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Pourquoi est-ce difficile de changer, et comment faire pour y remédier ?

photo article Solène

Aujourd’hui, voici un article invité écrit par Solène Coriolles, de la société Koï Coaching

Passionnée par le développement du potentiel inné autant que par l’entrepreneuriat, Solène vous propose un article sur les résistances au changement. Bonne lecture !

Je parcourais le web à la recherche de quelques articles de développement personnel intéressants. Puis, après avoir lu une demi-douzaine de titres tels que « comment réussir son changement de vie », « 5 clés pour changer durablement » ou « comment changer de vie en trente jours », je me suis dit « STOP ! »

Mais quelle est donc cette injonction au bonheur ? Pourquoi tous ces blogueurs tentent-ils de nous faire croire qu’une vie de rêve nous attend pourvu que nous acceptions de faire quelques efforts ? Non, ce n’est pas si simple. Toute personne qui a tenté de changer une mauvaise habitude le sait : ce n’est pas qu’une question de volonté, encore moins une question de désir.

Dans cet article, nous explorerons ensemble pourquoi il est si difficile de changer. Puis, pour conserver notre optimisme à toute épreuve, nous évoquerons quelques astuces pour chasser nos mauvaises habitudes.

Que vivons-nous lorsque nous traversons un changement ?

Analysons un instant ce que nous vivons sur le plan émotionnel lorsque nous décidons de remplacer une mauvaise habitude.

Elisabeth Kübler Ross, psychiatre helvético américaine, rappelle que tout changement s’analyse comme un deuil. Chasser une mauvaise habitude revient à dire adieu à quelque chose qui nous est familier. Bien qu’au premier abord cette « chose » puisse nous paraître négative, il n’en reste pas moins qu’elle fait partie de nous. Y renoncer, même volontairement, revient donc à dire adieu à une fraction de nous-même. C’est ici qu’intervient la courbe du deuil.

Courbe du deuil – Élisabeth Kübler Ross

Schéma 1

Si nous replaçons cette courbe dans le contexte qui nous intéresse (décider de changer une mauvaise habitude), elle peut être traduite de la façon suivante :

  • Le choc représente la décision de changement ;

  • Le déni correspond à cette période pendant laquelle, pleins d’enthousiasme, nous pensons que les choses vont être faciles ;

  • La colère serait la révolte pendant laquelle il devient extrêmement difficile de renoncer à nos anciennes habitudes ;

  • La peur correspond au début de découragement ;

  • Le marchandage est l’étape des compromis (exemple : « tant pis, je casse mon régime et m’accorde un bon dessert aujourd’hui, je ferais davantage de sport demain ») ;

  • La tristesse est une période que nous vivons rarement. Ce serait celle du lâcher-prise. Nous accepterions alors pleinement de renoncer à nos anciennes habitudes malgré les inconforts que cela nous pose ;

  • L’acceptation est le début du changement ;

  • La découverte de sens est l’étape pendant laquelle nous commençons à prendre plaisir à nos nouvelles habitudes ;

  • L’action est la phase pendant laquelle un changement profond commence ;

  • La sérénité est l’étape pendant laquelle nous n’avons plus à produire d’efforts : nos mauvaises habitudes semblent avoir complètement disparu.

Avant de poursuivre, je précise que cette adaptation n’engage que moi. Elle est basée, sur la lecture des travaux d’Elisabeth Kübler Ross, sur d’autres ouvrages d’accompagnement au changement, mais également sur l’observation de mes propres chemins émotionnels et sur les feed-back recueillis de mes coachés.

Ainsi la courbe « STOP mauvaises habitudes » peut être schématisée ainsi :

Schéma 2

Notons également que les premières périodes de changement s’accompagnent d’efforts, de stress et d’anxiété liée à l’inconnu. Pas étonnant qu’il soit difficile de « chasser » ses mauvaises habitudes. Qu’en pensez-vous ?

Un puissant ennemi des bonnes résolutions : le poids des habitudes

Toute décision de changer se heurte à un obstacle de taille : le poids des habitudes

Toutes les actions qui ont été répétées des centaines de fois et sur la durée se confondent à nos mécanismes inconscients, nos schémas répétitifs.

Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un fumeur : pour beaucoup de fumeurs, le café s’associe à la cigarette. C’est une association inconsciente. De ce fait, lorsqu’ils prennent un café, ils ont automatiquement tendance à allumer une cigarette sans même avoir le temps de réfléchir à leur acte. L’association est inscrite en eux, dans leur subconscient.

Dans son livre « le pouvoir des habitudes », Charles Duhigg donne une explication de ce type de schéma répétitif :

  • Le fumeur reçoit un stimulus : le café

  • Il répond par une routine : allumer une cigarette

  • Il en tire une récompense : la détente ou le plaisir

Schéma 3

Que s’est-il passé dans le cerveau du fumeur ? Lorsque le fumeur s’est retrouvé confronté au stimulus, il a anticipé la récompense. Notons que le cerveau humain ne fait pas la distinction entre une « bonne » habitude et une « mauvaise » habitude. Du fait de la dopamine, ce désir de récompense est systématiquement précédé d’un sentiment de manque et de frustration.

Ainsi, essayer de changer une habitude nous confronte nécessairement au manque, à la frustration et de ce fait à la douleur.

Changer, oui. Mais pour quoi ?

Rappelons également que l’esprit humain a horreur du vide. Ainsi, toutes nos habitudes s’inscrivent en nous, comme une partie de nous-mêmes. Vouloir y renoncer, c’est créer du vide. Cette situation est par définition inconfortable. Elle peut être source de stress et d’anxiété. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est extrêmement difficile de supprimer une mauvaise habitude.

Restons optimistes ! Rassurez-vous, s’il est difficile d’éliminer une mauvaise habitude, il est tout à fait possible de la remplacer par quelque chose de plus vertueux. D’ailleurs, comme je vous l’ai dit en introduction, de nombreux blogueurs ont écrit sur le sujet. Je vous propose également une astuce dans un instant. Mais avant cela, laissez-moi vous détailler encore quelques freins aux bonnes résolutions.

Et nous ne sommes pas toujours accompagnés dans nos bonnes résolutions

Certaines habitudes sont plus difficiles que d’autres à modifier. Prenons quelques exemples :

  • Renoncer au café, c’est également renoncer aux pauses détente entre collègues ;

  • Renoncer à la cigarette, c’est dire non aux moments complices entre copains ;

  • Dire non à McDonald’s demande de résister à toutes leurs incitations à la télévision, ou sur des panneaux publicitaires 4×3 ;

  • Arrêter le sucre demande un contrôle minutieux de son alimentation (puisqu’aujourd’hui l’industrie alimentaire en rajoute un peu partout).

En d’autres termes, lorsque nous décidons de changer nous devons parfois faire face à la pression sociale. Or, nous le savons, la peur du rejet est une peur archaïque. Souvenons-nous qu’à l’époque de nos ancêtres préhistoriques, être exclus de la troupe signifiait risquer la mort. Il est donc naturel qu’il soit plus facile de suivre la pression du groupe plutôt que d’y résister.

