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Revenu universel: pourquoi je suis pour

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Voici un sujet qui à priori ne semble pas s’harmoniser avec la ligne éditoriale de ce blog…

En effet… depuis quand La Fannette se mêle de politique?

En fait, la politique fait partie de notre environnement quotidien, et à ce titre, les choix des politiques peuvent avoir une influence sur notre croissance personnelle.

Ce choix du revenu universel, à mon avis (s’il n’est pas accompagné d’une hausse des prix généralisée), aurait un impact important sur notre regard sur le travail et plus largement sur la vie.

Comme le travail ne sera plus associé à la survie,

  • Le chantage patronal (« si vous n’êtes pas content, prenez la porte, d’autres seraient ravis de faire ce travail ») ne sera plus possible, ou en tout cas aura beaucoup moins de poids,
  • Nous quitterons plus facilement un travail qui nuit à notre épanouissement,
  • Notre besoin de sécurité étant rassuré, nous serons davantage attentifs à nos autres besoins,
  •  Nous serons beaucoup plus détendus pour développer une activité qui nous fait plaisir, avec confiance
  • Nous nous sentirons plus en sécurité pour changer d’activité facilement, en fonction de nos aspirations,
  • L’intuition prendra davantage de poids dans nos décisions, face au facteur « sécurité »,
  • Comme les activités que nous développerons seront au service de notre épanouissement plus que de notre sécurité, nous serons moins malades, pour le plus grand bien de la collectivité…
  • Nous prendrons plus facilement des temps de repos, de ressourcement, de recul…

Bref, vous l’avez compris, pour moi le revenu universel est un tremplin pour l’épanouissement de tout un chacun, au service de la collectivité!

Et vous, qu’en pensez-vous?

N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

Choisir la joie… est-ce facile?

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Chaque fois que je prends une décision, je suis testée par la vie.

Exemple: mon intention pour les prochains mois, c’est de trouver des activités professionnelles joyeuses et plaisantes pour moi, suffisamment lucratives pour que je puisse gérer mon quotidien en toute légèreté.

Je me suis donc lancée dans les activités périscolaires, et je propose des ateliers « contes » pour les écoles primaires et maternelles. Ce qui équivaut à un mi-temps.

J’ai décidé de consacrer l’autre mi-temps à mes projets d’écriture et à la diffusion de mes spectacles.

Il y a deux jours, le rectorat m’appelle pour me proposer un poste de prof… (mon boulot alimentaire de ces dernières années, que j’ai décidé de quitter)… poste qui couvrirait un mi-temps et qui serait totalement compatible avec mon travail en périscolaire…

Magnifique test. Mené de main de maître : une tentation extrême pour moi: concordance des horaires et attrait financier pèsent lourd dans la balance !

Mais: ce boulot s’inscrit-il dans l’intention sur laquelle je me suis centrée? Non! archi méga NON !

Stress garanti, course à la montre, énergie en perdition, renoncement, bref, lorsque je me recentre sur mon intention, la balance est claire !

C’est ce qui n’est pas facile: renoncer aux anciens schémas, aux chemins qui ont nourri certains besoins mais qui assèchent ceux que nous avons pris maintenant la décision de satisfaire.

Mais quand je me relie à la confiance en la vie, je peux faire ce choix: je sais que je serai accompagnée sur mon chemin.

Je remercie la vie pour ce test qui ne fait qu’affermir davantage mon intention, et me fait prendre conscience que choisir un chemin, c’est s’exposer à refuser, se positionner, s’affirmer jour après jour.

Je prends conscience également que mon choix de la joie m’invite à lâcher des sécurités devenues obsolètes pour moi.

Si je lâche, j’aurai les mains libres pour accueillir les cadeaux de la vie !

Et vous, avez-vous été testé par la vie suite à une décision ?

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

à bientôt !

La Fannette

Trois mots en in: la formule qui rend nos rêves… inajournables!

