5 étapes pour transformer ses croyances limitantes

Croyances-limitantes

Comme promis, voici mon « truc » actuel pour transformer les croyances limitantes. Les croyances limitantes sont des idées qui sont solidement incrustées en nous, et qui nous empêchent de nous réaliser pleinement.

Paradoxalement, elles se sont mises en place, à un moment donné de notre vie, pour nous rendre service. Voilà pourquoi il est impossible de tout simplement s’en débarrasser ! Les aspects de nous-même qui ont mis en place ces croyances, souvent pour nous protéger, vont avoir besoin  d’écoute  pour parvenir à les lâcher.

Avant de lire la suite, vérifiez que :

  • Vous êtes à l’aise avec le fait de prendre le temps de vous écouter.
  • Vous êtes à l’aise avec l’idée qu’il soit possible de se relier à différentes parts de soi-même.
  • Vous êtes à l’aise avec l’idée que pour défaire les nœuds, on peut passer par des émotions inconfortables.

 

Pour ouvrir un espace d’écoute, l’idéal est de faire l’exercice à deux : une personne va se positionner en « écoutante », et l’autre va aller à la rencontre de sa croyance. Si l’on est seul, on peut écrire, en prenant des temps d’écoute intérieure. Je vous conseille de prévoir au moins une heure pour faire cet exercice, et de veiller à ne pas être dérangé.

Voici comment je procède:

1. Débusquer la croyance.

Eh oui, les croyances qui nous empêchent d’avancer n’ont pas intérêt à se présenter à nous à visage découvert… Donc il faut les débusquer. Pour cela, nous avons des indices visibles et clairs: ce sont nos habitudes. Plus précisément, les habitudes que nous déplorons (Je mange trop, je procrastine, je traîne au lit… etc...) Si nous avons l’habitude de fumer et que cela ne nous pose pas de problème, ce n’est pas derrière cette habitude-là que nous allons débusquer une croyance limitante. Il faut vraiment qu’il s’agisse d’une habitude que l’on déplore et qui nous empoisonne l’existence.

Par exemple: je ne finis pas ce que j’ai commencé.

Derrière cette habitude, est cachée une croyance. Généralement, elle n’est pas très loin. Il suffit de dialoguer un peu avec la part de nous qui se complaît dans cette habitude pour la trouver.

Revenons à notre exemple:

-Pourquoi ne finis-tu pas ce que tu commences?

-Bah, ça sert à rien, de toutes façons, ça marchera pas.

Voilà notre croyance: quoi que je fasse, de toutes façons, ça ne marchera pas.

2. Identifier les besoins auxquels répond la croyance. Et éventuellement, trouver la racine de cette croyance.

Eh oui, la bonne nouvelle, c’est que cette croyance me sert à quelque chose !

A moi de trouver en quoi elle m’est utile. Pour cela, je me relie, encore une fois, à la part de moi qui se complaît dans l’habitude que je déplore, et qui exprime cette croyance.

Dans mon exemple, ça pourrait donner :

-A quoi cela te sert-il de penser cela ?

-Eh bien, comme ça au moins, si ça marche pas, je ne suis pas déçue.

On peut laisser parler cette part, et surtout laisser parler les sensations, les sentiments qui surgissent.

-ça m’évite bien des désillusions.

-Tu as vécu des désillusions?

-Ah, oui. Quand j’avais l’élan de fabriquer quelque chose, ou de faire un jeu, et que je m’entendais dire: oui, super, bonne idée… Ah oui, mais si tu veux te faire une maison en carton, il faudrait d’abord vider ce carton. Et pour cela il faudrait libérer une place au grenier, dans les étagères que je n’ai pas encore montées parce que je ne sais plus où j’ai mis le mode d’emploi du montage qui doit être quelque part dans les affaires que j’ai mises de côté après avoir trié des choses dans la grande armoire de ma chambre. Dommage, l’accès est bloqué par le lit que j’ai calé contre pour empêcher la porte de l’armoire de grincer, et tu n’es pas assez forte pour déplacer le lit, et moi je n’ai pas le temps parce que… Et ça, ça ne s’est pas passé qu’une fois…

Bien écouter cette part, laisser surgir les sentiments, les accueillir. (Il faut éviter de partir dans le pathos, qui pourrait nous tenter de faire la victime. Pensez que vous écoutez un enfant qui s’est fait mal, avec la confiance que ça lui fait du bien que vous soyez là juste à l’écouter et qu’au bout d’un moment les émotions vont s’apaiser)

3. Reconnaître le bien fondé de la croyance au moment où elle s’est mise en place.

Au bout d’un moment, on réalise que cette part de nous a mis en place une croyance par un réflexe de survie.

Dans mon exemple, la croyance m’a protégée d’un espoir toujours renouvelé et vain. De passer de l’excitation des projets à la douche froide était trop éprouvant pour l’enfant que j’étais. Il a fallu que je me protège de ces épreuves, alors j’ai trouvé cette parade: ne pas s’emballer pour un projet, faire des petites choses pépères, s’ennuyer tranquillement, et surtout croire dur comme fer que les projets, c’est bien dans la tête, mais il est inutile et vain de chercher à les réaliser.

