Vivre l’insouciance MAINTENANT

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-Maman, ça te dit, on fait un gâteau toutes les deux?

-Oh, j’adorerais! ça va m’aider à lâcher un peu la pression… je finis ce dossier, j’en ai pour une demi-heure, après, on fait un gâteau.

Une demi-heure plus tard…

-Alors, on fait un gâteau?

-J’arrive, ma puce. On le fait vite fait, parce qu’après il faut que j’aille chercher ton frère à la piscine, et tu te rappelles que ce soir tes cousins arrivent, je dois ranger la maison…

Je pense que vous voyez où je veux en venir avec ce petit dialogue…

On a tendance à croire que ce qui nous empêche de vivre l’insouciance est notre emploi du temps trop chargé… Même si effectivement le fait de surcharger notre agenda influe sur notre état de stress, ce qui finalement a le plus d’impact réside dans notre manière d’être dans l’action.

On peut, en effet, à la fois être dans l’action et dans l’insouciance.  Il y a peu, alors qu’au volant de ma voiture, je pensais aux multiples tâches qui m’attendaient, et cette pensée venait me vriller le ventre d’un nœud d’angoisse. Je me suis dit:

« Quand je serai en train d’accomplir telle ou telle chose que j’ai à faire, je me sentirai tranquille, en fait. Il me suffit d’être réellement à ce que je fais pour me sentir légère et insouciante. »

Alors pourquoi ce nœud?

J’ai compris que le stress, l’angoisse, n’étaient que la conséquence d’une déconnexion: au lieu d’être pleinement à ce que je fais, je suis en train de penser à ce que j’aurai à faire ensuite, à tout ce qui me reste à faire, à tout ce que je n’ai pas encore fait, à ce que j’aurais dû faire, etc, etc.

Autrement dit, pour vivre l’insouciance au quotidien, il me suffit d’être pleinement à ce que je suis en train de vivre.

C’est pourquoi, au volant de ma voiture, je me suis finalement contentée d’être… au volant de ma voiture. Écoutant mon intérieur, appréciant la lumière, respirant calmement l’instant…

Cela peut paraître simple et facile de cultiver la présence à soi, mais pour la plupart d’entre nous, l’éducation que nous avons reçue ne nous a pas encouragés dans cette voie. C’est pourquoi nous pouvons nous appuyer sur des pratiques et des rituels qui nous aideront à vivre pleinement, et à respirer l’insouciance au quotidien.

Dans un prochain article, je ferai une petite liste de suggestions de pratiques pour rester à l’écoute de soi au quotidien.

Vous pouvez m’y aider en me laissant en commentaire votre rituel ou votre pratique de prédilection!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

 

 

 

 

 

 

 

 

fév 11, 2017 - expérience    2 Comments

Dialogue avec mon ((très) futur) arrière-petit-fils

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-Nanette ?

-Oui mon chéri ?

-Louna elle dit qu’avant, il y a très longtemps, on n’avait de l’argent que si on travaillait. Hein c’est pas vrai ?

-Si, c’est vrai.

-Mais non, Nanette, c’est pas possible ! Ça voudrait dire que si on voulait s’arrêter de travailler un an ou deux pour voyager, ou pour écrire un livre, ou pour apprendre de nouvelles choses, on gagnait rien, pas de sous, on pouvait pas s’acheter à manger ?

-C’est ça. Bon, il y avait des aides. Mais pour bénéficier des aides, il fallait prouver qu’on n’était pas capable de travailler, ou bien qu’on cherchait activement du travail. Souvent, les personnes qui gagnaient de l’argent sans travailler étaient mal vues. On cherchait à les faire culpabiliser.

-Mais Nanette, c’est pas possible ! C’est pas juste! Ça veut dire que les gens, ils travaillaient parce qu’ils étaient obligés de le faire !

-Pour beaucoup, oui.

