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fév 11, 2017 - Non classé    2 Comments

Dialogue avec mon ((très) futur) arrière-petit-fils

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-Nanette ?

-Oui mon chéri ?

-Louna elle dit qu’avant, il y a très longtemps, on n’avait de l’argent que si on travaillait. Hein c’est pas vrai ?

-Si, c’est vrai.

-Mais non, Nanette, c’est pas possible ! Ça voudrait dire que si on voulait s’arrêter de travailler un an ou deux pour voyager, ou pour écrire un livre, ou pour apprendre de nouvelles choses, on gagnait rien, pas de sous, on pouvait pas s’acheter à manger ?

-C’est ça. Bon, il y avait des aides. Mais pour bénéficier des aides, il fallait prouver qu’on n’était pas capable de travailler, ou bien qu’on cherchait activement du travail. Souvent, les personnes qui gagnaient de l’argent sans travailler étaient mal vues. On cherchait à les faire culpabiliser.

-Mais Nanette, c’est pas possible ! C’est pas juste! Ça veut dire que les gens, ils travaillaient parce qu’ils étaient obligés de le faire !

-Pour beaucoup, oui.

-Mais ça veut dire qu’ils travaillaient pas pour le plaisir ? Ils travaillaient pour gagner de l’argent pour pouvoir manger, payer leur loyer, et tout ?

-Oui. Ça te choque ?

-Je peux même pas le croire. Ça me fait un truc dans le ventre, tu peux pas savoir.

-Si, mon chéri. Je crois que je sais ce que tu ressens : une boule dans le ventre, une peur, une sorte d’insécurité qui te prend parfois quand tu te laisses aller à des idées effrayantes comme : et si je perdais mon travail ?

-En fait, si on n’avait pas de travail, la peur arrivait, c’était une peur… comment dire… une peur de survie ! Ça c’est une grosse peur !

-Oui, tu as tout compris, mon grand. Cette grosse peur nous faisait parfois faire de grosses bêtises, comme de faire un travail qui nous rapportait des sous mais aucun plaisir, et qui petit à petit nous rendait maussades, parfois même malades.

-Mais c’est pas juste ! Parce que si tu arrêtais un travail qui te rendait malheureuse, tu avais peur de plus rien avoir !

-Oui, c’était plus difficile qu’aujourd’hui de quitter un travail. Mais on le faisait quand même ; on s’efforçait d’avoir confiance en la vie, et quand on avait confiance, souvent, on trouvait autre chose, de plus épanouissant. Mais ça, c’était quand on avait réussi à calmer ses grosses peurs.

-Alors les gens qui n’arrivaient pas à calmer leur peur, on pouvait leur faire faire tout ce qu’on voulait…

-Oui, la peur était un levier très puissant à cette époque. Il y avait une sorte de chantage : si tu n’étais pas content de ton travail, tu n’avais qu’à partir, d’autres seraient contents de prendre ta place. Si tu n’étais pas satisfait de ton salaire, même chose. On faisait croire aux gens que sans leur travail, ils n’étaient rien. Alors beaucoup étaient prêts à tout pour conserver leur poste. Parfois, ils allaient jusqu’au burn-out.

-C’est quoi le beurre naoute ?

-C’était une maladie liée au travail : quand une personne faisait tout ce qu’elle pouvait pour bien travailler, et qu’on lui disait que ce n’était pas suffisant, et qu’elle le croyait, et qu’elle finissait par dépasser ses limites pendant trop longtemps… elle craquait.

-Mais c’est pas croyable. Et de travailler pour l’argent, d’avoir peur de perdre son travail, de le faire sans plaisir, et tout, c’était un truc normal ?

-Oui, pour beaucoup d’entre nous, ça paraissait normal. On parlait du chômage aux enfants, dès le collège, on leur disait que s’ils ne travaillaient pas bien, ils ne trouveraient pas de travail intéressant.

-Tu veux dire que les enfants, ils travaillaient à l’école non pas pour le plaisir d’apprendre, mais parce qu’ils avaient peur, eux aussi ? Ils avaient peur de ne pas trouver du travail quand ils seraient adultes ?

-En gros, oui. Dès l’enfance, on pensait au chômage.