Enfin, nos conditionnements (c’est-à-dire nos réflexes inconscients acquis) sont également de nombreux vecteurs d’habitudes. Qui n’a jamais entendu parler des travaux d’Ivan Petrovitch Pavlov et du chien de Pavlov ? Moins connus, les travaux de Julie Georges Waterson sont également un exemple surprenant de messages conditionnés transmis (en l’occurrence, il s’agissait ici d’instaurer la peur des rats chez un enfant).

Face à tout cela, comment transformer une mauvaise habitude ?

Pour commencer, vous pouvez lire, ou relire cet article « osons changer pour de vrai » de La Fannette.

Ensuite, j’aimerais vous parler de la méthode des Alcooliques Anonymes. Oui, oui, sans blague… S’il est bien un exemple de personnes qui ont réussi à transformer une mauvaise habitude profondément ancrée, c’est bien celui des alcooliques guéris de leur maladie.

La méthode des alcooliques anonymes est basée sur trois constats précédemment cités :

  • Le cerveau humain n’aime pas le vide ;

  • Il n’est pas possible d’éliminer une mauvaise habitude, mais il est possible de la remplacer ;

  • Une habitude n’est rien d’autre qu’une réponse à un stimulus, en vue d’obtenir une récompense.

Face à ces constats, une partie de la stratégie des alcooliques anonymes porte sur les aspects suivants :

  • Admettre leur impuissance, soit reconnaître que certaines habitudes ne peuvent pas être uniquement vaincues par la volonté et la persévérance ;

  • Conserver la conviction qu’ils peuvent se démettre de leurs habitudes (Nota : les alcooliques anonymes s’appuient ici sur la spiritualité) ;

  • Identifier leurs schémas répétitifs et surtout repérer les stimulus déclencheurs ;

  • Se soustraire des tentations (interdiction de boire ne serait-ce qu’une goutte d’alcool, de peur de retomber dans la boucle des habitudes)

  • Remplacer leurs mauvaises habitudes, par des routines bénéfiques (dans leur cas, « réparer » leurs torts, aider d’autres personnes)

  • Profiter de nouvelles récompenses (satisfaction et plaisir liés au fait de donner).

Que retenir de tout ça ?

En conclusion, j’aimerais vous partager la synthèse suivante :

  • Les habitudes font partie de la nature humaine ;

  • Notre cerveau ne fait pas de distinction entre bonnes et mauvaises habitudes ;

  • Il est quasiment impossible de supprimer une mauvaise habitude, mais il est possible de la remplacer par une routine vertueuse ;

  • Pour briser la boucle des habitudes, il faut se créer une nouvelle routine associée à une nouvelle récompense ;

  • Cette récompense doit nous faire suffisamment plaisir pour que notre cerveau anticipe la satisfaction future ;

  • Répétez, répétez, répétez. Seule la force de la répétition peut nous permettre de créer de nouvelles routines ;

  • Pour les jours de « flemme », mieux vaut une petite action que rien du tout.

Et vous ? Avez-vous des mauvaises habitudes que vous souhaiteriez partager avec nous ? Comment avez-vous fait pour les éliminer ? Faites-nous part de votre expérience.

Solène Coriolles – Koï Coaching

août 26, 2018 - développement personnel    No Comments

Hypersensibilité: comment la gérer au quotidien?

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Aujourd’hui, voici un article écrit par Hélène

Passionnée par les mots et la complexité de l’esprit humain, elle-même hypersensible, Hélène vous propose cet article au nom de Prism’Evolution, organisme lyonnais de formation à l’hypnose et au coaching fondé par Norbert Mestre.

Contrairement à ce que l’on serait tentés de penser, l’hypersensibilité est loin d’être l’apanage d’une minorité d’individus. La psychologue américaine Elaine Aron, dans son ouvrage à succès de 1996 intitulé The Highly Sensitive Person, pose que près d’1 personne sur 5 présenterait ce trait de caractère. Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous soupçonnez de faire partie des ces fameux 20% de la population et que vous cherchez des solutions pour soulager votre quotidien… Découvrez ci-dessous si vous êtes effectivement hypersensible et comment vivre au mieux cette particularité pour la transformer en atout.

Le point sur l’hypersensibilité

De quoi s’agit-il ?

Avant de songer à maîtriser votre hypersensibilité, il est essentiel que vous saisissiez de quoi il s’agit et comment elle se manifeste. Cette première partie vous permettra, en outre, de vérifier si vous faites partie de la catégorie des hypersensibles.

Comme suggéré par le préfixe « hyper- », l’hypersensibilité désigne une sensibilité exacerbée par rapport à l’individu moyen. C’est-à-dire que confronté à une situation définie, l’hypersensible sera bien plus profondément touché qu’une personne lambda. La puissance de ses émotions, de ses ressentis et de ses perceptions est décuplée : c’est comme s’il vivait plus intensément les choses à la première personne, même celles qui ne le concernent pas directement. Rappelons que l’hypersensibilité n’a strictement rien de pathologique ! En aucun cas vous ne devez vous voir comme un vilain petit canard. Il s’agit tout simplement d’un pan de votre tempérament, d’une pièce du puzzle.

 Suis-je hypersensible ?

L’hypersensibilité pourrait se résumer à un seul et unique terme : empathie. J’ai toujours trouvé l’image de l’éponge particulièrement parlante : les hypersensibles absorbent absolument TOUT ce qui se trouve dans leur environnement. Absorber du positif relève de la cure de jouvence pour eux : ils se surprennent subitement à déborder d’énergie et de joie de vivre. Ils ont cette merveilleuse tendance à s’émerveiller d’un rien et à s’en « nourrir » pour repartir du bon pied. Le revers de la médaille, c’est qu’ils réagissent de la même manière au négatif et qu’une expérience désagréable ou une mauvaise nouvelle peut les plomber durant des jours et des jours… Jusqu’à ce que l’éponge soit tellement « gorgée » d’émotions qu’il faille l’essorer (aka : exploser en crise de larmes pour évacuer le négatif).

Si vous doutez encore d’être hypersensible, voici quelques exemples de situations qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

  • Vous regardez un film dans lequel un personnage meurt ? Vous ne parvenez pas à retenir vos larmes ;

  • Un collègue vous adresse une remarque blessante ? Vous la ressassez en permanence et savez que vous ne parviendrez pas à l’oublier avant de nombreuses années  ;

  • Vous êtes dans le métro, à l’heure de pointe, ou dans un lieu bondé ? Vous vous sentez oppressé(e), et vous n’avez qu’une envie : vous réfugier chez vous ;

  • Vous êtes extrêmement réceptif(ve) à tout ce qui stimule vos cinq sens (toucher, odorat, vue, ouïe, goût) ? ;

  • Votre voisin de bureau a un coup de blues ? Vous le percevez immédiatement et sombrez dans la mélancolie ;

  • Vous devez déménager ? Vous commencez à angoisser 6 mois avant la date arrêtée ;

  • Votre moitié vous a quitté(e) ? Vous vous sentez anéanti(e) et vous mettez des années à trouver la force de vous lancer dans une nouvelle relation ;

  • Vous êtes en vacances ? Vous peinez malgré tout à récupérer et vous vous sentez constamment exténué(e), épuisement émotionnel oblige ;

  • Vous devez vous rendre à une réception très fréquentée ? Vous préféreriez mille fois la solitude et la paix de votre cocon ;

  • Une bouffée de stress vous envahit soudainement ? Vous devenez agressif(ve) avec votre entourage, etc.

