procrastination: 3 questions puissantes pour y remédier

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Dans mon dernier article, j’ai exploré les différences entre les résolutions, qui généralement ne tiennent pas sur la durée, et les intentions, qui une fois qu’on les a posées, nous guident sans relâche vers ce qui est important pour nous.

Le fait d’avoir des intentions plutôt que des résolutions ne nous dispense pas d’avoir des tâches à gérer, et d’être tentés parfois par la procrastination.

Voici trois questions puissantes à se poser pour transformer cette habitude de tout remettre à plus tard.

  • Quel est le sens de cette tâche ?

Le fait de se poser cette question permet dans un premier temps de valider l’utilité réelle de cette tâche.

Soit elle est au service d’une intention que j’ai posée à partir de mon être profond, auquel cas elle a du sens, soit elle est au service d’un schéma de fonctionnement (se sacrifier, faire plaisir pour être aimé, s’obstiner dans une voie pour des raisons dictées par l’ego…) et j’aurai du mal à l’accomplir tout en me respectant vraiment.

Bien entendu, mon conseil est de renoncer aux tâches dictées uniquement par l’ego, car d’après moi elles nous conduisent à  l’épuisement et nous éloignent de la réalisation de nos rêves.

Si ce que j’ai à faire est bien en lien avec une intention dictée par mon être profond, me rappeler cette intention ravivera ma motivation.

  • Quelle part de moi me détourne de mon objectif ?

Pour répondre à cette question, observez: que faites-vous quand vous procrastinez ? Souvent, c’est le même mécanisme qui revient: peut-être que vous mangez? ou bien vous lisez? vous surfez sur les réseaux sociaux? Et ensuite, vous vous maudissez d’avoir perdu du temps. En fait, une part de nous cherche à nourrir des besoins en lisant, mangeant ou surfant sur le net. Si l’on met la lumière sur ces besoins, et qu’on les reconnaît, on accepte pleinement cette part de nous, qui par conséquent cesse d’être envahissante.

Petit exemple: Lola est blogueuse. Elle partage des recettes de cuisine qui donnent envie aux enfants de manger de tout. Elle travaille aussi à l’usine pour gagner sa vie. Elle a posé l’intention de gagner de l’argent avec son blog, et de cesser de travailler à l’usine d’ici trois ans. Chaque fois qu’elle se met devant son ordinateur pour écrire une recette, elle joue finalement à un jeu en ligne. Pour transformer cette tendance, elle se met en lien avec son intention, et se rend compte que son comportement n’est pas au service de son projet. Mais cela ne suffit pas à la motiver. Elle écoute alors la part d’elle qui préfère jouer que d’écrire ses recettes. Elle réalise combien une part d’elle a besoin de jouer, de se détendre, d’être dans la légèreté et l’insouciance. Reconnaître cette part d’elle qui aspire à l’insouciance lui fait du bien, et cette part, mise en lumière, ne la mène plus à des comportements qui sabotent ses projets.

  •  Comment puis-je prendre soin de cette part ?

Reconnaître, accueillir et accepter cette part n’est souvent pas suffisant. Les besoins qu’elle cherche à nourrir sont vitaux, et il est important de les nourrir, et de le faire de manière consciente en prévoyant un temps spécifique pour cela.

Dans le cas de Lola, elle pourrait par exemple consacrer une demi-heure par jour à jouer, de 18h30 à 19h. Ainsi, la part d’elle-même avide de jeux et de légèreté de viendrait pas saboter son travail, car ses besoins seraient nourris régulièrement.

Ces trois questions peuvent transformer durablement vos habitudes.

Si vous avez d’autres astuces anti-procrastination, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

Nouvelle année: résolutions vs intentions

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Une nouvelle année, c’est comme un nouveau cahier, tout blanc tout beau, on a envie d’en prendre soin, de faire moins de taches que sur le dernier, de s’appliquer davantage, et tout et tout. Pour cela, le plus souvent, on prend de belles résolutions, que l’on tient… de quelques heures à quelques jours…

 

Mais pourquoi ça ne marche pas, le coup des résolutions?

Et qu’est-ce qui marche alors?

Les résolutions, ça ne marche pas, parce que…

-1- Elles émergent de notre part contrôlante et exigeante, à qui on ne peut laisser les rênes de notre vie que peu de temps si l’on veut échapper au burn-out. En effet, au bout de quelques heures ou de quelques jours, c’est la part rebelle, à qui on ne la fait pas d’abord non mais des fois et pis quoi encore je fais ce que je veux et toc et voilà ce que j’en fais de tes résolutions à la noix, qui prend le pouvoir et met à la poubelle notre planning du tonnerre et nos efforts par la même occasion.

-2- On est dans l’illusion que c’est de notre seule volonté que dépend l’accomplissement de nos objectifs. Et comme nos objectifs ne se réalisent pas (à cause de ce qui est écrit en -1-), on culpabilise et on se décourage, et finalement on se retrouve encore plus bas qu’avant d’avoir listé nos résolutions. C’était bien la peine, hein.

-3- Ces résolutions, émergeant de l’exigence, dépendant de la volonté, seront forcément le fruit d’un effort laborieux. Cette simple idée pèse une tonne sur nos frêles épaules et nous voue à la procrastination.

 

Bon, j’arrête là pour ce qui marche pas, on a assez pataugé dans la gadoue. Voyons ce qui fonctionne.

Les intentions, ça marche, parce que…

-1- Énoncer une intention, c’est déjà faire un pas.

