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sept 10, 2017 - expérience    2 Comments

Sortir de la panique en trois pas de danse

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Bonjour à tous!

 

Voilà un moment que je ne suis pas venue vers vous, je m’excuse d’ailleurs platement de ce silence estival, qui pour moi bourdonnait très fort à mes oreilles tellement notre connexion me manquait. Que s’est-il passé? Tourbillon de la vie certainement, panique aussi peut-être un peu, et si ça se trouve, une difficulté inconsciente à passer le cap des 100 articles?

Bon, le principal, c’est que me vl’à, la panique, je suis en train de la quitter, en trois petits pas que je vous détaille ici:

 

Au préalable:

Je me distance, et je regarde ma panique: je vois à quel point elle me tient, m’agite et me déconnecte de mon pouvoir. Je prends le temps d’accueillir ce mouvement, cette agitation. Je prends conscience des films négatifs que je me fais. Je vois que quelque chose en moi veut se précipiter sur la première bouée venue. Consciente de l’état qui m’habite, je choisis de ne pas prendre de grande décision: car je le ferais à partir de la peur. Je choisis de faire de tous petits pas pour retrouver la sérénité.

 

Premier petit pas:

Je fais le point sur ce qui stimule ma panique actuellement. Si ma panique provient d’une accumulation de tâches, je liste simplement ces tâches. Je reste dans l’observation (si je note « j’ai TROP de choses à faire » ou « je suis débordée », je ne suis pas dans l’observation, je suis simplement en train de retourner dans la panique!). Si ma panique est stimulée par quelque chose de plus abstrait ou par des événements, je note ce que j’observe.

  • Exemple de liste de tâches:

 

-Vérifier les devoirs des enfants

-Acheter les dernières fournitures

-Faire réparer le frigo

-Ranger mon bureau

  • Exemple de liste d’observations:

 

-Quand je pense à mon compte en banque j’ai la gorge qui se noue

-Ma fille ne m’a pas parlé depuis hier matin, je ressens de la colère et de la peur

-J’ai fait le choix de démissionner et je ne l’ai pas encore dit à mon patron. J’appréhende sa réaction

 

Deuxième petit pas:

Je me passe une musique inspirante et agréable, et je regarde dans mon passé, tous les moments où j’ai été aidée par la vie.

  • Exemple:

 

Un jour on m’a proposé exactement ce dont j’avais besoin, sans même que j’aie eu à le demander. Un autre jour, j’ai choisi de faire confiance à la vie, de ne pas m’affoler, de lâcher le contrôle, et tout s’est organisé de manière fluide, presque magique.

Je respire profondément ces souvenirs, et je les actualise, je les généralise, j’en fais une loi: lorsque je lâche prise, lorsque je fais confiance à la vie, tout est facile.

 

Troisième petit pas:

Toujours sur cette musique inspirante, en face de chaque observation, je note ce que j’aimerais vivre: la version la plus fluide, la plus économique en énergie de ce que je peux imaginer.

  • Exemple:

 

-Vérifier les devoirs des enfants / Si les enfants  le souhaitent, je vérifie leurs devoirs. J’ai confiance qu’ils me demanderont de l’aide s’ils en ont besoin.

-Acheter les dernières fournitures  / Je trouve tout ce dont j’ai besoin, il n’y a presque personne au magasin, je suis de bonne humeur et je plaisante avec la caissière.

-Faire réparer le frigo / L’univers m’envoie la personne idéale pour cela, et je l’en remercie.

-Ranger mon bureau  / Quand j’en aurai l’élan, je rangerai mon bureau dans la légèreté et la fluidité.

-Quand je pense à mon compte en banque j’ai la gorge qui se noue / Je suis curieuse de savoir quelle opportunité va se présenter à moi pour que mon compte en banque se renfloue. Quel plaisir de savoir que l’univers est en train d’arranger mes affaires pendant que je me rends disponible pour accueillir ses cadeaux.