 

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Ouiiii, on nous a souvent dit que pour réaliser nos rêves, tout était question de volonté, que « quand on veut, on peut », que si l’on a la motivation, on peut déplacer des montagnes…

Bof. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais en tout cas pour moi, ça marche pô.

J’ai beau me faire des to-do lists du tonnerre, me botter les fesses, me promettre mille et une récompenses, je bouge pô.

Enfin, c’était comme ça jusqu’à ce que je découvre cette merveilleuse formule des trois mots en in, qui m’a changé la vie, et que voici:

1) intention

Commencer la journée avec une intention, c’est lui donner une direction, une impulsion, comme on donnerait de l’élan à une balle: inutile ensuite d’y repenser toute la journée, de l’accompagner d’exigences et de pression. L’élan a été donné, ensuite, il n’y a plus qu’à laisser faire. Il est aussi important de donner cette impulsion que de la lâcher ensuite.

L’intention peut être concrète et précise, comme:

Aujourd’hui je termine d’organiser la semaine de vacances.

ou en rapport avec ma vie intérieure:

Aujourd’hui j’accueille ce qui est avec bienveillance et détachement.

2) invitation ou inspiration

Du moment que j’ai donné une impulsion vers mon rêve avec mon intention, la vie va subtilement m’inviter à faire des choses qui sont au service de cette intention. Et de quelle manière est-ce que je recevrai les invitations de la vie? Je me sentirai inspirée, tout simplement, par un hasard, un signe, ou une intuition. A certains moments, je me retrouverai devant des choix à faire, ce sera le moment pour moi je me ré-aligner avec mon intention.

3) intuition

Mon choix de me servir de la formule des trois mots en in pour avancer vers mes rêves suppose que je donne plus d’importance à mon intuition qu’à mon mental. Souvent, le mental s’exprime en « il faut absolument faire ça », quand l’intuition, elle, se manifeste plutôt par des « tiens, et pourquoi pas…? »

Mon intuition me dirigera vers mes rêves sans exigence: si je ne l’écoute pas, tant pis. Si délibérément, je choisis de l’ignorer, tant pis. Je serai de toute façon invitée à nouveau sur mon chemin, inlassablement, du moment que je maintiens cette habitude d’affirmer mon intention.

 

Petit exemple personnel:

Mon intention:

  • J’ai l’intention de terminer un livre avant la fin de l’été.

 

Mes invitations:

  • Je suis réveillée tous les matins à 5h00 (le chien aboie, ou ma fille fait un cauchemar, ou la pluie fait plic-plouc…),
  • dans la journée, mon entourage s’occupe sans me solliciter,
  • je rencontre des personnes qui me proposent des retours et qui m’encouragent.

 

Mon intuition:

  • Elle se manifeste, dans ces moments, en me glissant un petit: pourquoi pas profiter de ce moment? Pourquoi ne pas parler de ton livre à telle personne?

Parfois je l’écoute, parfois non (surtout quand il s’agit de me lever le matin, argh).

 

En tous les cas, je me sens soutenue et accompagnée pour avancer sur mon chemin. Les seuls obstacles que je rencontre sont intérieurs: le mental qui parfois refuse de laisser la place, et la procrastination qui par moments me transforme en limace.

Je vous raconterai, dans un prochain article, comment je suis venue à bout de ces deux obstacles. (Car j’ai l’intention d’en venir à bout!)

Peut-être utilisez-vous déjà cette formule des trois mots en in? Sinon, est-ce qu’elle vous tente? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

 

 

 

 

L’argent : un ennemi ?

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Durant mon enfance, j’ai intégré au plus profond de mes cellules une grande aversion pour l’argent. Aujourd’hui, je commence à remettre en cause les croyances que j’avais ancrées en moi, à partir de phrases « anodines » que je pouvais entendre enfant, de diverses sources… et dont voici un petit assortiment:

« Les riches sont des égoïstes »

« Regarde-moi cette sale bagnole de riche »

« Espèce de bourge »

« S’il leur est arrivé ce malheur, c’est parce qu’ils donnaient trop d’importance à l’argent »

« garde-le ton sale fric »

« il est complètement pourri par le fric »

« quoi? tel prix? c’est du vol! »

etc…

Je réalise aujourd’hui que ces croyances ont contribué à ce que je me ferme à l’abondance: je n’avais pas confiance en la viabilité du couple « honnêteté, authenticité/ richesse, abondance ».