-2- Les intentions sont davantage liées à notre part intuitive qu’à notre part contrôlante.

-3- L’intention est posée, puis c’est la confiance qui prend le relais, et non la volonté.

 

Vous allez me dire, c’est bien joli, mais de quelle manière poser une intention pour qu’elle aboutisse à une évolution concrète?

Les intentions, ça marche comment?

-1- J’imagine ce qui va faire de mon année 2017 une année magnifique.

-2- Je l’écris comme si c’était déjà en train de se réaliser. (Par exemple: en 2017, je prends soin de mon corps, je réalise au moins un de mes rêves les plus fous, etc…)

-3- Je fais un tableau de vision: je colle des images correspondant à mes intentions sur une grande feuille disponible à mon regard.

-4- J’arrête d’y penser, et je m’ouvre aux opportunités en toute confiance.

et voilà. ça marche. Si vous voulez une métaphore pour visualiser encore mieux comment ça marche, lisez cet article.

Et si vous avez envie: partagez trois de vos intentions pour 2017 en commentaire !

Au plaisir, et merveilleuse toute belle année 2017 à vous !

La Fannette

Les petits jeux de l’ego: 5- jouer des rôles

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Nous l’avons vu dans le deuxième article sur les petits jeux de l’ego: ce dernier adore poser des étiquettes sur les autres.

Le petit jeu que nous allons explorer aujourd’hui est une réaction de l’ego à ces étiquettes: que quelqu’un pose une étiquette sur moi,  si je ne prends pas mes distances avec mon ego, il n’aura de cesse de me convaincre que je suis  réellement ce que l’on a dit sur moi, et il me conduira à jouer le rôle que l’on m’a attribué, ou au contraire à m’en défendre avec virulence.

Si un enfant s’entend qualifier de « méchant » à longueur de journée, il se déconnectera de sa bienveillance naturelle, et il entrera dans le rôle du méchant, car l’ego croit ce qu’on lui dit.

Si un enfant s’entend qualifier de « gentil » à longueur de journée, il se mettra une pression incroyable pour tenir son rôle de gentil, au risque de ne pas se respecter.

Vous l’aurez compris, coller des étiquettes encourage le jeu des rôles, et une relation de cœur à cœur peut vite devenir une relation d’ego à ego.

Pour sortir de ce petit jeu, c’est à la fois très simple, et très difficile.

Je trouve que c’est difficile,

  • … parce que la plupart d’entre nous, durant l’enfance,  avons été encouragés dans ces jeux, où le jugement et les étiquettes tenaient une place importante. Ils faisaient partie de notre langage courant, et nous avions l’habitude d’en recevoir notre lot quotidien. Nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à prouver que nous étions comme ceci ou comme cela, ou à nous défendre d’être ceci ou cela. Les blessures que nous en gardons, tant qu’elles restent tapies dans l’inconscient, peuvent à tout moment prendre les rênes de notre ego et nous entraîner dans ses petits jeux.

 

  • … car on n’en sort pas une fois pour toutes: je vois des personnes qui ont beaucoup travaillé sur elles-mêmes, qui transmettent des clés importantes sur la relation authentique à soi et au monde, et qui tombent tout de même régulièrement dans le piège de croire ce que leur dit leur bande de fans: « tu es formidable, qu’est-ce que j’aimerais avoir ta sagesse, tu es tellement ceci, tu es tellement cela. » A force d’entendre ce genre de discours, certains croient qu’ils sont formidables, et sages, et ceci et cela. Alors, ils agissent parfois à partir de cette croyance, s’évertuent à être fidèles à leur réputation, et ont de la difficulté à se remettre en cause: « puisque tant de gens me font confiance, j’ai forcément raison. J’ai guéri toutes mes blessures, mon ego n’a plus de prise sur moi. » Ce genre de croyance favorise la prise de pouvoir de l’ego de manière inconsciente, et met à mal la cohérence de l’enseignement proposé par ces formateurs.

 

Mais enfin, me direz-vous, comment fait-on alors, si on ne peut plus dire à son enfant qu’il est gentil, ou à son thérapeute qu’il est formidable, au risque de mettre en place une relation d’ego à ego…?

C’est là que ça devient simple… grâce à ces 5 clés

  • Si, au lieu de parler de l’autre, je parle de moi, de ce qui est satisfait ou non par son comportement, je ne risque pas de lui proposer un rôle dans lequel s’enfermer.

Par exemple, « J’aime ton enseignement parce que je peux m’appuyer dessus pour progresser, cela m’inspire beaucoup », au lieu de « tu es formidable », ou bien « j’ai vraiment apprécié que tu t’occupes tout seul pendant que je téléphonais, ça m’a permis de discuter tranquillement avec mon amie », plutôt que « tu es gentil ».

  • Prendre du recul régulièrement pour essayer de vérifier quelle part de nous est en train d’agir ou de s’exprimer permet de cultiver vis à vis de soi-même une distance bienveillante et d’accueillir son ego sans lui donner le pouvoir.

Exemple: quand j’exige de mon ami qu’il me fasse des excuses pour m’avoir parlé d’une manière acerbe, quelle part de moi s’exprime? est-ce une part blessée, brandie par mon ego? est-ce une part reliée à mon besoin de respect, bien ancrée, bien assise dans l’ici et maintenant?

  • Cette distance permet aussi d’accueillir ses blessures, et de les transformer au fur et à mesure de leur émergence, leur évitant ainsi de se manifester de manière inconsciente à travers notre ego.