-Ma fille ne m’a pas parlé depuis hier matin, je ressens de la colère et de la peur / Je nourris la connexion avec ma fille de pensées positives. J’accepte le miroir qu’elle me tend et je prends le temps d’y jeter un œil.

-J’ai fait le choix de démissionner et je ne l’ai pas encore dit à mon patron. J’appréhende sa réaction / Je me remercie d’avoir pris une décision qui me libère. Cette décision est légitime, et je me réjouis d’être le patron de ma propre vie.

 

Chaque fois que la panique me reprend, je remets ma musique, je relis ma liste (au besoin, j’ajoute des observations et des phrases de visualisation) et je prends le temps de me passer la meilleure version de mon film.

 

Ces trois petits pas de danse m’ont permis d’appréhender la rentrée avec sérénité… Si vous faites l’expérience, laissez vos impressions en commentaire!

 

Et si vous connaissez d’autres astuces pour sortir de la panique,

n’hésitez pas à les partager!

Au plaisir!

La Fannette

Vivre l’insouciance MAINTENANT

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-Maman, ça te dit, on fait un gâteau toutes les deux?

-Oh, j’adorerais! ça va m’aider à lâcher un peu la pression… je finis ce dossier, j’en ai pour une demi-heure, après, on fait un gâteau.

Une demi-heure plus tard…

-Alors, on fait un gâteau?

-J’arrive, ma puce. On le fait vite fait, parce qu’après il faut que j’aille chercher ton frère à la piscine, et tu te rappelles que ce soir tes cousins arrivent, je dois ranger la maison…

Je pense que vous voyez où je veux en venir avec ce petit dialogue…

On a tendance à croire que ce qui nous empêche de vivre l’insouciance est notre emploi du temps trop chargé… Même si effectivement le fait de surcharger notre agenda influe sur notre état de stress, ce qui finalement a le plus d’impact réside dans notre manière d’être dans l’action.

On peut, en effet, à la fois être dans l’action et dans l’insouciance.  Il y a peu, alors qu’au volant de ma voiture, je pensais aux multiples tâches qui m’attendaient, et cette pensée venait me vriller le ventre d’un nœud d’angoisse. Je me suis dit:

« Quand je serai en train d’accomplir telle ou telle chose que j’ai à faire, je me sentirai tranquille, en fait. Il me suffit d’être réellement à ce que je fais pour me sentir légère et insouciante. »

Alors pourquoi ce nœud?

J’ai compris que le stress, l’angoisse, n’étaient que la conséquence d’une déconnexion: au lieu d’être pleinement à ce que je fais, je suis en train de penser à ce que j’aurai à faire ensuite, à tout ce qui me reste à faire, à tout ce que je n’ai pas encore fait, à ce que j’aurais dû faire, etc, etc.

Autrement dit, pour vivre l’insouciance au quotidien, il me suffit d’être pleinement à ce que je suis en train de vivre.

C’est pourquoi, au volant de ma voiture, je me suis finalement contentée d’être… au volant de ma voiture. Écoutant mon intérieur, appréciant la lumière, respirant calmement l’instant…

Cela peut paraître simple et facile de cultiver la présence à soi, mais pour la plupart d’entre nous, l’éducation que nous avons reçue ne nous a pas encouragés dans cette voie. C’est pourquoi nous pouvons nous appuyer sur des pratiques et des rituels qui nous aideront à vivre pleinement, et à respirer l’insouciance au quotidien.

Dans un prochain article, je ferai une petite liste de suggestions de pratiques pour rester à l’écoute de soi au quotidien.

Vous pouvez m’y aider en me laissant en commentaire votre rituel ou votre pratique de prédilection!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

 

 

procrastination: 3 questions puissantes pour y remédier

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Dans mon dernier article, j’ai exploré les différences entre les résolutions, qui généralement ne tiennent pas sur la durée, et les intentions, qui une fois qu’on les a posées, nous guident sans relâche vers ce qui est important pour nous.

