juin 19, 2016 - développement personnel    3 Comments

Confiance en soi : 4 graines à semer pour la récolter

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« Tu as drôlement de la chance d’avoir confiance en toi. Moi je n’ai pas cette qualité ! »

Certains croient que la confiance en soi est une particularité génétique, au même titre que les yeux bleus ou les grands pieds.

En fait, c’est un état d’esprit qui se cultive. Voici quatre graines à semer dans votre jardin intérieur, pour récolter une confiance en vous à toute épreuve.

  • Première graine : prenez soin de votre enfant intérieur.

Parfois, nos parents ou nos éducateurs, avec les meilleures intentions du monde, nous ont dit des paroles avec lesquelles nous avons abîmé notre estime ou notre confiance en nous. Il est important d’une part, de changer notre regard sur notre passé (prendre conscience que nos parents ont fait le meilleur de ce qu’ils pouvaient faire à ce moment-là), et d’autre part d’aller signifier à notre enfant intérieur que nous l’aimons et lui faisons confiance. Car il est un allié de taille dans notre progression, mais peut jouer au boulet si nous l’ignorons.

  • Deuxième graine : faites un pas.

La confiance en soi s’acquiert par l’expérience. C’est en marchant qu’on apprend à marcher, et qu’on finit par le faire sans y penser, en toute confiance. C’est exactement la même chose pour cette difficulté que vous rencontrez, et qui vous paraît être une montagne : quand vous l’aurez franchie, vous saurez que c’est faisable, et vous en franchirez d’autres.

  • Troisième graine : habitez votre corps

Prenez conscience de votre corps, ancrez vos pieds dans le sol, redressez-vous. Respirez pleinement. Faites cet exercice le plus souvent possible. Petit à petit, votre attitude corporelle changera, et vous serez naturellement aligné dans votre verticalité.

  • Quatrième graine : acceptez de ne pas tout maîtriser

La confiance en soi passe aussi par la confiance en la vie. Quand quelque chose nous échappe, cela ne signifie pas que le chaos va s’abattre sur notre vie : cela signifie simplement que c’est à une autre personne, ou à la vie, d’abattre une carte. Acceptons de jouer le jeu !

Au plaisir,

La Fannette

Trois freins qui nous empêchent de libérer notre potentiel et trois questions à se poser pour les déverrouiller

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Notre potentiel est là, en chacun de nous, unique et disponible. Il est comme un trésor, qui brille de mille feux… et pour une grande partie d’entre nous, il demeure dans un coffre scellé… sur lequel nous sommes jalousement assis!

La seule chose que nous ayons à faire, c’est de le libérer.

Aujourd’hui, je vous propose d’explorer les freins qui peuvent nous empêcher… de lever nos fesses de ce coffre, de le déverrouiller et d’en soulever le couvercle.

Frein n°1 : La peur de ne pas être à la hauteur

Nous croyons toujours que nous cherchons à être à la hauteur de nos parents, de nos mentors, des personnes que nous admirons. En réalité, nous aimerions par-dessus tout être à la hauteur de qui nous sommes vraiment. C’est un challenge énorme pour chacun d’entre nous, car quelque part nous avons l’intuition de notre valeur exceptionnelle.

Combien, parmi nous, préfèrent ne rien faire, ne rien tenter plutôt que de risquer de ne pas être à la hauteur de leur potentiel ?

Et combien gardent sous clé leur brillance intérieure et se rangent dans une vie qui ne leur correspond pas ?

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de me réaliser pleinement, de quoi est-ce que je me prive ? »

Frein n°2 : La peur de notre propre rayonnement

« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable.
Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, pas notre ombre, qui nous effraie le plus »,
disait Madiba en 1994.

Notre propre grandeur peut facilement nous donner le vertige. Nous pensons ne pas la mériter, ne pas en être digne. Ce qui est une pure incohérence : nous viendrait-il à l’idée de nous demander si nous méritons de nous servir de nos yeux, de notre bouche, de nos oreilles ? Est-ce qu’il nous arrive de penser que nous ne sommes pas à la hauteur de nos mains, de nos jambes ? Notre potentiel, au même titre que notre corps, est à notre disposition, il fait partie de cette vie qui passe à travers nous et qui aspire à prendre sa pleine mesure.

