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à quoi servent nos ruminations mentales et nos projections négatives?

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On a beau savoir que les idées négatives nous tirent vers le bas, que la mauvaise humeur appelle la mauvaise humeur, on a beau connaître toute cette histoire de cercle vertueux et de cercle vicieux, on continue à ruminer, à faire tourner dans notre tête un petit moulin à broyer du noir…

alors, pourquoi?

et surtout… pour… quoi?

De la même façon qu’un enfant continuera de nous solliciter s’il a besoin de quelque chose, même (et surtout) si on l’ignore, nos petites voix déprimées n’auront de cesse de nous encombrer la tête tant que nous n’aurons pas tourné notre attention vers elles.

Comment accueillir ces idées noires,

et comment décrypter leurs messages?

-Les pensées liées à la peur

Imaginer un accident de voiture au moindre retard de notre conjoint ou de notre enfant n’est pas dramatique. Sauf si on alimente le scénario. Car dans ce cas, on finit par ressentir une inquiétude bien réelle. Qui se meut en panique si on continue à fournir des images horribles à notre cerveau.

Les pensées que l’on donne à notre cerveau sont comme le bois que l’on donne au feu. Nos émotions sont le contenu de la marmite qui est sur le feu. Au départ, on a une petite peur dans notre marmite. Après un film bien noir projeté par notre imagination, on a une épouvante sans nom. Qui peut nous amener à diffuser autour de nous une panique objectivement infondée, et potentiellement dangereuse.

Plutôt que de nous occuper d’alimenter le feu, occupons-nous du contenu de la marmite. Goûtons, même: quel goût a cette soupe à la peur?

Très souvent, la peur me parle d’un manque de sécurité. Nommer cette sécurité, ce besoin d’être rassurée, me permet d’assaisonner ma soupe, avec ces mots qui me font du bien: sécurité, être rassurée. Ce que je vais ajouter comme bois sous ma marmite maintenant sera en lien avec ces mots… sécurité, être rassurée… et les images qui me viennent maintenant alimentent un calme intérieur, qui éventuellement peut m’amener à prendre une décision à partir de mon centre.

Dans cet exemple, mes projections négatives m’auront servi à me connecter à une assise intérieure à partir de laquelle je peux agir sans panique.

-Les pensées liées à la culpabilité

Ressasser ce que j’aurais dû faire, ce que je n’aurais pas dû faire, paraît à priori vain et plombant. Pourtant, si je continue de ressasser, c’est qu’une part de moi a besoin d’être entendue.

Ou plutôt deux, puisque la culpabilité est un conflit entre deux parts: l’une est reliée aux besoins insatisfaits par l’action que j’ai faite (ou pas faite), l’autre est reliée aux besoins que j’ai cherché à satisfaire en faisant (ou ne faisant pas) cette action. C’est cette dernière part qui va se défendre et se justifier, quand l’autre va accabler et reprocher.

Ces reproches sont importants à entendre, toujours sans les alimenter. Ils vont me permettre de me relier à des aspirations fondamentales pour moi.

Par exemple, Rodolphe a passé une heure sur Facebook alors que sa fille Tania réclamait son attention. Tania s’est finalement rabattue sur son portable, auquel elle est restée rivée toute la soirée. Quand Rodolphe lui a finalement signalé qu’il était disponible pour passer du temps avec elle, Tania était prise dans une conversation passionnante par SMS, et elle ne lui a pas répondu. Il s’est maudit d’avoir raté l’occasion de partager un moment avec sa fille, se reprochant sa futilité. Si Rodolphe prend le temps d’accueillir ces reproches, il pourra mesurer combien c’est important pour lui de nourrir la connexion avec sa fille. Il verra aussi que c’est important pour lui de se détendre. Mettre ses besoins en lumière, les accueillir et les accepter comme légitimes lui donnera accès à plus de conscience dans sa manière de les nourrir. Certes, il aura raté un moment avec sa fille, mais il aura acquis, à partir de cette expérience, un regard plus conscient sur ce qu’il a réellement envie de vivre.

 -Les pensées liées au ressentiment

Très souvent, on en veut à quelqu’un lorsqu’il y a eu un défaut de considération ou de respect. Les pensées: on m’a fait ci, on m’a fait ça, appellent à accueillir un endroit de nous qui s’est trouvé victime d’une forme d’invasion ou d’abandon. Ce qui peut aider à transformer ces pensées qui donnent le pouvoir à l’autre (et du coup me dépossèdent de ma capacité à rebondir) est de questionner ma propre responsabilité:

  • comment en suis-je arrivée à ne pas me respecter à ce moment?
  • qu’est-ce qui s’est mis en place en moi pour que je ne parvienne pas à poser mes limites?
  • qu’est-ce que je réclame à l’autre que je n’arrive pas à me donner à moi-même?

 

Une fois que j’ai pris conscience de ma responsabilité, je suis déjà plus à même d’envisager une nouvelle attitude à poser par la suite.

Bien entendu, lorsque mon ressentiment s’appuie sur des événements de mon enfance, je ne peux demander à mon enfant intérieur de prendre la responsabilité des moments où il y a eu abus ou abandon. Dans ce cas, une aide extérieure est souvent nécessaire pour aller à la rencontre de mon enfant intérieure et transformer ce qui appelle à l’être.