    Don ou malédiction ?

L’hypersensibilité est bien souvent attribuée aux acteurs des milieux artistiques (cinéma, peinture, musique, sculpture, dessin, etc.). L’attention aiguisée que vous portez à votre environnement associée à votre tendance empathique fait caisse de résonance avec votre créativité : dès lors, vous faites montre d’un certain talent pour exprimer votre vie intérieure, en utilisant vos mains, votre voix, votre imagination ou votre corps entier.

Malgré tout, une sensibilité « à fleur de peau » peut s’avérer délicate à gérer au quotidien. Cette tendance involontaire à sur-réagir vous pousse à vous réfugier derrière une sorte de barrière destinée à filtrer les événements susceptibles d’interférer avec votre sensibilité. Une quête de protection qui tend à vous couper du reste du monde et vous dirige tout droit vers l’isolement et la déprime. À partir de là, le cercle vicieux se met en place… À fuir ce qui pourrait vous faire souffrir, vous devenez vous-même la source de votre propre souffrance.

Gérer son hypersensibilité

Le terme de « gérer » employé ici n’a pas été choisi au hasard. Le problème de l’hypersensible est qu’il est en permanence assailli d’émotions et de ressentis qu’il va automatiquement absorber, puis évacuer comme il peut. Pour retrouver la paix intérieure, la solution la plus évidente est de lui apprendre à canaliser convenablement toutes ses émotions et à en tirer sa force. Un exercice de longue haleine, dont les résultats ne se feront pas sentir du jour au lendemain ; il vous faudra faire preuve de persévérance et, surtout, vous faire confiance.

Acceptez-vous

Ce conseil doit devenir votre credo quotidien. Votre mieux-être passera avant tout par l’amour que vous vous portez à vous-même. En tant qu’hypersensible, il est probable que vous ayez été confronté à des moqueries durant votre enfance, à des pressions de vos parents inquiets de ne pas vous voir vous « endurcir » avec le passage des années, puis aux railleries de vos collègues de travail. Autant de manifestations malveillantes que vous devez définitivement remiser au placard. Vous êtes unique. Votre hypersensibilité participe de cette unicité. Elle n’est pas une maladie dont vous devez chercher à guérir, ou un calvaire dont vous devez vous échapper. C’est une partie complexe d’un tout, que vous devez simplement apprendre à maîtriser. Alors, ne vous livrez pas à l’auto-sabotage : vous êtes différent, mais tout le monde l’est. Choyez votre estime et acceptez-vous tel que vous êtes : ce n’est qu’en faisant ce travail sur vous que vous serez apte à ne plus subir le tout-venant, mais bel et bien à le gérer.

Cultivez la pensée positive

La teneur de vos pensées a une influence avérée sur votre vie intérieure et votre état de santé (si vous désirez en apprendre davantage à ce sujet, je vous invite à consulter les travaux du chercheur japonais Masaru Emoto). Votre hypersensibilité vous rend particulièrement réceptif au négatif : l’état de bouleversement intérieur qui s’ensuit vous fait broyer du noir. À terme, cela peut dégénérer en dépression. Il est donc primordial de ne pas auto-entretenir le phénomène en laissant vos pensées négatives déambuler librement ! Efforcez-vous de percevoir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et de déceler le positif dans toute situation. Il pleut et vous sombrez dans la morosité ? Au moins, la végétation n’en sera que plus luxuriante ! Efforcez-vous de pratiquer ce petit exercice chaque fois que vous vous surprenez à vous laisser aller à la déprime.

Travaillez sur le lâcher-prise

L’hypersensible réfléchit trop, beaucoup trop. Et bien souvent, c’est du négatif qui ressort de ses réflexions. Un seul mot d’ordre : détendez-vous ! Mettez quelques instants votre bouillonnement intérieur en suspens : votre corps et votre esprit vous en seront reconnaissants. Initiez-vous à des activités centrées sur le développement personnel, le bien-être et le relâchement : méditation, yoga, sophrologie, auto-hypnose… Cherchez la pratique qui vous correspond et vous aide à faire le vide. D’une part, cela vous apportera une sérénité bienfaisante ; d’autre part, cela vous permettra à terme d’apprendre à prendre l’ascendant sur votre vie psychique et de maîtriser vos émotions.

Trouvez-vous un exutoire

Vous souvenez-vous de l’image de l’éponge abordée plus haut ? Prenez conscience que toutes les émotions que vous absorbez, négatives comme positives, vont s’accumuler et vous faire « exploser » à un moment ou à un autre. Pour éviter les crises de larmes, l’agressivité et autres manifestations violentes, prenez soin de vous aménager des créneaux quotidiens ou hebdomadaires pour pratiquer ce que l’on pourrait appeler l’ « essorage ». En somme, évacuez ce trop-plein qui commence a macérer en vous. Pour ce faire, trouvez-vous une activité exutoire, qui vous permettra de recycler vos ressentis … et de les transformer en talent. Écrivez, dessinez, peignez, chantez, courez, suez… mais ressortez-en « vidé » et apaisé !

Faites-vous accompagner

Vous disposez en vous de toutes les ressources nécessaires pour atteindre votre objectif. Néanmoins, selon les phases de votre vie, il peut arriver que vous ressentiez le besoin pressant d’être soutenu et guidé dans votre démarche. Demander de l’aide lorsque l’on en a besoin ne constitue en aucun cas une preuve de faiblesse, bien au contraire ! Nombreuses sont les personnes à stagner parce qu’elles ne parviennent pas ou ne veulent pas admettre qu’elles traversent une période de détresse. Parlez de votre mal-être à un professionnel : les coaches de vie, de plus en plus en vogue ces dernières années, peuvent constituer un précieux tremplin. La profession n’étant pas encore réglementée dans nos contrées, assurez-vous des antécédents de votre accompagnateur : un cursus initial dans le domaine de la psychologie est bienvenu, et une solide formation complémentaire en coaching est souhaitable (voyez ici, par exemple). Ne laissez personne de votre entourage décider à votre place, et n’entamez cette démarche que si vous y êtes prêt.

Hélène (https://www.prismevolution.fr/)

être bienveillant sans être complaisant

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Ces derniers temps, j’ai entendu à plusieurs reprises des conversations qui me font penser que le mot « bienveillance » commence à être galvaudé.

Par exemple, une maman se plaignait que la maîtresse de son fils brandissait à tout bout de champ le mot « bienveillance », et que jamais elle ne sévissait envers les enfants qui ne respectaient pas les règles.  Et son interlocutrice de renchérir que cette histoire de bienveillance commençait à lui sortir par les yeux.

Cette bribe de conversation saisie au vol dans une file d’attente m’a mis la puce à l’oreille. Il est vrai que le mot « bienveillance » commence à être à la mode, et comme tout ce qui est à la mode, il est menacé d’usure, de déformation, voire de contrefaçon!

Comme vous pourrez le lire dans cet article très intéressant qui nous donne un éclairage sur l’étymologie et le sens profond de ce mot, il signifie « vouloir le bien ». Je trouve important de le différencier du terme « complaisance », qui signifie « action de s’accommoder au goût, au sentiment de quelqu’un pour lui plaire ».