Le fait d’avoir des intentions plutôt que des résolutions ne nous dispense pas d’avoir des tâches à gérer, et d’être tentés parfois par la procrastination.

Voici trois questions puissantes à se poser pour transformer cette habitude de tout remettre à plus tard.

  • Quel est le sens de cette tâche ?

Le fait de se poser cette question permet dans un premier temps de valider l’utilité réelle de cette tâche.

Soit elle est au service d’une intention que j’ai posée à partir de mon être profond, auquel cas elle a du sens, soit elle est au service d’un schéma de fonctionnement (se sacrifier, faire plaisir pour être aimé, s’obstiner dans une voie pour des raisons dictées par l’ego…) et j’aurai du mal à l’accomplir tout en me respectant vraiment.

Bien entendu, mon conseil est de renoncer aux tâches dictées uniquement par l’ego, car d’après moi elles nous conduisent à  l’épuisement et nous éloignent de la réalisation de nos rêves.

Si ce que j’ai à faire est bien en lien avec une intention dictée par mon être profond, me rappeler cette intention ravivera ma motivation.

  • Quelle part de moi me détourne de mon objectif ?

Pour répondre à cette question, observez: que faites-vous quand vous procrastinez ? Souvent, c’est le même mécanisme qui revient: peut-être que vous mangez? ou bien vous lisez? vous surfez sur les réseaux sociaux? Et ensuite, vous vous maudissez d’avoir perdu du temps. En fait, une part de nous cherche à nourrir des besoins en lisant, mangeant ou surfant sur le net. Si l’on met la lumière sur ces besoins, et qu’on les reconnaît, on accepte pleinement cette part de nous, qui par conséquent cesse d’être envahissante.

Petit exemple: Lola est blogueuse. Elle partage des recettes de cuisine qui donnent envie aux enfants de manger de tout. Elle travaille aussi à l’usine pour gagner sa vie. Elle a posé l’intention de gagner de l’argent avec son blog, et de cesser de travailler à l’usine d’ici trois ans. Chaque fois qu’elle se met devant son ordinateur pour écrire une recette, elle joue finalement à un jeu en ligne. Pour transformer cette tendance, elle se met en lien avec son intention, et se rend compte que son comportement n’est pas au service de son projet. Mais cela ne suffit pas à la motiver. Elle écoute alors la part d’elle qui préfère jouer que d’écrire ses recettes. Elle réalise combien une part d’elle a besoin de jouer, de se détendre, d’être dans la légèreté et l’insouciance. Reconnaître cette part d’elle qui aspire à l’insouciance lui fait du bien, et cette part, mise en lumière, ne la mène plus à des comportements qui sabotent ses projets.

  •  Comment puis-je prendre soin de cette part ?

Reconnaître, accueillir et accepter cette part n’est souvent pas suffisant. Les besoins qu’elle cherche à nourrir sont vitaux, et il est important de les nourrir, et de le faire de manière consciente en prévoyant un temps spécifique pour cela.

Dans le cas de Lola, elle pourrait par exemple consacrer une demi-heure par jour à jouer, de 18h30 à 19h. Ainsi, la part d’elle-même avide de jeux et de légèreté de viendrait pas saboter son travail, car ses besoins seraient nourris régulièrement.

Ces trois questions peuvent transformer durablement vos habitudes.

Si vous avez d’autres astuces anti-procrastination, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

Choisir la joie… est-ce facile?

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Chaque fois que je prends une décision, je suis testée par la vie.

Exemple: mon intention pour les prochains mois, c’est de trouver des activités professionnelles joyeuses et plaisantes pour moi, suffisamment lucratives pour que je puisse gérer mon quotidien en toute légèreté.

Je me suis donc lancée dans les activités périscolaires, et je propose des ateliers « contes » pour les écoles primaires et maternelles. Ce qui équivaut à un mi-temps.

J’ai décidé de consacrer l’autre mi-temps à mes projets d’écriture et à la diffusion de mes spectacles.