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de me réaliser pleinement, de quoi est-ce que je prive le monde ? »

Frein n°3 : Les croyances limitantes

Comme la coquille protège le poussin, nos croyances nous ont été utiles à un moment donné de notre vie. Et comme le poussin casse sa coquille pour grandir et vivre, nous devons casser nos croyances pour nous épanouir et nous déployer notre potentiel à sa juste mesure. Le fait de rester coincé par des croyances qui n’ont plus lieu d’être est du pur sabotage, non seulement de notre vie, mais de LA VIE, car c’est le mouvement naturel de la vie que de se déployer, de rayonner, de pétiller.

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de casser mes vieilles croyances, de quoi est-ce que je prive la vie, et de quelle vie est-ce que je me prive ? »

Maintenant, vous avez le coffre, vous avez la clé… à vous de jouer !

Au plaisir,

La Fannette

Gratitude : devenez ceinture noire !

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C’est une chose acquise, démontrée et prouvée* : la gratitude, pratiquée quotidiennement, contribue à une meilleure santé, rend les gens plus heureux et réduit le stress.

Ça, c’est pour le côté « rentable »… mais le principal est ailleurs. Lorsqu’on éprouve de la gratitude, toutes nos cellules font le plein de plaisir et de joie, nous ressentons une connexion profonde avec la vie, avec ce qui est, et l’énergie que l’on transmet autour de nous est positive et inspirante. Notre regard sur la vie s’ouvre, et finalement, à force de pratiquer la gratitude, nous finissons par l’éprouver de manière inconditionnelle : c’est ce que j’appelle « la ceinture noire de la gratitude ».

Comment devient-on ceinture noire de gratitude ?

…En commençant par le commencement :

  • La ceinture blanche

Repérez, dans votre journée, tout ce qui vous a satisfait. Ne laissez rien passer. Relevez même ce qui vous paraît habituel : vous avez un toit sur la tête, vous mangez à votre faim… Mesurez tous les besoins qui sont nourris par tout cela. Et remerciez. Régulièrement, prenez le temps de remercier, en conscience, la personne qui vous tient la porte, votre enfant qui vous offre un joli caillou, la caissière qui vous rend la monnaie, la vie qui passe à travers vous, votre corps qui vous permet de réaliser tant de choses…

Au bout de quelques jours, vous trouvez encore plus d’occasions de remercier. Alors, vous êtes prêt pour passer à…

  • La ceinture rouge

Tout en continuant à remercier pour ce que vous recevez de satisfaisant, remerciez également pour tout ce qui à priori ne vous convient pas. Remerciez pour la voiture en panne, pour la vitre cassée, pour le retard du train… vous n’avez pas forcément accès, dans l’instant, à ce qui peut être positif derrière ces désagréments, voire ces drames parfois, mais donnez-vous la possibilité de découvrir ce que ces situations ont à vous dire ou à vous apporter. (A ce propos vous pouvez lire ou relire cet article)

Au bout de quelque temps, vous ne perdez plus d’énergie à lutter contre la réalité, puisque la gratitude vous a permis de développer votre faculté d’acceptation. Vous passez alors…

  • La ceinture noire

Vous remerciez pour tout ce que vous vivez, et également pour tout ce qui est. Vous ne portez plus de jugement sur les choses, tout est parfait, vous savourez de vivre dans ce monde et d’y apporter votre contribution. La gratitude que vous éprouvez est devenue inconditionnelle.

Bien sûr, l’idéal serait de garder toujours sur soi sa ceinture de la gratitude… mais nous sommes humains, et parfois nous nous plaignons, parfois nous jugeons et pestons : encore une occasion de remercier pour ce merveilleux chemin que nous avons encore à parcourir !

Si le coeur vous en dit, partagez en commentaire votre « merci » du jour…

Au plaisir de vous lire !

La Fannette

*Voir les recherches de Robert Emmons

burn out: réagissez avant!

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Il y a quelque temps, j’ai échangé avec une personne qui avait traversé un burn out. Je retrace ici les étapes par lesquelles elle est passée… dans l’idée de nous aider à repérer, pour pouvoir l’éviter, l’abîme dans lequel elle est tombée, et d’où elle a dû repartir.