J’ai à cœur de contribuer à redonner à cette notion de bienveillance toute sa légitimité, c’est pourquoi je vous propose d’explorer cette différence entre bienveillance et complaisance sous différents axes.

 

1- L’intention

  • Comme leurs définitions le soulignent, l’intention sous-jacente à la bienveillance est désintéressée. Il n’y a pas de « pour », « dans le but de ». Alors que la complaisance suppose que nous soyons tournés vers le résultat, qui est de plaire à l’autre.

 

  • Finalement, la bienveillance émane d’une part ancrée et stable de moi-même, et la complaisance peut jaillir d’une part blessée, qui cherche à l’extérieur de quoi se rassurer.

 

2- Les actes

  • La complaisance ne tolère pas le « non » ni quelque rappel à l’ordre que ce soit. L’autre aura toujours des excuses pour faire ce qu’il fait, même s’il piétine mes limites sans vergogne.

 

  • La bienveillance n’exclut pas la notion de limites, car elle s’applique avec justesse à l’autre comme à moi-même. Je peux dire « non » avec bienveillance, en affirmant à quels besoins je dis « oui » en posant ma limite. (Sur ce sujet vous pouvez lire cet article)

 

  • En quoi serais-je bienveillante si par exemple je permets à mon enfant de dessiner sur mon agenda (précieux rien qu’à moi que j’ai choisi avec tant de soin dans l’idée de le réserver à mon usage exclusif), en me disant « bah, c’est pas bien grave, je m’en achèterai un autre… » ? Certes, mon enfant sera peut-être ravi, mais mon enfant intérieur, lui, risque d’être quelque peu frustré (et de le faire payer à mon enfant, l’autre, extérieur, un jour ou l’autre!)

 

3- Les conséquences

 

  • Quand je suis dans la complaisance, dans le but de satisfaire une part blessée de moi (celle qui a besoin d’être rassurée qu’on l’aime, et qui pour cela va toujours donner la priorité à l’autre), je privilégie les besoins de mon interlocuteur, et donc finalement je frustre une autre part de moi qui n’est pas prise en considération.

 

  • De plus, la part de moi qui a tant besoin d’amour, à force d’agir avec complaisance, finira parfois par s’attirer le mépris plutôt que l’affection, et son attitude ouvrira la porte à la manipulation. On dira d’elle « De toutes façons, j’en fais ce que j’en veux ».

 

Voilà pour ce qui est des conséquences pour moi-même.

 

Mais la complaisance a un impact sur l’autre, sur la personne à qui je donne tout pouvoir sur moi.

 

  • Cette personne aura avec moi une illusion de toute puissance, elle ne se heurtera à aucun cadre, et s’il s’agit de mon enfant, elle risque de manquer justement de cette structure encadrante que représentent les limites de son parent.

 

  • Parfois, quand je n’écoute pas mes limites pendant un certain temps, je risque d’accumuler tellement de frustration que je basculerai dans la rancœur.

 

J’ai d’ailleurs un exemple tout frais: Récemment, les professeurs du lycée d’une jeune fille de ma connaissance (appelons-la Jeanne) ont proposé une journée de révisions pour le bac. Jeanne, après avoir assisté en touriste aux cours (et sans doute bavardé) pendant toute l’année, s’est présentée à la journée de révisions. Là, une professeure, qui pourtant ne lui avait jamais fait aucun reproche, lui a crié qu’elle refusait de l’aider à réviser, qu’elle n’avait pas sa place dans sa séance de révisions, etc, etc. Cette professeure devait être pleine de rancune, à force de prendre sur elle sans jamais poser ses limites. Si elle avait sévi plus tôt (et avec bienveillance, oui, c’est possible), cela lui aurait évité de sortir de ses gonds, à un moment où Jeanne était réceptive pour apprendre.

 

  • Ou bien, si je dis toujours « oui » même si mon inconscient dit « non », je peux stimuler chez mon entourage des réticences à me faire des demandes (« elle n’osera pas me dire si elle n’est pas dispo… elle va encore se plier en quatre et me le reprocher après… »)

 

  • La bienveillance quant à elle est rassurante pour tout le monde. Si mon entourage est habitué à ce que je réponde avec sincérité et justesse, on n’hésitera pas à me faire des demandes. Si je pose mes limites clairement, personne ne viendra me pousser à bout.

 

Je reviens à la professeure de Jeanne. Elle aurait pu, dès les premiers agacements, convoquer Jeanne en fin de cours pour lui exprimer ses besoins. « Cela me dérange de vous entendre bavarder pendant le cours. Et j’imagine que cela dérange aussi les autres élèves. J’aime travailler dans le calme. Aussi je vous demande à l’avenir d’attendre la récréation pour échanger avec vos amies. Je peux compter sur vous? »

 

En conclusion, la bienveillance contribue à me relier à moi et à l’autre, la complaisance contribue à me séparer de mes besoins et des besoins de l’autre.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, avec bienveillance et sans complaisance, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

à bientôt

La Fannette

Pourquoi l’exigence n’est pas au service de l’action

Stressed Asian Female Student

J’ai longtemps essayé l’exigence dans le but d’obtenir des résultats. En fait, ça ne fonctionne pas. J’apprécie cependant de récolter aujourd’hui le fruit de cette expérience, qui n’est pas perdue pour tout le monde, puisque je peux vous en partager les résultats.

Donc, d’après mon expérience, l’exigence n’est pas un stimulant efficace pour se mettre en action.

Pour étayer cette affirmation, j’opposerai deux notions: exiger, et émerger.

Les différences entre ces deux notions devraient vous apporter un éclairage sur l’attitude que je considère comme propice à l’action.

 

  • Exiger vient du latin exigere qui signifie « pousser dehors, faire sortir »

Dans cette définition, apparaît déjà une dualité: quelqu’un pousse, quelqu’un d’autre est poussé. Quand l’un est actif, l’autre est passif. Une notion de conflit se profile déjà…

  • Émerger vient du latin emergere qui signifie « sortir de, s’élever, se montrer »

Ici, pas de dualité, quelqu’un sort, s’élève, se montre sans que quiconque lui botte les fesses. L’être est rassemblé, volontaire, et le pronom réfléchi s’ ou se fidèlement collé à son verbe évoque quelque chose de l’ordre de la concordance.

Donc, déjà dans la définition, on voit la concordance d’un côté, la dissonance de l’autre.

Et pour moi cela n’est pas le fruit du hasard: l’exigence est une pression que l’on exerce sur une part de soi (ou sur quelqu’un d’autre) et de cette pression résulte un conflit, car la pression stimule la résistance, c’est une loi physique. L’émergence est un mouvement interne et naturel, celui de la vie qui s’épanouit, s’élève, paraît, en toute simplicité, en toute évidence.

  • Alors que l’exigence nous pousse à l’effort, l’émergence de l‘élan est une invitation de la vie
  • Face au labeur que nous impose l’exigence, la facilité que nous sentons parfois émerger en nous est un moteur
  • Quand l’exigence nous plonge dans la douleur, une action qui émerge naturellement nous procure du plaisir
  • L’exigence nous fait ramer, l’émergence du mouvement de la vie nous invite à glisser sur la vague
  • Le conflit intérieur généré par l’exigence génère une perte d’énergie, la coopération intérieure facilitée par l’émergence naturelle de l’action occasionne un gain d’énergie.