-C’est quoi en fait, le chaud mage ?

-Être au chômage, c’était ne pas avoir de travail. Comme le travail était une source de revenus, on se le disputait, il n’y en avait pas pour tout le monde. Depuis que le revenu universel est arrivé, le travail est mieux réparti, et c’est devenu un choix, non plus une obligation vitale ; on ne parle plus de chômage, maintenant.

-Mais du coup, s’il fallait travailler tout le temps pour se nourrir, on n’avait pas le temps de faire du bénévolat, de la coopération, du woofing, et tout ?

-Si, certains en faisaient, mais pour la plupart, c’étaient les jeunes qui n’avaient pas encore fondé de famille, ou bien les retraités. Mais cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui : je vois bien que maintenant, les activités solidaires ont beaucoup plus d’importance dans la vie des gens. La valeur coopération a remplacé la valeur travail.

-Mais Nanette, comment vous avez réussi à changer les choses, les vieux de ton époque et toi ?

-Entre la peur et la confiance, petit à petit, on a été une majorité à choisir la confiance. Et puis, on a eu un choix collectif à faire : des élections. D’un côté, on avait quelqu’un qui nous proposait de continuer à avoir peur : peur de manquer, peur des autres, peur de partager… de l’autre, un candidat nous invitait à lâcher nos défenses, à avoir confiance en nos ressources intérieures, en notre créativité, en l’autre, en la vie. Et on a fait le bon choix.

-Tu sais quoi ? Je suis bien content que vous ayez changé les choses. Je te remercie. Et je remercie tous les vieux de ton époque, aussi. Tu leur diras ?

-Promis.

nov 5, 2016 - Non classé    4 Comments

Nominée au Liebster Award !

 

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Il y a un mois, j’ai reçu un mail de la part d’Aurélie et Youri du blog « être heureux en couple » : ils m’informaient qu’ils m’ avaient nominée  au Liebster Award. J’ai été très flattée qu’ils aient pensé à moi et j’ai tout de suite accepté leur proposition. D’abord parce que j’aime beaucoup ce qu’Aurélie et son compagnon partagent sur leur blog, et aussi parce que ce concept me plaît. J’aime l’idée de se soutenir entre blogueurs, alors un grand merci à Aurélie et à Youri!

Le Liebster Award, qu’est-ce que c’est ?

Le Liebster award est un petit jeu qui vise à faire connaissance avec  le blogueur nominé grâce à des questions plus ou moins personnelles. Ensuite, cela permet de découvrir 11 autres blogs intéressants dans une thématique plus ou moins proche de celle du blog nominé.

Les règles du jeu pour le blogueur nominé:

  • Écrire 11 choses sur lui
  • Répondre aux 11 questions du blogueur qui l’a nominé
  • Nominer à son tour entre 5 et 11 blogs et poser 11 questions aux blogueurs
  • Mettre des liens vers les blogs choisis et informer les auteurs de leur nomination
  • Remercier le blogueur à l’origine de sa nomination et l’informer que la tâche est accomplie

11 choses sur moi

  • J’adore la musique et les histoires, c’est pourquoi je suis devenue conteuse-musicienne.
  • J’ai été musicienne du métro à Paris: je jouais de l’accordéon à la station Abesses. (Vous verrez des photos sur cette page)
  • Le jour de ma naissance, Sheila était invitée à l’émission . ydjbu66xlc1w4stnqa7lv_jjjjs272x300
  • J’ai quatre enfants.
  • J’aime la ville, la campagne, la montagne, la mer, les vallées, les grandes routes et les petits chemins, j’aime la Terre.
  • J’adore la littérature jeunesse. (Mes auteurs préférés: Marie-Aude Murail, Malika Ferdjouk, Louis Sachar)
  • Quand je croise quelqu’un qui fait la manche, je ne donne pas forcément d’argent mais toujours un sourire.
  • J’ai adoré la première saison de la série Dix pour cent, et je n’en peux plus d’attendre la suite.
  • Je sais marcher sur un fil.
  • Je suis très sensible et j’adore ça.
  • J’ai fait beaucoup de stages de développement personnel, et les meilleurs formateurs que j’aie rencontrés sont mes enfants.

