fév 18, 2018 - parentalité    1 Comment

5 points pour aider nos enfants à apprendre

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Imaginez que vous êtes en train d’écouter une émission de radio sur un sujet qui vous passionne. Tout à coup, quelqu’un vous dit:

« Attention, écoute bien, car tu seras interrogé sur ce sujet »

Pensez-vous que vous allez ensuite écouter votre émission avec autant de plaisir qu’auparavant, et que vous allez en retenir le contenu?

Cet exemple nous permet de mesurer la pression que l’on met à nos enfants ou à nos élèves lorsqu’au cours d’un apprentissage nous attirons leur attention sur une future évaluation.

Cette pression déconnecte l’enfant/élève/étudiant du plaisir d’apprendre, et réduit ses chances de réussir. Car un mental sous pression n’est pas disponible pour recevoir des informations: une grande partie de son énergie est consacrée à gérer la panique.

En fait, le plaisir (auquel j’associe l’enthousiasme et la curiosité) est le principal moteur de l’apprentissage, et la pression un frein.

De plus, l’apprentissage relié au plaisir se fait plus en profondeur et la mémorisation à long terme est réelle, alors qu’une leçon apprise sous l’emprise de la pression ne restera mémorisée qu’en surface. Tout simplement parce que le sens de l’apprentissage est dévié: si j’apprends pour avoir une bonne note à mon évaluation, mon cerveau n’a absolument aucune raison de garder en mémoire des informations qui seront considérées comme désormais inutiles une fois l’évaluation passée. Par contre, si j’apprends dans le plaisir, mon cerveau, en bon épicurien, gardera précieusement dans un tiroir accessible les informations qui m’auront procuré du bien-être.

 

Pour que l’apprentissage soit un plaisir pour nos enfants,

voici quelques pistes:

1- Identifier nos blessures par rapport aux apprentissages, et en prendre la responsabilité

  • Si je suis constamment inquiète par rapport à la scolarité de mes enfants, je risque de faire du moment des devoirs une épreuve pour eux et pour moi. Pour éviter cela, je peux guérir mes blessures liées à la scolarité avec mon thérapeute préféré.

 

  • Parfois, les blessures liées à l’école se manifestent de la manière inverse: l’enfant s’inquiète pour ses devoirs, et demande du soutien, et le parent répond: « mais qu’est-ce qu’on s’en fiche des devoirs, c’est pas important, laisse tomber! » Cette attitude rebelle par rapport à l’école provient elle aussi d’une blessure et n’est pas au service de l’enfant, qui est soucieux de ses progrès.

 

2- Avoir une attitude positive et curieuse face aux apprentissages

  • Jusqu’à ce qu’ils atteignent un certain âge, nous sommes des exemples pour nos enfants. Si nous gardons enthousiasme et curiosité face au défi que représente un nouvel apprentissage, nous donnons une chance à nos enfants d’être inspirés par notre attitude.

Par exemple, si dans le cadre de mon travail je dois apprendre l’anglais, et que mon enfant m’entend dire: « Oh là là, comment je vais faire, apprendre l’anglais, à mon âge, non mais tu imagines, je vais pas y arriver! », il y a peu de chances pour qu’il intègre qu’apprendre une nouvelle langue est follement enthousiasmant.

  • Pour ce qui est de leurs propres défis, nous pouvons les encourager et leur insuffler notre enthousiasme.

« Les multiplications à deux chiffres? J’adore! Tu peux me montrer quelle méthode tu as apprise? »

 

3- Jouer!

Chaque leçon peut être l’occasion de débrider notre créativité. Les mots deviennent vivants, on peut inviter l’enfant à les intégrer dans des dessins pour en retenir l’orthographe, la géographie s’apprend dans l’espace, les multiplications s’apprennent avec une petite chanson, etc…

 

4- Relativiser l’importance des notes

Lorsque notre enfant nous fait signer un devoir, si nous regardons juste la note, nous lui donnons un pouvoir qu’elle ne devrait pas avoir: celui d’apporter une valeur au travail effectué.

Prendre le temps de lire le devoir, de regarder avec l’enfant en premier lieu toutes les réponses exactes et de les valoriser (surtout si l’enseignant s’est focalisé sur ce qui ne va pas), puis les points à améliorer, vérifier s’il a compris ses erreurs, donnera du sens à ce moment.

Et si, affectés par une mauvaise note de notre enfant, nous sommes tentés de lui mettre la pression, nous pouvons revenir au premier point!

 

5- Avoir confiance

  • Je vois parfois des parents qui saisissent la moindre occasion d’apprendre quelque chose à leurs enfants, considérant que toute expérience doit être rentabilisée d’une manière pédagogique :

-Maman, il neige!

-Oh, super! Tu sais que pour que la neige se forme, trois conditions doivent être réunies, qui sont: 1) des températures proches de 0°, 2) La présence de vapeur d’eau, 3) La présence de minuscules particules volatiles! tu as bien compris?

  • J’ai aussi parfois entendu des spécialistes dénigrer certains jeux, considérés comme moins stimulants pour le cerveau que d’autres

Ah, elle joue aux playmobils? Vous devriez plutôt lui acheter des légos car ils permettent à l’imagination de s’exprimer davantage.

Ces deux attitudes dénotent pour moi d’un manque de confiance en la capacité de l’enfant d’expérimenter le monde à son rythme et à sa manière, et d’une volonté, quelque part de « le forger » selon nos propres critères.

D’autre part, si les temps de jeu sont eux aussi soumis à un souci de résultat, la détente et le repos qu’ils sont censés nous apporter deviennent caduques.