 

  • Le jeu de l’ego se joue à plusieurs: si une personne dominée par son ego nous propose un petit jeu, on n’est pas obligé d’entrer dans le cercle infernal: on peut choisir de rester centré au niveau du cœur.

Pour ma part, j’utilise une astuce qui fonctionne assez bien (en tout cas pour moi): lorsque je vois une personne aux prises avec son ego, et qu’elle me propose un petit jeu (vouloir avoir raison, me coller une étiquette, etc…), je la visualise comme un petit bout de chou blessé. Cela me permet de prendre de la distance et de ne pas laisser mon petit bout de chou blessé jouer avec lui aux jeux de l’ego.

  • De nombreux philosophes, formateurs, thérapeutes ont exploré cette question et les différentes manières de contrer le pouvoir de l’ego. Regarder des vidéos inspirantes ou lire des livres sur le sujet peut stimuler d’importantes prises de conscience.

Le dernier livre que j’ai lu sur la question, et qui m’a énormément appris (et plu!) est le dernier roman de Laurent Gounelle, intitulé ET TU TROUVERAS LE TRÉSOR QUI DORT EN TOI. La question de l’ego y est abordée de manière romancée, à travers les recherches d’une femme, Alice, qui se plonge dans l’univers de la spiritualité et découvre un véritable trésor. La lecture est aussi fluide et facile que le propos est profond, éclairant et apprenant: une véritable mine de sagesse !

(Si vous passez par mon lien pour vous le procurer, vous contribuerez au fonctionnement de ce blog!)

N’hésitez pas à partager en commentaire vos réactions à cet article!

à bientôt,

La Fannette

éducation « tuteur » vs éducation « arrosoir »

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Parmi toutes les mutations que nous traversons en ce moment, il en est une, de taille, que nous avons tout intérêt à prendre en compte si nous voulons laisser derrière nous nos vieilles mues…

Il s’agit du passage de l’éducation « tuteur » à l’éducation « arrosoir ».

  • Ce que j’appelle l’éducation « tuteur » renvoie à l’idée de vouloir que nos enfants poussent « droit ».

 

Pour atteindre ce but, nous utilisons des tuteurs, qui redressent et contrarient la nature intrinsèquement déviante de l’être humain, afin de  faire de notre enfant un être social acceptable.

Cette vision se rapproche de celle de Freud, pour qui l’homme est un être fondamentalement égoïste et narcissique. Le rôle de l’éducation est alors de civiliser cette nature, de la dompter afin qu’elle se plie, bon gré mal gré, aux exigences de la vie en société.

L’éducation « tuteur » apporte donc par l’extérieur une image idéale à laquelle on est censé se conformer.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Peu de connexion à son espace intérieur
  • Culpabilité, honte
  • Recherche constante de l’assentiment des autres
  • Dépendance affective
  • Manque de confiance en soi
  • Manque d’estime de soi

Je ne vous liste pas les variations possibles pour appliquer cette vision de l’éducation, premièrement parce que je n’ai pas à cœur de l’encourager, et ensuite parce que, si vraiment cela vous tente, les exemples à suivre ne manquent pas.

  • Ce que j’appelle l’éducation « arrosoir » ne suppose aucun vouloir, juste une intention: celle de prendre soin de ce qui existe déjà.

 

Cette vision se rapproche de celle de Rousseau, pour qui l’humain est un être fondamentalement bon, qui peut par la suite être perverti par la société.

On ne voit plus l’enfant comme un être neuf, à tendance perverse, qu’il faut façonner, car on garde à l’esprit qu’il contient, en germe, tout comme la graine, tout ce que la nature lui a donné (nature  miraculeuse, qui  pousse les humains à la bonté, à la générosité, et à la bienveillance). Notre rôle est donc de nourrir cette graine, en l’arrosant d’amour et du meilleur de nous-même, afin que ses qualités naturelles puissent s’épanouir.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Reliance à soi, confiance en ses repères intérieurs
  • Bonne estime de soi
  • Empathie naturelle
  • Confiance en ses potentiels
  • Créativité fluide
  • Intuition développée

Si l’on a reçu une éducation « tuteur » et que l’on souhaite développer une éducation « arrosoir », il n’est pas suffisant de le décider, même avec la meilleure volonté du monde. Je connais un nombre incroyable de personnes qui choisissent la parentalité bienveillante et qui finalement appliquent une éducation « tuteur » déguisée.

Il est nécessaire d’entreprendre un travail sur soi, pour aller à la rencontre de son enfant intérieur, et l’aider à guérir les blessures laissées par les différents tuteurs qui ont contrarié sa nature. Car nos blessures guident notre inconscient vers des actions qui sont souvent contradictoires avec nos intentions.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez:

-Lire cet article.

-Télécharger ci-dessous les 12 clés pour prendre soin de votre enfant intérieur.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

Recevez gratuitement 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur

Les petits jeux de l’ego: 4-tout attendre de l’extérieur

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Comme l’ego fuit comme la peste le sens des responsabilités, il remet entre les mains de son entourage nombre de questions essentielles, comme:

-l’estime de soi:

Pour l’ego, l’estime se mérite et se mesure. Aussi, l’estime de soi d’une personne dominée par son ego dépendra de conditions qui peuvent varier d’un individu à l’autre.

