Mes trois astuces pour être une maman zen

 park-2967737__480

       Cet article participe à l’événement « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien » du blog Habitudes Zen, un  blog plein de conseils, d’astuces et de pépites accessibles et applicables au quotidien par tout un chacun pour avoir une vie plus légère et plus belle. Par exemple,  Cet article m’a particulièrement aidée à faire évoluer mes habitudes.

Comme en ce moment je suis particulièrement inspirée par le thème de la parentalité, et que j’aime partager mon expérience de maman, j’ai choisi de vous partager mes 3 astuces pour être une maman zen au quotidien.

 

  • Première astuce:

 

Dire adieu au fantasme de toute puissance et de perfection

 

« Qui mieux que moi peut comprendre mon enfant? »… « Qui mieux que moi peut répondre à ses besoins? »… « Il va mal, qu’est-ce que j’ai mal fait? »

Nous sommes nombreuses à croire que non seulement personne d’autre que nous ne peut prendre soin de manière adéquate de notre progéniture, mais qu’en plus, nous sommes responsables des petits malheurs et des petits bonheurs de nos enfants, et que par conséquent nous nous devons d’être des mères absolument parfaites.

Cette croyance est légitime et parfaitement compréhensible…

En effet, lorsque notre bébé était dans notre ventre, il dépendait totalement de nous, et nous savions pertinemment que nous avions un énorme pouvoir sur sa vie. Pendant que notre corps se transformait pour l’accueillir, tout notre être s’imprégnait d’une responsabilité aussi consentie qu’évidente: nous faisions désormais des choix pour deux. Si nous fumions, nous le faisions fumer, si nous buvions, nous le faisions boire, si nous prenions soin de nous, nous prenions soin de lui. Après sa naissance, pour la plupart, nous étions la personne dont il allait dépendre pendant plusieurs mois. Pendant la grossesse, et pendant les premiers mois de vie de notre enfant, il était donc nécessaire que la conscience de notre responsabilité soit bien ancrée. C’est pourquoi, quand notre enfant a grandi, que d’autres adultes se sont mêlés de son éducation, et quand il a commencé à vouloir exprimer sa volonté propre, nous sommes souvent restées campées sur la certitude que nous savions ce qui était bon pour lui mieux que personne.

…mais cette croyance n’est pas aidante pour être zen…

La nature est bien faite: nous avons des ressources incroyables pour supporter l’accouchement, pour gérer l’allaitement, pour veiller sur notre enfant quand il a des ennuis de santé, pour enchaîner des nuits au sommeil découpé en miettes…

…mais ce n’est pas tout au long de notre vie que ces ressources s’expriment d’une manière aussi miraculeuse. Quand notre enfant grandit, qu’il gagne en autonomie, que d’autres adultes peuvent prendre le relais, notre énergie s’adapte, et il est temps pour nous de déléguer, de regarder notre enfant prendre confiance, d’accepter qu’il se prenne quelques gamelles.

Nous devons alors adapter le curseur de notre responsabilité. Si nous croyons toujours que personne d’autre que nous n’est capable d’élever notre enfant et de savoir ce qui est bon pour lui,  nous allons garder le même niveau de responsabilité, sans disposer des ressources correspondantes… et là… bonjour le stress!

Car non seulement nous n’avons plus l’énergie nécessaire pour assumer la totale responsabilité de notre enfant, mais il va nous falloir gérer en plus la tension intérieure stimulée par les interactions avec les autres adultes  (le papa, qui en a assez qu’on lui dise comment être un bon papa, les grands-parents, qui ne vont pas se priver de juger notre manière de faire, de nous donner des conseils en veux-tu en voilà, plus tard les maîtresses qui n’ont rien compris à notre pauvre petit bonhomme et qui font tout de travers non mais tu te rends compte, etc, etc…), sans compter les velléités d’autonomie de notre rejeton qui lui n’est pas du tout convaincu que maman sait mieux que lui ce qui est mieux pour lui.

De plus, si nous cultivons cette illusion de notre toute puissance sur la vie de notre enfant, qui se sentira coupable à chaque petit bobo infligé par la vie? C’est bibi! Et la culpabilité, on le sait bien, est loin d’être un baume contre le stress!

… donc nous avons tout intérêt à recycler cette croyance…

       Pour cela, gardons à l’esprit que…

-notre enfant est arrivé dans un environnement riche (donc diversifié, avec des gens différents les uns des autres), et que si son papa ne fait pas comme nous, ça ne veut pas dire qu’il fait mal, que si ses grands-parents ont des principes qui heurtent nos visées éducatives, ils ont aussi plein d’amour à donner, que la maîtresse donne le meilleur d’elle-même, comme nous

-nous ne sommes pas superwoman, nous avons des limites, si nous ne les respectons pas, c’est notre enfant qui en fera les frais un jour ou l’autre

-notre enfant a ses expériences à faire, sa vie n’est pas un cahier sur lequel il nous appartient de noter ce par quoi il doit passer ou non

        Cela nous permettra…

-de déléguer, et donc de souffler!