***

Le burn-out,

c’est quand vous rentrez du boulot éreintée,

et que plutôt que de vous poser sur le canapé,

vous attaquez la vaisselle de la veille

tout en répondant au téléphone

qui ne cesse de sonner

pendant que vos enfants se battent

pour la télécommande…

Le burn-out,

c’est quand vous passez dix heures sur un travail,

et que vous recevez pour toute récompense

une moue dédaigneuse,

un regard contrit,

un soupir exaspéré,

ou pire,

un silence robotique…

Le burn-out,

c’est quand après une journée de travail,

vous avez supervisé les devoirs,

signé les paperasses scolaires,

fait manger toute la famille,

débarrassé la table,

fait la vaisselle,

mis les enfants au lit,

et qu’au moment où vous allez rejoindre votre conjoint sur le canapé

(qu’il squatte depuis la sortie de table),

il vous fait remarquer,

négligemment,

sans lever les yeux de son passionnant journal de foot:

« t’as oublié de ramasser les miettes sur la table »…

Le burn-out,

c’est quand jour après jour,

vous continuez à dérouler le  scotch

alors que la bande rouge est apparue depuis belle lurette…

 

Le burn-out,

c’est quand vous persistez à vous essorer,

à vous vider d’une énergie

que vous ne parvenez plus à renouveler…

Le burn-out,

c’est quand vous vous appliquez à faire les choses bien,

à respecter vos engagements,

à répondre aux exigences

de votre patron,

de vos enfants,

de votre conjoint,

sans recevoir

soutien

ni reconnaissance

ni douceur

ni compréhension,

et que tout ce que vous faites est considéré comme normal

et allant de soi,

et qu’en vous il n’y a plus aucune place pour s’étaler,

se poser,

respirer,

puisque la liste des choses à faire a envahi

votre tête,

vos épaules,

votre dos,

votre être tout entier,

puisque vous êtes devenue

l’esclave du devoir,

de l’exigence,

de la perfection…

et qu’un jour…

Un jour,

parce qu’une oreille attentive se tend vers vous,

parce que vous croisez un regard sincère,

parce qu’une goutte fait déborder le vase,

ou tout simplement parce que vous touchez le fond,

ça commence à sortir de vous:

vous essayez de retenir le flot

des larmes,

des cris,

des mots durs,

des gestes désespérés,

mais c’est impossible.

Un jour,

Tout votre corps déborde,

vous êtes un volcan en éruption,

vous ne pouvez plus contrôler quoi que ce soit,

vous êtes possédée par cette part de vous

que vous avez enfouie depuis des mois

et qui n’en peut plus,

qui maintenant prend toute la place

et que rien,

si ce n’est l’épuisement,

ne pourra faire taire.

 

Ensuite ?

Ensuite, ce sera le vide.

L’hébétude.

La vie reviendra timidement vers vous,

par balbutiements,

pour se faire apprivoiser,

pour se faire aimer à nouveau.

Ensuite ?

Il faudra du temps.

Au début, vous ne voudrez que dormir.

Ne rien sentir.

Vous regarderez la vie de votre entourage

comme on perçoit vaguement les bruits lointains

d’une fête dont on ne fait pas partie.

Ensuite ?

Tout vous sera égal.

Après une période de torpeur immobile,

la lenteur s’installera dans tous vos gestes,

vous irez d’une démarche de convalescente

aiguiser vos sens,

petit à petit, à petits pas.

 

Et puis, un jour,

grâce au temps,

à l’écoute d’une amie,

à un travail sur vous,

ou à un instant magique,

vous découvrirez ce que vous êtes allée chercher

si loin dans l’oubli de vous-même.

 

Ce jour-là,

vous pourrez alors vous remercier

du chemin parcouru.

Mais tout de même…

Est-il nécessaire d’aller jusque là

pour débusquer le cadeau que la vie nous réserve ?

Est-il nécessaire d’aller se perdre au fond d’un terrier noir

pour avoir ensuite le plaisir de voir la lumière ?

Est-il nécessaire de rester la tête sous l’eau jusqu’à frôler la mort,

pour sentir la vie en nous, intensément, à la première bouffée d’air ?

N’allez pas jusque là.

Repérez dès maintenant les signes avant-coureurs du burn-out, et doucement, détendez l’élastique, avant qu’il ne se casse.

Voici quelques-uns de ces signes avant-coureurs :

  • Fatigue chronique

 

  • Préoccupations récurrentes, impossibilité de faire le vide dans votre tête

 

  • Irritabilité

 

  • Tristesse constante

 

  • Absence de motivation

 

  • Isolement, plus aucune envie de voir du monde

 

Si vous sentez venir ces signes, n’attendez pas : faites-vous aider pour revenir à vous-même, et pour débusquer le merveilleux cadeau qui se cache derrière votre situation.

 

Vous êtes une personne magnifique, vous méritez attention, douceur, considération, amour.

 

Offrez-vous tout cela sans attendre.