  • Cela peut être le poids… on peut passer, à ses propres yeux, du statut de « super nana » à celui « gros tas immonde » suite au verdict de la balance,
  • ou bien le salaire… « Si j’étais mieux, je gagnerais plus… »,
  • ou le nombre d’amis sur facebook… « il ou elle a plein d’amis, ce doit être une personne géniale! alors que moi… »,
  • ou encore le succès… « personne ne vient vers moi… je ne suis pas intéressante… »

 

-la réalisation de ses rêves:

L’ego entretient l’illusion que la réalisation de ce que l’on veut vraiment passe par des événements incontournables qui lui échappent. C’est ainsi que celui qui se laisse piloter par son ego ne peut pas réaliser ses rêves…, parce que…

  • il n’a pas gagné au loto
  • il est tombé sur la mauvaise personne
  • il n’a pas de chance
  • les profs ne l’aiment pas
  • il a eu une enfance difficile
  • c’est comme ça, c’est la vie

 

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir l’espoir que tout change, parce que…

  • quand il aura gagné au loto, il pourra enfin se payer la vie qu’il veut…
  • quand il rencontrera la femme de sa vie, il sera heureux!
  • quand le vent tournera, on verra ce qu’on verra!
  • quand il aura de meilleurs profs, là, ça changera!
  • quand il aura obtenu réparation de ses parents, il se sentira libéré!
  • quand il sera à la retraite, il profitera bien de la vie, ah, oui!

 

-son propre pouvoir:

Comme l’ego cherchera toujours et par tous les moyens à nous empêcher d’évoluer (souci de protection), il s’arrangera pour nous faire croire que ce sont les autres qui détiennent le pouvoir sur notre vie. Ainsi, si nous ne réussissons pas, ce n’est pas de notre responsabilité, c’est juste parce que…

  • nos parents/ amis/ enfants/ ne comprendraient pas
  • notre patron refuse de reconnaître notre travail
  • c’est la crise
  • les autres diraient qu’on se prend pour qui encore ?
  • etc…

 

Comment empêcher notre ego de nous déposséder de notre pouvoir, de notre estime de nous, et de nos rêves ?

C’est un chemin de tous les jours, qui se fait pas à pas. Donc, ça commence…

  • en étant patient(e)
  • en revenant, régulièrement, à ses perceptions, à son intérieur
  • en utilisant des outils pour cela (méditation, CNV, visualisation…)
  • en rejoignant un réseau de personnes en lien avec ces pratiques

Je profite de ce dernier point pour vous partager mon coup de cœur du moment:

J’ai rejoint depuis quelques mois Le défi des 100 jours, un programme totalement gratuit, créé par Lilou Macé, et qui a pour but d’offrir à chacun(e) un accompagnement dans son évolution.

Dans ce cadre, je me suis offert un cahier d’exercices pour développer mon intuition. Les exercices me permettent justement de désamorcer l’emprise de l’ego, pour laisser sa pleine place à l’intuition dans ma vie. C’est très intéressant, j’apprends beaucoup sur mon fonctionnement et petit à petit je fais sauter des verrous…

Si vous souhaitez rejoindre un club de développement personnel, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire au défi des 100 jours!

Et si vous êtes motivé(e) pour faire passer le pouvoir de votre ego à votre « moi inspiré », je vous invite à vous procurer ce cahier d’exercices. (Si vous passez par mon lien pour vous le procurer, vous contribuerez au fonctionnement de ce blog!)

 

Et vous, comment remettez-vous votre ego à sa juste place? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Bonne journée!

La Fannette

nov 5, 2016 - Non classé    4 Comments

Nominée au Liebster Award !

 

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Il y a un mois, j’ai reçu un mail de la part d’Aurélie et Youri du blog « être heureux en couple » : ils m’informaient qu’ils m’ avaient nominée  au Liebster Award. J’ai été très flattée qu’ils aient pensé à moi et j’ai tout de suite accepté leur proposition. D’abord parce que j’aime beaucoup ce qu’Aurélie et son compagnon partagent sur leur blog, et aussi parce que ce concept me plaît. J’aime l’idée de se soutenir entre blogueurs, alors un grand merci à Aurélie et à Youri!

Le Liebster Award, qu’est-ce que c’est ?

Le Liebster award est un petit jeu qui vise à faire connaissance avec  le blogueur nominé grâce à des questions plus ou moins personnelles. Ensuite, cela permet de découvrir 11 autres blogs intéressants dans une thématique plus ou moins proche de celle du blog nominé.

Les règles du jeu pour le blogueur nominé:

  • Écrire 11 choses sur lui
  • Répondre aux 11 questions du blogueur qui l’a nominé
  • Nominer à son tour entre 5 et 11 blogs et poser 11 questions aux blogueurs
  • Mettre des liens vers les blogs choisis et informer les auteurs de leur nomination
  • Remercier le blogueur à l’origine de sa nomination et l’informer que la tâche est accomplie

11 choses sur moi

  • J’adore la musique et les histoires, c’est pourquoi je suis devenue conteuse-musicienne.
  • J’ai été musicienne du métro à Paris: je jouais de l’accordéon à la station Abesses. (Vous verrez des photos sur cette page)
  • Le jour de ma naissance, Sheila était invitée à l’émission . ydjbu66xlc1w4stnqa7lv_jjjjs272x300
  • J’ai quatre enfants.
  • J’aime la ville, la campagne, la montagne, la mer, les vallées, les grandes routes et les petits chemins, j’aime la Terre.
  • J’adore la littérature jeunesse. (Mes auteurs préférés: Marie-Aude Murail, Malika Ferdjouk, Louis Sachar)
  • Quand je croise quelqu’un qui fait la manche, je ne donne pas forcément d’argent mais toujours un sourire.
  • J’ai adoré la première saison de la série Dix pour cent, et je n’en peux plus d’attendre la suite.
  • Je sais marcher sur un fil.
  • Je suis très sensible et j’adore ça.
  • J’ai fait beaucoup de stages de développement personnel, et les meilleurs formateurs que j’aie rencontrés sont mes enfants.