 

En conclusion, les pensées négatives ne sont pas à jeter, ni à garder telles quelles: une fois recyclées, elles font un carburant précieux pour évoluer.

 

Si vous connaissez d’autres méthodes de « recyclage », n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

Quand plaisir rime avec fuir

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Dans mon précédent article, j’insistais sur l’importance du plaisir lié à l’apprentissage. Aujourd’hui je voudrais aborder la notion de plaisir sous un autre angle…

S’il est vrai que nous avons plus de chances de progresser et d’avancer si nous sommes dans le plaisir, il est aussi vrai que la recherche du plaisir peut nous amener à perdre de vue nos aspirations profondes et à attraper une maladie très répandue actuellement sous nos latitudes, et dont certains font leur business: l’addiction.

En gros, le plaisir doit être un carburant, et non un but.

Cela veut dire que j’irai loin, je surmonterai les obstacles, j’atteindrai mes objectifs, si je suis centrée sur mon but (ou sur l’aspiration profonde qui me met en mouvement) et si je prends plaisir à ce que je fais,

cela veut dire aussi que je m’enliserai dans une recherche insatiable, j’oscillerai perpétuellement entre soulagement et insatisfaction, si je ne me centre pas régulièrement sur mes aspirations profondes et si la recherche du plaisir est ma principale motivation.

Cette tentation de mettre la recherche du plaisir au premier plan revient chaque jour à la charge, et notre société de consommation nous la décline sous toutes les formes possibles et imaginables.

Voici quelques exemples des pièges auxquels nous pouvons être confrontés  :

  • Les publicités… il n’est question que de satisfaction à court terme et de plaisir (extrême, intense, etc…), et souvent ce plaisir est présenté comme incontournable, indispensable,voire vital!
  • Tout ce qu’on nous propose en « illimité », que ce soit internet dans notre forfait téléphonique, ou les légumes (friiiites!) à la cafétéria, est en réalité un piège bien ficelé, qui va d’abord nous attraper par notre porte-monnaie (je l’ai payé, maintenant il faut que je le rentabilise: donc, je passe beaucoup de temps sur internet, je mange beaucoup de frites) puis par l’addiction (maintenant que j’y ai goûté, je ne peux plus m’en passer).
  • Tout ce qu’on obtient en … moins de 24h chrono, la réduction du délai entre le désir et sa satisfaction.
  • Dans la relation intime, nous pouvons tomber dans le piège de la course au plaisir, et passer à côté de la connexion à l’autre.
  • Toutes les drogues, alcool, sucre, tabac, cannabis et drogues dures nous donnent accès à quelques instants de paradis (de plus en plus courts à mesure que nous devenons addicts), en échange d’une vie infernale, centrée sur le manque.
  • On a de plus en plus tendance à dédramatiser l’addiction, on en parle de façon légère « Moi c’est la clope… moi c’est les jeux vidéos… moi c’est le sucre... », alors qu’elle est reconnue par la médecine comme un trouble psychique.

 

Et voici quelques pistes pour les déjouer:

  • Lorsque je suis tentée d’engouffrer un éclair au chocolat d’une bouchée, je peux me poser deux questions: 1) est-ce que je suis en train de fuir quelque chose? 2) qu’est-ce que j’ai vraiment envie de vivre?
  • Repérer mes fragilités: quelles sont les tentations auxquelles pour l’instant je ne parviens pas à résister, et qui me poussent vers un comportement addictif? Une fois le repérage fait, je peux m’arranger pour ne pas m’exposer à ces tentations
  • Quand je prends plaisir à faire quelque chose, je le goûte… à fond
  • Je me relie aux joies simples et accessibles de mon quotidien
  • Je fais le point régulièrement sur mon degré de satisfaction, et je me relie le plus souvent possible à mes aspirations profondes. Ceci m’évitera d’entrer dans un système de compensation

 

Si vous avez d’autres pistes à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt

La Fannette

 

 

 

Morosité saisonnière: 4 astuces pour l’endiguer

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Nous sommes nombreux à être concernés par le manque d’entrain en hiver. Cette année, particulièrement, les jours de pluie qui se succèdent et les trop rares apparitions du soleil derrière les nuages ne nous aident pas à nous en sortir, et à faire le plein de sérotonine (cette hormone de la bonne humeur favorisée par la lumière).

Nous n’avons plus qu’à nous aider nous-mêmes pour garder le sourire!

Pour cela…

  • Cocooning, oui, molluscing, non

Si on ne se prend pas une petite journée sous la couette avec un bon bouquin ou devant une super série en hiver, quand le fera-t-on?

Quand il fait froid dehors, il fait doux se chouchouter, accueillir avec bienveillance cette part de nous qui a tant besoin de douceur et de réconfort.  A chacun cependant de sonder les limites entre se chouchouter et se ramollir dangereusement: car attention, de la mollesse à la déprime, il n’y a qu’un pas! Pour ma part, je m’accorde une journée de ce genre par semaine au maximum, et si jamais je fais un écart sur ce point, je veille à ne surtout pas enchaîner deux journées cocooning d’affilée, car ensuite la pente est trop dure à remonter. A l’inverse, je sais que si j’enchaîne mes journées sans souffler, je finirai par le payer… tout est question d’équilibre.