-Mais ça veut dire qu’ils travaillaient pas pour le plaisir ? Ils travaillaient pour gagner de l’argent pour pouvoir manger, payer leur loyer, et tout ?

-Oui. Ça te choque ?

-Je peux même pas le croire. Ça me fait un truc dans le ventre, tu peux pas savoir.

-Si, mon chéri. Je crois que je sais ce que tu ressens : une boule dans le ventre, une peur, une sorte d’insécurité qui te prend parfois quand tu te laisses aller à des idées effrayantes comme : et si je perdais mon travail ?

-En fait, si on n’avait pas de travail, la peur arrivait, c’était une peur… comment dire… une peur de survie ! Ça c’est une grosse peur !

-Oui, tu as tout compris, mon grand. Cette grosse peur nous faisait parfois faire de grosses bêtises, comme de faire un travail qui nous rapportait des sous mais aucun plaisir, et qui petit à petit nous rendait maussades, parfois même malades.

-Mais c’est pas juste ! Parce que si tu arrêtais un travail qui te rendait malheureuse, tu avais peur de plus rien avoir !

-Oui, c’était plus difficile qu’aujourd’hui de quitter un travail. Mais on le faisait quand même ; on s’efforçait d’avoir confiance en la vie, et quand on avait confiance, souvent, on trouvait autre chose, de plus épanouissant. Mais ça, c’était quand on avait réussi à calmer ses grosses peurs.

-Alors les gens qui n’arrivaient pas à calmer leur peur, on pouvait leur faire faire tout ce qu’on voulait…

-Oui, la peur était un levier très puissant à cette époque. Il y avait une sorte de chantage : si tu n’étais pas content de ton travail, tu n’avais qu’à partir, d’autres seraient contents de prendre ta place. Si tu n’étais pas satisfait de ton salaire, même chose. On faisait croire aux gens que sans leur travail, ils n’étaient rien. Alors beaucoup étaient prêts à tout pour conserver leur poste. Parfois, ils allaient jusqu’au burn-out.

-C’est quoi le beurre naoute ?

-C’était une maladie liée au travail : quand une personne faisait tout ce qu’elle pouvait pour bien travailler, et qu’on lui disait que ce n’était pas suffisant, et qu’elle le croyait, et qu’elle finissait par dépasser ses limites pendant trop longtemps… elle craquait.

-Mais c’est pas croyable. Et de travailler pour l’argent, d’avoir peur de perdre son travail, de le faire sans plaisir, et tout, c’était un truc normal ?

-Oui, pour beaucoup d’entre nous, ça paraissait normal. On parlait du chômage aux enfants, dès le collège, on leur disait que s’ils ne travaillaient pas bien, ils ne trouveraient pas de travail intéressant.

-Tu veux dire que les enfants, ils travaillaient à l’école non pas pour le plaisir d’apprendre, mais parce qu’ils avaient peur, eux aussi ? Ils avaient peur de ne pas trouver du travail quand ils seraient adultes ?

-En gros, oui. Dès l’enfance, on pensait au chômage.

-C’est quoi en fait, le chaud mage ?

-Être au chômage, c’était ne pas avoir de travail. Comme le travail était une source de revenus, on se le disputait, il n’y en avait pas pour tout le monde. Depuis que le revenu universel est arrivé, le travail est mieux réparti, et c’est devenu un choix, non plus une obligation vitale ; on ne parle plus de chômage, maintenant.

-Mais du coup, s’il fallait travailler tout le temps pour se nourrir, on n’avait pas le temps de faire du bénévolat, de la coopération, du woofing, et tout ?

-Si, certains en faisaient, mais pour la plupart, c’étaient les jeunes qui n’avaient pas encore fondé de famille, ou bien les retraités. Mais cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui : je vois bien que maintenant, les activités solidaires ont beaucoup plus d’importance dans la vie des gens. La valeur coopération a remplacé la valeur travail.