Réponses aux 11 questions d’Aurélie et Youri

  • Quel est ton plus beau voyage?

J’ai pas mal voyagé… en France, et en stop. Je n’ai pas à l’esprit un voyage particulier, mais ce qui me vient, c’est cette expérience du stop, miraculeuse à chaque fois, tant elle regorge de rencontres aussi éphémères qu’intenses et magiques!

  • Quelle est ta définition du bonheur et penses-tu être heureux aujourd’hui ?

Pour moi, le bonheur dépend d’une manière de regarder la vie. Si j’accepte ce qui est, si je suis dans la gratitude, je suis heureuse. Aujourd’hui, je ne suis pas heureuse tous les jours, mais en tout cas j’ai la capacité de faire le choix du bonheur: je sais qu’il ne tient qu’à moi d’être heureuse.

  • Dans un couple, penses-tu que l’on puisse aimer l’autre toute sa vie ?

Je suis en couple depuis 22 ans. L’amour est toujours là. Ce qui n’est pas forcément là tous les jours, c’est notre attention à cet amour.

Oui, je pense qu’on peut aimer l’autre toute sa vie. Ce qui ne dure pas toute la vie, c’est la sensation de tomber amoureux, cette émotion qui nous envahit et nous surprend dans les débuts de la relation. Par la suite, l’amour est comme une plante qu’il faut arroser régulièrement, et entourer d’attentions pour qu’elle reste vivante.

  • Quel est ton secret pour rester motivé par tes objectifs ?

Quand je sens que la motivation retombe, je parle de mes projets (pas à n’importe qui, je choisis soigneusement mes interlocuteurs), et je reçois des encouragements. Cela stimule à nouveau ma persévérance.

  • Quel est ton plaisir coupable ?

Je peux passer des heures à lire sous ma couette… en me disant « c’est la dernière page, après je dors. »

  • Que fais-tu pour te remonter le moral quand tu es triste?

La plupart du temps, je ne cherche pas à me remonter le moral. J’accueille plutôt ma tristesse. Si parfois je cherche à me remonter le moral, je regarde une comédie, mais la tristesse revient sitôt après.

  • Penses-tu avoir une mission de vie, et si oui, laquelle ?

Oui, je pense avoir une mission de vie. Même si je n’en perçois pas très précisément les contours, je sais qu’elle est en rapport avec l’enfance (pas seulement les enfants jeunes, aussi les enfants intérieurs des adultes), les histoires, la musique, l’accueil inconditionnel.

  • Quel est ton rêve le plus fou ?

Mon rêve le plus fou est lié au succès. J’aimerais signer un bestseller, être invitée à des émissions de radio pour en parler, recevoir des lettres de lecteurs… ou bien jouer mon spectacle de contes devant un public très nombreux et très enthousiaste!

  • De quoi es-tu le plus fière dans ta vie ?

Sans hésitation: de mes enfants! Je les admire autant que je les aime, et je suis fière d’être leur mère.

  • Penses-tu aimer suffisamment la personne que tu es aujourd’hui ?

Je suis très douce et bienveillante envers moi-même. J’accepte d’être en cheminement, de ne pas être parfaite. Ceci dit, je pense pouvoir aller plus loin dans l’amour que je me porte.

  • As-tu un don particulier ?

Je me reconnais la capacité d’aimer de manière inconditionnelle, et d’être en empathie avec mon entourage.

Merci infiniment Aurélie et Youri de m’avoir posé ces questions. Elles m’ont permis de me connecter à moi en profondeur, et c’était un plaisir d’y répondre!

Les 11 blogueurs que je nomine

Mes 11 questions aux nominés

  1. Comment t’est venue l’idée de faire un blog?
  2. Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu écris un blog?
  3. Quelle est ta dernière belle expérience intuitive?
  4. Qu’est-ce que tu aimes le plus chez toi?
  5. Qu’est-ce que tu as du mal à accepter chez toi?
  6. Quel est le plus beau cadeau qu’on t’ait jamais fait?
  7. Que fais-tu pour te recentrer lorsque le stress pointe son nez ?
  8. Y a-t-il un livre/film qui t’inspire particulièrement? Lequel?
  9. D’après toi, qu’est-ce que tes amis apprécient chez toi?
  10. Dans ton blog, y a-t-il un article dont tu sois particulièrement fier? Lequel? et pourquoi?
  11. Quel est ton rêve le plus fou?