 

Cette notion d’énergie est d’ailleurs fondamentale: car la baisse d’énergie nous rend moins enclins à l’action. Si une part de nous se focalise cependant sur la nécessité de l’action malgré le faible niveau d’énergie, l’exigence va nous apparaître comme le seul carburant efficace, et du fait que l’exigence nous fait perdre de l’énergie, nous voilà enfermés dans un cercle vicieux, qui peut nous mener rapidement à nous dévaloriser, à déprimer, à perdre toute confiance en nous.

Si nous nous focalisons sur l’action, et sur la nécessité de l’accomplir, il y a de fortes chances pour que nous entrions dans ce cercle vicieux. Faites l’expérience de lire votre to-do list dès le matin en vous réveillant…  et observez le mouvement de l’énergie à l’intérieur de vous!

Pour agir sans exigence, nous avons d’abord à nous focaliser sur notre niveau d’énergie. C’est en augmentant notre niveau d’énergie que nous nous donnons toutes les chances de nous sentir inspirés à agir.

Pour augmenter notre niveau d’énergie, innombrables sont les outils que nous avons à notre disposition. En voici quelques exemples:

  • la gratitude
  • les promenades en plein air
  • les hugs
  • le rire
  • les sourires
  • la danse
  • le chant
  • l’EFT
  • l’activité physique
  • l’évocation de souvenirs agréables
  • la visualisation
  • le sommeil
  • une nourriture saine
  • et plein d’autres trucs

 

En résumé, vouloir agir sans augmenter notre niveau d’énergie reviendrait à vouloir que notre voiture avance sans lui mettre de carburant!

Si cet article vous a inspiréE, n’hésitez pas à laisser un message!

au plaisir,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

osons changer pour de vrai

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Le printemps est là, qui fait bourgeonner en chacun des velléités de vrais changements durables, oui, cette fois-ci c’est la bonne je vais y arriver, dès demain c’est sûr je serai un autre homme, une autre femme, ça c’est sûr. Mais alors, pourquoi chaque demain ressemble si tragiquement à chaque aujourd’hui, malgré notre immense désir de changer? Comment faire pour enfin récolter, dans notre jardin intérieur, les fruits que l’on aspire à goûter depuis tant d’années?

Gardons cette image du jardin. Mettons que dans ce jardin, nous ayons, depuis des années, semé des radis, quasiment exclusivement. Mais voilà, les radis, on en a assez. Un peu ça va, trop c’est trop. Si l’on prend le temps de faire le point sur ce jardin et sur ce qu’il nous apporte, quelles sont nos satisfactions et nos insatisfactions? Puis posons-nous LA question:

« qu’est-ce que j’ai envie de vivre? »

Et si l’idée, c’est de récolter des haricots, des carottes et des framboises, comment s’y prendre ?

1-Identifier les bénéfices que je trouve à ne pas changer

Si nous avons, pendant un certain temps, continué à semer tant de radis alors qu’une part de nous n’en pouvait plus, c’est qu’on avait des avantages à cela. Ces avantages sont les bénéfices que l’on retire de notre situation.

Par exemple: je sais faire pousser des radis, je n’ai jamais expérimenté autre chose. Je suis limitée par ma peur de l’inconnu, j’ai besoin de confort et de sécurité.  Si je veux diversifier mes plantations, il va falloir que je prenne le temps d’écouter cette part de moi qui a peur du changement, et de la rassurer sur ma capacité à respecter son rythme.

2-Désherber

D’autres obstacles peuvent me freiner dans mon désir d’évolution. Certains de ces obstacles sont aisés à identifier et à transformer.

  • Les pensées décourageantes

Lorsque je me surprends à me dire « non, vraiment, autant rester dans les radis, je vais pas y arriver, et je suis nulle, et tout et tout », il est important, pour ne pas laisser le découragement me gagner tout entière, que je sois consciente que seul un aspect de moi est dans cette énergie. Je peux faire évoluer cette pensée vers: « un aspect de moi est en proie au découragement ». Dès lors, je peux prendre la distance nécessaire pour accueillir cet aspect, cette part de moi, la prendre par la main avec bienveillance, et la rallier au projet en lui rappelant pourquoi je souhaite passer aux courgettes et aux framboises. (Voir point n° 3)

  • L’entourage

Parfois, pour des raisons légitimes qui leur appartiennent, les autres me découragent de changer. Ils trouvent peut-être, eux-aussi, des bénéfices à ce que je sois en overdose de radis. Changer en profondeur ne peut se faire sans quelques ajustements dans nos relations. C’est d’ailleurs souvent la souffrance générée par des schémas relationnels qui vient stimuler chez nous ce grand désir de changement. Au fur et à mesure que l’on prend conscience de ces schémas, on est amené à faire le point avec nos proches et à affirmer nos nouvelles limites.

  • Les croyances limitantes

On a parfois l’impression qu’à chaque tentative d’évoluer, on se cogne sur le même plafond. Ce plafond est quadrillé de croyances limitantes qui visent à nous protéger depuis des années. Dans notre jardin, on peut les visualiser comme des plantes qui ont été utiles autrefois mais qui continuent de pousser et d’envahir l’espace. Pour transformer ces croyances, il est nécessaire de prendre le temps de creuser en profondeur et l’aller en extraire les racines. Pour cela, vous pouvez lire cet article: 5 étapes pour transformer ses croyances limitantes

3- Garder à l’esprit le « pourquoi »

Pour entretenir un jardin, il faut de la persévérance, de la patience, de la confiance. Les radis ne se laissent pas déraciner si facilement. Pendant un certain temps, ils vont revenir à la charge avec leur lot d’arguments réconfortants. Le découragement nous guette à chaque orage.

Dans ces moments de défi, nous pouvons prendre le temps de nous relier à ce qui motive notre envie de changer, et nous poser à nouveau LA question: qu’est-ce que j’ai envie de vivre?

4- Semer et entretenir

Je suis prof (radis) et je souhaite devenir écrivain (courgettes). Si j’enlève mes radis avant d’avoir semé mes courgettes, je n’aurai plus rien à manger. Mais si je laisse les radis prendre toute la place, je n’aurai pas d’espace pour semer des courgettes. Autrement dit, si je démissionne pour me mettre à écrire, je ne gagnerai pas ma vie, et si je laisse mon travail de prof envahir mon agenda à grands renforts de corrections et de préparations, je n’aurai pas le temps d’écrire.

Je peux par exemple enlever un radis sur cinq et mettre une courgette à la place. Ce qui donnerait concrètement: une fois par semaine, je donne la priorité à l’écriture, et je m’autorise à corriger mes copies seulement quand j’ai écrit un paragraphe.

Je peux, petit à petit, instaurer des moments incontournables à la suite d’habitudes déjà prises. Ajouter une carotte à côté d’un radis. Par exemple, après chaque lavage de dents, j’imagine un dialogue entre deux de mes personnages, et si une belle idée me vient, je la note aussitôt.