Réponses aux 11 questions d’Aurélie et Youri

  • Quel est ton plus beau voyage?

J’ai pas mal voyagé… en France, et en stop. Je n’ai pas à l’esprit un voyage particulier, mais ce qui me vient, c’est cette expérience du stop, miraculeuse à chaque fois, tant elle regorge de rencontres aussi éphémères qu’intenses et magiques!

  • Quelle est ta définition du bonheur et penses-tu être heureux aujourd’hui ?

Pour moi, le bonheur dépend d’une manière de regarder la vie. Si j’accepte ce qui est, si je suis dans la gratitude, je suis heureuse. Aujourd’hui, je ne suis pas heureuse tous les jours, mais en tout cas j’ai la capacité de faire le choix du bonheur: je sais qu’il ne tient qu’à moi d’être heureuse.

  • Dans un couple, penses-tu que l’on puisse aimer l’autre toute sa vie ?

Je suis en couple depuis 22 ans. L’amour est toujours là. Ce qui n’est pas forcément là tous les jours, c’est notre attention à cet amour.

Oui, je pense qu’on peut aimer l’autre toute sa vie. Ce qui ne dure pas toute la vie, c’est la sensation de tomber amoureux, cette émotion qui nous envahit et nous surprend dans les débuts de la relation. Par la suite, l’amour est comme une plante qu’il faut arroser régulièrement, et entourer d’attentions pour qu’elle reste vivante.

  • Quel est ton secret pour rester motivé par tes objectifs ?

Quand je sens que la motivation retombe, je parle de mes projets (pas à n’importe qui, je choisis soigneusement mes interlocuteurs), et je reçois des encouragements. Cela stimule à nouveau ma persévérance.

  • Quel est ton plaisir coupable ?

Je peux passer des heures à lire sous ma couette… en me disant « c’est la dernière page, après je dors. »

  • Que fais-tu pour te remonter le moral quand tu es triste?

La plupart du temps, je ne cherche pas à me remonter le moral. J’accueille plutôt ma tristesse. Si parfois je cherche à me remonter le moral, je regarde une comédie, mais la tristesse revient sitôt après.

  • Penses-tu avoir une mission de vie, et si oui, laquelle ?

Oui, je pense avoir une mission de vie. Même si je n’en perçois pas très précisément les contours, je sais qu’elle est en rapport avec l’enfance (pas seulement les enfants jeunes, aussi les enfants intérieurs des adultes), les histoires, la musique, l’accueil inconditionnel.

  • Quel est ton rêve le plus fou ?

Mon rêve le plus fou est lié au succès. J’aimerais signer un bestseller, être invitée à des émissions de radio pour en parler, recevoir des lettres de lecteurs… ou bien jouer mon spectacle de contes devant un public très nombreux et très enthousiaste!

  • De quoi es-tu le plus fière dans ta vie ?

Sans hésitation: de mes enfants! Je les admire autant que je les aime, et je suis fière d’être leur mère.

  • Penses-tu aimer suffisamment la personne que tu es aujourd’hui ?

Je suis très douce et bienveillante envers moi-même. J’accepte d’être en cheminement, de ne pas être parfaite. Ceci dit, je pense pouvoir aller plus loin dans l’amour que je me porte.

  • As-tu un don particulier ?

Je me reconnais la capacité d’aimer de manière inconditionnelle, et d’être en empathie avec mon entourage.

Merci infiniment Aurélie et Youri de m’avoir posé ces questions. Elles m’ont permis de me connecter à moi en profondeur, et c’était un plaisir d’y répondre!

Les 11 blogueurs que je nomine

Mes 11 questions aux nominés

  1. Comment t’est venue l’idée de faire un blog?
  2. Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu écris un blog?
  3. Quelle est ta dernière belle expérience intuitive?
  4. Qu’est-ce que tu aimes le plus chez toi?
  5. Qu’est-ce que tu as du mal à accepter chez toi?
  6. Quel est le plus beau cadeau qu’on t’ait jamais fait?
  7. Que fais-tu pour te recentrer lorsque le stress pointe son nez ?
  8. Y a-t-il un livre/film qui t’inspire particulièrement? Lequel?
  9. D’après toi, qu’est-ce que tes amis apprécient chez toi?
  10. Dans ton blog, y a-t-il un article dont tu sois particulièrement fier? Lequel? et pourquoi?
  11. Quel est ton rêve le plus fou?

 

Merci aux blogueurs qui accepteront de participer à ce petit jeu!

Les petits jeux de l’ego: 3- tout contrôler

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L’ego se construit  à partir de nos expériences. Les expériences malheureuses sont la base de cette construction, et l’ego n’aura de cesse de nous protéger de leur récurrence. Pour cela, son outil de prédilection est le contrôle.

Voici 7 exemples de ce contrôle exercé par l’ego, et des suggestions pour le réduire.

  • « Je ne prendrai une décision que lorsque je serai sûr et certain de ne pas me tromper »

Si nous laissons notre ego diriger notre vie, il est fort probable qu’il ne nous mènera pas loin, car la plupart du temps, l’ego ne nous laisse prendre une décision que lorsqu’il voit précisément et de manière sûre l’avenir se dérouler devant lui.