-Mais Nanette, comment vous avez réussi à changer les choses, les vieux de ton époque et toi ?

-Entre la peur et la confiance, petit à petit, on a été une majorité à choisir la confiance. Et puis, on a eu un choix collectif à faire : des élections. D’un côté, on avait quelqu’un qui nous proposait de continuer à avoir peur : peur de manquer, peur des autres, peur de partager… de l’autre, un candidat nous invitait à lâcher nos défenses, à avoir confiance en nos ressources intérieures, en notre créativité, en l’autre, en la vie. Et on a fait le bon choix.

-Tu sais quoi ? Je suis bien content que vous ayez changé les choses. Je te remercie. Et je remercie tous les vieux de ton époque, aussi. Tu leur diras ?

-Promis.

Revenu universel: pourquoi je suis pour

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Voici un sujet qui à priori ne semble pas s’harmoniser avec la ligne éditoriale de ce blog…

En effet… depuis quand La Fannette se mêle de politique?

En fait, la politique fait partie de notre environnement quotidien, et à ce titre, les choix des politiques peuvent avoir une influence sur notre croissance personnelle.

Ce choix du revenu universel, à mon avis (s’il n’est pas accompagné d’une hausse des prix généralisée), aurait un impact important sur notre regard sur le travail et plus largement sur la vie.

Comme le travail ne sera plus associé à la survie,

  • Le chantage patronal (« si vous n’êtes pas content, prenez la porte, d’autres seraient ravis de faire ce travail ») ne sera plus possible, ou en tout cas aura beaucoup moins de poids,
  • Nous quitterons plus facilement un travail qui nuit à notre épanouissement,
  • Notre besoin de sécurité étant rassuré, nous serons davantage attentifs à nos autres besoins,
  •  Nous serons beaucoup plus détendus pour développer une activité qui nous fait plaisir, avec confiance
  • Nous nous sentirons plus en sécurité pour changer d’activité facilement, en fonction de nos aspirations,
  • L’intuition prendra davantage de poids dans nos décisions, face au facteur « sécurité »,
  • Comme les activités que nous développerons seront au service de notre épanouissement plus que de notre sécurité, nous serons moins malades, pour le plus grand bien de la collectivité…
  • Nous prendrons plus facilement des temps de repos, de ressourcement, de recul…

Bref, vous l’avez compris, pour moi le revenu universel est un tremplin pour l’épanouissement de tout un chacun, au service de la collectivité!

Et vous, qu’en pensez-vous?

N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

procrastination: 3 questions puissantes pour y remédier

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Dans mon dernier article, j’ai exploré les différences entre les résolutions, qui généralement ne tiennent pas sur la durée, et les intentions, qui une fois qu’on les a posées, nous guident sans relâche vers ce qui est important pour nous.

Le fait d’avoir des intentions plutôt que des résolutions ne nous dispense pas d’avoir des tâches à gérer, et d’être tentés parfois par la procrastination.

Voici trois questions puissantes à se poser pour transformer cette habitude de tout remettre à plus tard.

  • Quel est le sens de cette tâche ?

Le fait de se poser cette question permet dans un premier temps de valider l’utilité réelle de cette tâche.

Soit elle est au service d’une intention que j’ai posée à partir de mon être profond, auquel cas elle a du sens, soit elle est au service d’un schéma de fonctionnement (se sacrifier, faire plaisir pour être aimé, s’obstiner dans une voie pour des raisons dictées par l’ego…) et j’aurai du mal à l’accomplir tout en me respectant vraiment.

Bien entendu, mon conseil est de renoncer aux tâches dictées uniquement par l’ego, car d’après moi elles nous conduisent à  l’épuisement et nous éloignent de la réalisation de nos rêves.

Si ce que j’ai à faire est bien en lien avec une intention dictée par mon être profond, me rappeler cette intention ravivera ma motivation.

  • Quelle part de moi me détourne de mon objectif ?

