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No Comments Gratitude et visualisation: deux clés pour incarner la vie de nos rêves
Il y a quelques jours, je vous parlais de la gratitude, et de la façon dont elle peut nous aider à porter notre attention sur ce qui est chouette dans notre vie.
Aujourd’hui, j’ai envie d’aller un peu plus loin, et de vous parler de la manière dont j’utilise la gratitude et la visualisation pour me relier à la vie que j’ai envie de vivre.
Cette pratique est inspirée notamment du Processus de Matérialisation enseigné par Laurent Marchand, que j’utilise depuis plusieurs années et qui a profondément influencé ma manière d’envisager le changement.
Visualiser pour ressentir
Lorsque j’imagine une situation, ce que je ressens est bien réel. Je peux penser à quelque chose qui m’effraie et sentir mon cœur s’accélérer alors qu’il ne se passe absolument rien autour de moi ; de la même manière, je peux visualiser une situation heureuse et sentir mon corps se détendre, mon énergie changer, la joie ou la confiance commencer à s’installer.
Les sportifs utilisent depuis longtemps la visualisation pour répéter mentalement un geste ou un parcours, et cette pratique a fait l’objet de nombreuses recherches montrant qu’elle peut contribuer à améliorer les performances. Bien sûr, visualiser un geste sportif et visualiser la vie que nous souhaitons ne sont pas exactement la même chose. Ce qui m’intéresse ici, c’est notre capacité à faire naître dans notre corps, à partir de ce que nous imaginons, des sensations et des émotions bien réelles.
L’idée n’est donc pas simplement de penser très fort à quelque chose que nous souhaitons obtenir, mais de nous relier à ce que nous souhaitons vivre jusqu’à commencer à en éprouver intérieurement les sensations et les émotions.
C’est cet état intérieur que je cherche à cultiver. Lorsque je me familiarise avec lui, ma manière d’aborder la réalité change elle aussi : je me sens plus confiante, plus disponible, et davantage prête à accueillir une possibilité lorsqu’elle se présente, y compris lorsqu’elle ne ressemble pas du tout à ce que j’avais imaginé.
La gratitude pour ce qui est déjà là
La gratitude permet de faire un travail assez semblable, mais à partir de ce qui existe déjà.
Il ne s’agit pas de se raconter que tout va merveilleusement bien lorsque ce n’est pas le cas, ni de nier ce qui est difficile. Il s’agit de porter volontairement notre attention sur quelque chose qui nous fait du bien, puis de prendre le temps de ressentir réellement ce qui se passe en nous lorsque nous nous y relions.
Vous pouvez par exemple penser à une personne que vous aimez, à un moment particulièrement agréable de votre journée, à quelque chose dont vous êtes fier, à un endroit dans lequel vous vous sentez bien. Prenez le temps de retrouver l’image, mais surtout les sensations qui l’accompagnent. Où ressentez-vous la gratitude dans votre corps ? Est-ce que quelque chose se détend ? Est-ce qu’une chaleur apparaît ? Est-ce que vous avez envie de sourire ?
Puis restez simplement un petit moment avec cela.
La gratitude me permet de reconnaître ce qui, dans ma vie, correspond déjà à ce que j’ai envie de vivre davantage. La visualisation me permet d’aller explorer intérieurement quelque chose qui n’est pas encore là, ou pas encore suffisamment présent.
Dans les deux cas, je commence par le ressentir.
Visualiser la vie dont j’ai envie
Je peux ensuite faire exactement le même travail avec une situation que j’aimerais voir évoluer.
Je prends le temps d’imaginer non seulement ce que je voudrais obtenir, mais surtout ce que j’aimerais vivre.
Si je souhaite une relation de couple plus harmonieuse, par exemple, je peux imaginer une scène dans laquelle je me sens profondément en lien avec mon partenaire. Que faisons-nous ? Comment nous regardons-nous ? Qu’est-ce que je ressens dans cette relation ? De la confiance ? De la légèreté ? De la tendresse ? De la sécurité ? De la joie ?
Je laisse la scène devenir suffisamment vivante pour que ces sensations commencent réellement à apparaître.
Si je souhaite davantage de confiance en moi, je peux m’imaginer dans une situation dans laquelle cette confiance est présente. Comment est-ce que je me tiens ? Comment est-ce que je parle ? Qu’est-ce que je ressens lorsque je n’ai pas besoin de me demander toutes les trente secondes si j’ai le droit d’être là ?