5- Avancer à petits pas

Dans un jardin, on ne laisse pas tout en plan à partir du moment où l’on a semé les graines. Chaque jour, on entretient. Semer une habitude, c’est juste prendre la décision de l’adopter. L’entretenir, c’est l’adopter au quotidien, quoi qu’il arrive. C’est pourquoi, si l’on veut avoir le courage de persévérer, il vaut mieux avancer à petits pas.

6- Mesurer les changements déjà effectués

Même si parfois on aimerait que les choses aillent plus vite, prendre quelques minutes de temps en temps pour observer les changements, même minimes, de notre vie, permet de booster la détermination à poursuivre.

Admirer notre jardin régulièrement et célébrer notre œuvre est un carburant au courage.

 7- Visualiser

Pratiquer quotidiennement la visualisation, c’est semer des graines de possible dans notre vie.

Visualiser, c’est imaginer notre objectif atteint, et ressentir pleinement le bien-être procuré par cet accomplissement. C’est une forme de gratitude anticipée. Comme le cerveau s’appuie sur le ressenti, la visualisation permet d’habituer tout notre être à cette nouvelle version de nous-même que nous projetons.

Nous pouvons aller plus loin en incarnant cette visualisation, chaque fois que possible, dans les actes de notre quotidien: faire comme si… faire comme si notre objectif était déjà atteint, faire comme si nous étions déjà cette nouvelle version de nous-même que nous désirons devenir, faire comme si les besoins que nous cherchons à satisfaire étaient déjà satisfaits.

8- Ne rien attendre

Lorsque nous cultivons un jardin, tout notre soin va dans l’entretien, et nous savons qu’un jour ou l’autre les résultats seront là. Si tous les jours on vient gratter là où l’on a semé pour vérifier que nos graines germent bien, nous allons saboter le travail de la nature. De la même façon, si nous nous focalisons sur nos résultats, nous risquons de cultiver impatience et exigence, et cela fera obstacle à notre réussite.

 

J’espère que ces clés vous seront utiles. Si vous souhaitez vous faire accompagner sur ce chemin du changement, de nombreux programmes existent sur internet. J’apprécie particulièrement …

Laurent Marchand

et

David Laroche

et pour les mamans,

Caroline Burel.

D’ailleurs Caroline propose en ce moment un défi de 9 jours gratuits pour les mamans qui souhaitent trouver davantage d’harmonie dans leur quotidien et d’équilibre entre vie familiale, vie personnelle et vie professionnelle. Pour découvrir ce défi, cliquez sur la bannière:
Défi des Mères-Veilleuses

Si des méthodes ou des astuces pour oser changer vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire à mon tour,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

à quoi servent nos ruminations mentales et nos projections négatives?

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On a beau savoir que les idées négatives nous tirent vers le bas, que la mauvaise humeur appelle la mauvaise humeur, on a beau connaître toute cette histoire de cercle vertueux et de cercle vicieux, on continue à ruminer, à faire tourner dans notre tête un petit moulin à broyer du noir…

alors, pourquoi?

et surtout… pour… quoi?

De la même façon qu’un enfant continuera de nous solliciter s’il a besoin de quelque chose, même (et surtout) si on l’ignore, nos petites voix déprimées n’auront de cesse de nous encombrer la tête tant que nous n’aurons pas tourné notre attention vers elles.

Comment accueillir ces idées noires,

et comment décrypter leurs messages?

-Les pensées liées à la peur

Imaginer un accident de voiture au moindre retard de notre conjoint ou de notre enfant n’est pas dramatique. Sauf si on alimente le scénario. Car dans ce cas, on finit par ressentir une inquiétude bien réelle. Qui se meut en panique si on continue à fournir des images horribles à notre cerveau.

Les pensées que l’on donne à notre cerveau sont comme le bois que l’on donne au feu. Nos émotions sont le contenu de la marmite qui est sur le feu. Au départ, on a une petite peur dans notre marmite. Après un film bien noir projeté par notre imagination, on a une épouvante sans nom. Qui peut nous amener à diffuser autour de nous une panique objectivement infondée, et potentiellement dangereuse.

Plutôt que de nous occuper d’alimenter le feu, occupons-nous du contenu de la marmite. Goûtons, même: quel goût a cette soupe à la peur?

Très souvent, la peur me parle d’un manque de sécurité. Nommer cette sécurité, ce besoin d’être rassurée, me permet d’assaisonner ma soupe, avec ces mots qui me font du bien: sécurité, être rassurée. Ce que je vais ajouter comme bois sous ma marmite maintenant sera en lien avec ces mots… sécurité, être rassurée… et les images qui me viennent maintenant alimentent un calme intérieur, qui éventuellement peut m’amener à prendre une décision à partir de mon centre.

Dans cet exemple, mes projections négatives m’auront servi à me connecter à une assise intérieure à partir de laquelle je peux agir sans panique.

-Les pensées liées à la culpabilité

Ressasser ce que j’aurais dû faire, ce que je n’aurais pas dû faire, paraît à priori vain et plombant. Pourtant, si je continue de ressasser, c’est qu’une part de moi a besoin d’être entendue.

Ou plutôt deux, puisque la culpabilité est un conflit entre deux parts: l’une est reliée aux besoins insatisfaits par l’action que j’ai faite (ou pas faite), l’autre est reliée aux besoins que j’ai cherché à satisfaire en faisant (ou ne faisant pas) cette action. C’est cette dernière part qui va se défendre et se justifier, quand l’autre va accabler et reprocher.

Ces reproches sont importants à entendre, toujours sans les alimenter. Ils vont me permettre de me relier à des aspirations fondamentales pour moi.

Par exemple, Rodolphe a passé une heure sur Facebook alors que sa fille Tania réclamait son attention. Tania s’est finalement rabattue sur son portable, auquel elle est restée rivée toute la soirée. Quand Rodolphe lui a finalement signalé qu’il était disponible pour passer du temps avec elle, Tania était prise dans une conversation passionnante par SMS, et elle ne lui a pas répondu. Il s’est maudit d’avoir raté l’occasion de partager un moment avec sa fille, se reprochant sa futilité. Si Rodolphe prend le temps d’accueillir ces reproches, il pourra mesurer combien c’est important pour lui de nourrir la connexion avec sa fille. Il verra aussi que c’est important pour lui de se détendre. Mettre ses besoins en lumière, les accueillir et les accepter comme légitimes lui donnera accès à plus de conscience dans sa manière de les nourrir. Certes, il aura raté un moment avec sa fille, mais il aura acquis, à partir de cette expérience, un regard plus conscient sur ce qu’il a réellement envie de vivre.

 -Les pensées liées au ressentiment

Très souvent, on en veut à quelqu’un lorsqu’il y a eu un défaut de considération ou de respect. Les pensées: on m’a fait ci, on m’a fait ça, appellent à accueillir un endroit de nous qui s’est trouvé victime d’une forme d’invasion ou d’abandon. Ce qui peut aider à transformer ces pensées qui donnent le pouvoir à l’autre (et du coup me dépossèdent de ma capacité à rebondir) est de questionner ma propre responsabilité:

  • comment en suis-je arrivée à ne pas me respecter à ce moment?
  • qu’est-ce qui s’est mis en place en moi pour que je ne parvienne pas à poser mes limites?
  • qu’est-ce que je réclame à l’autre que je n’arrive pas à me donner à moi-même?

