonde de nos parts qui souffrent, et la meilleure manière (toujours d’après moi) de se mettre à l’écoute de sa souffrance en toute sécurité est de se faire accompagner. J’accompagne moi-même des personnes pour cela.
          Ce travail de guérison permet d’ailleurs de dépasser la culpabilité et le ressentiment.
          D’autre part, une pratique régulière et bien accompagnée de la CNV peut être très aidante. (Pour ce qui est du premier point, je déconseille simplement de pratiquer au quotidien si l’intention est de « prouver » ou de prendre une revanche.) L’EFT, que je suis en train de découvrir, est aussi un merveilleux outil.
          J’espère avoir répondu à vos questionnements, n’hésitez pas si vous souhaitez plus de précisions.
          Bonne soirée,
          La Fannette

  • Merci mille fois de nous partager le fruit de l’expérience ! Votre partage m’a apporté l’éclairage qui me manquait ! C’est la chose la plus importante que j’ai lue pour moi cette année .

    • Waouh! Je suis touchée Emmanuelle, quel plaisir et quelle surprise de découvrir ce qui peut germer de mes partages! Et quel encouragement cela représente pour moi!
      Au plaisir, joyeux printemps à vous!
      La Fannette

  • Bonjour,
    Voici une belle rencontre matinale, rien de mieux pour saluer le printemps… Merci pour ce bel article !
    Accepteriez-vous que je le publie sur mon blog (site http://www.yvesmoncoachdevie.com) en y rapportant fidèlement les références à votre site ou en rajoutant, précisant ce que vous souhaiteriez voir paraitre ?
    Une publication soit dans son intégralité soit en ne proposant que les 3 premiers points et en invitant les visiteurs à découvrir le reste sur votre blog (lien actif joint).
    Je vous souhaite une belle journée printanière – Yves L.

    • Merci Yves pour votre commentaire, et pour votre proposition qui me touche. (Je vous réponds par mail)
      Votre blog est très riche, cela promet de beaux échanges!
      Belle journée à vous aussi!
      La Fannette

  • Tres interessant! Merci

    • Merci Caroline pour votre retour!

  • Très riche article , je connaissais plus la bienveillance, mais pas la cnv
    Merci pour ces outils .
    Merci a Yvesmoncoachdevie

    • Merci pour votre commentaire! Je vous invite à poursuivre votre découverte de la CNV!
      Au plaisir,
      La Fannette

  • Bonsoir,

    suis ravie que tu ressentes les bienfaits de l’EFT, tu vas voir, c’est comme le chocolat, on y retourne, peut-être parce qu’on capte tout de suite qu’on ne risque rien, à part de se sentir plus léger et……
    Bises de Cécile

    • ouiii, c’est même mieux que le chocolat! (moi, perso, avec le chocolat, je me sens moins légère après)
      bises
      La Fannette

  • Merci pour cet éclairage sur la CNV qui lui donne beaucoup de relief et des clés pour mieux la faire vivre en nous harmonieusement…

    • Merci Patricia pour votre commentaire! je suis ravie que cet article ait pu vous apporter un éclairage!
      Au plaisir,
      La Fannette

  • Tres sympa et utile, votre synthese :)
    Sympa parce que certains points me rappellent que tout le monde est humain, y compris les formateurs, et que le secret est de ne pas devenir un absolutiste de la CNV mais de demeurer ouvert et curieux à tout ce qui peut nous être personnellement utile, sachant que c’est l’intention initiale qui compte le plus.
    Utile parce qu’à moins d’avoir beaucoup de temps à passer et de régularité pour suivre les dizaines d’heures de vidéos de certaines de vos amies formatrices très actives :), on peut louper certains points essentiels que je trouve très bien résumés ici en quelques lignes.
    Et donc, merci.
    Je vous souhaite une excellente pratique de la CNV et plein de joie à l’appliquer.

    • Merci Thierry pour votre retour dont j’apprécie la précision! Je vous souhaite à vous aussi un beau cheminement avec la CNV (et tous les outils qui pourront vous être utiles!)
      Bonne journée,
      La Fannette

  • Bonjour,

    article très sympa et qui remet un peu de recul dans ce genre de pratique. Effectivement, les personnes qui sortent de ces stages ont quelquefois un peu rencontré JC et la meilleure méthode du monde. Je trouve que votre article pourra remettre un peu les pieds sur terre et relativiser cet outil.
    Du reste je serais curieux d’avoir un peu plus de renseignements sur la différence entre CNV et Gordon qui descendent tous les deux de Rogers.
    Bravo pour votre écriture et bonne continuation.

    • Bonjour Alfred,
      D’après ce que je sais, Gordon insiste sur la reliance au niveau des besoins, et sur l’écoute active (reformuler, se mettre en lien avec ce que l’autre ressent). Le principe en CNV rejoint cette approche, en ajoutant de la précision et des étapes (observation-sentiment-besoin-demande / oreilles vers moi, oreilles vers l’autre).
      J’espère avoir répondu à votre question, n’hésitez pas si vous avez besoin de plus de précisions.
      Au plaisir,
      La Fannette

      • Merci de votre réponse. Il est vrai qu’ils étaient tous les deux des élèves de Rogers et que les approches sont similaires, mais je connais mieux Gordon.
        Bonne continuation à vous en espérant croiser votre chemin.