Il y a deux jours, le rectorat m’appelle pour me proposer un poste de prof… (mon boulot alimentaire de ces dernières années, que j’ai décidé de quitter)… poste qui couvrirait un mi-temps et qui serait totalement compatible avec mon travail en périscolaire…

Magnifique test. Mené de main de maître : une tentation extrême pour moi: concordance des horaires et attrait financier pèsent lourd dans la balance !

Mais: ce boulot s’inscrit-il dans l’intention sur laquelle je me suis centrée? Non! archi méga NON !

Stress garanti, course à la montre, énergie en perdition, renoncement, bref, lorsque je me recentre sur mon intention, la balance est claire !

C’est ce qui n’est pas facile: renoncer aux anciens schémas, aux chemins qui ont nourri certains besoins mais qui assèchent ceux que nous avons pris maintenant la décision de satisfaire.

Mais quand je me relie à la confiance en la vie, je peux faire ce choix: je sais que je serai accompagnée sur mon chemin.

Je remercie la vie pour ce test qui ne fait qu’affermir davantage mon intention, et me fait prendre conscience que choisir un chemin, c’est s’exposer à refuser, se positionner, s’affirmer jour après jour.

Je prends conscience également que mon choix de la joie m’invite à lâcher des sécurités devenues obsolètes pour moi.

Si je lâche, j’aurai les mains libres pour accueillir les cadeaux de la vie !

Et vous, avez-vous été testé par la vie suite à une décision ?

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

à bientôt !

La Fannette

Anti burn-out: 3 trucs de ouf

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OUCH… En ce moment, j’ai vraiment besoin d’un truc de ouf pour me préserver du burn out.

Heureusement que vous êtes là: vous partager mes trucs de ouf me permet de les faire ressurgir dans mon quotidien. C’est ouf, quand même: j’ai des baguettes magiques, et je les laisse dormir au fond d’un sac ! Tellement merci à vous…

Bon, voyons voir ces baguettes magiques, ces trucs de ouf, qui se rappellent à mon souvenir…

1. La respiration « ascenseur ». A pratiquer n’importe où, dès que le stress menace. Prendre de grandes respirations, et à chaque expire, descendre l’attention un peu plus bas dans le corps, jusqu’à atteindre les pieds, puis imaginer les petites racines qui partent des pieds et m’ancrent au sol.

Retour dans les baskets garanti.

 

2. Le mode « économie d’énergie ». A choisir plutôt qu’à subir.

Je m’explique: plutôt que d’arriver au bout du rouleau et de se mettre en arrêt, se mettre régulièrement en mode économique… ce qui veut dire: laisser un peu parler les autres, et les écouter en respirant tranquillement. Laisser un peu agir les autres, et les regarder faire. Déléguer, et faire confiance. C’est un truc de… OUF, ça va mieux…

3. L’EFT, (emotional freedom techniques). C’est une technique de libération émotionnelle que je suis en train d’apprivoiser, et je peux vous dire que ça me change la vie… Comme je suis novice en la matière, je ne vous en dis pas plus pour le moment et je vous laisse donner libre cours à votre curiosité…

Et maintenant, je vous laisse pour m’adonner à mon truc de ouf préféré: gros dodo.

Au plaisir de lire vos commentaires !

La Fannette

Identifier ses besoins: cinquième étape vers la paix

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Les besoins sont les leviers intérieurs qui nous poussent à nous mettre en mouvement vers le mieux être, vers l’épanouissement, vers la vie. Quoi que nous fassions, nous répondons à un besoin. Le fait d’identifier et de répondre à nos besoins de manière consciente nous permet de faire un pas vers la paix.

Voici pourquoi.