L’important pour moi n’est pas de fabriquer mentalement un scénario que la vie serait ensuite obligée de reproduire à la virgule près. Au contraire, je préfère souvent rester assez vague sur le « comment ». Ce que je cherche à préciser, c’est l’expérience que j’ai envie de vivre et la manière dont j’ai envie de me sentir en la vivant.
Une histoire d’ondes
À partir d’ici, je quitte ce que je peux constater directement pour entrer dans une représentation plus spirituelle de ce qui se passe. Je ne sais pas si le monde fonctionne réellement ainsi, mais cette image me parle et m’aide à comprendre ce que je vis.
J’aime imaginer que nous recevons et émettons constamment quelque chose, comme une fréquence.
Imaginez que vous jetiez un caillou dans un lac. Le caillou disparaît sous l’eau, mais une onde se forme et se propage bien au-delà de l’endroit où il est tombé. Elle en rencontre d’autres, les modifie et est elle-même modifiée par elles.
J’aime me représenter de cette manière ce que produisent nos états intérieurs. Une émotion, une pensée, une intention ne restent pas enfermées dans une petite boîte à l’intérieur de nous : elles influencent notre posture, notre regard, nos paroles, nos décisions, notre manière d’entrer en relation avec ce qui nous entoure. Et, dans ma représentation plus spirituelle des choses, j’aime imaginer que cette onde va encore plus loin.
Je ne cherche pas à savoir jusqu’où cette image décrit littéralement le fonctionnement de l’univers. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’elle change dans ma manière de vivre.
Nous ne sommes pas responsables de tout ce qui vient nous toucher. En revanche, à partir du moment où quelque chose rencontre une part de nous, nous pouvons parfois prendre soin de l’onde que nous allons produire à notre tour.
Matérialiser
C’est dans ce sens que j’utilise le mot « matérialisation ».
Il ne s’agit pas, pour moi, de commander quelque chose à l’univers et d’attendre tranquillement qu’un colis arrive.
Lorsque je visualise ce que j’ai envie de vivre et que je prends le temps d’en ressentir intérieurement la joie, la confiance, la sécurité ou l’enthousiasme, quelque chose change dans ma manière d’être présente à ce qui m’arrive. Je deviens plus attentive aux possibilités, plus disponible pour certaines rencontres ou certaines idées et, surtout, davantage prête à agir lorsqu’une ouverture se présente.
Je ne sais pas toujours comment ce que je souhaite va pouvoir prendre forme, et j’aime justement ne pas avoir besoin de le savoir.
Il m’est arrivé de me trouver dans une situation compliquée avec ma voiture et d’être pourtant profondément convaincue que j’allais trouver une solution, sans avoir la moindre idée de laquelle. Je suis restée calme, disponible à ce qui pouvait se présenter, et j’ai finalement été dépannée par deux policiers qui étaient initialement venus me contrôler !
Est-ce ma visualisation qui a fait apparaître deux policiers au bord de la route ? Je n’en sais rien, et ce n’est finalement pas la question qui m’intéresse le plus. Ce que je sais, c’est que j’étais suffisamment convaincue qu’une solution existait pour rester ouverte à une solution totalement imprévisible.
Et c’est peut-être ce que j’aime le plus dans ce processus : quitter le « ce n’est pas possible » pour entrer dans un « je ne sais pas encore comment, mais voyons ce qui devient possible ».
Expérimentez !
Choisissez quelque chose que vous avez envie de voir davantage présent dans votre vie.
Prenez d’abord un moment pour retrouver une situation dans laquelle quelque chose de semblable existe déjà, même à toute petite échelle, et laissez monter la gratitude pour ce qui est là.
Puis imaginez la situation que vous aimeriez vivre. Ne cherchez pas nécessairement à décider comment elle va arriver. Intéressez-vous surtout à ce que vous ressentiriez si elle était là.
Laissez votre corps goûter à cette sensation.
Et puis reprenez votre journée.
Observez ce qui change dans votre manière de regarder les situations, les idées qui vous viennent, les actions que vous avez envie de poser et les possibilités auxquelles vous devenez attentif.
Vous verrez bien ce qui se passe.
Et si vous avez envie de partager vos expériences, je serai ravie de les lire dans les commentaires.