Bien entendu, je ne prône pas de laisser l’enfant jouer aux jeux vidéos à volonté parce que c’est cela qui l’attire le plus… Ces jeux ont à mon avis un statut particulier qui mérite qu’on s’y arrête plus longuement lors d’un prochain article.

Cet article vous a-t-il appris quelque chose? Avez-vous autre chose à nous apprendre sur ce sujet? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

 

Morosité saisonnière: 4 astuces pour l’endiguer

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Nous sommes nombreux à être concernés par le manque d’entrain en hiver. Cette année, particulièrement, les jours de pluie qui se succèdent et les trop rares apparitions du soleil derrière les nuages ne nous aident pas à nous en sortir, et à faire le plein de sérotonine (cette hormone de la bonne humeur favorisée par la lumière).

Nous n’avons plus qu’à nous aider nous-mêmes pour garder le sourire!

Pour cela…

  • Cocooning, oui, molluscing, non

Si on ne se prend pas une petite journée sous la couette avec un bon bouquin ou devant une super série en hiver, quand le fera-t-on?

Quand il fait froid dehors, il fait doux se chouchouter, accueillir avec bienveillance cette part de nous qui a tant besoin de douceur et de réconfort.  A chacun cependant de sonder les limites entre se chouchouter et se ramollir dangereusement: car attention, de la mollesse à la déprime, il n’y a qu’un pas! Pour ma part, je m’accorde une journée de ce genre par semaine au maximum, et si jamais je fais un écart sur ce point, je veille à ne surtout pas enchaîner deux journées cocooning d’affilée, car ensuite la pente est trop dure à remonter. A l’inverse, je sais que si j’enchaîne mes journées sans souffler, je finirai par le payer… tout est question d’équilibre.

  • Faute de sérotonine, bienvenue aux dopamines et aux endorphines!

L’activité physique régulière permet la libération dans le corps d’hormones bienfaisantes. Même si cela représente un effort de commencer, une fois le rythme installé, cela devient de plus en plus facile. Marcher, courir, nager, sauter sur un trampoline ou danser, le choix est illimité, et chacun peut trouver une activité à sa portée.

  • Musique, couleurs, pensées, place à la bonne humeur…

La musique que nous écoutons, les couleurs que nous portons, les pensées que nous laissons tourner dans notre tête, tout cela représente une nourriture quotidienne que nous donnons à notre inconscient. Si nous voulons sortir de la grisaille émotionnelle, à nous de faire des choix conscients, qui correspondent exactement à ce que nous désirons. S’il est facile de choisir une musique entraînante à écouter en voiture, une veste orange plutôt qu’une grise, cela demande plus de vigilance de surveiller ses pensées. Mon conseil en cas d’afflux de pensées déprimantes: reliez-vous à votre corps, respirez en conscience, puis visualisez la meilleure version de votre journée (ou du projet en cours).

  • Gratitude quotidienne, et la vie devient sereine!

La gratitude est un merveilleux accélérateur de bonheur, bienvenu en cette saison… et il n’est pas besoin d’avoir gagné à la loterie pour l’éprouver. Il pleut? quelle chance j’ai d’avoir un parapluie! ou d’avoir un abri bien au chaud! Comme ça fait du bien d’imaginer les nappes phréatiques en train de faire des réserves! Bref, avec ce qui tombe, on n’a pas fini de se réjouir!

Et vous, quelles sont vos astuces anti-déprime? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

2018, année de la réussite !

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Aujourd’hui, voici un article invité sur le thème de la réussite,

écrit par Mohan DAVID

 

À chaque nouvel an, nous avons droit à une rétrospective de l’année précédente et à des spéculation sur celle à venir, que ce soit de la part des médias, de nos proches, ou de nous-même. D’ailleurs, un de mes amis voit 2018 comme une année pleine de surprises qu’il imagine catastrophiques pour notre avenir… Cet optimisme légendaire m’a conduit à une réflexion que j’aimerais vous partager aujourd’hui.

Nous n’avons quasiment aucun pouvoir sur les drames qui nous affectent : nous ne pouvons pas agir sur les attentats, la perte d’un proche, tout ce qui peut nous arriver de douloureux. À l’inverse, nous sommes en mesure de provoquer tout ce qui peut potentiellement nous arriver de mieux, qu’il s’agisse des rencontres, des décisions, ou des actes, susceptibles de participer à notre épanouissement personnel.

Les rencontres.

Et si une rencontre, une discussion avec un ami, marquait un tournant dans notre vie ? Nous avons tous, dans notre entourage proche ou non, une personne qui nous inspire, qui nous passionne dans sa façon d’agir, de voir les choses… Une des intentions pour cette nouvelle année pourrait donc être de passer plus de temps avec ces gens inspirant pour nous, ou alors de provoquer des rencontres bénéfiques. Tous ceux qui ont réussi ont d’abord essayé, cette phrase que l’on applique surtout aux jeux d’argent est bien sûr applicable aux rencontres. Pourquoi ne pas utiliser la technologie pour entrer en contact avec nos influents aussi célèbres soient-ils ? La probabilité que nous les rencontrions en envoyant des mails par exemple sera toujours plus élevée que celle que nous les rencontrions… sans rien faire ! Pourquoi ne pas dépenser notre argent pour inviter un ami qui nous inspire au restaurant plutôt que de le dilapider en achetant des pizzas car nous n’avons pas le courage de préparer le repas ?

Tout cela ne demande qu’une prise de décision, un pas à faire, un « Aujourd’hui je le fais. »

Les décisions.