Lorsqu’un enfant crie alors qu’on lui demande de faire moins de bruit, il est en train de chercher à satisfaire un besoin. Il aimerait de l’attention, peut-être aimerait-il être rassuré, se sentir en sécurité. Pourtant, son comportement risque d’attirer notre agacement, et nous aurons de la difficulté à répondre à son besoin, si l’on ne prend pas le temps de l’identifier. Au contraire, nous risquons de croire qu’il cherche à nous importuner, et nous aurons alors tendance à le rabrouer… ce qu’il nous fera payer, à la première occasion. Et ainsi de suite. Ce scénario peut être décliné sur toutes les échelles possibles et imaginables. C’est en cela qu’il est facile de comprendre qu’identifier ses besoins contribue grandement à la paix.

Je vous propose trois petits exercices à caser dans votre quotidien, pour identifier les besoins.

1-La prochaine fois que vous sortirez une cigarette de votre paquet. Ou bien, que vous ouvrirez le frigo en passant devant. Ou bien, que vous vous rongerez les ongles. Ou bien, que vous vous servirez un « dernier petit verre »… posez-vous la question: quel besoin suis-je en train de chercher à satisfaire? Ai-je besoin de douceur? d’amour? ai-je besoin de sécurité? de repères? Prenez le temps de laisser résonner ces mots en vous. Lequel parle à votre corps ? Lequel avez-vous envie de respirer profondément, et de diffuser partout à l’intérieur de vous?

2-La prochaine fois que vous vous sentirez énervé(e), agacé(e), hors de vous… prenez le temps d’identifier le besoin qui n’est pas satisfait. Dites-vous « je suis énervé(e) parce que j’ai besoin de….. » et laissez venir un mot. Un seul. Puis respirez-le, diffusez-le à l’intérieur de vous.

3-La prochaine fois que quelqu’un vous dira une chose désagréable à entendre, prenez le temps de vous relier au besoin qui n’est pas satisfait chez cette personne. Dites-vous par exemple: « Si elle m’a dit cela, c’est sans doute qu’elle a besoin de….. » et laissez venir un mot. Puis observez: est-ce que ce qu’a dit cette personne est toujours aussi douloureux pour vous?

Quand vous aurez pratiqué l’un de ces exercices, n’hésitez pas à partager en commentaire le résultat de votre expérience…

à bientôt pour une nouvelle étape vers la paix !

La Fannette

Observer sans juger: une première étape vers la paix

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En ce moment, je fais un remplacement en tant que professeur de français. Vendredi, une élève faisait une présentation orale, dont le thème était: « si j’étais un personnage de conte, ou de la mythologie, qui serais-je, et pourquoi ? ». L. avait choisi Cupidon. « Car ainsi, disait-elle, je pourrais répandre l’amour entre les humains. Pas forcément l’amour des amoureux… mais l’amour… la paix, quoi. » A la suite de quoi ses camarades lui ont posé des questions. L’une d’entre elles a retenu mon attention: « Et sans être Cupidon, on peut faire quoi, pour répandre l’amour entre les humains? »

Le débat qui suivit fut très intéressant. Car bien sûr les élèves sont arrivés à la conclusion qu’ils étaient, eux-mêmes, des humains. Et que pour changer le monde, changer la part du monde dont on est responsable, c’est à dire soi, c’est un pas capital. Ils ont admis que parfois, oui, ils se faisaient la guerre entre eux. Et qu’ils aimeraient qu’il en soit autrement. Ils étaient même bougrement motivés à « ne plus chercher à se venger », « ne plus se mettre en colère », « ne plus insulter les autres »… et en même temps que j’admirais leur motivation, je prenais conscience du sens que cela pouvait avoir de transmettre des outils pour faire la paix en soi. Car on a beau être motivé, il ne suffit pas de décider de ne plus se mettre en colère pour atteindre le niveau de sagesse d’un grand lama.

Comme je me suis formée pendant dix ans à la Communication Non Violente, je vous propose, pendant les semaines qui viennent, d’explorer cet outil qui se veut plus un art de vivre qu’une habitude de langage.