 

Merci aux blogueurs qui accepteront de participer à ce petit jeu!

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 4)

Que de pépites nous sont encore offertes avec ce quatrième jour de conférences…

Narissa et Caroline ont accueilli…

Michel Diviné

3 - Michel Divine

Michel est un spécialiste des constellations familiales, et il travaille beaucoup avec la CNV (Communication Non Violente) et la sociocratie.

Durant cette conférence, il a donné de nombreux détails sur les constellations familiales et la communication bienveillante, en lien avec l’abondance. La phrase qu’il a répétée le plus souvent, qui revenait dans ses propos comme un refrain, et que donc je considère comme l’information à retenir, c’est…

« Aujourd’hui, qu’est-ce que vous faites pour vous faire du bien ? »

***

Guillaume Leroy et Dorian Vallet

22 - Dorian Vallet et Guillaume Leroy

Guillaume et Dorian ont organisé l’événement « sucess day » au mois de janvier, et l’essentiel de leur interview portait sur cette expérience qu’ils ont vécue ensemble. Ce partage était très utile, car ils ont tiré de nombreux enseignements de cette aventure, et ils nous les ont livrés !

D’après eux, les deux qualités nécessaires pour réaliser un projet sont:

  1. le courage
  2. la confiance

Et voici la petite phrase qui m’a fait « tilt »:

« Tu crois que tu fais un chemin vers ton objectif mais en fait tu fais un chemin vers la connaissance de toi-même. »

***

Christian Tal Schaller

17 - Tal Schaller

Tal est médecin, chamane, et se préoccupe de la santé globale de l’être. Il est allé à la rencontre de peuples qui vivent sans maladies et sans conflits, desquels il a énormément appris.

Il a partagé, dans cette conférence, de nombreuses informations sur la santé, l’alimentation, la vie spirituelle, plus intéressantes les unes que les autres.

Celle que j’ai à cœur de vous partager parce qu’elle a réveillé en moi une grande joie, c’est l’idée selon laquelle les émotions sont faites pour circuler, et que la meilleure manière de les faire circuler est de s’y prendre exactement comme les enfants: sauter, crier, bouger dans tous les sens… bon. Il conseille tout de même de s’isoler pour ce faire (car comme le dit Tal, dans notre société, le seul adulte qui soit autorisé à vivre pleinement ses émotions est… le clown).

Et voici LA phrase de Tal pour enrubanner cette précieuse information:

« N’allez pas vers les gens avec des charges émotionnelles. »

***

J’ai énormément appris de ces quatre experts, à travers leurs conférences. Celle qui m’a apporté le plus de surprises et de nouveautés était celle de Christian Tal Schaller, ce clown au grand cœur !

à demain pour la suite !

La Fannette

juil 7, 2015 - Non classé    No Comments

Savoir entendre les compliments de nos ados

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Bonjour à tous !

Je suis sûre que vous êtes incrédules et pantois à la lecture de mon titre. Je vous entends déjà: « Des compliments, venant de nos ados, ah, ça existe ? » Oui, c’est vrai, on peut penser qu’il s’agit d’une denrée rare… Ce qu’il est important de garder à l’esprit, c’est que c’est normal, ça fait partie du plan « couper le cordon », et c’est plutôt sain. Il n’en reste pas moins que ça peut faire du bien, de temps en temps, de recevoir de la reconnaissance. Pour cela, il faut parfois savoir entendre leurs élans de gratitude derrière leur langage économe…

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5 étapes pour transformer ses croyances limitantes

Croyances-limitantes

Comme promis, voici mon « truc » actuel pour transformer les croyances limitantes. Les croyances limitantes sont des idées qui sont solidement incrustées en nous, et qui nous empêchent de nous réaliser pleinement.

Paradoxalement, elles se sont mises en place, à un moment donné de notre vie, pour nous rendre service. Voilà pourquoi il est impossible de tout simplement s’en débarrasser ! Les aspects de nous-même qui ont mis en place ces croyances, souvent pour nous protéger, vont avoir besoin  d’écoute  pour parvenir à les lâcher.

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