Et si une simple décision changeait notre vie ? Et si, par exemple, après des années passées à nous complaire dans une routine monotone mais stable nous décidions de lâcher prise, de suivre nos envies ? Si du jour au lendemain nous décidions de démissionner pour monter notre entreprise ou simplement si nous décidions d’être heureux ? Prendre une telle décision n’a rien de facile car nous ou nos proches auront tendance à prendre nos dire à la légère, ou à penser que nous ne passerons jamais à l’action. Nos proches sont d’une aide précieuse car ils ont un avis qui doit être pris en compte, pour étayer notre décision, prévoir ce qu’on n’a pas prévu, et trouver du soutien. La décision implique aussi un travail sur soi.

Empêchons nos peurs de poser des barrières là où nous n’autorisons personne à en mettre.

Une fois que notre décision est prise, il ne nous reste plus qu’à agir.

Les actes.

Beaucoup trop de personnes restent bloquées à cette étape, elles ont des rêves, savent ce qu’elles ont à faire pour les réaliser mais restent paralysées par l’appréhension. « Et si ça ne marchait pas ? Je n’y arriverai jamais. » toutes ces pensées négatives sont le fruit de nos peurs, c’est notre cerveau qui les crée, nous y avons donc accès. Si le chemin vers la réussite est parsemé d’embûches, il est surtout composé d’obstacles que nous nous imposons inconsciemment. Une fois tombées les barrières que nous nous sommes infligées à nous-même, le chemin vers la réussite sera beaucoup moins difficile qu’il n’y paraît. Une des barrières pourrait être « C’est trop dur, je ne suis pas capable de le faire. » en parlant par exemple de démissionner.

Si nous le faisons, si nous trouvons le courage d’agir, nous pourrons nous appuyer sur notre sentiment d’accomplissement et de fierté pour surmonter la barrière suivante. Plus l’obstacle nous paraît insurmontable, plus la fierté d’avoir réussi sera grande, et plus grande sera notre détermination à poursuivre notre chemin. Nous ne regretterons jamais d’avoir échoué, nous regretterons de ne pas avoir essayé.

Vous allez me dire… avec des « si » on refait le monde. Vous avez raison, enlevons le « si » et refaisons le monde, passons de « si je fais ceci, je serai heureux » à « je fais ceci, je suis heureux ».

Si cet article vous inspire, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

rêves: comment se donner toutes les chances de les réaliser

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Nous sommes nombreux à être tournés vers un idéal de vie, un rêve à atteindre. Comment faire pour donner une chance à ce rêve de s’incarner dans notre vie? Comment le semer dans notre quotidien? Voici quelques pistes.

  • Essayer

Même si autour de nous, les discours décourageants ou moqueurs fleurissent, pourquoi leur donner le pouvoir? Pourquoi qualifier notre rêve d’impossible et y renoncer? Bien sûr, nous ne pouvons avoir l’assurance que nous réussirons. Ce qui est certain, c’est que si nous n’essayons pas, il ne se passera rien, et notre rêve ne germera pas. Se dire « Je vais essayer » est un premier pas vers une concrétisation de notre rêve.

  • Faire coopérer notre part « tortue » et notre part « aigle »

L’aigle a une vue d’ensemble, il anticipe, il connaît son but. Mais il n’a pas les pieds sur terre.

La tortue avance, pas à pas, parfois laborieusement. Elle est capable de passer des heures à se heurter à un rocher qu’elle pourrait contourner. Elle est bien incarnée dans le quotidien.

Si la tortue est guidée par l’aigle, elle saura où mettre les pattes et dans quelle direction orienter ses efforts pour construire la vision de l’aigle.

Si l’aigle accepte le rythme de la tortue, il la guidera avec bienveillance en fonction de ce qu’il voit.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « aigle intérieur », nous ne ferons que rêver notre vie.

Si nous ne sommes relié qu’à notre « tortue intérieure », la vie sera une suite d’actions laborieuses vides de sens.

Voilà pourquoi nous avons à faire coopérer ces deux parts si nous voulons voir germer nos rêves dans le concret: avoir une vision à long terme, et faire patiemment les petits pas nécessaires à la réalisation de notre rêve.

  • Rester à l’écoute

Un rêve ne se construit pas par l’exigence ou la volonté. Sa réalisation ne dépend pas de notre capacité à contrôler la réalité. A partir du moment où nous avons posé notre intention, défini notre objectif, la vie nous invite à danser avec elle: rencontres, opportunités… nous sommes invités à modifier le terreau de notre quotidien en fonction des signes que nous recevons, pour que se concrétise l’intention que nous avons posée.

  • Remercier

Mesurer les petits pas que nous faisons, les cadeaux que nous recevons de la vie, et éprouver de la gratitude pour cela contribue à notre avancée. La gratitude pratiquée au quotidien est un appui formidable pour avancer vers nos rêves.

 

Si vous avez d’autres pistes, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

10 bonnes raisons de passer du temps à jouer

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Jouer n’est pas une activité puérile ou dérisoire. Bien au contraire, c’est une manière plaisante de développer nos capacités et d’étendre le champ des possibles dans de nombreux domaines de notre vie. Car les qualités que nous développons en jouant s’ancrent de manière durable dans notre cerveau, et sont disponibles ensuite pour vivre avec plus de facilité et de légèreté les challenges qui se présentent à nous. Autrement dit…

jouer nous permet de passer à un autre niveau dans la vraie vie!

  • Jouer aide à lâcher prise et à faire confiance.