 

Une fois que j’ai pris conscience de ma responsabilité, je suis déjà plus à même d’envisager une nouvelle attitude à poser par la suite.

Bien entendu, lorsque mon ressentiment s’appuie sur des événements de mon enfance, je ne peux demander à mon enfant intérieur de prendre la responsabilité des moments où il y a eu abus ou abandon. Dans ce cas, une aide extérieure est souvent nécessaire pour aller à la rencontre de mon enfant intérieure et transformer ce qui appelle à l’être.

 

En conclusion, les pensées négatives ne sont pas à jeter, ni à garder telles quelles: une fois recyclées, elles font un carburant précieux pour évoluer.

 

Si vous connaissez d’autres méthodes de « recyclage », n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

Quand plaisir rime avec fuir

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Dans mon précédent article, j’insistais sur l’importance du plaisir lié à l’apprentissage. Aujourd’hui je voudrais aborder la notion de plaisir sous un autre angle…

S’il est vrai que nous avons plus de chances de progresser et d’avancer si nous sommes dans le plaisir, il est aussi vrai que la recherche du plaisir peut nous amener à perdre de vue nos aspirations profondes et à attraper une maladie très répandue actuellement sous nos latitudes, et dont certains font leur business: l’addiction.

En gros, le plaisir doit être un carburant, et non un but.

Cela veut dire que j’irai loin, je surmonterai les obstacles, j’atteindrai mes objectifs, si je suis centrée sur mon but (ou sur l’aspiration profonde qui me met en mouvement) et si je prends plaisir à ce que je fais,

cela veut dire aussi que je m’enliserai dans une recherche insatiable, j’oscillerai perpétuellement entre soulagement et insatisfaction, si je ne me centre pas régulièrement sur mes aspirations profondes et si la recherche du plaisir est ma principale motivation.

Cette tentation de mettre la recherche du plaisir au premier plan revient chaque jour à la charge, et notre société de consommation nous la décline sous toutes les formes possibles et imaginables.

Voici quelques exemples des pièges auxquels nous pouvons être confrontés  :

  • Les publicités… il n’est question que de satisfaction à court terme et de plaisir (extrême, intense, etc…), et souvent ce plaisir est présenté comme incontournable, indispensable,voire vital!
  • Tout ce qu’on nous propose en « illimité », que ce soit internet dans notre forfait téléphonique, ou les légumes (friiiites!) à la cafétéria, est en réalité un piège bien ficelé, qui va d’abord nous attraper par notre porte-monnaie (je l’ai payé, maintenant il faut que je le rentabilise: donc, je passe beaucoup de temps sur internet, je mange beaucoup de frites) puis par l’addiction (maintenant que j’y ai goûté, je ne peux plus m’en passer).
  • Tout ce qu’on obtient en … moins de 24h chrono, la réduction du délai entre le désir et sa satisfaction.
  • Dans la relation intime, nous pouvons tomber dans le piège de la course au plaisir, et passer à côté de la connexion à l’autre.
  • Toutes les drogues, alcool, sucre, tabac, cannabis et drogues dures nous donnent accès à quelques instants de paradis (de plus en plus courts à mesure que nous devenons addicts), en échange d’une vie infernale, centrée sur le manque.
  • On a de plus en plus tendance à dédramatiser l’addiction, on en parle de façon légère « Moi c’est la clope… moi c’est les jeux vidéos… moi c’est le sucre... », alors qu’elle est reconnue par la médecine comme un trouble psychique.

 

Et voici quelques pistes pour les déjouer:

  • Lorsque je suis tentée d’engouffrer un éclair au chocolat d’une bouchée, je peux me poser deux questions: 1) est-ce que je suis en train de fuir quelque chose? 2) qu’est-ce que j’ai vraiment envie de vivre?
  • Repérer mes fragilités: quelles sont les tentations auxquelles pour l’instant je ne parviens pas à résister, et qui me poussent vers un comportement addictif? Une fois le repérage fait, je peux m’arranger pour ne pas m’exposer à ces tentations
  • Quand je prends plaisir à faire quelque chose, je le goûte… à fond
  • Je me relie aux joies simples et accessibles de mon quotidien
  • Je fais le point régulièrement sur mon degré de satisfaction, et je me relie le plus souvent possible à mes aspirations profondes. Ceci m’évitera d’entrer dans un système de compensation

 

Si vous avez d’autres pistes à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt

La Fannette

 

 

 

Morosité saisonnière: 4 astuces pour l’endiguer

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Nous sommes nombreux à être concernés par le manque d’entrain en hiver. Cette année, particulièrement, les jours de pluie qui se succèdent et les trop rares apparitions du soleil derrière les nuages ne nous aident pas à nous en sortir, et à faire le plein de sérotonine (cette hormone de la bonne humeur favorisée par la lumière).

Nous n’avons plus qu’à nous aider nous-mêmes pour garder le sourire!

Pour cela…

  • Cocooning, oui, molluscing, non

Si on ne se prend pas une petite journée sous la couette avec un bon bouquin ou devant une super série en hiver, quand le fera-t-on?

Quand il fait froid dehors, il fait doux se chouchouter, accueillir avec bienveillance cette part de nous qui a tant besoin de douceur et de réconfort.  A chacun cependant de sonder les limites entre se chouchouter et se ramollir dangereusement: car attention, de la mollesse à la déprime, il n’y a qu’un pas! Pour ma part, je m’accorde une journée de ce genre par semaine au maximum, et si jamais je fais un écart sur ce point, je veille à ne surtout pas enchaîner deux journées cocooning d’affilée, car ensuite la pente est trop dure à remonter. A l’inverse, je sais que si j’enchaîne mes journées sans souffler, je finirai par le payer… tout est question d’équilibre.

  • Faute de sérotonine, bienvenue aux dopamines et aux endorphines!

L’activité physique régulière permet la libération dans le corps d’hormones bienfaisantes. Même si cela représente un effort de commencer, une fois le rythme installé, cela devient de plus en plus facile. Marcher, courir, nager, sauter sur un trampoline ou danser, le choix est illimité, et chacun peut trouver une activité à sa portée.

  • Musique, couleurs, pensées, place à la bonne humeur…

La musique que nous écoutons, les couleurs que nous portons, les pensées que nous laissons tourner dans notre tête, tout cela représente une nourriture quotidienne que nous donnons à notre inconscient. Si nous voulons sortir de la grisaille émotionnelle, à nous de faire des choix conscients, qui correspondent exactement à ce que nous désirons. S’il est facile de choisir une musique entraînante à écouter en voiture, une veste orange plutôt qu’une grise, cela demande plus de vigilance de surveiller ses pensées. Mon conseil en cas d’afflux de pensées déprimantes: reliez-vous à votre corps, respirez en conscience, puis visualisez la meilleure version de votre journée (ou du projet en cours).

  • Gratitude quotidienne, et la vie devient sereine!