Je mesure aussi à quel point l’association « riche=ordure » garde encore des racines en moi.

Et j’ai décidé, aujourd’hui, de faire un peu de désherbage, et de garder ce qui me semble constructif  de ce que j’ai reçu: des valeurs de partage et de générosité.

Voici ce que je cultive à présent comme regard sur l’argent

  • Pour moi, l’argent est un résultat, et non pas un but.

L’enfant qui commence à marcher ne va pas le faire juste pour marcher: il veut aller plus loin, atteindre cette personne ou cette chose qui l’attire. Il veut expérimenter, prendre plaisir à bouger. Le résultat de son expérience est la marche.

De même, le fait d’avancer vers moi, de trouver ce que j’ai à partager, et de l’offrir, aura pour résultat des rentrées d’argent.

  • L’abondance financière joue le rôle d’amplificateur.

Je n’ai pas à craindre de devenir néfaste en devenant riche, car je me sais bienveillante, attentionnée à la vie et généreuse. L’abondance sera un amplificateur de ma bienveillance, de mon attention à la vie, de ma générosité.

  • Si je n’aime pas l’argent, l’argent ne viendra pas à moi.

Comment m’autoriser à devenir riche, si pour moi les riches sont des pourris? C’est impossible. Changer mon regard sur l’abondance me permet d’accepter et d’aimer davantage de monde, y compris à l’intérieur de moi ! La part de moi qui aspire à s’épanouir et à vivre la fluidité financière peut enfin respirer: elle est acceptée, accueillie, bienvenue!

  • Je paye avec plaisir, je reçois avec plaisir.

La circulation de l’argent est un échange dans lequel je ne veux plus voir de gagnant ou de perdant: lorsque je fais mes courses, je paye en conscience et avec beaucoup de gratitude pour ce que je reçois en échange de mon argent. Et lorsque je reçois, je le fais aussi avec plaisir et gratitude. Je suis gagnante, dans tous les cas!

Je compléterai cette liste au fur et à mesure de mes prises de conscience… que vous pouvez encourager avec vos partages: l’argent est-il devenu un ami pour vous?  Quel regard portez-vous sur l’abondance financière ?

Au plaisir de vous lire,

à très bientôt !

La Fannette

PS: sur ce sujet le blog de mon ami Christian Junod est une mine d’or… et c’est par ici !

Anti burn-out: 3 trucs de ouf

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OUCH… En ce moment, j’ai vraiment besoin d’un truc de ouf pour me préserver du burn out.

Heureusement que vous êtes là: vous partager mes trucs de ouf me permet de les faire ressurgir dans mon quotidien. C’est ouf, quand même: j’ai des baguettes magiques, et je les laisse dormir au fond d’un sac ! Tellement merci à vous…

Bon, voyons voir ces baguettes magiques, ces trucs de ouf, qui se rappellent à mon souvenir…

1. La respiration « ascenseur ». A pratiquer n’importe où, dès que le stress menace. Prendre de grandes respirations, et à chaque expire, descendre l’attention un peu plus bas dans le corps, jusqu’à atteindre les pieds, puis imaginer les petites racines qui partent des pieds et m’ancrent au sol.

Retour dans les baskets garanti.

 

2. Le mode « économie d’énergie ». A choisir plutôt qu’à subir.

Je m’explique: plutôt que d’arriver au bout du rouleau et de se mettre en arrêt, se mettre régulièrement en mode économique… ce qui veut dire: laisser un peu parler les autres, et les écouter en respirant tranquillement. Laisser un peu agir les autres, et les regarder faire. Déléguer, et faire confiance. C’est un truc de… OUF, ça va mieux…

3. L’EFT, (emotional freedom techniques). C’est une technique de libération émotionnelle que je suis en train d’apprivoiser, et je peux vous dire que ça me change la vie… Comme je suis novice en la matière, je ne vous en dis pas plus pour le moment et je vous laisse donner libre cours à votre curiosité…

Et maintenant, je vous laisse pour m’adonner à mon truc de ouf préféré: gros dodo.