  • Faute de sérotonine, bienvenue aux dopamines et aux endorphines!

L’activité physique régulière permet la libération dans le corps d’hormones bienfaisantes. Même si cela représente un effort de commencer, une fois le rythme installé, cela devient de plus en plus facile. Marcher, courir, nager, sauter sur un trampoline ou danser, le choix est illimité, et chacun peut trouver une activité à sa portée.

  • Musique, couleurs, pensées, place à la bonne humeur…

La musique que nous écoutons, les couleurs que nous portons, les pensées que nous laissons tourner dans notre tête, tout cela représente une nourriture quotidienne que nous donnons à notre inconscient. Si nous voulons sortir de la grisaille émotionnelle, à nous de faire des choix conscients, qui correspondent exactement à ce que nous désirons. S’il est facile de choisir une musique entraînante à écouter en voiture, une veste orange plutôt qu’une grise, cela demande plus de vigilance de surveiller ses pensées. Mon conseil en cas d’afflux de pensées déprimantes: reliez-vous à votre corps, respirez en conscience, puis visualisez la meilleure version de votre journée (ou du projet en cours).

  • Gratitude quotidienne, et la vie devient sereine!

La gratitude est un merveilleux accélérateur de bonheur, bienvenu en cette saison… et il n’est pas besoin d’avoir gagné à la loterie pour l’éprouver. Il pleut? quelle chance j’ai d’avoir un parapluie! ou d’avoir un abri bien au chaud! Comme ça fait du bien d’imaginer les nappes phréatiques en train de faire des réserves! Bref, avec ce qui tombe, on n’a pas fini de se réjouir!

Et vous, quelles sont vos astuces anti-déprime? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

2018, année de la réussite !

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Aujourd’hui, voici un article invité sur le thème de la réussite,

écrit par Mohan DAVID

 

À chaque nouvel an, nous avons droit à une rétrospective de l’année précédente et à des spéculation sur celle à venir, que ce soit de la part des médias, de nos proches, ou de nous-même. D’ailleurs, un de mes amis voit 2018 comme une année pleine de surprises qu’il imagine catastrophiques pour notre avenir… Cet optimisme légendaire m’a conduit à une réflexion que j’aimerais vous partager aujourd’hui.

Nous n’avons quasiment aucun pouvoir sur les drames qui nous affectent : nous ne pouvons pas agir sur les attentats, la perte d’un proche, tout ce qui peut nous arriver de douloureux. À l’inverse, nous sommes en mesure de provoquer tout ce qui peut potentiellement nous arriver de mieux, qu’il s’agisse des rencontres, des décisions, ou des actes, susceptibles de participer à notre épanouissement personnel.

Les rencontres.

Et si une rencontre, une discussion avec un ami, marquait un tournant dans notre vie ? Nous avons tous, dans notre entourage proche ou non, une personne qui nous inspire, qui nous passionne dans sa façon d’agir, de voir les choses… Une des intentions pour cette nouvelle année pourrait donc être de passer plus de temps avec ces gens inspirant pour nous, ou alors de provoquer des rencontres bénéfiques. Tous ceux qui ont réussi ont d’abord essayé, cette phrase que l’on applique surtout aux jeux d’argent est bien sûr applicable aux rencontres. Pourquoi ne pas utiliser la technologie pour entrer en contact avec nos influents aussi célèbres soient-ils ? La probabilité que nous les rencontrions en envoyant des mails par exemple sera toujours plus élevée que celle que nous les rencontrions… sans rien faire ! Pourquoi ne pas dépenser notre argent pour inviter un ami qui nous inspire au restaurant plutôt que de le dilapider en achetant des pizzas car nous n’avons pas le courage de préparer le repas ?

Tout cela ne demande qu’une prise de décision, un pas à faire, un « Aujourd’hui je le fais. »

Les décisions.

Et si une simple décision changeait notre vie ? Et si, par exemple, après des années passées à nous complaire dans une routine monotone mais stable nous décidions de lâcher prise, de suivre nos envies ? Si du jour au lendemain nous décidions de démissionner pour monter notre entreprise ou simplement si nous décidions d’être heureux ? Prendre une telle décision n’a rien de facile car nous ou nos proches auront tendance à prendre nos dire à la légère, ou à penser que nous ne passerons jamais à l’action. Nos proches sont d’une aide précieuse car ils ont un avis qui doit être pris en compte, pour étayer notre décision, prévoir ce qu’on n’a pas prévu, et trouver du soutien. La décision implique aussi un travail sur soi.

Empêchons nos peurs de poser des barrières là où nous n’autorisons personne à en mettre.

Une fois que notre décision est prise, il ne nous reste plus qu’à agir.

Les actes.