Pour éviter de laisser l’ego nous immobiliser, il s’agit de bien comprendre qu’aucune décision ne peut être prise en toute connaissance de cause. Les imprévus existeront toujours, par conséquent il est inutile de voir l’avenir se dérouler devant soi, comme un tapis, avant de s’y engager. Ce sont nos pas qui créent l’avenir.

Pour ancrer en soi le sentiment de sécurité avant de prendre une décision, rien de tel que de se remémorer tous les moments où nous nous sommes engagés sans avoir d’idée précise de ce qui nous attendait. (Pour ma part, j’aime me rappeler que j’ai fait des enfants, avant de savoir comment on fait pour être une mère…)

  • « Ma devise: on ne sait jamais: je vérifie plusieurs fois que les portes, le gaz, le portail sont fermés, je téléphone pour confirmer un rendez-vous qui a déjà été confirmé, je demande mon chemin même si je le connais déjà, je stresse pour un examen dont je connais le programme sur le bout des doigts. »

La difficulté, pour l’ego, c’est de faire confiance. Je SAIS que j’ai fermé la porte. Je me souviens l’avoir fait, je me vois encore en train de le faire. Mais rien à faire, l’ego me pousse à aller vérifier… cela peut finir par devenir maladif !

Pour surmonter ces manies, le remède qui me paraît le plus approprié est d’installer un programme appelé « confiance » dans notre disque dur cérébral. En attendant un article bien fouillé sur le sujet, vous pouvez lire/relire celui-ci, qui est déjà pas mal!

  • « Je surveille les faits et gestes de mes enfants, de mes parents, de mes collègues, et je vérifie toujours derrière eux s’ils ont accompli ce que je leur ai demandé de la bonne manière (c’est à dire, ma manière à moi) »

Si j’agis de cette façon, non seulement je ne serai jamais rassuré (parce que si je suis la seule à savoir faire les choses, je ne peux pas être partout à la fois), mais en plus je vais tellement brider puis agacer mon entourage qu’il y a des chances pour qu’on agisse dans mon dos, sans tenir compte de mon opinion. J’arriverai donc au résultat inverse à celui exigé par mon ego… Autant me faire une raison: il n’y a pas qu’une manière de faire les choses, et les personnes avec lesquelles j’interagis ont toutes des capacités que je n’ai pas.

Pour aller plus loin dans la confiance, je peux me remémorer tous les moments où j’ai accepté de coopérer sans tout contrôler, et où finalement tout s’est bien passé!

  • « Pour moi, dans une relation, il est plus important d’être sur la même longueur d’ondes d’un point de vue intellectuel (avoir les mêmes goûts, les mêmes opinions politiques, les mêmes préoccupations…) que de se rejoindre au niveau du cœur (sentir qu’on est bien ensemble, tout simplement). Si mes proches s’avisent de penser différemment de moi, je leur fais bien sentir qu’ils ne sont pas conformes. »

L’ego aime classer, évaluer, étiqueter: « il y a des choses qui se font et des choses qui  ne se font pas. » « Les personnes qui …. sont des….. »

C’est ainsi qu’étant adolescente, je suis passée à côté d’une amourette avec un garçon très beau et très gentil et qui m’attirait beaucoup. Pourquoi? Parce qu’il était d’une famille bourgeoise, de droite, bref, impossible de sortir avec lui!

Écouter son cœur le plus souvent possible permet de développer une autre manière d’être en lien, et d’ouvrir son esprit à la nouveauté. Plus on musclera cette écoute, moins l’ego n’aura d’influence sur nos choix relationnels.

  • « Je ne supporte pas qu’on me désobéisse. Lorsque mes enfants le font et que je perds patience, ce sont eux les responsables, car ils m’ont poussé à bout. »

L’exercice le plus difficile pour l’ego, c’est de se confronter aux enfants. Ces derniers sont reliés à la vie, à la spontanéité de l’instant, à l’intuition, bref, à tout ce qui terrorise l’ego ! Pour éviter de perdre patience dès qu’ils ébullitionnent, voici un petit exercice: regardez-les se débrouiller pendant quelques minutes. Observez attentivement leurs acrobaties, écoutez leurs cris comme si vous étiez devant un bon film. Et retenez-vous d’intervenir à la moindre anicroche! Petit à petit, vous élargirez votre champ de confiance.

  • « Si j’échoue, je repasse dans ma tête à n’en plus finir le scénario de ce que j’aurais dû faire, et je me maudis »

C’est une grande spécialité de l’ego que de refuser la réalité telle qu’elle est. Le problème, c’est que se repasser en boucle le film tel qu’il aurait dû se dérouler n’a aucun impact sur la réalité (si ce n’est de nous paralyser).

La phrase magique pour s’en sortir: « C’est ainsi que ça s’est passé. Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? Et maintenant, que puis-je faire pour arranger les choses? »

  • « Je regrette le passé et anticipe l’avenir. Je ne suis jamais connecté à l’instant présent. Par conséquent, je suis stressé et angoissé la plupart du temps. »

Quand on se laisse dominer par notre ego, on ne peut plus connecter le plaisir de vivre: celui-ci se vit au présent. On est sans cesse la proie de la culpabilité ou des préoccupations.

Pour sortir de ce système,  il suffit de multiplier les pratiques de connexion à soi et à la vie, comme la danse, la méditation, la lecture inspirante… bref, réserver un moment de la journée à se faire plaisir, uniquement!

Je vous souhaite donc de vous faire plaisir à souhait !