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Sortir de la voie de garage… et vivre

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« Je n’avance pas…je n’y arriverai jamais… je ne fais rien… je suis une larve… je suis nulle…j’ai pas de chance… »

Vous connaissez cette voix ? Elle a l’air très inoffensive, comme ça. On pourrait même s’en accommoder, et la laisser ronronner dans notre tête à longueur de journée. Le problème, c’est que ce n’est pas seulement une voix, c’est aussi une voie. C’est la voie de garage de notre vie. Notre vie dont chaque journée qui passe pourrait être un laboratoire de découvertes, une fête, une chanson, un arc-en-ciel… notre vie, nous lui proposons de se reposer là, dans un coin, sans faire de bruit, et nous lui serinons un discours inlassablement décourageant, en espérant qu’elle oublie pourquoi elle nous a fait l’honneur de venir nous animer.

C’est ce « pourquoi » qui peut nous aider à sortir de cette impasse, décliné en plusieurs versions:

Pourquoi je suis là ?

Peut-être que je ne crois pas aux histoires de mission de vie, peut-être que je ne crois pas en Dieu, peu importe: je suis là. La question n’est pas de savoir ce que je suis venue faire ici. La question est: maintenant que je suis ici, dans la situation qui est la mienne, qu’est-ce que je vais faire ?

Pour quoi j’ai de la facilité, de l’attirance, de l’envie ?

Ce que j’aime faire, ce qui me fait plaisir, ce qui me fait me sentir vivante: c’est cela qui va me faire bouger, prendre mon envol, me déployer.

Pourquoi je vais me  bouger ?

Je vais me bouger, parce qu’en faisant ce qui me fait plaisir, je vais rayonner, et inspirer les autres : qui est-ce que j’ai envie d’inspirer ?

Je vais me bouger, parce qu’en me réalisant, je vais pouvoir donner, recevoir, et donner encore : à qui ai-je envie de donner ?

Je vais me bouger, parce que quand j’étais petite, j’avais des rêves, des grands rêves. Mes rêves sont toujours là, et maintenant je suis assez grande pour les réaliser. Quels sont ces rêves ?

Maintenant, à vous de jouer: mettez une musique qui vous inspire, prenez de quoi noter, et répondez aux questions qui sont posées dans cet article.

Si le cœur vous en dit, partagez une ou deux réponses en commentaire !

à bientôt

La Fannette

 

 

 

 

 

 

Pourquoi je m’engage envers mon enfant intérieur

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Quand j’étais adolescente, j’avais hâte d’être majeure, afin de pouvoir choisir ma vie.  Aller où je veux, quand je veux. Choisir avec qui je veux vivre. Me sentir libre, enfin. Et puis, j’ai été majeure.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Alors, je me suis dit que lorsque je quitterais ce garçon, je me sentirais libre, enfin. Alors, j’ai quitté ce garçon.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Alors, je me suis dit que lorsque je gagnerais ma vie, je me sentirais libre, enfin. Et j’ai commencé à gagner ma vie.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Oui… j’exagère un peu. il y a eu des moments de liberté: ce jour-là, lorsque j’étais couchée sur un rocher très doux et très chaud, à côté d’une rivière. Rien d’autre n’existait que cette rivière, ce rocher, et cette sensation que oui, c’était ça, la vie, et pas autre chose. Tous ces moments de plénitude et de tendresse, lorsque, jeune maman, je laissais dormir mon bébé contre moi. Et puis les moments de création, où je me laisse aller, où plus rien d’autre n’existe que cette histoire que je suis en train d’inventer, cette chanson  que je suis en train de composer, avec ou sans comparses.

Tous ces moments ont une chose en commun: dans ces moments-là, il n’y a plus de temps. Plus rien n’existe que cet instant pur et précieux que je suis en train de vivre. Cet instant qui rassemble en lui-même autant d’insouciance que de conscience, autant de densité que de légèreté. Cet instant qui rassemble en moi celle que je suis, celle que j’étais et celle que je serai. Cet instant, enfin, qui laisse place à mon être atemporel.