 

Vous êtes la mieux placée pour faire cela : en effet, votre patron ne va pas vous proposer de vous masser le dos. Vos enfants, tout généreux et adorables qu’ils soient, ne viendront pas systématiquement vous dire, chaque fois que vous êtes irritée : « Tu as l’air fatigué, Maman, je vais jouer tranquillement tout seul pendant que tu te reposes ».

 

Alors, faites honneur à la vie qui circule en vous, et qui ne demande qu’à rayonner à travers vous : demandez de l’aide, faites-vous accompagner, ouvrez les mains, recevez. Donnez-vous la priorité !

 

Vous pouvez lire également mes articles anti burn-out:

 

 

 

 

 

Au plaisir,

La Fannette

mai 22, 2016 - parentalité    No Comments

parentalité « plafond » vs parentalité « couvercle »

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Nos enfants chercheront toujours à expérimenter ce que nous n’avons pas osé expérimenter.

Ils chercheront toujours à aller plus loin que là où nous-mêmes nous sommes allés.

Ils exploreront des contrées, au sens propre ou au sens figuré, dont nous n’imaginons même pas l’existence.

Face à cette soif de grandir, de découvrir et d’expérimenter de leurs enfants, beaucoup de parents se sentent paniqués, et choisissent, de manière inconsciente le plus souvent, ce que j’appelle…

l’option « couvercle »

Cette option permet de réfréner les curiosités de notre progéniture, en brandissant le maître mot: sécurité. Quand nous sommes dans cette attitude, tout ce que nous ne connaissons pas est considéré comme potentiellement dangereux. Notre devoir est donc d’en protéger nos enfants, et de les contenir dans un espace où nous avons nos repères et où notre contrôle peut s’exercer. Nous cherchons à maintenir nos enfants sous la coupe de nos propres peurs.

Par ce comportement, nous pouvons transmettre nos angoisses à nos enfants, et petit à petit, les amener à mettre un couvercle sur leur esprit d’aventure et de découverte.

Il peut arriver qu’au contraire, on ne rende l’inconnu que plus attrayant à leurs yeux, et qu’ils attendent que nous ayons le dos tourné pour faire leurs expériences… ce qui finalement ne contribue pas toujours à leur sécurité.

Bref, vous l’aurez compris, cette attitude n’est pas ma préférée, même si mes freins et mes peurs me poussent parfois vers elle.

Je préfère de loin…

l’option « plafond »

Cette option consiste à considérer, de manière consciente, que notre plafond (notre maximum) sera le plancher de nos enfants. L’époque à laquelle ils grandissent, l’éducation qu’ils reçoivent, et les outils qui sont à leur disposition n’ont rien à voir avec tout ce que nous avons pu vivre enfants. Leur dire « non, tu ne feras pas ceci parce que moi, à ton âge, je n’y pensais même pas » est totalement incohérent, car c’est occulter toutes les différences de contexte et d’environnement qui séparent leur enfance de la nôtre.

Lorsque nous avons conscience de cela, et que nous avons travaillé sur nos peurs, nous sommes alors capables d’aider nos enfants à garder confiance en eux, et à s’estimer suffisamment pour faire leurs expériences à mesure que leur curiosité les y invite.

Si vous souhaitez approfondir cette question, vous pouvez lire cet article du Monde.

Et vous, êtes-vous plutôt « plafond » ou « couvercle », ou un peu des deux ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

à bientôt !

La Fannette

 

SOS enfants « ingrats »…

… 3 étapes pour

sortir d’un schéma relationnel toxique

avec nos enfants…

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J’ai envie d’explorer aujourd’hui le fossé qui se creuse parfois entre notre regard d’adulte et celui de nos enfants…

Combien de parents (dont moi, je l’avoue) se plaignent de « l’ingratitude » de leurs enfants ?

« J’ai l’impression de faire tout mon possible pour qu’il soit content, et ce n’est jamais assez »

« Plus on leur en donne, plus ils en veulent »

« Quand je pense à tout ce que je fais pour vous… »

Et combien d’enfants (dont moi, je l’avoue) se plaignent de « l’incompréhension » de leurs parents ?

« Personne ne me comprend ! »

« J’en ai assez, c’est toujours comme ça, on m’écoute jamais ! »

« C’est injuste ! »

Et puisqu’aujourd’hui je suis plus proche, chronologiquement parlant, de ma partie « parent », je vais aborder la question du point de vue de l’adulte, et tâcher de répondre à cette problématique:

Comment supporter, interpréter et accueillir « l’ingratitude » de nos enfants ?