Au plaisir de lire vos commentaires !

La Fannette

Pourquoi je m’engage envers mon enfant intérieur

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Quand j’étais adolescente, j’avais hâte d’être majeure, afin de pouvoir choisir ma vie.  Aller où je veux, quand je veux. Choisir avec qui je veux vivre. Me sentir libre, enfin. Et puis, j’ai été majeure.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Alors, je me suis dit que lorsque je quitterais ce garçon, je me sentirais libre, enfin. Alors, j’ai quitté ce garçon.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Alors, je me suis dit que lorsque je gagnerais ma vie, je me sentirais libre, enfin. Et j’ai commencé à gagner ma vie.

Me suis-je sentie libre? Peut-être, un temps, et puis… non.

Oui… j’exagère un peu. il y a eu des moments de liberté: ce jour-là, lorsque j’étais couchée sur un rocher très doux et très chaud, à côté d’une rivière. Rien d’autre n’existait que cette rivière, ce rocher, et cette sensation que oui, c’était ça, la vie, et pas autre chose. Tous ces moments de plénitude et de tendresse, lorsque, jeune maman, je laissais dormir mon bébé contre moi. Et puis les moments de création, où je me laisse aller, où plus rien d’autre n’existe que cette histoire que je suis en train d’inventer, cette chanson  que je suis en train de composer, avec ou sans comparses.

Tous ces moments ont une chose en commun: dans ces moments-là, il n’y a plus de temps. Plus rien n’existe que cet instant pur et précieux que je suis en train de vivre. Cet instant qui rassemble en lui-même autant d’insouciance que de conscience, autant de densité que de légèreté. Cet instant qui rassemble en moi celle que je suis, celle que j’étais et celle que je serai. Cet instant, enfin, qui laisse place à mon être atemporel.

Ces derniers jours, j’ai compris une chose: il n’y a pas de temps. Je suis allée à la rencontre de mon enfant intérieure, car une blessure m’y a conduite. J’ai pris conscience de la pérennité des cages intérieures que je m’étais construites pour me protéger. Je pouvais toujours devenir majeure, quitter ce garçon, gagner ma vie, déménager des dizaines de fois, passer d’une cage à l’autre, éternellement. Cela ne pouvait rien résoudre: la seule cage à quitter réellement, c’est celle qui dépasse le temps, celle qui a été construite avec un amour infini, pour protéger la vie, par une enfant qui n’avait pas d’autre choix. Et le seul être réellement capable de défaire cette cage, c’est encore cette enfant. Heureusement, le temps n’existe pas: cette enfant est là. Et heureusement, cette fois, cette enfant n’est pas seule: je suis là.

Je ne peux pas continuer d’avancer sans elle: elle a les clés de la liberté, de la créativité, de la spontanéité.

Elle ne peut pas continuer d’avancer sans moi: j’ai les clés de l’écoute, de l’amour inconditionnel, et j’ai les bras pour l’accueillir.

Pourquoi je vous partage tout ça ?

Parce que cet engagement que je prends avec moi-même, je le prends aussi avec vous : j’ai envie de contribuer à ce que tous ceux qui le souhaitent puissent renouer avec leur enfant intérieur, guérir  leurs blessures passées, et libérer leur potentiel.

C’est pour cela que j’ai commencé à plancher sur un programme sur ce thème, et qu’en attendant qu’il soit prêt, je vous propose de télécharger les 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur (c’est là, à droite !)

Et vous, comment est-ce que vous prenez soin de votre enfant intérieur ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

A bientôt

La Fannette

 

 

août 14, 2015 - témoignage    8 Comments

C’est décidé: j’arrête de me trouver des excuses

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Bonjour à tous !