Beaucoup trop de personnes restent bloquées à cette étape, elles ont des rêves, savent ce qu’elles ont à faire pour les réaliser mais restent paralysées par l’appréhension. « Et si ça ne marchait pas ? Je n’y arriverai jamais. » toutes ces pensées négatives sont le fruit de nos peurs, c’est notre cerveau qui les crée, nous y avons donc accès. Si le chemin vers la réussite est parsemé d’embûches, il est surtout composé d’obstacles que nous nous imposons inconsciemment. Une fois tombées les barrières que nous nous sommes infligées à nous-même, le chemin vers la réussite sera beaucoup moins difficile qu’il n’y paraît. Une des barrières pourrait être « C’est trop dur, je ne suis pas capable de le faire. » en parlant par exemple de démissionner.

Si nous le faisons, si nous trouvons le courage d’agir, nous pourrons nous appuyer sur notre sentiment d’accomplissement et de fierté pour surmonter la barrière suivante. Plus l’obstacle nous paraît insurmontable, plus la fierté d’avoir réussi sera grande, et plus grande sera notre détermination à poursuivre notre chemin. Nous ne regretterons jamais d’avoir échoué, nous regretterons de ne pas avoir essayé.

Vous allez me dire… avec des « si » on refait le monde. Vous avez raison, enlevons le « si » et refaisons le monde, passons de « si je fais ceci, je serai heureux » à « je fais ceci, je suis heureux ».

Si cet article vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

rêves: comment se donner toutes les chances de les réaliser

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Nous sommes nombreux à être tournés vers un idéal de vie, un rêve à atteindre. Comment faire pour donner une chance à ce rêve de s’incarner dans notre vie? Comment le semer dans notre quotidien? Voici quelques pistes.

  • Essayer

Même si autour de nous, les discours décourageants ou moqueurs fleurissent, pourquoi leur donner le pouvoir? Pourquoi qualifier notre rêve d’impossible et y renoncer? Bien sûr, nous ne pouvons avoir l’assurance que nous réussirons. Ce qui est certain, c’est que si nous n’essayons pas, il ne se passera rien, et notre rêve ne germera pas. Se dire « Je vais essayer » est un premier pas vers une concrétisation de notre rêve.

  • Faire coopérer notre part « tortue » et notre part « aigle »

L’aigle a une vue d’ensemble, il anticipe, il connaît son but. Mais il n’a pas les pieds sur terre.

La tortue avance, pas à pas, parfois laborieusement. Elle est capable de passer des heures à se heurter à un rocher qu’elle pourrait contourner. Elle est bien incarnée dans le quotidien.

Si la tortue est guidée par l’aigle, elle saura où mettre les pattes et dans quelle direction orienter ses efforts pour construire la vision de l’aigle.

Si l’aigle accepte le rythme de la tortue, il la guidera avec bienveillance en fonction de ce qu’il voit.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « aigle intérieur », nous ne ferons que rêver notre vie.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « tortue intérieure », la vie sera une suite d’actions laborieuses vides de sens.

Voilà pourquoi nous avons à faire coopérer ces deux parts si nous voulons voir germer nos rêves dans le concret: avoir une vision à long terme, et faire patiemment les petits pas nécessaires à la réalisation de notre rêve.

  • Rester à l’écoute

Un rêve ne se construit pas par l’exigence ou la volonté. Sa réalisation ne dépend pas de notre capacité à contrôler la réalité. A partir du moment où nous avons posé notre intention, défini notre objectif, la vie nous invite à danser avec elle: rencontres, opportunités… nous sommes invités à modifier le terreau de notre quotidien en fonction des signes que nous recevons, pour que se concrétise l’intention que nous avons posée.

  • Remercier

Mesurer les petits pas que nous faisons, les cadeaux que nous recevons de la vie, et éprouver de la gratitude pour cela contribue à notre avancée. La gratitude pratiquée au quotidien est un appui formidable pour avancer vers nos rêves.

 

Si vous avez d’autres pistes, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

10 bonnes raisons de passer du temps à jouer

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Jouer n’est pas une activité puérile ou dérisoire. Bien au contraire, c’est une manière plaisante de développer nos capacités et d’étendre le champ des possibles dans de nombreux domaines de notre vie. Car les qualités que nous développons en jouant s’ancrent de manière durable dans notre cerveau, et sont disponibles ensuite pour vivre avec plus de facilité et de légèreté les challenges qui se présentent à nous. Autrement dit…

jouer nous permet de passer à un autre niveau dans la vraie vie!

  • Jouer aide à lâcher prise et à faire confiance.

Prenons un un grand classique : le Rubik’s Cube. Pour obtenir une face, on ne prend guère de risque, mais ensuite, pour aller plus loin, on va devoir accepter de rompre, pendant un moment, la stabilité à laquelle on était arrivé. Sinon, impossible de poursuivre ! Plus on jouera, plus notre cerveau s’habituera à remettre en cause ses repères, et associera cette instabilité au plaisir du jeu. Nous développerons ainsi notre capacité à prendre des risques pour progresser, et ceci dans notre vie de tous les jours.

  • Jouer développe la patience, la concentration et la persévérance.