Ces derniers jours, j’ai compris une chose: il n’y a pas de temps. Je suis allée à la rencontre de mon enfant intérieure, car une blessure m’y a conduite. J’ai pris conscience de la pérennité des cages intérieures que je m’étais construites pour me protéger. Je pouvais toujours devenir majeure, quitter ce garçon, gagner ma vie, déménager des dizaines de fois, passer d’une cage à l’autre, éternellement. Cela ne pouvait rien résoudre: la seule cage à quitter réellement, c’est celle qui dépasse le temps, celle qui a été construite avec un amour infini, pour protéger la vie, par une enfant qui n’avait pas d’autre choix. Et le seul être réellement capable de défaire cette cage, c’est encore cette enfant. Heureusement, le temps n’existe pas: cette enfant est là. Et heureusement, cette fois, cette enfant n’est pas seule: je suis là.

Je ne peux pas continuer d’avancer sans elle: elle a les clés de la liberté, de la créativité, de la spontanéité.

Elle ne peut pas continuer d’avancer sans moi: j’ai les clés de l’écoute, de l’amour inconditionnel, et j’ai les bras pour l’accueillir.

Pourquoi je vous partage tout ça ?

Parce que cet engagement que je prends avec moi-même, je le prends aussi avec vous : j’ai envie de contribuer à ce que tous ceux qui le souhaitent puissent renouer avec leur enfant intérieur, guérir  leurs blessures passées, et libérer leur potentiel.

C’est pour cela que j’ai commencé à plancher sur un programme sur ce thème, et qu’en attendant qu’il soit prêt, je vous propose de télécharger les 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur (c’est là, à droite !)

Et vous, comment est-ce que vous prenez soin de votre enfant intérieur ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

A bientôt

La Fannette

 

 

Anti burn-out : la tout doux list

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Il m’est souvent arrivé d’être au bord du burn-out… par manque de respect envers moi-même, la plupart du temps. Cela m’amène à vous proposer une série d’articles « anti burn-out », afin d’expérimenter avec vous quelques nouvelles pratiques toutes simples pour cultiver la douceur envers soi.

Voici donc la première habitude que je vous propose de mettre en place: la tout doux list.

Tout le monde, pratiquement, le fait: écrire une to do list pour que les choses avancent dans le concret… Je ne suis absolument pas contre cette pratique, bien au contraire. J’en suis même une adepte un peu trop acharnée.

Pourquoi « trop acharnée »? tout simplement parce que parfois, j’en arrive à ne pas respecter mes limites, à me mettre dans une situation d’épuisement, et finalement à laisser la place à des manies compensatrices: trop manger (après tout ce que j’ai fait aujourd’hui, j’ai bien le droit de me gaver un peu), perdre du temps sur internet  (j’ai été efficace, j’ai bien le droit de passer un peu de temps à faire des trucs bêtes et inutiles), être infecte avec mon entourage (j’ai fait tout le boulot pour tout le monde, il n’y a pas de raison que je ne puisse pas être un peu de mauvaise humeur)… etc.

Comment faire pour garder le côté « efficacité garantie » de la to do list, tout en respectant ses limites ?

Je vous propose de tester avec moi une petite fantaisie.

Au dos de notre to do list, faisons une tout doux list. Cette dernière sera la garante de la douceur que nous nous prodiguerons tout en effectuant nos tâches.

Que mettre dans cette liste?

Voici quelques idées:

- 5 minutes d’auto-massage

-un sourire à mon reflet

-5 minutes assise sur la terrasse

-une micro sieste

etc…

L’idée, c’est d’alterner les tâches de la to do list, et les respirations de la tout doux list…

Cette semaine, je fais le test. Je vous tiens au courant des résultats !

Si vous souhaitez faire l’essai vous aussi, n’hésitez pas à mettre en commentaire quelques extraits choisis de votre tout doux list !

à tout bientôt !

La Fannette