Si je mets « ingratitude » entre guillemets, c’est que quelque part, je trouve ce terme quelque peu ingrat pour qualifier les revendications des enfants. Certes, ces revendications sont difficilement recevables quand nous voyons à quel point nous nous appliquons à les écouter,  à les comprendre, et à nous creuser la tête pour contribuer à leur épanouissement.

Mais en même temps, si ces revendications existent, c’est que l’insatisfaction est là, et sa seule présence la rend légitime.

Nous commençons à la nommer « ingratitude » quand nous imaginons nos actions dévouées d’un côté de la balance, et l’insatisfaction de nos enfants de l’autre côté. C’est ce qui cause notre frustration et notre colère: nous imaginons qu’il y a un lien entre nos actions et les bouderies de nos enfants. Dès lors, nous accusons nos enfants de leur peu de reconnaissance, nous considérons leurs revendications comme illégitimes, et nous finissons par leur en vouloir.

Comment faire pour sortir de ce schéma relationnel ?

étape 1: comment supporter cette situation…

  • Prendre de la distance et cesser de prendre le mécontentement de nos enfants contre nous.

 

Petit exemple: ma fille me demande de l’emmener chez une amie, et cela m’est impossible, donc je lui dis non. Ensuite, elle se renfrogne et ne m’adresse plus la parole pendant plusieurs minutes.

Si j’imagine qu’elle me fait la tête parce que je lui ai dit non, je risque de vouloir la convaincre à toute force que j’ai eu raison de lui dire non, en me justifiant, et en faisant la liste de toutes les fois où je lui ai dit oui, puis en lui reprochant son ingratitude. Ce qui risque de creuser un peu plus le fossé entre nous, car elle ne se sentira pas comprise, et moi non plus !

Si je me dis simplement qu’elle est déçue, et qu’elle a besoin de prendre le temps de digérer mon refus, je serai beaucoup plus empathique, et j’aurai moins de peine à supporter son silence et son visage fermé.

étape 2: comment interpréter cette « ingratitude » ?

Si mes actions ne sont pas à l’origine de l’insatisfaction de mes enfants, alors, de quel côté faut-il chercher?

  • Toute émotion est liée à un besoin (satisfait ou insatisfait), et non à une situation donnée… même si la situation a un rôle, puisqu’en tant que stimulus, elle réveille l’émotion en lien avec un besoin qui demande à être nourri.

 

Si je reprends mon exemple, je dois garder à la conscience que ma fille est déçue non pas à cause de mon refus, mais simplement parce qu’en cet instant un ou plusieurs besoins ne sont pas nourris chez elle. Il peut être apaisant pour la relation de se mettre en lien avec ces besoins, verbalement ou non. Dans le cas de mon exemple, il peut s’agir du besoin de soutien, ou du besoin de connexion (avec son amie), d’appartenance (si par exemple une fête est prévue et qu’elle imagine tous ses amis ensemble, tout en se voyant contrainte de rester à la maison)

étape 3: comment accueillir le mécontentement ?

  • Si le mécontentement de mon enfant fait remonter chez moi de la colère ou de la tristesse, même si je m’efforce de me convaincre que ce n’est pas contre moi, la première chose à accueillir est mon état intérieur, avant d’interférer avec mon enfant. Quels sont les besoins qui sont touchés ? (reconnaissance ? contribuer ? confiance ?). Mon enfant intérieur a-t-il quelque chose à me dire à ce sujet ? (Suis-je réveillée dans une blessure ? Mon enfant intérieur a-t-il besoin d’être réconforté ou rassuré ?) Pour vous aider dans l’accueil de votre enfant intérieur, vous pouvez télécharger les « 12 clés pour renouer avec son enfant intérieur » si vous ne l’avez pas déjà fait…
Recevez gratuitement 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur
Vos données restent confidentielles et aucun spam ne vous sera envoyé.

 

  • Je peux ensuite accueillir mon enfant, soit verbalement, soit en silence, suivant sa tolérance à l’empathie verbale (certains enfants ne supportent pas les reformulations, qui les mettent en lien de manière trop violente avec leur souffrance. Pour ces derniers, je conseille de les accueillir en silence, en leur offrant notre pleine présence.)

 

  • Si je vois que mon enfant s’enferre dans des croyances qui le mettent en position de victime, je peux prendre le temps, après l’avoir écouté, de l’aider à prendre conscience qu’il se passe et repasse un « mauvais disque », et qu’il peut choisir de se relier à ce qu’il reçoit de positif, afin de « changer de disque » (avant d’utiliser ce dernier point, vérifiez bien que votre intention est bien d’aider votre enfant à aller mieux, et non de le convaincre que vous êtes un bon parent…).