Les parcours à bille comme le Perplexus nous aident à accepter l’échec et à en faire une aubaine pour notre curiosité : en effet, avant de réussir à franchir un cap difficile, nous allons faire de nombreux essais, analyser nos erreurs et en faire des occasions d’apprentissage. Nous allons également remplacer la notion d’échec par celle de défi, et muscler ainsi notre persévérance.

  •  Jouer encourage l’intelligence relationnelle et la coopération.

Tous les jeux d’équipe, qu’ils soient sportifs ou non, nous encouragent à élargir notre conscience au groupe, et à mettre nos atouts au service de plus grand que nous. Plus nous exercerons cette capacité en jouant, plus il nous deviendra facile d’être au service du collectif, de déléguer, et de co-créer.

  • Jouer fait travailler notre mémoire

Tous les « Mémos » et dérivés stimulent notre mémoire d’une manière légère et positive.

  • Jouer aiguise nos facultés de réflexion et d’anticipation

Dames, échecs, tarot, belote… il est rare que les jeux de société ne comportent pas une part de stratégie qui nous oblige à ramifier notre réflexion. Cette manière d’orienter nos pensées vers plusieurs possibles, d’élaborer des stratégies de plus en plus complexes au fur à et mesure de nos progrès est un véritable dopant pour notre cerveau!

  • Jouer nous permet de tester notre intuition

L’intuition est toujours présente dans notre vie, mais nous n’osons pas toujours lui faire confiance. Lui donner toute sa place dans le jeu nous permet de la roder sans prendre de gros risques, et de vérifier que nous pouvons compter sur elle.

  • Jouer nourrit les liens amicaux et familiaux

Si dans mes souvenirs de soirées, je devais sélectionner les meilleures entre les bonnes bouffes, les soirées ciné, ou les soirées jeux, j’opterais sans hésitation vers les soirées jeux, et je pense que je suis loin d’être la seule dans ce cas.  Lorsqu’on joue, on se retrouve en lien de manière instantanée avec notre enfant intérieur, et avec les enfants intérieurs des autres joueurs. Autrement dit, la connexion s’établit à un endroit où la légèreté, la spontanéité et l’authenticité sont de mise, ce qui est précieux pour nos relations.

  • Jouer alimente notre imagination

Certains jeux comme le « Dixit » nous emmènent sur des terrains que nous avons, pour certains d’entre nous, peu l’occasion de fouler dans nos vies quotidiennes: le terrain de l’imagination, des symboles, du métaphorique. Découvrir ces espaces en nous est précieux pour notre compréhension de nous-mêmes, et pour notre créativité qui s’en trouve décuplée.

  • Jouer nous relie à l’instant présent

Jouer est une activité gratuite, qui n’est soumise à aucune pression, à moins que nous en fassions une contrainte (si par exemple nous imaginons que nous avons le devoir de jouer avec nos enfants, et que nous n’en avons pas forcément l’élan). Lorsque nous jouons, généralement nous sommes pleinement et volontairement là, et nous goûtons le plaisir de l’instant. Plus nous ferons des activités qui nous relient à l’instant présent, plus nous vivrons en pleine conscience.

  • Jouer réveille notre enfant intérieur et nous donne l’occasion de guérir des blessures

Parfois, des schémas de fonctionnement bien ancrés jaillissent lorsque nous jouons. Par exemple, on ne peut s’empêcher de tricher, ou bien au contraire, nous avons peur que les autres trichent, et cela nous empêche d’être dans la légèreté. Si nous prenons le temps d’accueillir ce qui se joue pour notre enfant intérieur, nous tenons là une formidable opportunité de transformation.

Ce dernier point m’amène à attirer votre attention sur l’importance de prendre soin de son enfant intérieur au quotidien. Sur ce sujet, vous pouvez lire ou relire l’article « Pourquoi je m’engage envers mon enfant intérieur« .

Et comme Noël approche, mon Père Noël intérieur ne peut résister à l’envie de vous faire un cadeau…

Je vous offre le programme en 21 jours

« Retrouver la paix en prenant soin de son enfant intérieur »

Cette offre est valable jusqu’à fin décembre. (Même si vous n’êtes pas disponible actuellement pour ce programme, je vous conseille de vous inscrire, vous pourrez toujours vous plonger dans le programme quand vous en aurez le temps!)

Recevez  votre  programme

 

 

Si cet article vous parle, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous,

 

La Fannette

Quand le corps parle: 6 étapes pour décrypter ses messages

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Quand on oublie de s’écouter pendant trop longtemps, quand on perd de vue d’essentiel, ou quand on laisse de côté une blessure qui appelle, le corps ne tarde pas à nous rappeler à l’ordre, parfois jusqu’à ce que nous n’ayons plus qu’un choix très limité:

  • réagir en victime (dans un premier temps, c’est ainsi que je réagis la plupart du temps: « ce n’est vraiment pas le moment » « il faut que ça m’arrive à moi », etc)
  • nous arrêter, et prendre en compte le message.

Le premier choix étant assez facile à suivre d’une part, et très peu productif d’autre part, je vous propose que nous explorions le deuxième.

Comment écouter ce que le corps veut nous dire? comment prendre en compte son message?