Voilà plusieurs semaines que je n’ai rien publié. J’ai tout plein d’excuses:

Veuillez excuser La Fannette, elle déménage.

Veuillez l’excuser encore, elle est partie en vacances, et là où elle est, la wifi et tout ça, c’est compliqué.

Veuillez excuser La Fannette, elle a pas fini de déménager, et en plus, elle est prise de mélancolie. Elle vous fera un article génial quand elle aura fini de déménager, qu’elle ira mieux, qu’elle aura perdu 8 kg, qu’elle sera la femme parfaite qu’elle a toujours désiré être, et que du coup, elle aura plein de merveilleux conseils à vous donner pour vous aider à devenir, vous aussi, des êtres pleinement réalisés, idéalement géniaux et parfaitement déménagés !

Ouais. En me relisant, je vois bien que mes excuses, elles sont un peu pâles des genoux… et que si je continue à m’en trouver chaque semaine, et à attendre d’être parfaite,  je peux aussi bien décider d’arrêter ce blog aujourd’hui.

-Nan! La Fannette, arrête pas ton blog! On t’aime comme tu es! Continue à nous écrire des articles à partir de ton expérience, continue à grandir avec nous, allez, quoi, La Fannette, vas-y, oh!

-Waouh. Là, ça me fait chaud au cœur. Vous venez de me donner de merveilleuses raisons de continuer à écrire dans ce blog. J’ai vraiment envie de continuer à tisser mon chemin avec vous!

Et vous savez quoi ? ça va déménager ! parfaitement !

Et vous ? Vous avez trouvé quoi, comme excuse, pour ne pas laisser de commentaire ? Je suis impatiente de lire ça…

à bientôt !

La Fannette

Déménagement: l’occasion de dire halte au SMP !

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Me voilà en plein déménagement. Le onzième de ma vie d’adulte.  J’ai donc eu plusieurs fois l’occasion de faire le tri. Et pourtant. Chaque fois, je transporte mon lot de SMP, et chaque fois, une pièce entière de la maison (un grenier ou une cave, certes, mais tout de même) se trouve consacrée à la démultiplication silencieuse et sournoise de ce chiendent.

Ce que j’appelle le SMP, c’est le Substrat de Merdier Proliférateur… vous voyez ce que je veux dire ?

La robe de mariée de votre grand-tante, qu’on vous a gentiment offert, en vous disant: « je sais que toi, tu en prendras soin, parce qu’avec ta sœur, ça aurait fini aux ordures, tu sais comme elle est… » et que vous gardez religieusement parce que… pourquoi au fait ? Bref. De toutes façons, ça prend pas beaucoup de place, hein ? on va la mettre là, sur cette étagère. Et tant qu’à faire, puisque cette étagère est consacrée aux affaires dont on ne se servira jamais (mais qu’on ne peut pas donner parce que… pourquoi au fait ?),  autant y mettre le robot ménager auquel il manque une pièce qu’on retrouvera un jour, le puzzle de notre dernier qui est devenu trop facile pour lui mais qu’il veut garder (pourquoi au fait ?), nos vieux cours de fac, les cahiers des enfants de l’année dernière et des années d’avant, et quelques autres machins qu’on nous a donnés en nous disant qu’on nous les donnait mais qu’on y tenait quand même et qu’il fallait en prendre soin vous pensez ça fait 200 ans que c’est dans la famille. Juste une étagère, ça prend pas trop de place. Et tant qu’à faire, puisque de toutes façons on n’a pas besoin de ces choses qui sont sur l’étagère, autant mettre devant cette vieille armoire qui ne tient dans aucune chambre mais qu’on a trouvée à Emmaüs et qu’on a payée une bouchée de pain vous pensez ça aurait été trop dommage de laisser passer cette occasion, en plus on a la place, alors. En plus, dans cette armoire, on va pouvoir entreposer les habits taille 36 qu’on pourra remettre dans quelques mois, quand on aura fait un super régime. Et les jouets de bains qu’on donnera à l’occasion, et la lampe cassée qu’on a payée un bras et qu’on ne va tout de même pas jeter, à ce prix-là, vous pensez. Juste une armoire, ça prend pas beaucoup de place… Mais au fait, c’est quoi, les trucs dans l’étagère, derrière l’armoire ? On dirait qu’il y a des souris qui se sont mises là… ça sent un peu le moisi… ça commence à être pesant, cet endroit… bref : voilà un aperçu de la manière dont une chose passe du statut d’objet important et précieux à celui de SMP.