Prenons un un grand classique : le Rubik’s Cube. Pour obtenir une face, on ne prend guère de risque, mais ensuite, pour aller plus loin, on va devoir accepter de rompre, pendant un moment, la stabilité à laquelle on était arrivé. Sinon, impossible de poursuivre ! Plus on jouera, plus notre cerveau s’habituera à remettre en cause ses repères, et associera cette instabilité au plaisir du jeu. Nous développerons ainsi notre capacité à prendre des risques pour progresser, et ceci dans notre vie de tous les jours.

  • Jouer développe la patience, la concentration et la persévérance.

Les parcours à bille comme le Perplexus nous aident à accepter l’échec et à en faire une aubaine pour notre curiosité : en effet, avant de réussir à franchir un cap difficile, nous allons faire de nombreux essais, analyser nos erreurs et en faire des occasions d’apprentissage. Nous allons également remplacer la notion d’échec par celle de défi, et muscler ainsi notre persévérance.

  •  Jouer encourage l’intelligence relationnelle et la coopération.

Tous les jeux d’équipe, qu’ils soient sportifs ou non, nous encouragent à élargir notre conscience au groupe, et à mettre nos atouts au service de plus grand que nous. Plus nous exercerons cette capacité en jouant, plus il nous deviendra facile d’être au service du collectif, de déléguer, et de co-créer.

  • Jouer fait travailler notre mémoire

Tous les « Mémos » et dérivés stimulent notre mémoire d’une manière légère et positive.

  • Jouer aiguise nos facultés de réflexion et d’anticipation

Dames, échecs, tarot, belote… il est rare que les jeux de société ne comportent pas une part de stratégie qui nous oblige à ramifier notre réflexion. Cette manière d’orienter nos pensées vers plusieurs possibles, d’élaborer des stratégies de plus en plus complexes au fur à et mesure de nos progrès est un véritable dopant pour notre cerveau!

  • Jouer nous permet de tester notre intuition

L’intuition est toujours présente dans notre vie, mais nous n’osons pas toujours lui faire confiance. Lui donner toute sa place dans le jeu nous permet de la roder sans prendre de gros risques, et de vérifier que nous pouvons compter sur elle.

  • Jouer nourrit les liens amicaux et familiaux

Si dans mes souvenirs de soirées, je devais sélectionner les meilleures entre les bonnes bouffes, les soirées ciné, ou les soirées jeux, j’opterais sans hésitation vers les soirées jeux, et je pense que je suis loin d’être la seule dans ce cas.  Lorsqu’on joue, on se retrouve en lien de manière instantanée avec notre enfant intérieur, et avec les enfants intérieurs des autres joueurs. Autrement dit, la connexion s’établit à un endroit où la légèreté, la spontanéité et l’authenticité sont de mise, ce qui est précieux pour nos relations.

  • Jouer alimente notre imagination

Certains jeux comme le « Dixit » nous emmènent sur des terrains que nous avons, pour certains d’entre nous, peu l’occasion de fouler dans nos vies quotidiennes: le terrain de l’imagination, des symboles, du métaphorique. Découvrir ces espaces en nous est précieux pour notre compréhension de nous-mêmes, et pour notre créativité qui s’en trouve décuplée.

  • Jouer nous relie à l’instant présent

Jouer est une activité gratuite, qui n’est soumise à aucune pression, à moins que nous en fassions une contrainte (si par exemple nous imaginons que nous avons le devoir de jouer avec nos enfants, et que nous n’en avons pas forcément l’élan). Lorsque nous jouons, généralement nous sommes pleinement et volontairement là, et nous goûtons le plaisir de l’instant. Plus nous ferons des activités qui nous relient à l’instant présent, plus nous vivrons en pleine conscience.

  • Jouer réveille notre enfant intérieur et nous donne l’occasion de guérir des blessures

Parfois, des schémas de fonctionnement bien ancrés jaillissent lorsque nous jouons. Par exemple, on ne peut s’empêcher de tricher, ou bien au contraire, nous avons peur que les autres trichent, et cela nous empêche d’être dans la légèreté. Si nous prenons le temps d’accueillir ce qui se joue pour notre enfant intérieur, nous tenons là une formidable opportunité de transformation.

Ce dernier point m’amène à attirer votre attention sur l’importance de prendre soin de son enfant intérieur au quotidien. Sur ce sujet, vous pouvez lire ou relire l’article « Pourquoi je m’engage envers mon enfant intérieur« .

Et comme Noël approche, mon Père Noël intérieur ne peut résister à l’envie de vous faire un cadeau…

Je vous offre le programme en 21 jours

« Retrouver la paix en prenant soin de son enfant intérieur »

Cette offre est valable jusqu’à fin décembre. (Même si vous n’êtes pas disponible actuellement pour ce programme, je vous conseille de vous inscrire, vous pourrez toujours vous plonger dans le programme quand vous en aurez le temps!)

Recevez  votre  programme

 

 

Si cet article vous parle, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

Au plaisir de vous lire et d’échanger avec vous,

 

La Fannette

Quand le corps parle: 6 étapes pour décrypter ses messages

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Quand on oublie de s’écouter pendant trop longtemps, quand on perd de vue d’essentiel, ou quand on laisse de côté une blessure qui appelle, le corps ne tarde pas à nous rappeler à l’ordre, parfois jusqu’à ce que nous n’ayons plus qu’un choix très limité:

  • réagir en victime (dans un premier temps, c’est ainsi que je réagis la plupart du temps: « ce n’est vraiment pas le moment » « il faut que ça m’arrive à moi », etc)
  • nous arrêter, et prendre en compte le message.

Le premier choix étant assez facile à suivre d’une part, et très peu productif d’autre part, je vous propose que nous explorions le deuxième.