Il peut être difficile, dans un premier temps, d’accepter ce qui nous arrive: douleurs, maladies, tensions corporelles sont rarement les bienvenues. Et pourtant, elles sont là pour nous aider à nous débarrasser de schémas de fonctionnement qui ne sont pas à notre service.

Donc, en premier lieu, je me rappelle que mon corps est mon allié, et que ce qu’il manifeste a du sens. Je déploie donc mes antennes et je m’ouvre aux signes qui me sont offerts pour déceler où tout cela veut en venir.

Par exemple, depuis quelques semaines, j’ai un disque pincé, ce qui me provoque d’atroces douleurs. L’image qui m’est venue, c’est de me voir en train de tirer un traîneau, courbée sur une corde au niveau du ventre. Sur le traîneau, je voyais mes proches en train de se laisser tirer, tranquillement. Cette image reflète un schéma de fonctionnement que j’ai du mal à lâcher: je me plie en quatre pour les autres (l’expression est également signifiante), j’oublie les capacités de mon entourage, et mes limites.

  • Je laisse tous ces signes me parler, sans chercher à interpréter. Tout ce qui suscite de l’émotion est bon à accueillir.

Exemple: L’image du traîneau stimule une tristesse profonde: l’accueillir me permet de faire le deuil de n’avoir pas été plus respectueuse avec moi.

  • Je me laisse traverser par mes émotions, et petit à petit, j’ai accès à ce qui me manque, finalement: de quoi ai-je le plus besoin?

Exemple: Cette tristesse me permet d’avoir accès à mon immense besoin de douceur, de bienveillance, de compréhension

  • Je reconnais et j’accepte que ces derniers temps, je n’ai pas nourri certains de mes besoins fondamentaux: je fais en quelque sorte le deuil de ce que j’aurais pu faire pour prendre plus soin de moi.

Exemple: J’accepte que je n’aie pas écouté mes limites, que je me sois laissée prendre par un schéma de toute puissance (superwoman…)

  • Comme il n’est jamais trop tard, je laisse venir à moi les occasions et les idées pour prendre soin de mes besoins. La vie est généreuse: j’aurai très vite l’occasion de me relier à ce qui est important pour moi, et de poser des limites pour me respecter.

Exemple: Comme j’ai l’air bien bloquée, tout le monde me donne des conseils pour prendre soin de mon dos; j’écoute et j’applique ceux qui me parlent.

Si vous avez rencontré des difficultés avec votre corps, qui se sont révélées finalement des occasions d’évoluer vers vous-même, ou si vous souhaitez partager sur ce sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

3 différences entre responsabilité et culpabilité

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Lorsqu’on fait une erreur, on peut avoir tendance à ressasser sans cesse, à repasser en revue ce que l’on a fait, en comparaison avec ce que l’on aurait dû faire, et à s’en vouloir. La culpabilité nous tient, et si on la laisse faire sa loi, on n’est pas prêt de se remettre de son erreur.

La culpabilité est habituelle, tout le monde y a droit, mais elle appelle à être transformée, pour que l’on puisse continuer à avancer sans regarder sans cesse en arrière.

Une fois la culpabilité transformée, c’est la conscience de notre responsabilité qui la relaie, pour notre plus grand bien. Mais au fait: quelles sont les différences entre culpabilité et responsabilité?

 

  • Première différence: la culpabilité nous maintient sur le plan des pensées et des jugements, quand la responsabilité nous invite à nous relier à ce que nous ressentons, et à l’accepter.

En fait, la culpabilité nous protège souvent d’une connexion à nos sentiments profonds. Inconsciemment, nous préférons nous sentir coupables et nous en vouloir plutôt que de nous confronter à ce que nous vivons intérieurement. La culpabilité ne fait pas partie des sentiments purs qui nous animent, car elle est toujours en lien avec des pensées: « Je n’aurais pas dû »… « mais pourquoi a-t-il fallu que je me comporte comme ça »… « Je suis nulle »…

A partir du moment où nous acceptons que les choses se soient passées comme elles se sont passées, nous passons sur le plan de la responsabilité: nous disons « oui » à cette réalité, et nous assumons le fait d’avoir contribué à cette réalité. Alors, nous pouvons nous ouvrir à ce que cela nous fait.

  • Deuxième différence: la culpabilité est en lien avec l’exigence, la responsabilité nous relie à l’humilité.

Si nous n’acceptons pas d’avoir agi comme nous l’avons fait, c’est que nous avons l’exigence d’agir toujours de manière adéquate. Regarder la réalité en face et l’assumer suppose que nous acceptons nos failles et nos limites avec humilité.

  • Troisième différence: la culpabilité nous tire vers la morosité, voire la déprime, alors que la responsabilité est un tremplin.

En effet, quand nous sortons du cercle infernal des pensées et des jugements sur soi, nous pouvons regarder avec conscience et humilité de quelle manière notre erreur est source d’apprentissage pour la suite.