Quand on a compris à quel point cette croyance a été utile, on peut remercier sincèrement la part de nous qui l’a mise en place, et écouter ce qu’elle ressent alors. (Bien prendre le temps de goûter à l’intérieur ce qui se passe)

-Quand je vois ce que tu as fait pour que la vie soit plus douce pour moi, je te remercie sincèrement. Heureusement que tu as mis cette stratégie en place !

4. Montrer à la part qui a mis en place la croyance qu’aujourd’hui, on a les atouts pour avancer sans cette croyance, et que d’autre part, cette dernière nous empêche de satisfaire certains besoins.

Ce qui dans mon exemple pourrait donner :

-Aujourd’hui, tu vois, je suis grande, je n’ai plus besoin d’être protégée de la désillusion, parce que je suis en position de créer librement et de faire des choix par moi-même. Et puis j’ai envie d’avancer, de progresser, de réaliser des choses qui me tiennent à cœur.

Si on sent de la résistance, on peut ouvrir à nouveau le dialogue (revenir en 1), la première croyance en cache peut-être une autre.

Si on sent que quelque chose se détend à l’intérieur, il est important de goûter cette détente.

5. Trouver une phrase qui nous porte

La détente permet de laisser venir les mots, on peut inviter une nouvelle phrase à émerger, afin que nous puissions nous appuyer, désormais, sur une pensée positive.

Dans mon exemple, c’est la phrase suivante qui m’aide:

J’ai la capacité et la motivation de mener à bien mes projets.

Il est possible que par réflexe, l’ancienne croyance pointe le bout de son nez. A ce moment-là, il est important d’avoir à l’esprit la nouvelle phrase, et de pouvoir la valider à nouveau. On peut la noter dans un endroit visible (agenda, porte feuille, sur un papier dans la poche) et la relire régulièrement.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez laisser en commentaire votre croyance, et la phrase à laquelle vous avez abouti après avoir fait l’exercice.

A bientôt

Fanny

 

 

 

 

 

 

10 Comments

  • Super Fanny!
    J’adore ton exemple parce que justement je ne finis jamais complètement ce que j’entreprends…. Hum… Hum… Tu es une magicienne :-)
    Merci de ton partage, je le trouve très inspirant.

  • On ne sous-estimera jamais assez le pouvoir des croyances et autres pensées limitantes.

    J’aime beaucoup cette citation qui dit « Fais attention à tes pensées, car elles deviennent tes mots. Fais attention à tes mots, car ils deviennent tes actions. Fais attention à tes actions, car elles deviennent tes habitudes. Fais attention à tes habitudes, car elles deviennent ton caractère. Et ton caractère devient ton destin. »

    • Merci Jérémy pour cette précieuse citation !

  • Merci pour cet article je vais essayer de débusquer mes croyances limitantes en observant mes habitudes au quotidien, et je sais que j’en ai ;). Cependant je sais que j’ai une grande force c’est que je n’abandonne jamais, même si j’arrête pendant un moment, une période. Si j’aime ce que j’ai commencé j’y reviendrai toujours.
    je devrais peut-être ne pas m’arrêter en fait puisque j’y reviens.

    Alexandre

    • Merci Alexandre,
      peut-être que si tu arrêtes parfois, c’est comme une respiration pour toi ?

  • Et bien çà je n’y avais jamais pensé, et j’y penserai à l’avenir en me fixant un nombre de jour pour « respirer  »

    merci

    Alexandre

  • Merci pour cet article fait d’exemples concrets.Rien de tel qu’un fait vécu pour aider davantage les autres.Tout commence par le fait d’être conscient de la présence de ce blocage intérieur. Puis, avoir le désir de s’en débarrasser. Enfin passer à l’action en appliquant une méthode comme celle que Fanny propose. L’important c’est de passer à l’action, sans quoi rien ne change!Merci Fanny!

    • J’adore la manière dont tu remets en perspective l’action, en lien avec quelque chose qui se joue à l’intérieur, et aussi cette évidence que tu nous rappelles: l’action permet le changement ! ça me remet direct en conscience que je suis aux commandes de ma vie ! Merci Serge !

      • « je suis aux commandes de ma vie » : en voila une de positive !

        Pour ma part, je cherche les croyances positives, pas les négatives. J’ai l’intuition que chercher à débusquer ce qui est mauvais, même avec une bonne intention, est une démarche négative.

        • Merci Samuel pour ce commentaire!
          Je ne crois pas avoir évoqué de croyances négatives ou positives. Toutes les croyances, quelles qu’elles soient, sont au service d’une part de nous. Débusquer et transformer celles qui nous empêchent d’avancer (parce qu’elles sont au service d’un besoin de sécurité, par exemple), permet d’avancer, sans tomber dans le clivage de la dualité (bon/mauvais). Est-ce que cela vous parle?

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