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Pourquoi certaines personnes seront toujours des victimes pendant que d’autres évolueront sans cesse

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Cet article fait écho à mon tout premier article sur ce blog: Comment faire d’une épreuve l’occasion de rebondir. Car je vais vous parler des « épreuves », des « échecs », ou de nos « petits ennuis » et surtout de notre manière de les accueillir.

VERSION VICTIME

Il y a deux semaines, j’ai eu un accrochage. Une voiture s’est rabattue juste devant moi après m’avoir doublée (elle m’a fait une queue de poisson), puis a freiné brusquement. Pour éviter de lui rentrer dedans et par réflexe, je me suis déportée sur la gauche, et comme une autre voiture était en train de me doubler, il y a eu un gros bruit, mon rétroviseur a valsé, et j’ai dû m’arrêter sur le bas côté pour régler le problème avec l’automobiliste concerné par l’accrochage, pendant que la première voiture, celle qui avait freiné devant moi, prenait la poudre d’escampette.

J’ai bien conscience que si je raconte mon histoire de cette manière, en m’en tenant à cet unique épisode, il me sera facile de me faire plaindre et de faire entendre à quel point j’ai été victime d’une horrible injustice: je me suis retrouvée en tort, alors qu’une personne visiblement malveillante a fait exprès de me freiner devant, m’obligeant ainsi à choisir en un quart de seconde entre lui rentrer dedans et prendre le risque de me faire rentrer dedans, pauvre de moi, argh.

Quelle tentation: se raconter, et raconter à qui veut bien l’entendre qu’on nous veut du mal, qu’on n’y est pour rien, et se faire plaindre, et se faire prendre en charge par des âmes charitables, et s’imaginer que nous sommes dans le camp des victimes, des gentils, pendant que d’autres nous mangent la laine sur le dos, nous roulent dans la farine, nous carottent, nous sabotent, nous flouent, nous cassent la baraque.

Les médias nous aident à nous maintenir dans cet état d’esprit, en nous montrant des bouts d’histoires bien choisis, dans lesquels certains apparaissent comme des victimes, et les autres comme des bourreaux. Nous n’aurons qu’un petit bout d’histoire, et nous ne chercherons pas à en savoir plus, car il nous plaît de voir le monde séparé entre les gentils et les méchants, et de nous imaginer que nous faisons partie du premier camp.

Mais cette vision ne nous aidera pas à nous relever de nos échecs, ni à prendre notre vie en main, puisqu’elle nous maintient dans la croyance que nous n’avons aucune prise sur ce qui peut nous arriver : avec cet état d’esprit, nous sommes à la merci de toutes les éventualités.

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Eh, vis, danse !

Mon expérience de la loi de l’attraction en direct !

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J’habite depuis maintenant trois ans dans une maison dont je suis propriétaire avec mon compagnon. Quand nous l’avons achetée, nous avions des projets professionnels totalement cohérents avec le lieu… La crise de la quarantaine étant passée par là, les projets ont changé, l’endroit ne correspond plus à ce que nous souhaitons pour notre vie…
donc la maison est à vendre depuis plus d’un an, et rien ne bougeait jusqu’à présent !
Cela fait donc plus d’un an que nos perspectives sont conditionnées par des « si », des « au cas où », des « pourvu que »… comme si tous nos projets dépendaient du bon vouloir d’éventuels acheteurs.
Après être passée par l’impuissance, la colère, le découragement, et j’en passe, j’ai décidé de bouger : arrêter d’attendre que le mouvement vienne de l’extérieur, et l’enclencher de l’intérieur : Read more »

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