Le passage de la culpabilité à la responsabilité est une gymnastique du quotidien. Elle peut se travailler en accompagnement individuel ou en atelier. Le prochain atelier que Célia Portail et moi-même animons porte sur ce sujet. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à télécharer ce document:

atelier des 8 et 9 juillet

 

Si ce sujet vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

Parentalité: pourquoi expliquer ne suffit pas…

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Aujourd’hui, j’ai à cœur de vous partager une prise de conscience que j’ai faite en regardant, il y a quelques semaines, la conférence de Caroline Burel sur l’EFT en famille (je vous avais invités à cette conférence, souvenez-vous!)

Caroline nous dit:  « C’est à partir de 12 ans environ que nos enfants ont dans leur cerveau les ondes qui vont leur permettre de raisonner, de faire les choses par volonté, avant ils sont en mode inconscient, subconscient. (…) Jusqu’à 10 ans nos enfants  sont complètements connectés à notre inconscient. Ils nous donnent accès à nos croyances, il les captent et les manifestent. »

Cela signifie que leur cerveau

  • n’est pas programmé pour enregistrer nos explications logiques et nos demandes raisonnées
  • scanne en permanence notre inconscient

 

Autrement dit, si nous voulons communiquer efficacement avec eux, nous devons mettre de côté ces trois outils:

  • logique
  • raisonnement
  • volonté

et nous devons accepter que leurs réactions sont parfois un miroir grossissant qu’ils nous tendent.

Quels outils utiliser alors, et comment décrypter leurs messages?

Outil n°1: L’écoute sensible

Je précise « sensible », parce qu’on peut toujours écouter avec notre tête, chercher à comprendre, à analyser ce qu’il advient, et à ce moment-là nous resterons sur notre île, loin de celle de notre enfant. Pour le rejoindre là où il est, il nous faut éveiller notre sensibilité globale, et nous ouvrir à tous nos canaux de perception. Notre enfant est en lien direct avec notre inconscient. Notre inconscient nous parle… à travers notre corps. Écouter ce qui se joue dans mon corps, rester attentif aux messages que le corps de mon enfant manifeste me permettra de rester en lien avec ce qu’il vit réellement.

Par exemple: que se passe-t-il quand on force un enfant à dire « pardon » à un autre enfant suite à un conflit (qu’on veut régler vite fait bien fait)?

La bouche de l’enfant dit « pardon ». Mais son corps? Est-ce que l’enfant semble en connexion sincère avec son camarade? Est-ce que ses yeux traduisent un réel regret?

Outil n°2: La CNV

La CNV ou Communication Non Violente (appliquée de manière sensible et non de manière cérébrale), permet justement de nous relier à nos ressentis, aux messages de notre corps, et d’inviter notre interlocuteur à se relier, lui-aussi, à ce qui se joue chez lui.

Dialoguer avec notre enfant sur le plan des sentiments et des besoins est en cohérence avec sa manière d’être en lien avec le monde: constamment en mode « inconscient, subconscient », l’enfant a un accès direct à sa vie intérieure… et à la nôtre. Si nous faisons coïncider notre discours avec notre état intérieur, c’est rassurant pour lui.

Par exemple: Une maman est au square avec sa fille. Elle a envie de rentrer à la maison parce qu’elle doit aller aux toilettes. Elle dit à sa fille: « On y va, ma puce? il fait froid, non? » Sa fille refuse, et continue de s’amuser sur son vélo. La mère insiste: « Bon, allez, viens, on a assez joué! » Sa fille l’ignore. La mère baisse les armes et décide d’assumer son besoin: « Ma puce, j’ai envie de faire pipi, je voudrais rentrer. » « J’arrive! » répond joyeusement l’enfant, en rejoignant sa mère. (véridique)

D’autre part, ce processus est très aidant pour aller écouter en profondeur ce que notre enfant stimule chez nous. Puisqu’il manifeste, de manière inconsciente, des messages qu’il reçoit de notre propre inconscient, il vient nous chercher là où nous sommes vulnérables. Pratiquer l’auto-empathie (écoute en profondeur de ses propres sentiments, besoins et aspirations) va nous permettre de nous relier à cette part de vulnérabilité en nous, de l’accueillir et parfois de transformer des croyances. Souvent, notre transformation intérieure entraîne une modification du comportement de notre enfant.

Outil n°3: Le jeu, les histoires, les images

L’inconscient est friand de couleurs, d’histoires, de plaisir. Il n’est pas adepte de l’action posée en force en vue d’une récompense future. Il est dans l’instant et uniquement dans l’instant. Et donc, l’enfant aussi!

Par conséquent, les arguments du type tu dois faire ci parce que sinon plus tard cela n’ont aucun impact sur le cerveau de notre enfant.

Par contre, transformer une tâche en jeu, faire parler la brosse à dents ou le cartable, saupoudrer du plaisir sur toutes les actions banales de la journée s’avère efficace et allège le quotidien.

Il existe de nombreux autres outils, et je compte sur vos commentaires pour compléter ma liste!

MAIS quel que soit l’outil que vous mettez en pratique, il y a un MAIS

Voici le MAIS:

Si vous utilisez la CNV ou le jeu dans le but crispé d’envoyer votre enfant au lit ou de le contraindre à se laver les dents, et qu’en fait vous n’être absolument pas disponible pour jouer ou pour vivre une réelle connexion, ça ne marchera pas.