Même s’il m’arrive bien sûr parfois de m’embourber dans le piège de la justification et de l’argumentation, j’utilise régulièrement ces trois étapes  et j’ai pris conscience de leur impact sur la prise de responsabilité de chacun dans la relation.

***

J’espère que cet article a été utile pour vous.

Pour continuer à cheminer avec vous, et à vous proposer des articles qui vous donnent des pistes et des coups de pouce, il me serait très utile de savoir…

quelle est la plus grande difficulté relationnelle que vous rencontrez ?

Alors si vous en avez l’élan, et si vous souhaitez lire un article sur un sujet qui vous touche, n’hésitez pas à répondre à ma question en commentaire !

à bientôt,

La Fannette

5 suggestions de mon bébé intérieur pour lâcher le mental

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Aujourd’hui j’ai envie d’approfondir la question, au sujet du mental (souvenez-vous de mon article: Mental tyrannique: comment se libérer de son emprise?)

Sur cette question, j’ai réalisé que mon enfant intérieur était d’un grand secours:

-Avant de savoir parler et comprendre le contenu des mots, le bébé expérimente le côté sensuel du langage, et sa musique. Avant de parler au mental, le langage parle au corps.

  • Si je veux mettre mon mental au repos, je peux écouter de la musique, des chansons en langues étrangères (que je n’ai pas apprises), et laisser mon corps s’en nourrir.

 

-De même, avant de connaître la fonctionnalité des objets qui l’entourent, le bébé en appréhende, avec curiosité, les formes, les couleurs, les odeurs et les aspects.

  • Régulièrement, je tente l’expérience de regarder ce qui m’entoure avec des yeux neufs: je suis attentive aux contours des objets, à leurs couleurs, à leur texture. Plus je fais cet exercice, moins mon mental cherche à interpréter ce que je vois.

 

-Lorsqu’on s’adresse à un bébé, souvent, nous sommes surpris de cette impression qu’il comprend ce qu’on lui dit. Parce qu’il ne s’agit pas que d’une impression: le bébé comprend, non pas parce qu’il connaît les mots, mais parce qu’il est en communication avec nous, au-delà des mots. Cette connexion, nous pensons l’avoir perdue, mais elle est bien vivante à l’intérieur de nous (c’est elle, par exemple,  qui nous fait dire en entrant dans une pièce, avant même d’avoir saisi la teneur de la conversation en cours « oh, l’ambiance est électrique ici »). Plus nous nous entraînerons à vivre cette connexion, moins nous solliciterons notre mental pour chercher à « comprendre ».

  • Voici la petite gymnastique que je vous propose pour cela: mettez un extrait de film, un dialogue de préférence, en version muette (un film que vous ne connaissez pas), et reliez-vous aux personnages. laissez venir ensuite quelques mots, correspondant aux émotions que ces personnages peuvent ressentir.

 

-Le bébé s’exprime avec des sons, qu’il mâche, explore, avec lesquels il joue.

  • Pendant mes trajets en voiture, je m’amuse souvent à parler en « gramelot », qui est un langage universel autant que personnel: tout le monde y a accès, et chacun a le sien propre! L’important, vous l’avez compris, n’étant pas de se faire comprendre ou de faire des phrases, mais de jouer avec des sons, et de laisser notre corps s’exprimer librement par notre bouche.

 

-Les mouvements effectués par un bébé ne sont pas réfléchis, anticipés, prévus.

  • Quelques minutes par jour, laissons notre corps choisir lui-même ses mouvements, et mettons-nous au service de ses inspirations de l’instant.

 

Ces cinq exercices, pratiqués régulièrement, permettent d’amplifier la  connexion à notre corps, et d’alléger les exigences du mental.

Si vous les avez déjà pratiqués, ou si vous en connaissez d’autres et que vous souhaitez les partager, n’hésitez pas à laisser votre témoignage en commentaire!

à bientôt,

 

La Fannette

 

 

 

 

à nos émotions

sans passer par le mental

tout ce qui peut nous ramener à l’enfant: la musique des mots avant le sens, les couleurs et les formes avant la fonctionnalité des objets, l’état d’esprit des personnes avant le contenu de leur discours,

tout ce qui est non verbal, non signifiant à priori

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 7)

Voici les deux derniers « tilts » de ce sommet !