-de moins culpabiliser

-de libérer de l’espace en nous, pour nous écouter, et écouter notre enfant (car lâcher l’idée de vouloir tout piloter pour lui, ça ne veut pas dire fermer les yeux et se boucher les oreilles sur ce qu’il vit, et qu’il aura besoin de partager… à sa manière!)

  • Deuxième astuce:

 

Muscler ses oreilles

 

Savoir écouter ce qui se passe paraît simple et facile, pourtant c’est ce qu’en tant que maman j’ai le plus souvent du mal à faire… et pourtant c’est aussi ce qui me rend la vie plus douce!

Souvent, lorsque quelque chose ne va pas, nous avons tendance à vouloir tout de suite résoudre le problème. Mais la plupart du temps, écouter ce qui est vivant est largement suffisant, et il n’est pas nécessaire de déployer une énergie folle pour apaiser la situation.

Par exemple, si un enfant se fait mal (je parle du petit bobo) et que nous voulons tout de suite le soulager, nous allons…

mettre de l’eau

-J’ai encore maaaaal

mettre du désinfectant

-ça piiiiiique

mettre un pansement

-il est mooooooche

faire un bisous

-j’ai encore maaaaal

dire que non, tu n’as pas mal, maintenant ça suffit à la fin!

-t’es méchaaaaaante

et ainsi de suite. Quelle énergie déployée!

Alors que si nous nous contentons d’écouter, ça donnera plutôt

-J’ai maaaal!

-Tu as mal au genou?

-Ouiiiiiii !

-ça fait mal comment? ça pique? ça brûle?

-ça froooote, et pis ça picoooote, et pis en fait je suis tombé de la balançoire. J’ai fait iiioung, un vol plané!

-Ah bon? Fais voir?

-Pas maintenant. J’y retourne!

 

En gros, ne pas confondre « pleurs » et « exigence de soulagement ». Là encore, nous pouvons avoir gardé de vieux réflexes, de quand notre bébé ne parlait pas, qu’il avait faim, qu’il avait froid, et que ses pleurs appelaient de notre part une action.

Remplacer ce réflexe d’action par un réflexe d’écoute constitue une énorme économie d’énergie: pleurer correspond souvent à un besoin d’évacuer du stress. Si on écoute, le stress est plus vite évacué. Si on bloque l’écoute, avec une action, une tétine, un bonbon, un soulagement immédiat, le stress s’accumule, il n’en sera que plus strident la prochaine fois qu’il s’exprimera!

Ce réflexe est à développer également et avant tout pour nous-même. Car en tant que maman, on ne manque pas d’occasions d’accumuler stress et contrariétés. Prendre quelques minutes, plusieurs fois par jour, pour écouter ce qui se passe à l’intérieur, respirer, pleurer si besoin, permet de lâcher la pression, et de garder son calme dans les moments où le quotidien s’accélère.

D’autre part, nos enfants sont très forts pour venir stimuler chez nous des points douloureux. Prendre le temps de nous écouter régulièrement nous permettra de nous remettre en lien avec de vieilles blessures et d’accueillir notre enfant intérieur, plutôt que de le laisser prendre les commandes et hurler sur nos enfants.

 

  • Troisième astuce:

 

Mettre la fantaisie au goût du jour

En devenant une maman, avez-vous relégué votre légèreté, votre spontanéité d’enfant au placard? Si tel est le cas, il est peut-être temps d’aller dénicher votre enthousiasme naïf et de le dépoussiérer un peu, car le résultat en vaut la peine, croyez-moi!

Rien de tel qu’un humour sautillant pour désamorcer les petites accroches du quotidien. Se fâcher pour le lavage des dents, répéter mille fois les consignes de rangement, argumenter pendant de longues minutes pour éviter d’avoir à acheter Barbie en tenue d’Halloween, tout ça prend de l’énergie, use la patience, tape sur les nerfs!

Alors que… faire parler la brosse à dents avec une voix nasillarde, concocter des affichettes rigolotes pour faire passer les contraintes de rangement, dire gentiment à Barbie qu’elle peut aller se rhabiller parce que nous, on va fabriquer une vraie sorcière en pâte à modeler qui durcit à l’air, et que pour ça on n’aura même pas besoin de plastique qui pollue… ça rend la vie légère pour notre enfant et pour nous, ça stimule notre créativité et celle de notre enfant qui ne manquera pas d’alimenter le jeu,  et côté zénitude, on a tout à y gagner!

Voici un petit résumé de chacune des trois astuces:

1- Petit recyclage d’une grosse croyance: j’arrête de me croire la seule capable de m’occuper des enfants, j’accepte de déléguer et de faire confiance

2-Réflexe… écoute! : je prends du temps pour m’écouter, et j’écoute mes enfants avant de vouloir les sauver tout de suite quand quelque chose ne va pas

3-Et si on en rigolait? : je développe la fantaisie et l’humour dans ma vie de tous les jours

Si vous souhaitez partager d’autres astuces spéciales maman zen, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

Got anything to say? Go ahead and leave a comment!