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

à bientôt,

La Fannette

 

 

 

 

Les petits jeux de l’ego: 2- critiquer, juger, étiqueter…

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  • Très pratique, le jugement permet de dénigrer chez les autres ce que l’on ne veut pas voir chez soi. Ne voir qu’à l’extérieur les défauts insupportables fait partie des stratégies préférées de l’ego pour fuir l’introspection et la prise de responsabilité. Et plus l’ego s’insurge contre telle abomination extérieure, plus il nourrit l’illusion qu’il est indemne de ce qu’il condamne.

Maintenant que nous l’avons vu venir, avec ses gros sabots, nous sommes prévenus:

-Je critique et condamne avec virulence toute forme de violence? Il serait peut-être temps pour moi d’accueillir ma propre violence, avant qu’elle ne s’exprime à mes dépens.

-Je ne supporte pas les personnes qui se mettent en avant à la moindre occasion, cela me fait bondir, et frémir d’agacement? Il n’y aurait pas, à l’intérieur de moi, une part qui cherche la reconnaissance des autres? Quand j’aurai vu et accepté cette part, elle ne cherchera plus la reconnaissance de manière insidieuse. Elle s’exprimera au grand jour, avec simplicité.

-Je déteste tel ou tel côté de mon compagnon, de ma compagne? Sur quelle part de moi ce qui m’agace fait-il miroir?

Pour aller plus loin sur ce point, vous pouvez lire cet article.

 

  • Le jugement nous permet également de fuir la responsabilité de nos ressentis, en nous donnant l’illusion que c’est l’autre qui a un problème.

Mais le problème, justement, c’est que si l’on reste sur le plan du jugement, on n’a aucune prise sur ce qui arrive. C’est l’autre, le « manipulateur », le « menteur », le « lâche », qui nous fait subir les conséquences de ses tares.

Prenons un exemple:

L’ami d’Emilie lui a dit qu’il ne pourrait pas la voir ce soir-là, parce qu’il avait du travail. Or, en marchant dans la rue, elle l’a aperçu dans un café, attablé avec une autre fille.

Si Emilie laisse son ego gérer le problème, voici ce que cela peut donner:

« Quel menteur! Il m’a manipulée! Il m’a trahie! Il n’est pas digne de ma confiance! » Emilie est une victime, son ami est un gros méchant qui a le pouvoir de la rendre malheureuse, elle ne fera plus confiance à un homme, la page est tournée.

Si elle choisit de se relier à son ressenti:

« Je n’en reviens pas! Je suis abasourdie! Je tombe des nues! J’ai une grosse boule dans la gorge et j’ai envie de pleurer! J’ai peur… j’ai besoin d’être rassurée sur la réciprocité de notre lien. » A partir de la connexion à ses besoins, Emilie reste dans son pouvoir, elle va se donner les moyens de clarifier la situation avec son ami.

 

  • Parfois, le jugement nous évite de prendre le risque d’évoluer ou de nous ouvrir.

Quand une personne prend le risque de vivre différemment, de sortir de sa zone de confort, on peut la dénigrer, de manière à mettre le couvercle sur la part de nous qui aimerait faire de même, et à nous rassurer sur le fait que nous avons bien raison de rester dans notre cocon. Là encore, l’ego est très performant pour trouver des étiquettes qui finissent par faire office de barrage à toute velléité d’ouverture.

C’est ainsi que:

Faire l’école à la maison, c’est du gros n’importe quoi,

être végétarien est dangereux,

faire du stop c’est de la folie,

… etc…

Donc, la prochaine fois que vous aurez un jugement sur une chose qui ne fait pas partie de votre quotidien (comme « regarder des émissions de téléréalité, c’est de la lobotomisation consentie »), demandez-vous:

de quoi est-ce que je me protège en cultivant ce jugement ?

 

à bientôt pour un nouveau petit jeu de l’ego !

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

La Fannette

 

 

 

 

Les petits jeux de l’ego: 1- vouloir avoir raison

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Cet article inaugure la série des « petits jeux de l’ego », dont le but est…

  • de mettre en lumière les stratégies qu’adopte notre adorable ego pour nous mener par le bout du nez,
  • de contrer ses tentatives tout en le rassurant.

 

Vouloir avoir raison…

quelle tentation ! Surtout quand on est persuadé jusqu’à la moelle que l’autre a tort!

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avoir raison ou tort est un débat qui se situe uniquement sur le plan des croyances et de l’ego, et non pas sur le plan du vivant.

Souvent, l’enjeu n’a rien à voir avec le sujet du débat.

Prenons un exemple :

-Un débat oppose des parents, les uns sont persuadés que les punitions sont nécessaires, et au service des enfants, les autres affirment qu’elles ne font qu’humilier et abaisser, et ne résolvent rien.

Si l’on se place sur le plan des croyances et de l’ego, on peut argumenter très longuement, et finalement se sentir coupés les uns des autres. Si l’on choisir de se placer sur le plan du vivant, et donc d’exprimer ses sentiments et ses besoins, on peut se rejoindre.

Voici ce que cela pourrait donner, à partir de notre exemple:

1) Les personnes qui participent à l’échange se placent sur le plan de l’ego.

-Je n’arrive pas à comprendre que vous utilisiez la punition. De plus en plus d’études prouvent que c’est inutile et néfaste, et que les enfants sont plus enclins à coopérer quand ils se sentent respectés.

-Où veux-tu en venir? tu crois que je ne respecte pas mes enfants, parce que je leur mets des limites?

-En un sens, tu ne les respectes pas. La punition les humilie, et ne les met pas du tout en face de leur responsabilité.