Aujourd’hui nous avons eu droit à de nombreux exercices pratiques assez… impressionnants !

Frauke Kaluzinski et Jean-Marc Triplet

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Frauke et Jean-Marc ont créé la méthode des deux points, qui est une méthode de transformation quantique. Ils nous l’ont fait expérimenter, c’est quelque chose de puissant … Ce n’est pas transmissible par écrit…(la vidéo est encore visible jusqu’à 23 heures aujourd’hui 25 avril !)

voici donc un autre « tilt » à méditer:

« La vie dans ces trois dimensions est comme un bac à sable: on peut jouer dedans, et ce que l’on va expérimenter fait miroir sur ce que nous avons à transmuter. »

***

Sophie Riehl

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Sophie nous a elle aussi proposé des exercices pratiques pour cultiver l’ouverture à l’abondance.

Elle a insisté sur l’alignement, la reliance avec la Terre (notre mère divine) et avec le Ciel (notre père divin), et la nécessité de s’abandonner à la joie, la fluidité, l’amour qui sont là, disponibles, inconditionnels et illimités.

« On se croit déconnecté, mais on n’est pas déconnecté. C’est comme si on était des petites gouttes d’eau dans l’océan, et qu’on avait oublié qu’on était dans l’océan. »

Sophie propose de nombreux outils sur son site, n’hésitez pas à aller l’explorer!

***

Le sommet de l’abondance est terminé, mais la page est encore accessible, sur laquelle vous pouvez vous inscrire pour recevoir l’e.book  De la pression à la grâce, et des clés concrètes pour entamer un changement durable et profitable dans les domaines qui vous tiennent à cœur. Pour accéder, CLIQUEZ ICI !

Si vous souhaitez avoir un accès permanent à l’ensemble des vidéos, et accéder à de nombreux autres outils proposés par les experts, CLIQUEZ ICI pour avoir accès à la page de vente.

à bientôt !

La Fannette

 

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 6)

Quatre conférence encore aujourd’hui !

Julien Luykx

21 - Julien Luykx

Julien est Chamane et buisnessman.

Voici la phrase qui  lui a fait « tilt », il y a plusieurs années,  et qui a changé sa vie:

« Est-ce qu’un jour vous avez décidé d’être heureux ? »

Il avait tout pour être heureux, mais il ne l’avait pas décidé ! A partir du moment où il a pris la résolution de vivre sa vie, et d’être heureux, tout s’est débloqué pour lui. Ce qui ne signifie pas qu’il a réussi du premier coup tout ce qu’il a entrepris: comme il l’explique parfaitement, l’univers nous envoie des réponses à nos demandes, mais aussi des obstacles, qui nous permettent de consolider notre motivation…

***

Myriam Talaboulma

9 - Myriam Talaboulma

Myriam est experte en Feng-Shui et métaphysique chinoise.

Pour Myriam, l’abondance est avant tout liée à la santé. Pour entrer dans le cycle de la prospérité, il faut être en harmonie avec soi et avec la loi du tao:

  • respecter la terre, son corps, et être en lien avec l’univers.
  • émettre de bonnes vibrations
  • prendre soin du Feng-Shui de sa maison

Elle a donné de nombreux conseils sur le Feng-Shui, en voici un:

« La porte d’entrée doit s’ouvrir pleinement, rien ne doit empêcher l’ouverture, et il faut éviter les amoncellements de chaussures et de manteaux dans l’entrée. L’espace doit être dégagé pour accueillir l’abondance dans la fluidité. »

***

Christian Junod

20 - Christian Junod

Christian est un ancien banquier, il est aujourd’hui coach indépendant.

Il a partagé nombre d’informations précieuses pour mieux se connaître grâce à notre relation à l’argent. D’après Christian, les jugements que nous portons sur l’argent reflètent des partie de nous que nous n’acceptons pas. Je trouve cette idée assez réjouissante: la relation à l’argent que nous entretenons peut nous aider à mieux nous connaître !

Christian a développé de nombreuses autres idées, en voici une qui m’a fait un très beau « tilt » !

Quand on donne avec le cœur ouvert il y a quelque chose de magique qui fait qu’on ne sait plus qui donne et qui reçoit.

Si vous souhaitez aller plus loin sur le chemin que propose Christian, vous pouvez lire son livre, qui vient de sortir…

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Conrad

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Conrad est accompagnateur spirituel, il aide les personnes à s’éveiller et à ouvrir leur cœur.