        • Bonsoir,

          Merci pour cet article.
          C’est + clair pour moi à présent :-)
          Au plaisir de vous lire à nouveau,

          • Merci Fouzia, je suis contente d’avoir pu contribuer à plus de clarté!
            Au plaisir,
            La Fannette

  • Merci pour cet article, dont je repoussais curieusement régulièrement la lecture ;)
    Je connais peu la CNV, et je vous remercie de cet éclairage, car je pensais que cette pratique n’était accessible qu’aux personnes très calmes, dont je ne fais pas encore partie.
    J’ai pratiqué intuitivement la bienveillance avec mes enfants dès leur plus jeune âge. Maintenant qu’ils entrent dans l’adolescence, les choses se compliquent un peu, si j’ose dire.
    Votre paragraphe sur la part d’ombre des formateurs m’éclaire, si je puis dire. En effet, je me suis investie dans la réflexion sur l’amélioration des relations parents-ados au travers d’un blog, et je traverse parfois des questionnements douloureux sur certaines situations.
    Donc je relève la tête et poursuis ma quête.

    A bientôt,

    Carole, du blog http://www.adolescence-positive.com

    • Bonjour Carole, et merci pour votre commentaire! J’adore votre blog et je viens y fouiner régulièrement, car moi aussi, j’ai des ados, et moi aussi, je me questionne ! C’est ça que j’adore: tout comme ceux qui nous forment à telle ou telle technique, nous sommes en perpétuel questionnement, en perpétuelle recherche!
      Bonne quête à vous,
      La Fannette

  • Super article, merci !!!

    • Merci Véronique, au plaisir !
      La Fannette

  • Bonjour,

    Un superbe article sur un thème que je connais assez bien pour l’enseigner dans certaines de mes formations (Communication, coaching, management …).

    J’aurai un certain nombre de commentaires à faire, mais faute de temps aujourd’hui je vais juste aborder un point important.
    Les émotions et la CNV font bon ménage, et l’idée d’exclure les émotions de sa communication est de fait, une aberration. Les émotions ont un rôle social, et délivrent des messages, à autrui, et aussi à soi-même, alors les enlever de sa communication serait ne plus communiquer. La CNV est un des moyens de communiquer en adoptant une forme pour délivrer un message et celui-ci est souvent une manifestation organisée de son émotion, de son besoin.
    La CNV et les émotions sont liées, la CNV offre le moyen de verbaliser sans jugement, sans rentrer dans une joute verbale, dans l’idée de coopérer.
    La CNV est une des techniques de communication centrée essentiellement sur la forme du message du locuteur, sans appréhender vraiment qui est l’interlocuteur.

    La CNV est surtout une attitude, et elle peut se nourrir pour être encore plus efficace de bien d’autres outils.

    Très bon article.

    • Merci Thierry pour votre commentaire. Je vous rejoins sur l’idée que la CNV est une attitude qui permet de mieux communiquer.
      Je n’adhère pas à cette idée: « La CNV est une des techniques de communication centrée essentiellement sur la forme du message du locuteur, sans appréhender vraiment qui est l’interlocuteur », car pour moi la CNV est un outil vivant qui permet d’exprimer ce qui se joue à l’intérieur, et justement, si l’on se focalise sur la forme, le risque est de se déconnecter de ce qui vit en nous et en l’autre. D’autre part, la CNV permet justement également de prendre en compte notre interlocuteur dans ce qu’il est au moment de l’échange.
      Finalement, un des enjeux forts est d’utiliser la CNV à partir du cœur, avec l’aide de notre tête, et non pas l’inverse.
      Je vous souhaite en tout cas un tout beau cheminement,
      bonne journée à vous,
      La Fannette

  • Merci beaucoup pour ce partage très instructif. J’ai acheté et lu les ouvrages de Marshall Rosenberg « la Communication non violente au quotidien » « les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs » et de Thomas d’Ansembourg « Cessez d’être gentils, soyez vrai ». Votre exposé en est un complément précieux !!
    Il y a t’il des initiatives pour introduire une initiation à la CNV à l’école primaire ou au collège pour encourager et enseigner aux enfants, au delà des apprentissages classiques et du « savoir faire », du savoir être et du savoir vivre ?
    Parallèlement à la méditation dont on parle aussi beaucoup pour apaiser et apprendre aux gens à se connecter à eux mêmes, de façon à pouvoir mieux vivre et se connecter aux autres, je pense que cela pourrait constituer une avancée significative vers une société plus bienveillante et donc moins violente. Qu’en pensez vous ?

    • Merci Margriet pour votre commentaire. Oui, il existe des initiatives pour introduire la CNV à l’école. L’association « Déclic » y veille! Vous pouvez trouver des infos là-dessus en cliquant ici.
      Et oui, bien entendu, toute initiative visant à la connexion à soi est d’après moi un pas vers la paix…!
      bonne journée à vous!

  • *Essayer de convaincre notre entourage que la CNV, c’est super …
    *Décider de pratiquer la CNV à partir d’une blessure
    *Se sentir responsable en totalité de la relation

    je me sens complètement concerné. cela fait un bien fou d’avoir quelques pistes de travail pour essayer de dépasser les difficultés que je rencontre. je pense que cela va m’aider à mieux comprendre et avancer!

    merci beaucoup

    • Merci Luc pour votre commentaire. Pour moi aussi cela fait du bien: je vois que les écueils par lesquels je suis passée ne sont pas inutiles, car je peux les regarder avec recul et en témoigner, et que c’est au service pour d’autres. ;)

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