-Et toi, tu crois que tu respectes tes enfants, en les laissant tout faire? Ils n’ont aucun cadre, franchement je les plains.

-Tu confonds punition et cadre. C’est complètement différent. Et tu vois bien que, contrairement aux tiens, mes enfants savent résoudre leurs conflits sans venir nous faire suer toutes les cinq minutes, comme les tiens.

etc, etc… jusqu’à la rupture.

La discussion va devenir de plus en plus aigre, surtout si on vient la pimenter avec des reproches et des accusations puisées dans des souvenirs forcément subjectifs. Résultat: les acteurs du dialogue se sentent coupés les uns des autres, en colère, et continuent de ruminer une fois la discussion close. Ils se voient comme des ennemis, posent des étiquettes les uns sur les autres (les laxistes et les violents).

2) Les personnes qui participent à la discussion se placent sur le plan du vivant (ce que j’observe, ce que je ressens ici et maintenant, les besoins que je sens vivants, l’ouverture à ce qui est vivant pour l’autre).

-Quand je te vois mettre ta fille au coin, vraiment je me sens triste, j’ai de la peine pour elle. C’est tellement important pour moi que chacun soit accueilli tel qu’il est, avec bienveillance. Comment tu prends ce que je te dis?

-Je suis archi vexée. Je fais tout mon possible pour éduquer ma fille selon mes valeurs, et quand tu me dis ça, justement, j’ai vraiment besoin d’être accueillie telle que je suis, avec bienveillance ! Est-ce que tu réalises que tu es en train de me juger?

-C’est difficile pour toi d’accueillir ce que je te dis ?

-Ben oui, tu juges ma façon d’éduquer ma fille, quand même ! J’aimerais bien t’y voir, toi, avec une gamine hyperactive qui fait bêtise sur bêtise !

-Tu aimerais que je prenne la mesure de ce que tu vis avec elle?

-Oui, j’aimerais bien, moi aussi, recevoir la bienveillance que je suis sensée toujours offrir à mes enfants. J’en peux plus, je suis au bout du rouleau, et pour moi, mettre ma fille au coin parce que je pète un câble devant ses déboires est un moindre mal, étant donné mon état intérieur. J’ai plus envie de me féliciter de ne pas l’avoir giflée, que de me blâmer de l’avoir punie, tu vois.

-Oui, en fait, pour toi la coupe est pleine, tu as un énorme besoin d’empathie?

-Carrément, je suis complètement à bout, et j’aimerais mieux des encouragements plutôt que des jugements!

etc, etc… jusqu’à la résolution.

On voit bien que l’ego n’est jamais loin, et tente de nous reprendre le jeu des mains… (surtout pour la personne qui a le plus besoin d’empathie). L’enjeu est justement de revenir, régulièrement, à l’ici et maintenant, ce qui est vivant pour moi, ce qui est vivant pour toi. Et très vite, on se rend compte qu’en face de soi, on n’a pas un ennemi, mais un être humain vulnérable, comme nous, qui a besoin d’être accueilli avec bienveillance, comme nous.

Bien sûr, tout n’est pas rose, le plan de la communication authentique n’est pas celui des bisounours. De même que ce qui est vivant n’est pas uniformément rose…

finalement, le choix devant lequel on se trouve est le suivant:

je préfère…

rester en lien avec une idée, ou rester en lien avec la vie ?

Que vous inspire cet article? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

Choisir la joie… est-ce facile?

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Chaque fois que je prends une décision, je suis testée par la vie.

Exemple: mon intention pour les prochains mois, c’est de trouver des activités professionnelles joyeuses et plaisantes pour moi, suffisamment lucratives pour que je puisse gérer mon quotidien en toute légèreté.

Je me suis donc lancée dans les activités périscolaires, et je propose des ateliers « contes » pour les écoles primaires et maternelles. Ce qui équivaut à un mi-temps.

J’ai décidé de consacrer l’autre mi-temps à mes projets d’écriture et à la diffusion de mes spectacles.

Il y a deux jours, le rectorat m’appelle pour me proposer un poste de prof… (mon boulot alimentaire de ces dernières années, que j’ai décidé de quitter)… poste qui couvrirait un mi-temps et qui serait totalement compatible avec mon travail en périscolaire…

Magnifique test. Mené de main de maître : une tentation extrême pour moi: concordance des horaires et attrait financier pèsent lourd dans la balance !

Mais: ce boulot s’inscrit-il dans l’intention sur laquelle je me suis centrée? Non! archi méga NON !

Stress garanti, course à la montre, énergie en perdition, renoncement, bref, lorsque je me recentre sur mon intention, la balance est claire !

C’est ce qui n’est pas facile: renoncer aux anciens schémas, aux chemins qui ont nourri certains besoins mais qui assèchent ceux que nous avons pris maintenant la décision de satisfaire.

Mais quand je me relie à la confiance en la vie, je peux faire ce choix: je sais que je serai accompagnée sur mon chemin.

Je remercie la vie pour ce test qui ne fait qu’affermir davantage mon intention, et me fait prendre conscience que choisir un chemin, c’est s’exposer à refuser, se positionner, s’affirmer jour après jour.

Je prends conscience également que mon choix de la joie m’invite à lâcher des sécurités devenues obsolètes pour moi.

Si je lâche, j’aurai les mains libres pour accueillir les cadeaux de la vie !

Et vous, avez-vous été testé par la vie suite à une décision ?

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire !

à bientôt !

La Fannette

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