Comment écouter ce que le corps veut nous dire? comment prendre en compte son message?

Il peut être difficile, dans un premier temps, d’accepter ce qui nous arrive: douleurs, maladies, tensions corporelles sont rarement les bienvenues. Et pourtant, elles sont là pour nous aider à nous débarrasser de schémas de fonctionnement qui ne sont pas à notre service.

Donc, en premier lieu, je me rappelle que mon corps est mon allié, et que ce qu’il manifeste a du sens. Je déploie donc mes antennes et je m’ouvre aux signes qui me sont offerts pour déceler où tout cela veut en venir.

Par exemple, depuis quelques semaines, j’ai un disque pincé, ce qui me provoque d’atroces douleurs. L’image qui m’est venue, c’est de me voir en train de tirer un traîneau, courbée sur une corde au niveau du ventre. Sur le traîneau, je voyais mes proches en train de se laisser tirer, tranquillement. Cette image reflète un schéma de fonctionnement que j’ai du mal à lâcher: je me plie en quatre pour les autres (l’expression est également signifiante), j’oublie les capacités de mon entourage, et mes limites.

  • Je laisse tous ces signes me parler, sans chercher à interpréter. Tout ce qui suscite de l’émotion est bon à accueillir.

Exemple: L’image du traîneau stimule une tristesse profonde: l’accueillir me permet de faire le deuil de n’avoir pas été plus respectueuse avec moi.

  • Je me laisse traverser par mes émotions, et petit à petit, j’ai accès à ce qui me manque, finalement: de quoi ai-je le plus besoin?

Exemple: Cette tristesse me permet d’avoir accès à mon immense besoin de douceur, de bienveillance, de compréhension

  • Je reconnais et j’accepte que ces derniers temps, je n’ai pas nourri certains de mes besoins fondamentaux: je fais en quelque sorte le deuil de ce que j’aurais pu faire pour prendre plus soin de moi.

Exemple: J’accepte que je n’aie pas écouté mes limites, que je me sois laissée prendre par un schéma de toute puissance (superwoman…)

  • Comme il n’est jamais trop tard, je laisse venir à moi les occasions et les idées pour prendre soin de mes besoins. La vie est généreuse: j’aurai très vite l’occasion de me relier à ce qui est important pour moi, et de poser des limites pour me respecter.

Exemple: Comme j’ai l’air bien bloquée, tout le monde me donne des conseils pour prendre soin de mon dos; j’écoute et j’applique ceux qui me parlent.

Si vous avez rencontré des difficultés avec votre corps, qui se sont révélées finalement des occasions d’évoluer vers vous-même, ou si vous souhaitez partager sur ce sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

 

 

oct 9, 2017 - parentalité    2 Comments

5 graines à semer chez nos enfants pour les aider à passer à l’action

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Notre capacité à passer à l’action, à entreprendre, à se mettre en mouvement pour aller vers la réalisation de nos rêves est largement conditionnée par ce que nos parents nous ont transmis. Bien sûr, si nous n’avons pas été suffisamment encouragés, la vie nous offrira l’occasion de travailler sur la confiance et nous avons tous les facultés de relever le défi. Quelques clés toutes simples peuvent ceci dit nous aider à faciliter l’épanouissement de la confiance et du goût d’entreprendre chez nos enfants.

1- Toujours encourager leurs projets.

Plutôt que de pointer les difficultés qu’ils risquent de rencontrer, il est important de les questionner pour les amener à découvrir par eux-mêmes les qualités qu’ils seront amenés à développer pour mener à bien leur projet.

Par exemple, plutôt que de dire:

Mais c’est très difficile de faire ça tout seul! Tu ne vas pas y arriver!

Reformuler, valoriser et questionner:

Oui, tu voudrais construire une maison pour tes petshops. Ils en ont de la chance! Comment tu comptes t’y prendre?

2- Repérer nos réactions décourageantes, les identifier et les changer.

Parfois, on ne peut s’empêcher de décourager nos enfants. Hors de question de culpabiliser! Nous ne pouvons tout simplement pas faire autrement en l’état actuel de notre conscience. Par contre, nous pouvons changer cet état de conscience, et trouver la racine de ces réactions.

Ma fille voulait venir avec moi à la brocante pour vendre des petites affaires. Elle avait préparé plusieurs enveloppes contenant des petites babioles. Quand j’ai vu ce qu’elle comptait vendre, je lui ai dit: « Mais personne ne voudra jamais acheter ça! ». Elle s’est effondrée. J’ai réalisé que j’avais parlé instantanément à partir d’une part blessée de moi. Combien de fois j’avais entendu ce genre de phrases? (« C’est débile! Tu te fais des illusions! » etc, etc).

J’ai pris le temps d’accueillir cette part de moi qui avait tellement besoin d’être encouragée et soutenue, et surtout de croire en elle. J’ai expliqué par la suite à ma fille que ma réaction venait d’une part de moi qui avait manqué d’encouragements, et que je m’occupais ce cette part. 

Je sais qu’il me faudra encore un peu de temps et beaucoup d’écoute pour guérir cet endroit de moi. Maintenant, je ne la laisse pas saboter les élans de ma fille. Quand cette dernière me présente ses projets, je l’écoute, et si une envie de remettre en cause le projet pointe son nez, j’ai conscience de sa provenance,  je garde la bouche fermée, et dès que possible je vais donner de l’écoute et beaucoup d’amour à ma part blessée.

3- Dans toute situation, se focaliser sur les points positifs en premier lieu, puis présenter les points à améliorer de manière constructive.

Critiquer systématiquement nos enfants ne les encouragera qu’à critiquer à leur tour, et surtout pas à agir. Si vous connaissez des personnes qui passent leur vie à critiquer autrui sans jamais se bouger les fesses… ne les critiquez pas!  voyez en eux des petits bouts de chou qui ont été démotivés et dévalorisés, et qui n’ont pas encore eu l’occasion de guérir leur enfant intérieur.

Nous avons de multiples occasions de valoriser nos enfants. Dans ces mêmes occasions, nous pourrions les critiquer. Ne manquons aucune occasion de les valoriser!

Notre enfant débarrasse la table et casse une assiette. On peut se centrer sur l’assiette cassée, ou sur le service rendu. Bien sûr, éluder les problèmes ne résout rien. Transformons-les en occasions d’apprentissage!

« Merci d’avoir débarrassé la table. Et ça arrive à tout le monde de casser des assiettes! Moi, quand ça m’arrive, c’est que j’en prends trop à la fois. Et toi, est-ce que tu as repéré pourquoi l’assiette était tombée? »

4- Leur donner des missions à la hauteur de leurs capacités.

Ne jamais solliciter un enfant « parce qu’il va en mettre partout, parce qu’il ne saura pas faire, parce qu’il va tout gâcher » sabote autant sa confiance que de lui donner des missions pour lesquelles il ne se sent pas prêt.

Parfois, c’est vrai, ça va plus vite et c’est plus efficace pour notre quotidien de ne pas solliciter les enfants, et même de les habiller, de leur lacer leurs chaussures, de les laver, etc, etc. Nous ne devons pas perdre de vue que notre rôle de parent n’est pas de gérer le quotidien de manière efficace mais de semer chez nos enfants les graines qui les aideront à être des personnes autonomes et volontaires. Prendre l’habitude de le porter sans qu’il le demande alors qu’il est en âge de marcher revient à lui dire « tu ne marche pas assez bien, pas assez vite, tu ne vas pas y arriver ». Et c’est valable pour tous les gestes que nous faisons à sa place, y compris les petites tâches du quotidien auxquelles il peut participer.

5- Quand ils sont découragés, les écouter sans apporter nos propres solutions.

Comment réagissez-vous quand vous êtes découragés et qu’on vous abreuve de conseils sans que vous l’ayez demandé? On est d’accord, les conseils, c’est bon à recevoir quand on est demandeur. Les enfants sont comme nous. Quand ils sont découragés, une bonne oreille est largement suffisante, et essentielle. Ne pas leur apporter de solution souligne notre confiance en eux: nous savons qu’ils trouveront la solution par eux-mêmes.

 

Et vous, quelles sont les graines de confiance que vous semez chez vos enfants? N’hésitez pas à m’aider à compléter cet article en laissant un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

 

 

 

sept 10, 2017 - expérience    2 Comments

Sortir de la panique en trois pas de danse

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Bonjour à tous!

 

Voilà un moment que je ne suis pas venue vers vous, je m’excuse d’ailleurs platement de ce silence estival, qui pour moi bourdonnait très fort à mes oreilles tellement notre connexion me manquait. Que s’est-il passé? Tourbillon de la vie certainement, panique aussi peut-être un peu, et si ça se trouve, une difficulté inconsciente à passer le cap des 100 articles?

Bon, le principal, c’est que me vl’à, la panique, je suis en train de la quitter, en trois petits pas que je vous détaille ici:

 

Au préalable:

Je me distance, et je regarde ma panique: je vois à quel point elle me tient, m’agite et me déconnecte de mon pouvoir. Je prends le temps d’accueillir ce mouvement, cette agitation. Je prends conscience des films négatifs que je me fais. Je vois que quelque chose en moi veut se précipiter sur la première bouée venue. Consciente de l’état qui m’habite, je choisis de ne pas prendre de grande décision: car je le ferais à partir de la peur. Je choisis de faire de tous petits pas pour retrouver la sérénité.

 

Premier petit pas:

Je fais le point sur ce qui stimule ma panique actuellement. Si ma panique provient d’une accumulation de tâches, je liste simplement ces tâches. Je reste dans l’observation (si je note « j’ai TROP de choses à faire » ou « je suis débordée », je ne suis pas dans l’observation, je suis simplement en train de retourner dans la panique!). Si ma panique est stimulée par quelque chose de plus abstrait ou par des événements, je note ce que j’observe.

  • Exemple de liste de tâches:

 

-Vérifier les devoirs des enfants

-Acheter les dernières fournitures

-Faire réparer le frigo

-Ranger mon bureau

  • Exemple de liste d’observations:

 

-Quand je pense à mon compte en banque j’ai la gorge qui se noue

-Ma fille ne m’a pas parlé depuis hier matin, je ressens de la colère et de la peur

-J’ai fait le choix de démissionner et je ne l’ai pas encore dit à mon patron. J’appréhende sa réaction

 

Deuxième petit pas:

Je me passe une musique inspirante et agréable, et je regarde dans mon passé, tous les moments où j’ai été aidée par la vie.

  • Exemple:

 

Un jour on m’a proposé exactement ce dont j’avais besoin, sans même que j’aie eu à le demander. Un autre jour, j’ai choisi de faire confiance à la vie, de ne pas m’affoler, de lâcher le contrôle, et tout s’est organisé de manière fluide, presque magique.

Je respire profondément ces souvenirs, et je les actualise, je les généralise, j’en fais une loi: lorsque je lâche prise, lorsque je fais confiance à la vie, tout est facile.

 

Troisième petit pas:

Toujours sur cette musique inspirante, en face de chaque observation, je note ce que j’aimerais vivre: la version la plus fluide, la plus économique en énergie de ce que je peux imaginer.

  • Exemple:

 

-Vérifier les devoirs des enfants / Si les enfants  le souhaitent, je vérifie leurs devoirs. J’ai confiance qu’ils me demanderont de l’aide s’ils en ont besoin.

-Acheter les dernières fournitures  / Je trouve tout ce dont j’ai besoin, il n’y a presque personne au magasin, je suis de bonne humeur et je plaisante avec la caissière.

-Faire réparer le frigo / L’univers m’envoie la personne idéale pour cela, et je l’en remercie.

-Ranger mon bureau  / Quand j’en aurai l’élan, je rangerai mon bureau dans la légèreté et la fluidité.

-Quand je pense à mon compte en banque j’ai la gorge qui se noue / Je suis curieuse de savoir quelle opportunité va se présenter à moi pour que mon compte en banque se renfloue. Quel plaisir de savoir que l’univers est en train d’arranger mes affaires pendant que je me rends disponible pour accueillir ses cadeaux.

-Ma fille ne m’a pas parlé depuis hier matin, je ressens de la colère et de la peur / Je nourris la connexion avec ma fille de pensées positives. J’accepte le miroir qu’elle me tend et je prends le temps d’y jeter un œil.

-J’ai fait le choix de démissionner et je ne l’ai pas encore dit à mon patron. J’appréhende sa réaction / Je me remercie d’avoir pris une décision qui me libère. Cette décision est légitime, et je me réjouis d’être le patron de ma propre vie.

 

Chaque fois que la panique me reprend, je remets ma musique, je relis ma liste (au besoin, j’ajoute des observations et des phrases de visualisation) et je prends le temps de me passer la meilleure version de mon film.

 

Ces trois petits pas de danse m’ont permis d’appréhender la rentrée avec sérénité… Si vous faites l’expérience, laissez vos impressions en commentaire!

 

Et si vous connaissez d’autres astuces pour sortir de la panique,

n’hésitez pas à les partager!

Au plaisir!

La Fannette

août 20, 2017 - article invité    1 Comment

Aimez-vous comme vous aimez vos amis

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Aujourd’hui, voici un article invité sur le thème de l’amitié, écrit par Mohan DAVID.

 

Si l’amitié sonne pour vous comme des rires autour d’un barbecue, elle sonne pour moi comme une formidable raison d’être fier et de croire en moi. Non pas parce que je ne ris jamais avec mes amis mais plutôt parce que chaque fois que je les vois, je me souviens du chemin que nous avons parcouru.

J’ai autant appris d’eux qu’ils ont appris de moi, ce qui est à la fois une source de richesse et un moyen de se développer personnellement.

En effet, une simple discussion avec vos amis autour de vos projets respectifs vous apporte autant de connaissances que de possibilités de vous aiguiller mutuellement.

Vous connaissez l’importance d’être soutenu dans vos ambitions mais félicitez-vous de soutenir celles des autres car vous aurez une part de responsabilité dans leur succès. Vous serez ainsi fier de vos amis autant que vous serez fier de vous. Ce n’est ni égoïste, ni narcissique de croire que vous avez une responsabilité dans le succès des autres puisque vous reconnaîtrez que vos succès sont aussi les leurs. En amitié, nous partageons beaucoup de choses non ?

Alors partagez votre fierté et félicitez-vous de la réussite de vos amis.

Félicitez-vous aussi tout simplement d’avoir des amis, d’être entouré de personnes qui ont confiance en vous, et qui savent que vous serez là pour eux. Vous êtes digne de confiance, vous comptez pour les autres, vous avez une place particulière dans votre cercle d’amis. Vos amis vous apprécient à votre juste valeur, ils vous aiment pour ce que vous êtes. Soyez franc avec vous-même comme le sont vos amis, reconnaissez vos erreurs et vos échecs mais aussi vos réussites et vos victoires. Vous vous dites souvent « Là, je n’ai pas fait les choses comme j’aurais dû. » ou, « Je n’aurais jamais dû faire ça, cela ne me ressemble vraiment pas. » Mais vous dites vous « Si je ne l’avais pas soutenu, il n’aurait pas réussi. » ou, « Mes amis peuvent compter sur moi, je suis quelqu’un de bien. » ?

La prochaine fois qu’un ami vous parlera de sa dernière réussite, dites vous « Je suis fier de lui et content d’avoir participé à ce succès. ».

La prochaine fois que vous serez invité chez des amis, dites vous « Je suis apprécié par des gens géniaux, c’est super. »

Car au fond, vos amis sont géniaux n’est-ce-pas ? Et pour l’instant la seule personne qui ne vous pas trouve pas génial, dans votre groupe d’amis, c’est vous. Alors qu’attendez vous pour adopter le même point de vue sur vous que celui de vos amis ?

Si cet article vous touche, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

juil 9, 2017 - parentalité    2 Comments

Adolescents: comment poser le cadre?

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« Le plus important chez les ados, c’est le cadre »

« Ils ont tellement besoin de cadre »

« Il faut leur mettre des limites sinon ils sont perdus »

J’ai entendu ce genre d’idée plus d’un millier de fois, pourtant cela ne sonne pas juste pour moi.

Sur ce sujet je rejoins Catherine Dumonteil-Kremer (consultante familiale et éducatrice Montessori), pour qui le lien est à favoriser par rapport au cadre.

Le hors série n°9 de Kaisen (voir le lien en fin d’article) lui consacre une interview sur ce thème, et cela m’a donné envie d’aborder ce sujet avec vous, sous deux axes différents:

1: poser le cadre au détriment du lien

2: poser le cadre à partir du lien

Et voici la réflexion qui me vient:

pour ces deux manières de poser le cadre, quelles sont les conséquences auxquelles on peut s’attendre…?

  • Poser le cadre au détriment du lien

 

« Les adolescents sont environ 85% du temps sans leurs parents. Comment dès lors vérifier cette limite? A quoi bon dire « Ne fume pas, ne bois pas », alors que, dès que les parents auront le dos tourné, ils passeront à l’acte? » interroge Catherine Dumonteil-Kremer.

Une limite posée sans négociation, sans écoute des besoins des uns et des autres, n’a pas de sens pour l’adolescent. Il peut facilement l’interpréter comme une volonté de la part de ses parents de l’empêcher de vivre sa vie et d’être heureux. La réaction à laquelle on peut s’attendre est une transgression non assumée.

Je m’explique: Si le parent dit à son ado: « Je sais que les personnes que tu voudrais retrouver à cette soirée fument du shit. Je ne veux pas que tu fréquentes ces jeunes-là. Tu ne sors pas ce soir un point c’est tout. » il n’exprime pas clairement ses besoins, et n’écoute pas ceux de son ado. Des besoins non écoutés finissent par prendre toute la place. En l’occurrence, chez l’ado, le besoin de reconnaissance et le besoin de liberté ne sont pas pris en compte.

-Reconnaissance, parce que le fait de juger ses amis (« ces jeunes-là ») revient à le juger lui-même.

-Liberté, parce que l’empêcher de sortir représente une fermeture, un obstacle à ses choix.

Du moment que ses besoins ne sont pas reconnus et pris en compte par cette décision, l’adolescent risque de se sentir révolté, et plus la position de l’adulte se durcira, plus la rébellion et le désir de transgression de l’ado grandiront.

Et s’il sort du cadre posé par l’adulte, ce sera motivé par une réaction à l’interdiction. « Non mais ça va pas se passer comme ça. Puisque c’est comme ça… attends un peu que tout le monde dorme, et tu vas voir si je peux pas faire ma vie comme je l’entends. Et je vais bien me défouler. Tu l’auras voulu! »

C’est en cela que je parle de transgression non assumée: l’ado agit par vengeance et il rend l’adulte responsable de sa transgression.

Une eau vive contenue par un barrage va se ruer sur la moindre faille, et devenir furieuse et incontrôlable une fois sortie. De la même manière, un cadre posé sans l’assentiment d’un ado va propulser ce dernier en dehors du cadre d’une manière violente et incontrôlable.

Et si le cadre devient une prison hermétique, si par exemple je me relève la nuit pour vérifier que mon enfant est bien à la maison, je ferme à clé, je surveille ses SMS, etc… à ce moment-là, la violence ressentie par mon ado risque de se retourner contre lui-même.

Quand je pense aux conséquences que cela peut avoir de vouloir absolument contrôler la vie de mon ado, je préfère de loin lui faire confiance. Même si parfois cela n’est pas confortable.

 

  • Poser le cadre à partir du lien.

 

« Il faut par principe dire oui et discuter. L’adolescence est l’âge du lien » dit Catherine Dumonteil-Kremer.

Dire oui, cela signifie faire confiance à son enfant, et lui faire prendre conscience qu’il est responsable de ses choix.

Une eau qui circule sans barrage est calme et peut prendre le temps de choisir sa trajectoire en conscience.

Discuter permet d’écouter les besoins que l’ado cherche à satisfaire, et lui exprimer les nôtres.

Dans l’exemple cité plus haut, on pourrait se relier aux besoins de l’ado en le questionnant: « Dis-moi, ça représente quoi pour toi, cette soirée? Qu’est-ce que tu as envie de vivre en fait? », puis en exprimant ses propres sentiments et besoins: « Je sais que certains de tes amis ont pris l’habitude de fumer du shit. Je suis inquiète. Je tiens à toi et j’aimerais être rassurée que tu prends soin de toi. Est-ce que tu es prêt à prendre l’engagement de ne pas y toucher pendant cette soirée? »

-Il est possible que notre ado dise oui, et qu’ensuite il fasse le choix de ne pas respecter son engagement. Dans ce cas, il le fera non pas par révolte, mais suite à une délibération avec lui-même. En lien avec lui et avec la conscience de ses responsabilités.

-Il est possible aussi que notre ado dise non, et qu’il nous propose un autre moyen de nous rassurer.

-Et bien sûr, il est probable que notre ado dise oui, et qu’il respecte son engagement!

Dans tous les cas, notre responsabilité à nous, c’est de garder le lien avec lui, jour après jour, en écoutant ses besoins, et en lui exprimant les nôtres. Il est important aussi de mettre à sa disposition les informations qui l’aideront à faire ses choix en conscience.

Faire confiance et privilégier le lien contribue à ce que notre ado  fasse ses choix à partir de ses repères intérieurs, et à ce qu’il accepte d’en assumer les conséquences,  à ce qu’il se fasse davantage confiance, à ce qu’il accepte d’assumer lui-même le et à ce qu’il nous demande du soutien en cas de besoin.

Les adolescents sont tous différents, et l’âge est aussi un facteur important. C’est à chaque parent de sentir à quel moment le cadre est à faire passer en arrière plan par rapport au lien, en fonction de sa propre expérience, et de la relation qu’il vit avec son ado.

Si vous êtes parent d’ado, ou si vous êtes ado, n’hésitez pas à partager votre avis et votre expérience en commentaire!

Au plaisir,

La Fannette