Pourquoi? Parce que vous aurez beau faire semblant de toute la force de votre volonté, votre enfant percevra le message de votre inconscient, et vous subirez l’effet boomerang: vous prendrez votre incohérence en pleine figure… sous forme de cris, de refus ou de crises.

Eh oui… avec les enfants, pas moyen d’échapper à sa propre vérité vraie!

 

N’hésitez pas à partager vos expériences, réactions et témoignages en commentaire!

à bientôt pour un prochain article,

La Fannette

Sortir de sa zone de confort… ça veut dire quoi?

papillon

De nombreux coaches et accompagnants nous conseillent cette sortie salvatrice de notre zone de confort. Elle est la solution à tous nos maux, le tremplin vers une vie magique, la promesse de lendemains radieux.

C’est un sujet qui d’une part me passionne, et qui d’autre part mérite à mon avis qu’on s’y arrête avec autant de vigilance que de délicatesse.

Je vous propose deux axes d’approche sur cette question, qui pourraient paraître antagonistes, mais qui sont complémentaires: 1) Quand et pourquoi il est vital de ne pas sortir de notre zone de confort. 2) Quand et pourquoi il est vital de sortir de notre zone de confort.

1) Quand et pourquoi il est vital de ne pas sortir de notre zone de confort…

Tout d’abord, de quoi est-elle faite, cette fameuse zone de confort?

Elle est faite de nos habitudes plus ou moins au service de la vie, d’un quotidien qui nous rassure et nous enveloppe, elle est comme un nid douillet qui nous invite à l’immobilité, parfois à la paresse. J’aime la comparer à l’intérieur opaque et chaud d’une maman.

C’est cette dernière comparaison qui m’invite à traiter ce sujet avec vigilance et conscience: dirons-nous à un fœtus qu’il est en train de perdre du temps, qu’il doit à tout prix sortir de cet utérus parce qu’il a autre chose à faire de sa vie que d’écouter grandir ses cellules et battre le cœur de sa mère? Ah, certes non.

Certaines parts de nous sont comme ce fœtus. Elles sont restées en arrière, comme coincées dans le passé, rivées à des blessures qui les empêchent de libérer leur plein potentiel. Si ces parts sont bousculées, elles sont prêtes à nous rendre malades pour se protéger. C’est, je vous l’accorde, complètement incohérent, puisque, nous rendant malades, elles se mettent aussi en danger, mais c’est ainsi: un besoin vital, s’il n’est pas entendu, peut nous pousser vers la mort.

Lorsque, face à un défi, une résistance tétanisante s’exprime à l’intérieur de soi, il est à mon avis très important d’aller écouter de quoi il s’agit, et de prendre le temps, le cas échéant, de guérir ce qui doit l’être avant de se lancer.

Par contre, on peut passer sa vie à laisser nos blessures dicter notre conduite, et passer à côté de nombreuses opportunités de grandir: tant qu’elles ne sont pas guéries, les blessures peuvent être des freins. Notre rôle, si toutefois nous sommes mus par la volonté d’évoluer, est de prendre nos responsabilités face à ce qui s’exprime en nous, et d’aller trouver du soutien pour prendre soin de nos parts blessées quand nous les rencontrons.

2) Quand et pourquoi il est vital de sortir de sa zone de confort.

De même qu’il est dangereux de forcer un fœtus à sortir du ventre de sa mère, il est dangereux de l’y maintenir quand il est temps qu’il sorte.

Ce n’est pas quelqu’un d’extérieur qui lui intime de sortir de son nid, c’est la vie qui s’exprime à travers lui et qui le pousse vers la lumière.

De la même manière, l’intuition nous invite à agir de telle ou telle sorte, nous avons soudain l’envie tenace de faire quelque chose qui en même temps nous challenge.  Si nous allons jusqu’au bout de cette envie, nous ouvrons une porte derrière laquelle se déploient des possibilités que nous n’aurions jamais imaginées auparavant.

Mais pour suivre cette envie, nous avons tout de même à surmonter le trac de celui qui va se révéler dans sa vérité. Le trac de celui qui était chenille, qui va ouvrir ses ailes pour la première fois, et les montrer au grand jour.

C’est pour cela que ce n’est pas anodin, même si nous sommes prêts, même si nous avons guéri cette part qui nous empêchait de nous ouvrir. Et c’est à ce moment-là que surmonter cette dernière résistance du cocon qui se déchire est vitale pour notre évolution: si nous ne le faisons pas, nous faisons stagner en nous une vie qui ne demande qu’à circuler.

Mais alors… comment savoir, si quand je m’accroche à ma zone de confort, ce qui s’exprime en moi, c’est simplement le trac du papillon, ou l’appel d’une part blessée?

En écoutant, en profondeur, mes dialogues intérieurs. En laissant la parole à mon intuition et aux signes. Et si j’ai la croyance que l’intuition, c’est vraiment pas mon truc, je peux commencer tout doucement, par les défis du quotidiens les plus anodins.

Si vous avez l’élan de partager vos expériences sur le sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à tout bientôt,

La Fannette

 

 

 

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