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jan 13, 2020 - Non classé    No Comments

3 bonnes raisons de ne plus dire « calme-toi »

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Combien de fois avez-vous entendu ces mots « CALME-TOI », alors que vous étiez hors de vous, que vous en vouliez à la Terre entière, et que vous vous sentiez pousser des griffes d’ours et des crocs de loup?  Et sur toutes ces fois, combien de fois ces mots vous ont-ils apaisé(e), relaxé(e), satisfait(e)?

Si comme moi, vous ne vous êtes pas senti(e) accueilli(e) par ces mots pourtant pleins de bonnes intentions, je pense que vous serez d’accord pour tenir avec moi cette merveilleuse résolution pour l’année 2020: les recycler!

Voici donc 5 merveilleuses raisons de ne plus prononcer ces mots fabuleusement bien intentionnés:

  • 1. Ces mots nient l’état intérieur de votre interlocuteur…

qui est tout sauf calme. Lui intimer de rejoindre un autre état que celui qui l’habite, c’est comme lui signifier que son état n’est pas acceptable, ou pas légitime. Donc l’effet produit par ce « calme-toi » est comparable à ce que produirait un rejet pur et simple de son état intérieur. Et cela risque de se retourner contre vous!

Que faire alors? Si vous êtes disponible pour cela, simplement accueillir ce qu’il vit avec empathie, en exprimant votre compréhension. Si vous n’êtes pas disponible, l’inviter à s’adresser à une autre personne, ou à revenir vers vous dans un moment, le temps pour vous d’accueillir avec empathie ce qui se vit à l’intérieur de vous…

En résumé, si on nie une émotion, elle s’intensifie. Si on observe une émotion, elle s’apaise.

  • 2. Ces mots ne sont pas assez précis

Pour une personne qui est hors d’elle, un « calme-toi » n’est pas un repère suffisamment solide et fiable. Se calmer, cela voudrait dire trouver les ressources à l’intérieur de soi pour faire descendre la pression, et comme la personne est justement « hors » d’elle, comment pourrait-elle aller puiser ses ressources « en » elle?

Des indications précises comme « asseyons-nous ici » ou « peux-tu respirer profondément? » sont des jalons que la personne sera en mesure de suivre, et qui l’aideront petit à petit à retrouver son axe.

Pour aider une personne à revenir en elle, plusieurs marches précises sont nécessaires, une vague destination n’est pas suffisante.

  • 3. ces mots nous mettent dans une énergie d’opposition

En effet, quand on dit « calme-toi » à une personne hors d’elle ou excitée, on s’oppose à son état, donc on déploie à l’intérieur de nous beaucoup de tension pour maintenir cette défense. Ce qu’on renvoie alors est tout sauf du calme. L’inconscient de notre interlocuteur, branché énergétiquement sur le nôtre, n’est pas dupe, et l’incohérence de notre message ne fait qu’ajouter à la tension déjà présente.

En fait, ce « Calme-toi » vient d’un endroit de nous qui ne veut pas écouter l’agitation que nous-même ressentons, et contre laquelle nous nous défendons. Commençons par accueillir cette résistance: « oui, j’ai du mal à accueillir la tension, j’ai besoin de me protéger… » chaque fois qu’elle se présente, cela nous rendra disponible pour l’écouter chez l’autre quand elle se manifestera, et l’on pourra lui dire, au lieu de « calme-toi », « oui, tu es vraiment hors de toi, tu aimerais être entendu… »

Ceci-dit, il nous arrive de prononcer les mots « calme-toi » avec une intention d’accueil, en accompagnant la personne de notre attitude et de notre corps, et cela lui apporte l’empathie dont elle a besoin. Car les mots ne sont pas si importants que l’intention qui les sous-tend.

En tout cas, si ces mots viennent d’un endroit de résistance, et que l’intention n’est pas d’accompagner la personne dans ce qu’elle vit, le recyclage en est salutaire!

Peut-être connaissez-vous d’autres manières de « recylcer » ces mots? Si oui, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

au plaisir,

La Fannette