La gratitude est un merveilleux accélérateur de bonheur, bienvenu en cette saison… et il n’est pas besoin d’avoir gagné à la loterie pour l’éprouver. Il pleut? quelle chance j’ai d’avoir un parapluie! ou d’avoir un abri bien au chaud! Comme ça fait du bien d’imaginer les nappes phréatiques en train de faire des réserves! Bref, avec ce qui tombe, on n’a pas fini de se réjouir!

Et vous, quelles sont vos astuces anti-déprime? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

2018, année de la réussite !

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Aujourd’hui, voici un article invité sur le thème de la réussite,

écrit par Mohan DAVID

 

À chaque nouvel an, nous avons droit à une rétrospective de l’année précédente et à des spéculation sur celle à venir, que ce soit de la part des médias, de nos proches, ou de nous-même. D’ailleurs, un de mes amis voit 2018 comme une année pleine de surprises qu’il imagine catastrophiques pour notre avenir… Cet optimisme légendaire m’a conduit à une réflexion que j’aimerais vous partager aujourd’hui.

Nous n’avons quasiment aucun pouvoir sur les drames qui nous affectent : nous ne pouvons pas agir sur les attentats, la perte d’un proche, tout ce qui peut nous arriver de douloureux. À l’inverse, nous sommes en mesure de provoquer tout ce qui peut potentiellement nous arriver de mieux, qu’il s’agisse des rencontres, des décisions, ou des actes, susceptibles de participer à notre épanouissement personnel.

Les rencontres.

Et si une rencontre, une discussion avec un ami, marquait un tournant dans notre vie ? Nous avons tous, dans notre entourage proche ou non, une personne qui nous inspire, qui nous passionne dans sa façon d’agir, de voir les choses… Une des intentions pour cette nouvelle année pourrait donc être de passer plus de temps avec ces gens inspirant pour nous, ou alors de provoquer des rencontres bénéfiques. Tous ceux qui ont réussi ont d’abord essayé, cette phrase que l’on applique surtout aux jeux d’argent est bien sûr applicable aux rencontres. Pourquoi ne pas utiliser la technologie pour entrer en contact avec nos influents aussi célèbres soient-ils ? La probabilité que nous les rencontrions en envoyant des mails par exemple sera toujours plus élevée que celle que nous les rencontrions… sans rien faire ! Pourquoi ne pas dépenser notre argent pour inviter un ami qui nous inspire au restaurant plutôt que de le dilapider en achetant des pizzas car nous n’avons pas le courage de préparer le repas ?

Tout cela ne demande qu’une prise de décision, un pas à faire, un « Aujourd’hui je le fais. »

Les décisions.

Et si une simple décision changeait notre vie ? Et si, par exemple, après des années passées à nous complaire dans une routine monotone mais stable nous décidions de lâcher prise, de suivre nos envies ? Si du jour au lendemain nous décidions de démissionner pour monter notre entreprise ou simplement si nous décidions d’être heureux ? Prendre une telle décision n’a rien de facile car nous ou nos proches auront tendance à prendre nos dire à la légère, ou à penser que nous ne passerons jamais à l’action. Nos proches sont d’une aide précieuse car ils ont un avis qui doit être pris en compte, pour étayer notre décision, prévoir ce qu’on n’a pas prévu, et trouver du soutien. La décision implique aussi un travail sur soi.

Empêchons nos peurs de poser des barrières là où nous n’autorisons personne à en mettre.

Une fois que notre décision est prise, il ne nous reste plus qu’à agir.

Les actes.

Beaucoup trop de personnes restent bloquées à cette étape, elles ont des rêves, savent ce qu’elles ont à faire pour les réaliser mais restent paralysées par l’appréhension. « Et si ça ne marchait pas ? Je n’y arriverai jamais. » toutes ces pensées négatives sont le fruit de nos peurs, c’est notre cerveau qui les crée, nous y avons donc accès. Si le chemin vers la réussite est parsemé d’embûches, il est surtout composé d’obstacles que nous nous imposons inconsciemment. Une fois tombées les barrières que nous nous sommes infligées à nous-même, le chemin vers la réussite sera beaucoup moins difficile qu’il n’y paraît. Une des barrières pourrait être « C’est trop dur, je ne suis pas capable de le faire. » en parlant par exemple de démissionner.

Si nous le faisons, si nous trouvons le courage d’agir, nous pourrons nous appuyer sur notre sentiment d’accomplissement et de fierté pour surmonter la barrière suivante. Plus l’obstacle nous paraît insurmontable, plus la fierté d’avoir réussi sera grande, et plus grande sera notre détermination à poursuivre notre chemin. Nous ne regretterons jamais d’avoir échoué, nous regretterons de ne pas avoir essayé.

Vous allez me dire… avec des « si » on refait le monde. Vous avez raison, enlevons le « si » et refaisons le monde, passons de « si je fais ceci, je serai heureux » à « je fais ceci, je suis heureux ».

Si cet article vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

rêves: comment se donner toutes les chances de les réaliser

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Nous sommes nombreux à être tournés vers un idéal de vie, un rêve à atteindre. Comment faire pour donner une chance à ce rêve de s’incarner dans notre vie? Comment le semer dans notre quotidien? Voici quelques pistes.

  • Essayer

Même si autour de nous, les discours décourageants ou moqueurs fleurissent, pourquoi leur donner le pouvoir? Pourquoi qualifier notre rêve d’impossible et y renoncer? Bien sûr, nous ne pouvons avoir l’assurance que nous réussirons. Ce qui est certain, c’est que si nous n’essayons pas, il ne se passera rien, et notre rêve ne germera pas. Se dire « Je vais essayer » est un premier pas vers une concrétisation de notre rêve.

  • Faire coopérer notre part « tortue » et notre part « aigle »

L’aigle a une vue d’ensemble, il anticipe, il connaît son but. Mais il n’a pas les pieds sur terre.

La tortue avance, pas à pas, parfois laborieusement. Elle est capable de passer des heures à se heurter à un rocher qu’elle pourrait contourner. Elle est bien incarnée dans le quotidien.

Si la tortue est guidée par l’aigle, elle saura où mettre les pattes et dans quelle direction orienter ses efforts pour construire la vision de l’aigle.

Si l’aigle accepte le rythme de la tortue, il la guidera avec bienveillance en fonction de ce qu’il voit.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « aigle intérieur », nous ne ferons que rêver notre vie.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « tortue intérieure », la vie sera une suite d’actions laborieuses vides de sens.

Voilà pourquoi nous avons à faire coopérer ces deux parts si nous voulons voir germer nos rêves dans le concret: avoir une vision à long terme, et faire patiemment les petits pas nécessaires à la réalisation de notre rêve.

  • Rester à l’écoute

Un rêve ne se construit pas par l’exigence ou la volonté. Sa réalisation ne dépend pas de notre capacité à contrôler la réalité. A partir du moment où nous avons posé notre intention, défini notre objectif, la vie nous invite à danser avec elle: rencontres, opportunités… nous sommes invités à modifier le terreau de notre quotidien en fonction des signes que nous recevons, pour que se concrétise l’intention que nous avons posée.

  • Remercier

Mesurer les petits pas que nous faisons, les cadeaux que nous recevons de la vie, et éprouver de la gratitude pour cela contribue à notre avancée. La gratitude pratiquée au quotidien est un appui formidable pour avancer vers nos rêves.

 

Si vous avez d’autres pistes, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette