mangeurs compulsifs, reconnaissez-vous!

hunger-413685_1280

Si vous allez de régime en orgie, si vous êtes préoccupé par votre poids, et que vous cherchez constamment à contrôler ce que vous mangez, tout en craquant régulièrement, s’il vous arrive de manger en cachette, si votre fringale suit la courbe de vos émotions, si vous êtes capable de continuer à manger lorsque vous n’avez plus faim, et que vous vous arrêtez seulement quand vous arrivez au fond du pot, au bout du paquet, au summum de l’écœurement, ou à la fermeture du magasin… il y a de fortes chances que vous soyez, comme moi,  une mangeuse  compulsive, ou un mangeur compulsif.

Si c’est le cas, voici quelques pistes pour cheminer avec cette particularité.

1. Accepter que nous avons un trouble du comportement.

« Pourquoi t’arrêtes pas de bouffer si ça te pourrit la vie? »

« Franchement, tu ne fais pas beaucoup d’efforts, tu te plains d’être trop grosse, et juste après tu te gaves »

« Allez, mange une part de gâteau, qu’est-ce que tu veux que ça te fasse, juste un bout! »

Ce genre de réflexions ne nous aide pas à nous relier à notre vulnérabilité, et à accepter notre « maladie ». Une personne qui n’a pas de problème avec la nourriture ne peut pas imaginer ce que nous vivons. Elle peut penser que nous manquons de volonté, que tout ça, c’est une question de discipline, qu’on devrait voir un psy, etc. Donner du poids à ce que disent nos amis pleins de bonnes intentions ne nous aidera pas.

Ce qui peut nous aider, c’est de considérer ce que nous vivons comme un trouble, un état de fait que l’on va devoir prendre en compte. Nous avons un trouble du comportement. C’est ainsi, et cela implique certains aménagements. Et certainement pas des régimes exigeants, des objectifs inatteignables, des programmes idéaux qui ne feront que nous décourager et entamer notre confiance.

2. Nous relier à des personnes qui vivent la même chose que nous, et qui ont envie de s’en sortir.

Ce que nous vivons est du même ordre que l’alcoolisme: c’est une addiction. Et comme de nombreux alcooliques s’en sortent grâce aux alcooliques anonymes, nous pouvons nous en sortir grâce aux outremangeurs anonymes. (Voir ce site)

Si dans notre entourage, d’autres personnes souffrent des mêmes troubles, nous pouvons échanger sur le sujet, nous offrir mutuellement bienveillance et compréhension.

3. Réconforter notre enfant intérieur

Si nous sommes à ce point accrocs à la nourriture, c’est qu’une part de nous souffre, et cherche à se réconforter. Quand nous mangeons, nous cherchons en fait à apporter douceur et réconfort à cette part qui souffre; or, comme juste après nous culpabilisons, nous nous jugeons, nous mettons cette part « au coin », alors elle souffre encore plus, donc elle réclame de la douceur et du réconfort, et nous lui donnons tout cela sous forme de nourriture, et ainsi de suite…

Plus nous prendrons du temps à accueillir notre enfant intérieur (visualisations, auto-câlins, thérapie, EFT, etc…), moins nous nous tournerons vers la nourriture pour gérer nos émotions.

4. Arrêter de se comparer

Plus nous nous comparons, plus nous augmentons notre souffrance, donc plus nous nous rendons vulnérable à nos compulsions.

Il est vrai que nous avons souvent l’occasion de croiser des personnes dont le physique nous fait rêver, mais nous focaliser sur ce physique nous empêche de les voir pour ce qu’elles sont et d’avoir avec elles des relations saines et authentiques (notre jalousie peut venir tout gâcher), et nous conduit à nous dénigrer encore plus. (« si tu faisais plus de sport/ mangeais moins et mieux/ prenais soin de toi… tu serais comme elle! »)

De plus, nous comparons l’incomparable: nous voudrions être comme des personnes qui n’ont pas de problème relationnel avec la nourriture.

Il est vrai qu’il est difficile de cesser de se comparer, du jour au lendemain. Voici une étape intermédiaire:

Plutôt que de dire en gros: « elle est parfaite, moi je suis nulle », on peut se relier aux qualités qu’on lui envie, et se dire « le dynamisme dont elle fait preuve/ le peps que dégage son physique/ la beauté qui émane d’elle … m’inspire ». Ainsi, on ne mélange pas la personne avec ses qualités, et on rend ces dernières accessibles.

 

5. Lâcher prise sur le résultat

« Samedi, il faut que je rentre dans cette robe »

« Jusqu’à ce que j’aie perdu 12 kilos, je ne mange plus que des fruits et des légumes »

« Dorénavant je dois faire 2 heures de sport par jour »

Ce genre d’exigences fonctionne à court terme, mais use notre potentiel d’endurance. Plus nous prenons de l’âge, plus les périodes d’exigence s’amenuisent au profit des périodes d’orgies. Car notre part de souffrance accumule tristesse et solitude, et au bout d’un moment ne supporte plus la moindre contrainte. Si nous acceptons notre forme physique actuelle, tout en décidant de cheminer vers plus de bien-être à notre rythme, nous nous donnons des chances de progresser.

6. Identifier nos failles

Quels sont les aliments compulsiogènes pour nous? (un aliments compulsiogène est un aliment que nous avons du mal à manger en petite quantité, et qui va stimuler chez nous l’envie irrépressible de nous remplir)

Quels sont les moments de la journée où nous craquons?

Quels sont les déclencheurs de nos crises? (conflits, ennui, procrastination, impatience…)

S’observer dans un premier temps permet de cerner notre fonctionnement. Nous pourrons ensuite établir un plan d’action qui prendra en compte nos faiblesses (au lieu de continuer à faire des régimes qui niaient nos faiblesses).

7. Prendre la décision d’entamer une démarche bien-être

Jusqu’à présent, nous nous faisions du bien en mangeant, pour compenser nos propres exigences. Si nous lâchons les exigences, nous pouvons maintenant décider de nous faire du bien… sans nous faire du mal.

Voici les questions à se poser:

Suis-je prête, maintenant, à prendre par la main mon enfant intérieur, et à prendre soin d’elle, jour après jour?

Suis-je prête, maintenant, à me faire plaisir sans me faire du mal?

Suis-je prête, maintenant, à me consacrer du temps, de l’amour, de la douceur, comme je le fais pour ceux que j’aime?

Une fois que je me sens prête, je peux alors passer à l’étape suivante:

8. établir un plan d’action

Il s’agit maintenant de remplacer nos habitudes « néfastes » par des habitudes qui vont à la fois dans le sens du réconfort de notre enfant intérieur, et à la fois dans le sens de notre bonne santé. Il ne s’agit pas de se débarrasser de ses troubles du jour au lendemain, mais de composer avec.

Plusieurs versions sont possibles, et chacunE fera jouer son imagination et sa créativité pour adapter son plan d’action en fonction de ses troubles, et des aliments qui sont compulsiogènes pour lui/elle.

Si vous voulez télécharger un exemple de programme, vous pouvez vous inscrire en bas de cet article. Cette inscription vous permettra également de recevoir des informations, des partages,  des conseils au fur et à mesure de mon inspiration sur le sujet.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

Recevez un exemple de plan d’action

En soumettant ce formulaire, j’accepte que mes informations soient utilisées uniquement dans le cadre de ma demande et de la relation commerciale éthique et personnalisée qui peut en découler.

Deux parts de soi: l’aigle et la tortue

aigletortue

 

Si à l’intérieur de chacun de nous de résidait qu’un ego, la vie serait beaucoup plus simple. Nous n’aurions à composer qu’avec une couleur de personnalité, avec une blessure, avec une voix. Mais en réalité notre personnalité se compose de multiple de voix qui tentent de se faire entendre, qui se succèdent aux commandes de notre vie, à moins que nous ne parvenions à ouvrir un espace pour les écouter et les faire coopérer au mieux.

Je reviendrai sur ce sujet des multiples aspects intérieurs. Aujourd’hui je vais m’intéresser à deux voix intérieures que j’appelle l’aigle et la tortue. (Cela ne vous empêche pas d’approfondir le sujet de la coopération entre votre multiples aspects intérieurs en regardant cette vidéo de mon amie Isabelle Padovani)

Si j’ai envie de consacrer mon article à ces deux parts aujourd’hui, c’est parce que je constate que chez beaucoup d’entre nous, elles cohabitent parfois difficilement, et que leurs frictions peuvent nous empêcher d’avancer dans notre réalisation.

Mais laissez-moi vous les présenter.

La tortue

  • La tortue se focalise sur le quotidien. Sur son chemin, elle s’intéresse aux moindres aspérités de la route, et parfois, un petit caillou peut devenir pour elle un obstacle infranchissable.  Elle a tendance à se protéger de ce qui pourrait la déstabiliser, remettre en cause ses repères. Lorsqu’elle se sent perdue, elle se retire sous sa carapace, au mieux pour méditer et retrouver ses repères intérieurs, au pire pour s’engourdir, s’anesthésier, et ne plus penser à ce qui la tracasse.
  • Lorsque la coopération avec l’aigle se passe bien, elle est capable de patience, de persévérance et d’endurance. Elle sait équilibrer ses journées, répartir son énergie équitablement entre « l’être » et le « faire », prendre soin d’elle et de ceux qui l’entourent.
  • Quand la coopération avec l’aigle est mise à mal, qu’elle n’est pas reconnue pour les efforts qu’elle fournit, elle a tendance à s’embourber dans le quotidien, à développer des addictions, à procrastiner, et à se dévaloriser constamment.

 

L’aigle

  • L’aigle a développé une vue d’ensemble. Il est souvent focalisé sur un idéal, un but à atteindre. Il est soucieux de notre évolution et de la réalisation de nos rêves. Ses grands projets peuvent stimuler chez la tortue des bouffées d’enthousiasme qui lui donnent envie de déplacer des montagnes, aussi bien qu’un découragement plombant qui la cloue au sol.
  • L’aigle ne veut pas s’embarrasser du quotidien. Pour lui, il n’y a pas de vie routinière ni d’amour sans grand A qui vaille d’être vécu. L’intensité et l’absolu doivent être au rendez-vous… mais ce rendez-vous est toujours loin devant, toujours fuyant, car l’aigle est toujours en mouvement. S’il s’arrête, c’est pour regarder les choses de haut et faire le point.
  • Lorsqu’il parvient à entendre les besoins de la tortue, et à se faire comprendre d’elle, l’aigle est capable de beaucoup de clairvoyance, et d’une intelligence aiguë tirée directement de son expérience. Guide, il accepte de se faire guider lui-même par le vent de l’intuition, porté par la confiance de la tortue.
  • Quand au contraire la communication passe mal entre ces deux parts, l’aigle peut se déconnecter de la réalité, partir dans des délires inaccessibles pour la tortue, et lui en vouloir de ne pas mettre d’énergie au service de ses rêves. Il devient alors amer, aigri, idéaliste déchu qui crache sur la société, le monde, ou que sais-je, du moment qu’il trouve un responsable à la chute de son idéal.

 

L’aigle et la tortue sont intimement liés dans leur besoin de sens. Quand l’aigle est déconnecté de son but, la tortue ne parvient pas à faire ses tâches quotidiennes. (par exemple: à quoi bon m’investir dans cette maison si je ne sais pas si je vais y rester ou si je vais déménager?), quand la tortue ne trouve plus de goût au quotidien, l’aigle adopte des stratégies de fuite.

 

Maintenant que les présentations sont faites, voyons comment la relation entre ces deux parts peut être déterminante pour notre évolution.

Lorsqu’on n’a pas conscience que plusieurs parts cohabitent à l’intérieur de nous, on peut être déstabilisé par notre inconstance: après avoir cogité une bonne partie de la nuit sur la direction que l’on veut donner à notre vie (l’aigle était à l’œuvre, profitant de notre insomnie), nous voilà le matin happé par nos vieilles habitudes, à poser des actes diamétralement opposés à ceux que l’on visualisait mentalement sous notre couette (la journée, la tortue reprend les commandes, sans s’embarrasser des états d’âme de l’aigle. Elle a un quotidien à gérer, une stabilité à garantir). On s’imagine alors qu’on ne sait pas ce qu’on veut, et qu’on est incapable de tenir une direction.

Mais si l’on prend conscience qu’à l’intérieur, il y a plusieurs aspects qui se disputent la barre du navire, on comprend que notre cap peut changer chaque fois que le pilote change.

Pour éviter de faire du sur-place ou de tourner en rond,  nous avons à identifier les besoins de chacune de nos parts (dans cet article, vous trouverez des astuces pour identifier les besoins), et à laisser émerger des stratégies qui puissent répondre à la fois aux besoins de l’une et aux besoins de l’autre.

Voici deux exemples:

  • Gaël a trente ans, et deux jeunes enfants. Sa femme, Lucie, travaille à l’extérieur, tandis que lui se consacre aux enfants la plupart du temps. Voilà deux ans qu’il est dans cette situation, et si sa part « tortue » s’en accommode assez bien, malgré une fatigue latente, sa part « aigle » montre des signes d’impatience. Cela se manifeste par des accès de mauvaise humeur et de jalousie envers sa femme qui gravit les échelons dans l’entreprise où elle travaille. Quand Gaël identifie les besoins de sa part « aigle » (évolution, accomplissement, créativité), et de sa part « tortue » (repos, temps pour soi), il lui vient l’idée de faire garder ses enfants une journée par semaine pour se consacrer à un projet qui lui tient à cœur (créer une activité sur internet). Sa part aigle retrouve alors la confiance que les choses avancent, et sa part tortue trouve du plaisir à travailler dans le calme.

 

  • Elodie alterne les périodes de grande euphorie et les moments d’apathie. Pendant ses accès d’enthousiasme, elle se lance dans des nouveaux projets, tous plus fantasques et démesurés les uns que les autres. Au bout d’un moment, elle abandonne ses projets et tombe dans la déprime… jusqu’au jour où lui vient une idée absolument fantastique, qui va lui changer la vie. Et ainsi de suite! En fait, la part « Aigle » d’Elodie est tyrannique: elle l’entraîne dans des projets que sa part « tortue » ne peut assumer au quotidien. Cette dernière, mise en échec, perd confiance et s’enlise dans la mésestime de soi et la déprime. Ainsi, se succèdent à la barre un aigle survolté et une tortue blessée. Pour retrouver un équilibre, Elodie décide de se mettre à l’écoute de ses parts, et de les aider à s’entendre l’une l’autre. Sa part « aigle » réalise que la part « tortue » a besoin d’être encouragée et valorisée. Sa part « tortue » comprend que la part « aigle » aspire à faire des pas tangibles et mesurables vers une vie plus intense et palpitante. Elodie met en place un rituel quotidien, dans lequel, entre autres,  ses parts échangent de la gratitude.

J’ai trouvé ce défi de communication entre ma part « aigle » et ma part « tortue » particulièrement difficile à relever lorsque j’étais jeune maman. D’autant plus qu’à cette époque, je n’avais pas encore développé une conscience aussi aiguë de mes différentes parts.

Aujourd’hui de nombreux soutiens existent pour relever ce défi. parmi tous ces soutiens je ne peux que vous conseiller celui de Caroline Burel, qui accompagne depuis plusieurs années les mamans. En ce moment, Caroline propose un suivi de 5 jours pour découvrir ses ressources intérieures, et surtout, s’en servir. Pour découvrir, c’est ICI.

Si vous souhaitez réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

au plaisir,

La Fannette

Ma meilleure astuce pour APPLIQUER mes résolutions

caveman-159359_1280

 

Cet article participe à l’événement « votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog devenez meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog plein d’astuces, de propositions originales et de défis pour évoluer au jour le jour. Cet article m’a particulièrement plu.

Nous sommes nombreux à prendre toute une série de résolutions à chaque nouvelle année. Et très peu à les appliquer. Pourquoi est-il si compliqué d’ancrer de nouvelles habitudes, d’aller au bout de projet qui pourtant sont au service de notre évolution?

Souvent, le problème est que nous agissons à partir de notre volonté, qui n’est qu’une infime partie de notre être, et qui n’a accès qu’à un tout petit pourcentage de nos potentiels. Donc malgré qu’elle soit très bonne et que nous la mobilisions tout entière… toute notre bonne volonté ne sera jamais suffisante pour nous faire appliquer nos bonnes résolutions.

Toute résolution implique un changement, une évolution de notre être. Or la volonté n’est pas la mieux placée pour stimuler ce changement. Observez seulement votre attitude intérieure quand on vous dit « je veux que tu fasses ci ou ça »… cela stimule souvent de la résistance, de la tension, voire de l’opposition.

La part de nous la mieux à même de changer est notre inconscient. Si nous voulons changer, évoluer, appliquer nos résolutions, c’est sur l’inconscient que nous devons agir.

L’inconscient fonctionne avec des images, des évocations, des métaphores, des histoires, et beaucoup de plaisir. Si nous voulons l’amener à adopter une nouvelle habitude, c’est avec ces leviers que nous aurons le plus de chances d’y parvenir.

Comment faire concrètement?

Voici un exemple :

Si je prends la résolution de manger sainement…

Je peux:

  • Faire un tableau de vision: cela consiste à coller sur une grande feuille que je mettrai bien en évidence, toutes sortes d’images liées à la nourriture saine… des fruits, des légumes, ainsi que des images évoquant le plaisir: des personnes en pleine santé, souriantes et heureuses

 

  • Écouter, lire ou visionner des témoignages inspirants de personnes qui ont retrouvé la santé grâce à un changement d’alimentation, ou qui ne se sentent pas vieillir grâce à une alimentation saine, etc…

 

  • Laisser en permanence une corbeille de fruits sur ma table

 

  • Associer mon enfant intérieure à l’expérience de la nourriture: me faire des purées en cœur ou en bonhomme, donner de nouveaux noms rigolos aux légumes, imaginer l’histoire qui se déroule dans mon assiette…

 

  • Ou faire tout autre chose qui stimulera chez moi de la curiosité par rapport à cette nouvelle alimentation.

 

Ces actions aboutiront, non pas à ce que j’aie la volonté de changer d’alimentation, mais à ce que j’en aie envie. Et cette envie viendra naturellement, contrairement à l’action résultant de la volonté, qui elle est forcée, et qui ne monte pas de mon inconscient mais d’une exigence consciente, déconnectée de qui je suis globalement.

En résumé, pour adopter et appliquer une nouvelle résolution, commençons par donner à notre inconscient les images et les histoires qui correspondent à ce que nous voulons, et l’envie de changer émergera…

Si vous connaissez d’autres astuces pour appliquer vos bonnes résolutions, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

Au plaisir de vous lire à mon tour,

La Fannette

 

 

Mes trois astuces pour être une maman zen

 park-2967737__480

       Cet article participe à l’événement « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien » du blog Habitudes Zen, un  blog plein de conseils, d’astuces et de pépites accessibles et applicables au quotidien par tout un chacun pour avoir une vie plus légère et plus belle. Par exemple,  Cet article m’a particulièrement aidée à faire évoluer mes habitudes.

Comme en ce moment je suis particulièrement inspirée par le thème de la parentalité, et que j’aime partager mon expérience de maman, j’ai choisi de vous partager mes 3 astuces pour être une maman zen au quotidien.

 

  • Première astuce:

 

Dire adieu au fantasme de toute puissance et de perfection

 

« Qui mieux que moi peut comprendre mon enfant? »… « Qui mieux que moi peut répondre à ses besoins? »… « Il va mal, qu’est-ce que j’ai mal fait? »

Nous sommes nombreuses à croire que non seulement personne d’autre que nous ne peut prendre soin de manière adéquate de notre progéniture, mais qu’en plus, nous sommes responsables des petits malheurs et des petits bonheurs de nos enfants, et que par conséquent nous nous devons d’être des mères absolument parfaites.

Cette croyance est légitime et parfaitement compréhensible…

En effet, lorsque notre bébé était dans notre ventre, il dépendait totalement de nous, et nous savions pertinemment que nous avions un énorme pouvoir sur sa vie. Pendant que notre corps se transformait pour l’accueillir, tout notre être s’imprégnait d’une responsabilité aussi consentie qu’évidente: nous faisions désormais des choix pour deux. Si nous fumions, nous le faisions fumer, si nous buvions, nous le faisions boire, si nous prenions soin de nous, nous prenions soin de lui. Après sa naissance, pour la plupart, nous étions la personne dont il allait dépendre pendant plusieurs mois. Pendant la grossesse, et pendant les premiers mois de vie de notre enfant, il était donc nécessaire que la conscience de notre responsabilité soit bien ancrée. C’est pourquoi, quand notre enfant a grandi, que d’autres adultes se sont mêlés de son éducation, et quand il a commencé à vouloir exprimer sa volonté propre, nous sommes souvent restées campées sur la certitude que nous savions ce qui était bon pour lui mieux que personne.

…mais cette croyance n’est pas aidante pour être zen…

La nature est bien faite: nous avons des ressources incroyables pour supporter l’accouchement, pour gérer l’allaitement, pour veiller sur notre enfant quand il a des ennuis de santé, pour enchaîner des nuits au sommeil découpé en miettes…

…mais ce n’est pas tout au long de notre vie que ces ressources s’expriment d’une manière aussi miraculeuse. Quand notre enfant grandit, qu’il gagne en autonomie, que d’autres adultes peuvent prendre le relais, notre énergie s’adapte, et il est temps pour nous de déléguer, de regarder notre enfant prendre confiance, d’accepter qu’il se prenne quelques gamelles.

Nous devons alors adapter le curseur de notre responsabilité. Si nous croyons toujours que personne d’autre que nous n’est capable d’élever notre enfant et de savoir ce qui est bon pour lui,  nous allons garder le même niveau de responsabilité, sans disposer des ressources correspondantes… et là… bonjour le stress!

Car non seulement nous n’avons plus l’énergie nécessaire pour assumer la totale responsabilité de notre enfant, mais il va nous falloir gérer en plus la tension intérieure stimulée par les interactions avec les autres adultes  (le papa, qui en a assez qu’on lui dise comment être un bon papa, les grands-parents, qui ne vont pas se priver de juger notre manière de faire, de nous donner des conseils en veux-tu en voilà, plus tard les maîtresses qui n’ont rien compris à notre pauvre petit bonhomme et qui font tout de travers non mais tu te rends compte, etc, etc…), sans compter les velléités d’autonomie de notre rejeton qui lui n’est pas du tout convaincu que maman sait mieux que lui ce qui est mieux pour lui.

De plus, si nous cultivons cette illusion de notre toute puissance sur la vie de notre enfant, qui se sentira coupable à chaque petit bobo infligé par la vie? C’est bibi! Et la culpabilité, on le sait bien, est loin d’être un baume contre le stress!

… donc nous avons tout intérêt à recycler cette croyance…

       Pour cela, gardons à l’esprit que…

-notre enfant est arrivé dans un environnement riche (donc diversifié, avec des gens différents les uns des autres), et que si son papa ne fait pas comme nous, ça ne veut pas dire qu’il fait mal, que si ses grands-parents ont des principes qui heurtent nos visées éducatives, ils ont aussi plein d’amour à donner, que la maîtresse donne le meilleur d’elle-même, comme nous

-nous ne sommes pas superwoman, nous avons des limites, si nous ne les respectons pas, c’est notre enfant qui en fera les frais un jour ou l’autre

-notre enfant a ses expériences à faire, sa vie n’est pas un cahier sur lequel il nous appartient de noter ce par quoi il doit passer ou non

        Cela nous permettra…

-de déléguer, et donc de souffler!

-de moins culpabiliser

-de libérer de l’espace en nous, pour nous écouter, et écouter notre enfant (car lâcher l’idée de vouloir tout piloter pour lui, ça ne veut pas dire fermer les yeux et se boucher les oreilles sur ce qu’il vit, et qu’il aura besoin de partager… à sa manière!)

  • Deuxième astuce:

 

Muscler ses oreilles

 

Savoir écouter ce qui se passe paraît simple et facile, pourtant c’est ce qu’en tant que maman j’ai le plus souvent du mal à faire… et pourtant c’est aussi ce qui me rend la vie plus douce!

Souvent, lorsque quelque chose ne va pas, nous avons tendance à vouloir tout de suite résoudre le problème. Mais la plupart du temps, écouter ce qui est vivant est largement suffisant, et il n’est pas nécessaire de déployer une énergie folle pour apaiser la situation.

Par exemple, si un enfant se fait mal (je parle du petit bobo) et que nous voulons tout de suite le soulager, nous allons…

mettre de l’eau

-J’ai encore maaaaal

mettre du désinfectant

-ça piiiiiique

mettre un pansement

-il est mooooooche

faire un bisous

-j’ai encore maaaaal

dire que non, tu n’as pas mal, maintenant ça suffit à la fin!

-t’es méchaaaaaante

et ainsi de suite. Quelle énergie déployée!

Alors que si nous nous contentons d’écouter, ça donnera plutôt

-J’ai maaaal!

-Tu as mal au genou?

-Ouiiiiiii !

-ça fait mal comment? ça pique? ça brûle?

-ça froooote, et pis ça picoooote, et pis en fait je suis tombé de la balançoire. J’ai fait iiioung, un vol plané!

-Ah bon? Fais voir?

-Pas maintenant. J’y retourne!

 

En gros, ne pas confondre « pleurs » et « exigence de soulagement ». Là encore, nous pouvons avoir gardé de vieux réflexes, de quand notre bébé ne parlait pas, qu’il avait faim, qu’il avait froid, et que ses pleurs appelaient de notre part une action.

Remplacer ce réflexe d’action par un réflexe d’écoute constitue une énorme économie d’énergie: pleurer correspond souvent à un besoin d’évacuer du stress. Si on écoute, le stress est plus vite évacué. Si on bloque l’écoute, avec une action, une tétine, un bonbon, un soulagement immédiat, le stress s’accumule, il n’en sera que plus strident la prochaine fois qu’il s’exprimera!

Ce réflexe est à développer également et avant tout pour nous-même. Car en tant que maman, on ne manque pas d’occasions d’accumuler stress et contrariétés. Prendre quelques minutes, plusieurs fois par jour, pour écouter ce qui se passe à l’intérieur, respirer, pleurer si besoin, permet de lâcher la pression, et de garder son calme dans les moments où le quotidien s’accélère.

D’autre part, nos enfants sont très forts pour venir stimuler chez nous des points douloureux. Prendre le temps de nous écouter régulièrement nous permettra de nous remettre en lien avec de vieilles blessures et d’accueillir notre enfant intérieur, plutôt que de le laisser prendre les commandes et hurler sur nos enfants.

 

  • Troisième astuce:

 

Mettre la fantaisie au goût du jour

En devenant une maman, avez-vous relégué votre légèreté, votre spontanéité d’enfant au placard? Si tel est le cas, il est peut-être temps d’aller dénicher votre enthousiasme naïf et de le dépoussiérer un peu, car le résultat en vaut la peine, croyez-moi!

Rien de tel qu’un humour sautillant pour désamorcer les petites accroches du quotidien. Se fâcher pour le lavage des dents, répéter mille fois les consignes de rangement, argumenter pendant de longues minutes pour éviter d’avoir à acheter Barbie en tenue d’Halloween, tout ça prend de l’énergie, use la patience, tape sur les nerfs!

Alors que… faire parler la brosse à dents avec une voix nasillarde, concocter des affichettes rigolotes pour faire passer les contraintes de rangement, dire gentiment à Barbie qu’elle peut aller se rhabiller parce que nous, on va fabriquer une vraie sorcière en pâte à modeler qui durcit à l’air, et que pour ça on n’aura même pas besoin de plastique qui pollue… ça rend la vie légère pour notre enfant et pour nous, ça stimule notre créativité et celle de notre enfant qui ne manquera pas d’alimenter le jeu,  et côté zénitude, on a tout à y gagner!

Voici un petit résumé de chacune des trois astuces:

1- Petit recyclage d’une grosse croyance: j’arrête de me croire la seule capable de m’occuper des enfants, j’accepte de déléguer et de faire confiance

2-Réflexe… écoute! : je prends du temps pour m’écouter, et j’écoute mes enfants avant de vouloir les sauver tout de suite quand quelque chose ne va pas

3-Et si on en rigolait? : je développe la fantaisie et l’humour dans ma vie de tous les jours

Si vous souhaitez partager d’autres astuces spéciales maman zen, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

Pourquoi est-ce difficile de changer, et comment faire pour y remédier ?

photo article Solène

Aujourd’hui, voici un article invité écrit par Solène Coriolles, de la société Koï Coaching

Passionnée par le développement du potentiel inné autant que par l’entrepreneuriat, Solène vous propose un article sur les résistances au changement. Bonne lecture !

Je parcourais le web à la recherche de quelques articles de développement personnel intéressants. Puis, après avoir lu une demi-douzaine de titres tels que « comment réussir son changement de vie », « 5 clés pour changer durablement » ou « comment changer de vie en trente jours », je me suis dit « STOP ! »

Mais quelle est donc cette injonction au bonheur ? Pourquoi tous ces blogueurs tentent-ils de nous faire croire qu’une vie de rêve nous attend pourvu que nous acceptions de faire quelques efforts ? Non, ce n’est pas si simple. Toute personne qui a tenté de changer une mauvaise habitude le sait : ce n’est pas qu’une question de volonté, encore moins une question de désir.

Dans cet article, nous explorerons ensemble pourquoi il est si difficile de changer. Puis, pour conserver notre optimisme à toute épreuve, nous évoquerons quelques astuces pour chasser nos mauvaises habitudes.

Que vivons-nous lorsque nous traversons un changement ?

Analysons un instant ce que nous vivons sur le plan émotionnel lorsque nous décidons de remplacer une mauvaise habitude.

Elisabeth Kübler Ross, psychiatre helvético américaine, rappelle que tout changement s’analyse comme un deuil. Chasser une mauvaise habitude revient à dire adieu à quelque chose qui nous est familier. Bien qu’au premier abord cette « chose » puisse nous paraître négative, il n’en reste pas moins qu’elle fait partie de nous. Y renoncer, même volontairement, revient donc à dire adieu à une fraction de nous-même. C’est ici qu’intervient la courbe du deuil.

Courbe du deuil – Élisabeth Kübler Ross

Schéma 1

Si nous replaçons cette courbe dans le contexte qui nous intéresse (décider de changer une mauvaise habitude), elle peut être traduite de la façon suivante :

  • Le choc représente la décision de changement ;

  • Le déni correspond à cette période pendant laquelle, pleins d’enthousiasme, nous pensons que les choses vont être faciles ;

  • La colère serait la révolte pendant laquelle il devient extrêmement difficile de renoncer à nos anciennes habitudes ;

  • La peur correspond au début de découragement ;

  • Le marchandage est l’étape des compromis (exemple : « tant pis, je casse mon régime et m’accorde un bon dessert aujourd’hui, je ferais davantage de sport demain ») ;

  • La tristesse est une période que nous vivons rarement. Ce serait celle du lâcher-prise. Nous accepterions alors pleinement de renoncer à nos anciennes habitudes malgré les inconforts que cela nous pose ;

  • L’acceptation est le début du changement ;

  • La découverte de sens est l’étape pendant laquelle nous commençons à prendre plaisir à nos nouvelles habitudes ;

  • L’action est la phase pendant laquelle un changement profond commence ;

  • La sérénité est l’étape pendant laquelle nous n’avons plus à produire d’efforts : nos mauvaises habitudes semblent avoir complètement disparu.

Avant de poursuivre, je précise que cette adaptation n’engage que moi. Elle est basée, sur la lecture des travaux d’Elisabeth Kübler Ross, sur d’autres ouvrages d’accompagnement au changement, mais également sur l’observation de mes propres chemins émotionnels et sur les feed-back recueillis de mes coachés.

Ainsi la courbe « STOP mauvaises habitudes » peut être schématisée ainsi :

Schéma 2

Notons également que les premières périodes de changement s’accompagnent d’efforts, de stress et d’anxiété liée à l’inconnu. Pas étonnant qu’il soit difficile de « chasser » ses mauvaises habitudes. Qu’en pensez-vous ?

Un puissant ennemi des bonnes résolutions : le poids des habitudes

Toute décision de changer se heurte à un obstacle de taille : le poids des habitudes

Toutes les actions qui ont été répétées des centaines de fois et sur la durée se confondent à nos mécanismes inconscients, nos schémas répétitifs.

Pour bien comprendre, prenons l’exemple d’un fumeur : pour beaucoup de fumeurs, le café s’associe à la cigarette. C’est une association inconsciente. De ce fait, lorsqu’ils prennent un café, ils ont automatiquement tendance à allumer une cigarette sans même avoir le temps de réfléchir à leur acte. L’association est inscrite en eux, dans leur subconscient.

Dans son livre « le pouvoir des habitudes », Charles Duhigg donne une explication de ce type de schéma répétitif :

  • Le fumeur reçoit un stimulus : le café

  • Il répond par une routine : allumer une cigarette

  • Il en tire une récompense : la détente ou le plaisir

Schéma 3

Que s’est-il passé dans le cerveau du fumeur ? Lorsque le fumeur s’est retrouvé confronté au stimulus, il a anticipé la récompense. Notons que le cerveau humain ne fait pas la distinction entre une « bonne » habitude et une « mauvaise » habitude. Du fait de la dopamine, ce désir de récompense est systématiquement précédé d’un sentiment de manque et de frustration.

Ainsi, essayer de changer une habitude nous confronte nécessairement au manque, à la frustration et de ce fait à la douleur.

Changer, oui. Mais pour quoi ?

Rappelons également que l’esprit humain a horreur du vide. Ainsi, toutes nos habitudes s’inscrivent en nous, comme une partie de nous-mêmes. Vouloir y renoncer, c’est créer du vide. Cette situation est par définition inconfortable. Elle peut être source de stress et d’anxiété. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est extrêmement difficile de supprimer une mauvaise habitude.

Restons optimistes ! Rassurez-vous, s’il est difficile d’éliminer une mauvaise habitude, il est tout à fait possible de la remplacer par quelque chose de plus vertueux. D’ailleurs, comme je vous l’ai dit en introduction, de nombreux blogueurs ont écrit sur le sujet. Je vous propose également une astuce dans un instant. Mais avant cela, laissez-moi vous détailler encore quelques freins aux bonnes résolutions.

Et nous ne sommes pas toujours accompagnés dans nos bonnes résolutions

Certaines habitudes sont plus difficiles que d’autres à modifier. Prenons quelques exemples :

  • Renoncer au café, c’est également renoncer aux pauses détente entre collègues ;

  • Renoncer à la cigarette, c’est dire non aux moments complices entre copains ;

  • Dire non à McDonald’s demande de résister à toutes leurs incitations à la télévision, ou sur des panneaux publicitaires 4×3 ;

  • Arrêter le sucre demande un contrôle minutieux de son alimentation (puisqu’aujourd’hui l’industrie alimentaire en rajoute un peu partout).

En d’autres termes, lorsque nous décidons de changer nous devons parfois faire face à la pression sociale. Or, nous le savons, la peur du rejet est une peur archaïque. Souvenons-nous qu’à l’époque de nos ancêtres préhistoriques, être exclus de la troupe signifiait risquer la mort. Il est donc naturel qu’il soit plus facile de suivre la pression du groupe plutôt que d’y résister.

Enfin, nos conditionnements (c’est-à-dire nos réflexes inconscients acquis) sont également de nombreux vecteurs d’habitudes. Qui n’a jamais entendu parler des travaux d’Ivan Petrovitch Pavlov et du chien de Pavlov ? Moins connus, les travaux de Julie Georges Waterson sont également un exemple surprenant de messages conditionnés transmis (en l’occurrence, il s’agissait ici d’instaurer la peur des rats chez un enfant).

Face à tout cela, comment transformer une mauvaise habitude ?

Pour commencer, vous pouvez lire, ou relire cet article « osons changer pour de vrai » de La Fannette.

Ensuite, j’aimerais vous parler de la méthode des Alcooliques Anonymes. Oui, oui, sans blague… S’il est bien un exemple de personnes qui ont réussi à transformer une mauvaise habitude profondément ancrée, c’est bien celui des alcooliques guéris de leur maladie.

La méthode des alcooliques anonymes est basée sur trois constats précédemment cités :

  • Le cerveau humain n’aime pas le vide ;

  • Il n’est pas possible d’éliminer une mauvaise habitude, mais il est possible de la remplacer ;

  • Une habitude n’est rien d’autre qu’une réponse à un stimulus, en vue d’obtenir une récompense.

Face à ces constats, une partie de la stratégie des alcooliques anonymes porte sur les aspects suivants :

  • Admettre leur impuissance, soit reconnaître que certaines habitudes ne peuvent pas être uniquement vaincues par la volonté et la persévérance ;

  • Conserver la conviction qu’ils peuvent se démettre de leurs habitudes (Nota : les alcooliques anonymes s’appuient ici sur la spiritualité) ;

  • Identifier leurs schémas répétitifs et surtout repérer les stimulus déclencheurs ;

  • Se soustraire des tentations (interdiction de boire ne serait-ce qu’une goutte d’alcool, de peur de retomber dans la boucle des habitudes)

  • Remplacer leurs mauvaises habitudes, par des routines bénéfiques (dans leur cas, « réparer » leurs torts, aider d’autres personnes)

  • Profiter de nouvelles récompenses (satisfaction et plaisir liés au fait de donner).

Que retenir de tout ça ?

En conclusion, j’aimerais vous partager la synthèse suivante :

  • Les habitudes font partie de la nature humaine ;

  • Notre cerveau ne fait pas de distinction entre bonnes et mauvaises habitudes ;

  • Il est quasiment impossible de supprimer une mauvaise habitude, mais il est possible de la remplacer par une routine vertueuse ;

  • Pour briser la boucle des habitudes, il faut se créer une nouvelle routine associée à une nouvelle récompense ;

  • Cette récompense doit nous faire suffisamment plaisir pour que notre cerveau anticipe la satisfaction future ;

  • Répétez, répétez, répétez. Seule la force de la répétition peut nous permettre de créer de nouvelles routines ;

  • Pour les jours de « flemme », mieux vaut une petite action que rien du tout.

Et vous ? Avez-vous des mauvaises habitudes que vous souhaiteriez partager avec nous ? Comment avez-vous fait pour les éliminer ? Faites-nous part de votre expérience.

Solène Coriolles – Koï Coaching

sept 15, 2018 - parentalité    2 Comments

Le caprice: une invention d’adulte

crying-146425_1280

Un enfant qui pleure de frustration lorsqu’on lui refuse quelque chose peut stimuler différentes réactions de la part des adultes. Ces réactions auront des conséquences très variées sur le schéma relationnel que l’enfant mettra en place.

Si les pleurs sont interprétés comme une demande, on se sent acculé: l’enfant nous demande quelque chose, on doit absolument réagir, soit dire oui, bon d’accord, soit dire non c’est non. Le stress monte, il faut absolument faire cesser ce bruit, moi, adulte, j’ai le pouvoir de faire cesser ce bruit, je dois réagir, et vite!

Il ne me reste alors que deux solutions:

-Dire non c’est non, réprimer ce comportement, le qualifier d’inadmissible, lui mettre l’étiquette « caprice » pour que l’enfant cesse immédiatement. Il cessera peut-être, par peur, ou par honte. Il y a de fortes chances que l’enfant, à long terme, développe une peur ou une honte de ce qu’il ressent, et ne s’autorise pas à exprimer son ressenti.

-Dire oui, allez, le voilà ton truc, arrête de pleurer! La satisfaction du désir associée à l’exigence de cesser de pleurer induit que dès lors qu’on obtient ce qu’on veut, les pleurs ne sont plus légitimes. Et que les pleurs sont une manière d’obtenir quelque chose. C’est là que naît le véritable caprice, en tant que stratégie: puisque pleurer me permet d’obtenir quelque chose, je vais me servir des larmes pour demander. Le caprice est donc le fruit d’une réponse inadéquate, répétée, de l’adulte. Sur le long terme, l’enfant risque de devenir de plus en plus exigeant, parce que finalement, jamais satisfait, car jamais accueilli, et si ses parents finissent par mettre un stop à sa tyrannie, sa frustration sera beaucoup plus importante et difficile à accueillir.

Que faire alors?

Voir les pleurs, non pas comme une demande, mais comme l’expression de la frustration. L’enfant ne pleure pas pour obtenir quelque chose, mais parce qu’il est déjà en train de faire le deuil de cette chose.

Il n’y a pas d’autre action à poser que l’écoute. Certes, quand on est dans un magasin, il peut être compliqué d’assumer le comportement de son enfant. Mais plus on aura pris l’habitude d’accueillir les pleurs, en tant qu’expression légitime, moins ceux-ci dureront, et plus le deuil sera facile.

D’autre part, l’enfant accueilli régulièrement dans ses émotions finit par identifier clairement son besoin d’expression. Par exemple, s’il m’est arrivé parfois de dire à ma fille: « mais pourquoi tu pleures, tout va bien! » elle me répondait « Mais maman, j’ai BESOIN de pleurer! »

Le besoin de pleurer chez les tout petits

Dès tout petit, l’enfant ressent ce besoin d’évacuer son stress. Et dès tout petit, si l’on répond systématiquement à ses pleurs par une tétée, ou par une tétine, on risque de museler cette expression.

Vous me direz: mais pour un bébé, comment savoir s’il a faim, ou s’il a mal, ou si effectivement c’est le besoin de pleurer?

Très souvent, un bébé qui a besoin de pleurer réagit à l’empathie: ses pleurs redoublent quand on les accueille avec des mots gentils et un cœur ouvert. « C’est dur aujourd’hui? » « C’est compliqué pour toi toutes ces affaires de corps, de mal au ventre, de dents? »

Il est très important de garder le bébé contre soi, de l’accueillir dans ses bras quand il pleure. Généralement, un bébé qui a besoin de pleurer s’apaise en une dizaine de minutes, il est ensuite calme et serein.

Quand on a identifié qu’il s’agit bien d’un besoin de pleurer, il peut être compliqué d’écouter son bébé pleurer sans apporter une solution immédiate pour le soulager. Se dire qu’il est en train de s’alléger, visualiser le stress qui s’évacue avec les pleurs, se rappeler combien c’est soulageant de pleurer sur l’épaule d’une personne aimante, peut simplifier la tâche. Et si vous faites l’expérience, vous serez encouragés par les résultats.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire Pleurs et colères des enfants et des bébés, d’Aletha Solter.

août 26, 2018 - développement personnel    No Comments

Hypersensibilité: comment la gérer au quotidien?

dandelion-319939_1920

Aujourd’hui, voici un article écrit par Hélène

Passionnée par les mots et la complexité de l’esprit humain, elle-même hypersensible, Hélène vous propose cet article au nom de Prism’Evolution, organisme lyonnais de formation à l’hypnose et au coaching fondé par Norbert Mestre.

Contrairement à ce que l’on serait tentés de penser, l’hypersensibilité est loin d’être l’apanage d’une minorité d’individus. La psychologue américaine Elaine Aron, dans son ouvrage à succès de 1996 intitulé The Highly Sensitive Person, pose que près d’1 personne sur 5 présenterait ce trait de caractère. Si vous lisez cet article, c’est probablement que vous soupçonnez de faire partie des ces fameux 20% de la population et que vous cherchez des solutions pour soulager votre quotidien… Découvrez ci-dessous si vous êtes effectivement hypersensible et comment vivre au mieux cette particularité pour la transformer en atout.

Le point sur l’hypersensibilité

De quoi s’agit-il ?

Avant de songer à maîtriser votre hypersensibilité, il est essentiel que vous saisissiez de quoi il s’agit et comment elle se manifeste. Cette première partie vous permettra, en outre, de vérifier si vous faites partie de la catégorie des hypersensibles.

Comme suggéré par le préfixe « hyper- », l’hypersensibilité désigne une sensibilité exacerbée par rapport à l’individu moyen. C’est-à-dire que confronté à une situation définie, l’hypersensible sera bien plus profondément touché qu’une personne lambda. La puissance de ses émotions, de ses ressentis et de ses perceptions est décuplée : c’est comme s’il vivait plus intensément les choses à la première personne, même celles qui ne le concernent pas directement. Rappelons que l’hypersensibilité n’a strictement rien de pathologique ! En aucun cas vous ne devez vous voir comme un vilain petit canard. Il s’agit tout simplement d’un pan de votre tempérament, d’une pièce du puzzle.

 Suis-je hypersensible ?

L’hypersensibilité pourrait se résumer à un seul et unique terme : empathie. J’ai toujours trouvé l’image de l’éponge particulièrement parlante : les hypersensibles absorbent absolument TOUT ce qui se trouve dans leur environnement. Absorber du positif relève de la cure de jouvence pour eux : ils se surprennent subitement à déborder d’énergie et de joie de vivre. Ils ont cette merveilleuse tendance à s’émerveiller d’un rien et à s’en « nourrir » pour repartir du bon pied. Le revers de la médaille, c’est qu’ils réagissent de la même manière au négatif et qu’une expérience désagréable ou une mauvaise nouvelle peut les plomber durant des jours et des jours… Jusqu’à ce que l’éponge soit tellement « gorgée » d’émotions qu’il faille l’essorer (aka : exploser en crise de larmes pour évacuer le négatif).

Si vous doutez encore d’être hypersensible, voici quelques exemples de situations qui devraient vous mettre la puce à l’oreille.

  • Vous regardez un film dans lequel un personnage meurt ? Vous ne parvenez pas à retenir vos larmes ;

  • Un collègue vous adresse une remarque blessante ? Vous la ressassez en permanence et savez que vous ne parviendrez pas à l’oublier avant de nombreuses années  ;

  • Vous êtes dans le métro, à l’heure de pointe, ou dans un lieu bondé ? Vous vous sentez oppressé(e), et vous n’avez qu’une envie : vous réfugier chez vous ;

  • Vous êtes extrêmement réceptif(ve) à tout ce qui stimule vos cinq sens (toucher, odorat, vue, ouïe, goût) ? ;

  • Votre voisin de bureau a un coup de blues ? Vous le percevez immédiatement et sombrez dans la mélancolie ;

  • Vous devez déménager ? Vous commencez à angoisser 6 mois avant la date arrêtée ;

  • Votre moitié vous a quitté(e) ? Vous vous sentez anéanti(e) et vous mettez des années à trouver la force de vous lancer dans une nouvelle relation ;

  • Vous êtes en vacances ? Vous peinez malgré tout à récupérer et vous vous sentez constamment exténué(e), épuisement émotionnel oblige ;

  • Vous devez vous rendre à une réception très fréquentée ? Vous préféreriez mille fois la solitude et la paix de votre cocon ;

  • Une bouffée de stress vous envahit soudainement ? Vous devenez agressif(ve) avec votre entourage, etc.

    Don ou malédiction ?

L’hypersensibilité est bien souvent attribuée aux acteurs des milieux artistiques (cinéma, peinture, musique, sculpture, dessin, etc.). L’attention aiguisée que vous portez à votre environnement associée à votre tendance empathique fait caisse de résonance avec votre créativité : dès lors, vous faites montre d’un certain talent pour exprimer votre vie intérieure, en utilisant vos mains, votre voix, votre imagination ou votre corps entier.

Malgré tout, une sensibilité « à fleur de peau » peut s’avérer délicate à gérer au quotidien. Cette tendance involontaire à sur-réagir vous pousse à vous réfugier derrière une sorte de barrière destinée à filtrer les événements susceptibles d’interférer avec votre sensibilité. Une quête de protection qui tend à vous couper du reste du monde et vous dirige tout droit vers l’isolement et la déprime. À partir de là, le cercle vicieux se met en place… À fuir ce qui pourrait vous faire souffrir, vous devenez vous-même la source de votre propre souffrance.

Gérer son hypersensibilité

Le terme de « gérer » employé ici n’a pas été choisi au hasard. Le problème de l’hypersensible est qu’il est en permanence assailli d’émotions et de ressentis qu’il va automatiquement absorber, puis évacuer comme il peut. Pour retrouver la paix intérieure, la solution la plus évidente est de lui apprendre à canaliser convenablement toutes ses émotions et à en tirer sa force. Un exercice de longue haleine, dont les résultats ne se feront pas sentir du jour au lendemain ; il vous faudra faire preuve de persévérance et, surtout, vous faire confiance.

Acceptez-vous

Ce conseil doit devenir votre credo quotidien. Votre mieux-être passera avant tout par l’amour que vous vous portez à vous-même. En tant qu’hypersensible, il est probable que vous ayez été confronté à des moqueries durant votre enfance, à des pressions de vos parents inquiets de ne pas vous voir vous « endurcir » avec le passage des années, puis aux railleries de vos collègues de travail. Autant de manifestations malveillantes que vous devez définitivement remiser au placard. Vous êtes unique. Votre hypersensibilité participe de cette unicité. Elle n’est pas une maladie dont vous devez chercher à guérir, ou un calvaire dont vous devez vous échapper. C’est une partie complexe d’un tout, que vous devez simplement apprendre à maîtriser. Alors, ne vous livrez pas à l’auto-sabotage : vous êtes différent, mais tout le monde l’est. Choyez votre estime et acceptez-vous tel que vous êtes : ce n’est qu’en faisant ce travail sur vous que vous serez apte à ne plus subir le tout-venant, mais bel et bien à le gérer.

Cultivez la pensée positive

La teneur de vos pensées a une influence avérée sur votre vie intérieure et votre état de santé (si vous désirez en apprendre davantage à ce sujet, je vous invite à consulter les travaux du chercheur japonais Masaru Emoto). Votre hypersensibilité vous rend particulièrement réceptif au négatif : l’état de bouleversement intérieur qui s’ensuit vous fait broyer du noir. À terme, cela peut dégénérer en dépression. Il est donc primordial de ne pas auto-entretenir le phénomène en laissant vos pensées négatives déambuler librement ! Efforcez-vous de percevoir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et de déceler le positif dans toute situation. Il pleut et vous sombrez dans la morosité ? Au moins, la végétation n’en sera que plus luxuriante ! Efforcez-vous de pratiquer ce petit exercice chaque fois que vous vous surprenez à vous laisser aller à la déprime.

Travaillez sur le lâcher-prise

L’hypersensible réfléchit trop, beaucoup trop. Et bien souvent, c’est du négatif qui ressort de ses réflexions. Un seul mot d’ordre : détendez-vous ! Mettez quelques instants votre bouillonnement intérieur en suspens : votre corps et votre esprit vous en seront reconnaissants. Initiez-vous à des activités centrées sur le développement personnel, le bien-être et le relâchement : méditation, yoga, sophrologie, auto-hypnose… Cherchez la pratique qui vous correspond et vous aide à faire le vide. D’une part, cela vous apportera une sérénité bienfaisante ; d’autre part, cela vous permettra à terme d’apprendre à prendre l’ascendant sur votre vie psychique et de maîtriser vos émotions.

Trouvez-vous un exutoire

Vous souvenez-vous de l’image de l’éponge abordée plus haut ? Prenez conscience que toutes les émotions que vous absorbez, négatives comme positives, vont s’accumuler et vous faire « exploser » à un moment ou à un autre. Pour éviter les crises de larmes, l’agressivité et autres manifestations violentes, prenez soin de vous aménager des créneaux quotidiens ou hebdomadaires pour pratiquer ce que l’on pourrait appeler l’ « essorage ». En somme, évacuez ce trop-plein qui commence a macérer en vous. Pour ce faire, trouvez-vous une activité exutoire, qui vous permettra de recycler vos ressentis … et de les transformer en talent. Écrivez, dessinez, peignez, chantez, courez, suez… mais ressortez-en « vidé » et apaisé !

Faites-vous accompagner

Vous disposez en vous de toutes les ressources nécessaires pour atteindre votre objectif. Néanmoins, selon les phases de votre vie, il peut arriver que vous ressentiez le besoin pressant d’être soutenu et guidé dans votre démarche. Demander de l’aide lorsque l’on en a besoin ne constitue en aucun cas une preuve de faiblesse, bien au contraire ! Nombreuses sont les personnes à stagner parce qu’elles ne parviennent pas ou ne veulent pas admettre qu’elles traversent une période de détresse. Parlez de votre mal-être à un professionnel : les coaches de vie, de plus en plus en vogue ces dernières années, peuvent constituer un précieux tremplin. La profession n’étant pas encore réglementée dans nos contrées, assurez-vous des antécédents de votre accompagnateur : un cursus initial dans le domaine de la psychologie est bienvenu, et une solide formation complémentaire en coaching est souhaitable (voyez ici, par exemple). Ne laissez personne de votre entourage décider à votre place, et n’entamez cette démarche que si vous y êtes prêt.

Hélène (https://www.prismevolution.fr/)

être bienveillant sans être complaisant

 girl-1641215_1280

Ces derniers temps, j’ai entendu à plusieurs reprises des conversations qui me font penser que le mot « bienveillance » commence à être galvaudé.

Par exemple, une maman se plaignait que la maîtresse de son fils brandissait à tout bout de champ le mot « bienveillance », et que jamais elle ne sévissait envers les enfants qui ne respectaient pas les règles.  Et son interlocutrice de renchérir que cette histoire de bienveillance commençait à lui sortir par les yeux.

Cette bribe de conversation saisie au vol dans une file d’attente m’a mis la puce à l’oreille. Il est vrai que le mot « bienveillance » commence à être à la mode, et comme tout ce qui est à la mode, il est menacé d’usure, de déformation, voire de contrefaçon!

Comme vous pourrez le lire dans cet article très intéressant qui nous donne un éclairage sur l’étymologie et le sens profond de ce mot, il signifie « vouloir le bien ». Je trouve important de le différencier du terme « complaisance », qui signifie « action de s’accommoder au goût, au sentiment de quelqu’un pour lui plaire ».

J’ai à cœur de contribuer à redonner à cette notion de bienveillance toute sa légitimité, c’est pourquoi je vous propose d’explorer cette différence entre bienveillance et complaisance sous différents axes.

 

1- L’intention

  • Comme leurs définitions le soulignent, l’intention sous-jacente à la bienveillance est désintéressée. Il n’y a pas de « pour », « dans le but de ». Alors que la complaisance suppose que nous soyons tournés vers le résultat, qui est de plaire à l’autre.

 

  • Finalement, la bienveillance émane d’une part ancrée et stable de moi-même, et la complaisance peut jaillir d’une part blessée, qui cherche à l’extérieur de quoi se rassurer.

 

2- Les actes

  • La complaisance ne tolère pas le « non » ni quelque rappel à l’ordre que ce soit. L’autre aura toujours des excuses pour faire ce qu’il fait, même s’il piétine mes limites sans vergogne.

 

  • La bienveillance n’exclut pas la notion de limites, car elle s’applique avec justesse à l’autre comme à moi-même. Je peux dire « non » avec bienveillance, en affirmant à quels besoins je dis « oui » en posant ma limite. (Sur ce sujet vous pouvez lire cet article)

 

  • En quoi serais-je bienveillante si par exemple je permets à mon enfant de dessiner sur mon agenda (précieux rien qu’à moi que j’ai choisi avec tant de soin dans l’idée de le réserver à mon usage exclusif), en me disant « bah, c’est pas bien grave, je m’en achèterai un autre… » ? Certes, mon enfant sera peut-être ravi, mais mon enfant intérieur, lui, risque d’être quelque peu frustré (et de le faire payer à mon enfant, l’autre, extérieur, un jour ou l’autre!)

 

3- Les conséquences

 

  • Quand je suis dans la complaisance, dans le but de satisfaire une part blessée de moi (celle qui a besoin d’être rassurée qu’on l’aime, et qui pour cela va toujours donner la priorité à l’autre), je privilégie les besoins de mon interlocuteur, et donc finalement je frustre une autre part de moi qui n’est pas prise en considération.

 

  • De plus, la part de moi qui a tant besoin d’amour, à force d’agir avec complaisance, finira parfois par s’attirer le mépris plutôt que l’affection, et son attitude ouvrira la porte à la manipulation. On dira d’elle « De toutes façons, j’en fais ce que j’en veux ».

 

Voilà pour ce qui est des conséquences pour moi-même.

 

Mais la complaisance a un impact sur l’autre, sur la personne à qui je donne tout pouvoir sur moi.

 

  • Cette personne aura avec moi une illusion de toute puissance, elle ne se heurtera à aucun cadre, et s’il s’agit de mon enfant, elle risque de manquer justement de cette structure encadrante que représentent les limites de son parent.

 

  • Parfois, quand je n’écoute pas mes limites pendant un certain temps, je risque d’accumuler tellement de frustration que je basculerai dans la rancœur.

 

J’ai d’ailleurs un exemple tout frais: Récemment, les professeurs du lycée d’une jeune fille de ma connaissance (appelons-la Jeanne) ont proposé une journée de révisions pour le bac. Jeanne, après avoir assisté en touriste aux cours (et sans doute bavardé) pendant toute l’année, s’est présentée à la journée de révisions. Là, une professeure, qui pourtant ne lui avait jamais fait aucun reproche, lui a crié qu’elle refusait de l’aider à réviser, qu’elle n’avait pas sa place dans sa séance de révisions, etc, etc. Cette professeure devait être pleine de rancune, à force de prendre sur elle sans jamais poser ses limites. Si elle avait sévi plus tôt (et avec bienveillance, oui, c’est possible), cela lui aurait évité de sortir de ses gonds, à un moment où Jeanne était réceptive pour apprendre.

 

  • Ou bien, si je dis toujours « oui » même si mon inconscient dit « non », je peux stimuler chez mon entourage des réticences à me faire des demandes (« elle n’osera pas me dire si elle n’est pas dispo… elle va encore se plier en quatre et me le reprocher après… »)

 

  • La bienveillance quant à elle est rassurante pour tout le monde. Si mon entourage est habitué à ce que je réponde avec sincérité et justesse, on n’hésitera pas à me faire des demandes. Si je pose mes limites clairement, personne ne viendra me pousser à bout.

 

Je reviens à la professeure de Jeanne. Elle aurait pu, dès les premiers agacements, convoquer Jeanne en fin de cours pour lui exprimer ses besoins. « Cela me dérange de vous entendre bavarder pendant le cours. Et j’imagine que cela dérange aussi les autres élèves. J’aime travailler dans le calme. Aussi je vous demande à l’avenir d’attendre la récréation pour échanger avec vos amies. Je peux compter sur vous? »

 

En conclusion, la bienveillance contribue à me relier à moi et à l’autre, la complaisance contribue à me séparer de mes besoins et des besoins de l’autre.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, avec bienveillance et sans complaisance, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

à bientôt

La Fannette

Pourquoi l’exigence n’est pas au service de l’action

Stressed Asian Female Student

J’ai longtemps essayé l’exigence dans le but d’obtenir des résultats. En fait, ça ne fonctionne pas. J’apprécie cependant de récolter aujourd’hui le fruit de cette expérience, qui n’est pas perdue pour tout le monde, puisque je peux vous en partager les résultats.

Donc, d’après mon expérience, l’exigence n’est pas un stimulant efficace pour se mettre en action.

Pour étayer cette affirmation, j’opposerai deux notions: exiger, et émerger.

Les différences entre ces deux notions devraient vous apporter un éclairage sur l’attitude que je considère comme propice à l’action.

 

  • Exiger vient du latin exigere qui signifie « pousser dehors, faire sortir »

Dans cette définition, apparaît déjà une dualité: quelqu’un pousse, quelqu’un d’autre est poussé. Quand l’un est actif, l’autre est passif. Une notion de conflit se profile déjà…

  • Émerger vient du latin emergere qui signifie « sortir de, s’élever, se montrer »

Ici, pas de dualité, quelqu’un sort, s’élève, se montre sans que quiconque lui botte les fesses. L’être est rassemblé, volontaire, et le pronom réfléchi s’ ou se fidèlement collé à son verbe évoque quelque chose de l’ordre de la concordance.

Donc, déjà dans la définition, on voit la concordance d’un côté, la dissonance de l’autre.

Et pour moi cela n’est pas le fruit du hasard: l’exigence est une pression que l’on exerce sur une part de soi (ou sur quelqu’un d’autre) et de cette pression résulte un conflit, car la pression stimule la résistance, c’est une loi physique. L’émergence est un mouvement interne et naturel, celui de la vie qui s’épanouit, s’élève, paraît, en toute simplicité, en toute évidence.

  • Alors que l’exigence nous pousse à l’effort, l’émergence de l‘élan est une invitation de la vie
  • Face au labeur que nous impose l’exigence, la facilité que nous sentons parfois émerger en nous est un moteur
  • Quand l’exigence nous plonge dans la douleur, une action qui émerge naturellement nous procure du plaisir
  • L’exigence nous fait ramer, l’émergence du mouvement de la vie nous invite à glisser sur la vague
  • Le conflit intérieur généré par l’exigence génère une perte d’énergie, la coopération intérieure facilitée par l’émergence naturelle de l’action occasionne un gain d’énergie.

 

Cette notion d’énergie est d’ailleurs fondamentale: car la baisse d’énergie nous rend moins enclins à l’action. Si une part de nous se focalise cependant sur la nécessité de l’action malgré le faible niveau d’énergie, l’exigence va nous apparaître comme le seul carburant efficace, et du fait que l’exigence nous fait perdre de l’énergie, nous voilà enfermés dans un cercle vicieux, qui peut nous mener rapidement à nous dévaloriser, à déprimer, à perdre toute confiance en nous.

Si nous nous focalisons sur l’action, et sur la nécessité de l’accomplir, il y a de fortes chances pour que nous entrions dans ce cercle vicieux. Faites l’expérience de lire votre to-do list dès le matin en vous réveillant…  et observez le mouvement de l’énergie à l’intérieur de vous!

Pour agir sans exigence, nous avons d’abord à nous focaliser sur notre niveau d’énergie. C’est en augmentant notre niveau d’énergie que nous nous donnons toutes les chances de nous sentir inspirés à agir.

Pour augmenter notre niveau d’énergie, innombrables sont les outils que nous avons à notre disposition. En voici quelques exemples:

  • la gratitude
  • les promenades en plein air
  • les hugs
  • le rire
  • les sourires
  • la danse
  • le chant
  • l’EFT
  • l’activité physique
  • l’évocation de souvenirs agréables
  • la visualisation
  • le sommeil
  • une nourriture saine
  • et plein d’autres trucs

 

En résumé, vouloir agir sans augmenter notre niveau d’énergie reviendrait à vouloir que notre voiture avance sans lui mettre de carburant!

Si cet article vous a inspiréE, n’hésitez pas à laisser un message!

au plaisir,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

osons changer pour de vrai

 nature-3304575_1280

Le printemps est là, qui fait bourgeonner en chacun des velléités de vrais changements durables, oui, cette fois-ci c’est la bonne je vais y arriver, dès demain c’est sûr je serai un autre homme, une autre femme, ça c’est sûr. Mais alors, pourquoi chaque demain ressemble si tragiquement à chaque aujourd’hui, malgré notre immense désir de changer? Comment faire pour enfin récolter, dans notre jardin intérieur, les fruits que l’on aspire à goûter depuis tant d’années?

Gardons cette image du jardin. Mettons que dans ce jardin, nous ayons, depuis des années, semé des radis, quasiment exclusivement. Mais voilà, les radis, on en a assez. Un peu ça va, trop c’est trop. Si l’on prend le temps de faire le point sur ce jardin et sur ce qu’il nous apporte, quelles sont nos satisfactions et nos insatisfactions? Puis posons-nous LA question:

« qu’est-ce que j’ai envie de vivre? »

Et si l’idée, c’est de récolter des haricots, des carottes et des framboises, comment s’y prendre ?

1-Identifier les bénéfices que je trouve à ne pas changer

Si nous avons, pendant un certain temps, continué à semer tant de radis alors qu’une part de nous n’en pouvait plus, c’est qu’on avait des avantages à cela. Ces avantages sont les bénéfices que l’on retire de notre situation.

Par exemple: je sais faire pousser des radis, je n’ai jamais expérimenté autre chose. Je suis limitée par ma peur de l’inconnu, j’ai besoin de confort et de sécurité.  Si je veux diversifier mes plantations, il va falloir que je prenne le temps d’écouter cette part de moi qui a peur du changement, et de la rassurer sur ma capacité à respecter son rythme.

2-Désherber

D’autres obstacles peuvent me freiner dans mon désir d’évolution. Certains de ces obstacles sont aisés à identifier et à transformer.

  • Les pensées décourageantes

Lorsque je me surprends à me dire « non, vraiment, autant rester dans les radis, je vais pas y arriver, et je suis nulle, et tout et tout », il est important, pour ne pas laisser le découragement me gagner tout entière, que je sois consciente que seul un aspect de moi est dans cette énergie. Je peux faire évoluer cette pensée vers: « un aspect de moi est en proie au découragement ». Dès lors, je peux prendre la distance nécessaire pour accueillir cet aspect, cette part de moi, la prendre par la main avec bienveillance, et la rallier au projet en lui rappelant pourquoi je souhaite passer aux courgettes et aux framboises. (Voir point n° 3)

  • L’entourage

Parfois, pour des raisons légitimes qui leur appartiennent, les autres me découragent de changer. Ils trouvent peut-être, eux-aussi, des bénéfices à ce que je sois en overdose de radis. Changer en profondeur ne peut se faire sans quelques ajustements dans nos relations. C’est d’ailleurs souvent la souffrance générée par des schémas relationnels qui vient stimuler chez nous ce grand désir de changement. Au fur et à mesure que l’on prend conscience de ces schémas, on est amené à faire le point avec nos proches et à affirmer nos nouvelles limites.

  • Les croyances limitantes

On a parfois l’impression qu’à chaque tentative d’évoluer, on se cogne sur le même plafond. Ce plafond est quadrillé de croyances limitantes qui visent à nous protéger depuis des années. Dans notre jardin, on peut les visualiser comme des plantes qui ont été utiles autrefois mais qui continuent de pousser et d’envahir l’espace. Pour transformer ces croyances, il est nécessaire de prendre le temps de creuser en profondeur et l’aller en extraire les racines. Pour cela, vous pouvez lire cet article: 5 étapes pour transformer ses croyances limitantes

3- Garder à l’esprit le « pourquoi »

Pour entretenir un jardin, il faut de la persévérance, de la patience, de la confiance. Les radis ne se laissent pas déraciner si facilement. Pendant un certain temps, ils vont revenir à la charge avec leur lot d’arguments réconfortants. Le découragement nous guette à chaque orage.

Dans ces moments de défi, nous pouvons prendre le temps de nous relier à ce qui motive notre envie de changer, et nous poser à nouveau LA question: qu’est-ce que j’ai envie de vivre?

4- Semer et entretenir

Je suis prof (radis) et je souhaite devenir écrivain (courgettes). Si j’enlève mes radis avant d’avoir semé mes courgettes, je n’aurai plus rien à manger. Mais si je laisse les radis prendre toute la place, je n’aurai pas d’espace pour semer des courgettes. Autrement dit, si je démissionne pour me mettre à écrire, je ne gagnerai pas ma vie, et si je laisse mon travail de prof envahir mon agenda à grands renforts de corrections et de préparations, je n’aurai pas le temps d’écrire.

Je peux par exemple enlever un radis sur cinq et mettre une courgette à la place. Ce qui donnerait concrètement: une fois par semaine, je donne la priorité à l’écriture, et je m’autorise à corriger mes copies seulement quand j’ai écrit un paragraphe.

Je peux, petit à petit, instaurer des moments incontournables à la suite d’habitudes déjà prises. Ajouter une carotte à côté d’un radis. Par exemple, après chaque lavage de dents, j’imagine un dialogue entre deux de mes personnages, et si une belle idée me vient, je la note aussitôt.

5- Avancer à petits pas

Dans un jardin, on ne laisse pas tout en plan à partir du moment où l’on a semé les graines. Chaque jour, on entretient. Semer une habitude, c’est juste prendre la décision de l’adopter. L’entretenir, c’est l’adopter au quotidien, quoi qu’il arrive. C’est pourquoi, si l’on veut avoir le courage de persévérer, il vaut mieux avancer à petits pas.

6- Mesurer les changements déjà effectués

Même si parfois on aimerait que les choses aillent plus vite, prendre quelques minutes de temps en temps pour observer les changements, même minimes, de notre vie, permet de booster la détermination à poursuivre.

Admirer notre jardin régulièrement et célébrer notre œuvre est un carburant au courage.

 7- Visualiser

Pratiquer quotidiennement la visualisation, c’est semer des graines de possible dans notre vie.

Visualiser, c’est imaginer notre objectif atteint, et ressentir pleinement le bien-être procuré par cet accomplissement. C’est une forme de gratitude anticipée. Comme le cerveau s’appuie sur le ressenti, la visualisation permet d’habituer tout notre être à cette nouvelle version de nous-même que nous projetons.

Nous pouvons aller plus loin en incarnant cette visualisation, chaque fois que possible, dans les actes de notre quotidien: faire comme si… faire comme si notre objectif était déjà atteint, faire comme si nous étions déjà cette nouvelle version de nous-même que nous désirons devenir, faire comme si les besoins que nous cherchons à satisfaire étaient déjà satisfaits.

8- Ne rien attendre

Lorsque nous cultivons un jardin, tout notre soin va dans l’entretien, et nous savons qu’un jour ou l’autre les résultats seront là. Si tous les jours on vient gratter là où l’on a semé pour vérifier que nos graines germent bien, nous allons saboter le travail de la nature. De la même façon, si nous nous focalisons sur nos résultats, nous risquons de cultiver impatience et exigence, et cela fera obstacle à notre réussite.

 

J’espère que ces clés vous seront utiles. Si vous souhaitez vous faire accompagner sur ce chemin du changement, de nombreux programmes existent sur internet. J’apprécie particulièrement …

Laurent Marchand

et

David Laroche

et pour les mamans,

Caroline Burel.

D’ailleurs Caroline propose en ce moment un défi de 9 jours gratuits pour les mamans qui souhaitent trouver davantage d’harmonie dans leur quotidien et d’équilibre entre vie familiale, vie personnelle et vie professionnelle. Pour découvrir ce défi, cliquez sur la bannière:
Défi des Mères-Veilleuses

Si des méthodes ou des astuces pour oser changer vous viennent à l’esprit, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire à mon tour,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

Pages :1234567...12»