Il a partagé de nombreuses astuces pour se déconditionner de l’éducation et des croyances limitantes qui entravent notre accès à l’abondance.

« La lumière est déjà incarnée sur terre. C’est pas la lumière qui doit descendre sur terre, c’est nous. »

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Le sommet s’est achevé ce soir, mais il me reste quelques « tilts » à partager, ce que je ferai demain !

La Fannette

 

 

 

 

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 5)

Quatre conférences pour ce cinquième jour ! C’était une journée très riche pour moi, car j’ai appris énormément de nouveaux concepts de développement personnel, et j’ai l’impression que de nouvelles portes se sont ouvertes dans ma tite tête !

Allons-y pour les « tilt » du jour !

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Mathieu Christol

6 - Mathieu Christol

Mathieu est ludologue, animateur, thérapeute. Il nous invite à interroger notre relation à l’éducation, pour accompagner nos enfants sur le chemin de l’abondance. il  a démarré très fort, avec une remise en cause fondamentale de l’éducation. Jugez plutôt:

« Accompagner un enfant c’est important,

instruire un enfant c’est important,

éduquer un enfant c’est nuisible »

C’est pas un « tilt », c’est un « boum » !

Mais… me direz-vous, tout dépend de ce qu’on entend par « éduquer »?

Certes. D’après Mathieu, éduquer, c’est montrer à l’enfant ce qui est juste ou non, en fonction de notre propre regard sur les choses. Et en effet, cela le déconnecte de son propre ressenti, de sa confiance en ce qu’il reçoit comme signaux de son intérieur, bref, ça le conditionne.

Mathieu nous conseille donc de nous déconditionner, petit à petit, en commençant par donner plus de place aux valeurs qui sont importantes pour nous, au jour le jour. C’est ainsi, d’après lui, que nous aurons accès à l’abondance: l’abondance de créativité dans notre vie !

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Gwen Clappe

18 - Gwen Clappe

Gwen est thérapeute, il aide à pacifier les différentes parts de soi et à pacifier l’ego.

Il nous a parlé, entre autres sujets passionnants, des SPPA: les Sous Personnalités Psycho Actives. Ce sont des personnages intérieurs avec lesquels nous devons composer, et qui parfois se contredisent. S’il nous arrive de donner trop de place à  l’un d’eux (par exemple, si l’on néglige notre vie familiale et personnelle au profit de notre vie professionnelle), on renforce notre ego, qui aime s’installer dans des habitudes figées et tout contrôler. D’après lui, pour pacifier l’ego, nous devons faire la paix avec tous nos personnages intérieurs, et leur donner une place à chacun.

Voici, sur un autre sujet qu’il a abordé, la phrase qui m’a fait « tilt »:

« Plutôt que de faire une psychothérapie, il vaut mieux pleurer 5 minutes par jour. »

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Ana Sandrea

5 - Ana Sandrea

 

Ana est thérapeute et coach intuitive. Elle travaille sur la guérison des blessures de l’enfance, les sabotages, les croyances limitantes, et les miroirs. Elle se passionne depuis quelque temps pour la relation à l’argent et à l’abondance.

Parmi les trésors qu’elle nous a partagés, j’ai gardé une pépite à vous offrir:

« Regardons notre peur avec curiosité : elle va nous emmener à un niveau encore plus haut. Cette peur est l’opportunité d’aller encore plus loin, si l’on ne résiste pas contre elle, si on l’accueille, si on l’exprime. »

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Johanne Rasanamahay

16 - Johanne Razanamahay

Johanne est chamane, psychothérapeute, médium et auteure de nombreux livres. Elle est à l’origine du chamanisme sauvage.

Johanne nous a livré quelques secrets de l’abondance qu’elle a pu découvrir et expérimenter. Voici l’un d’eux:

« Se verticaliser revient à s’aimer. Aimer certaines de ces facettes et chouchouter les facettes les plus rejetées. »

Nous ne sommes pas forcément à l’aise avec certaines de nos pensées, certaines de nos actions; plus nous serons bienveillants avec nos parts d’ombre, plus nous serons à même de les mettre dans la lumière, et donc au service de la vie… et donc, de l’abondance !

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C’est ma part « apprentie » à qui je laisse l’honneur d’exprimer sa préférence aujourd’hui… et elle a bien du mal à se décider, tant elle a été nourrie par toutes ces interviews… mais tout de même, la clarté de Gwen Clappe à propos des SPPA mérite un chapeau bas !

à demain pour la suite!

La Fannette

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