Pour répondre à cette question, observez: que faites-vous quand vous procrastinez ? Souvent, c’est le même mécanisme qui revient: peut-être que vous mangez? ou bien vous lisez? vous surfez sur les réseaux sociaux? Et ensuite, vous vous maudissez d’avoir perdu du temps. En fait, une part de nous cherche à nourrir des besoins en lisant, mangeant ou surfant sur le net. Si l’on met la lumière sur ces besoins, et qu’on les reconnaît, on accepte pleinement cette part de nous, qui par conséquent cesse d’être envahissante.

Petit exemple: Lola est blogueuse. Elle partage des recettes de cuisine qui donnent envie aux enfants de manger de tout. Elle travaille aussi à l’usine pour gagner sa vie. Elle a posé l’intention de gagner de l’argent avec son blog, et de cesser de travailler à l’usine d’ici trois ans. Chaque fois qu’elle se met devant son ordinateur pour écrire une recette, elle joue finalement à un jeu en ligne. Pour transformer cette tendance, elle se met en lien avec son intention, et se rend compte que son comportement n’est pas au service de son projet. Mais cela ne suffit pas à la motiver. Elle écoute alors la part d’elle qui préfère jouer que d’écrire ses recettes. Elle réalise combien une part d’elle a besoin de jouer, de se détendre, d’être dans la légèreté et l’insouciance. Reconnaître cette part d’elle qui aspire à l’insouciance lui fait du bien, et cette part, mise en lumière, ne la mène plus à des comportements qui sabotent ses projets.

  •  Comment puis-je prendre soin de cette part ?

Reconnaître, accueillir et accepter cette part n’est souvent pas suffisant. Les besoins qu’elle cherche à nourrir sont vitaux, et il est important de les nourrir, et de le faire de manière consciente en prévoyant un temps spécifique pour cela.

Dans le cas de Lola, elle pourrait par exemple consacrer une demi-heure par jour à jouer, de 18h30 à 19h. Ainsi, la part d’elle-même avide de jeux et de légèreté de viendrait pas saboter son travail, car ses besoins seraient nourris régulièrement.

Ces trois questions peuvent transformer durablement vos habitudes.

Si vous avez d’autres astuces anti-procrastination, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

Nouvelle année: résolutions vs intentions

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Une nouvelle année, c’est comme un nouveau cahier, tout blanc tout beau, on a envie d’en prendre soin, de faire moins de taches que sur le dernier, de s’appliquer davantage, et tout et tout. Pour cela, le plus souvent, on prend de belles résolutions, que l’on tient… de quelques heures à quelques jours…

 

Mais pourquoi ça ne marche pas, le coup des résolutions?

Et qu’est-ce qui marche alors?

Les résolutions, ça ne marche pas, parce que…

-1- Elles émergent de notre part contrôlante et exigeante, à qui on ne peut laisser les rênes de notre vie que peu de temps si l’on veut échapper au burn-out. En effet, au bout de quelques heures ou de quelques jours, c’est la part rebelle, à qui on ne la fait pas d’abord non mais des fois et pis quoi encore je fais ce que je veux et toc et voilà ce que j’en fais de tes résolutions à la noix, qui prend le pouvoir et met à la poubelle notre planning du tonnerre et nos efforts par la même occasion.

-2- On est dans l’illusion que c’est de notre seule volonté que dépend l’accomplissement de nos objectifs. Et comme nos objectifs ne se réalisent pas (à cause de ce qui est écrit en -1-), on culpabilise et on se décourage, et finalement on se retrouve encore plus bas qu’avant d’avoir listé nos résolutions. C’était bien la peine, hein.

-3- Ces résolutions, émergeant de l’exigence, dépendant de la volonté, seront forcément le fruit d’un effort laborieux. Cette simple idée pèse une tonne sur nos frêles épaules et nous voue à la procrastination.

 

Bon, j’arrête là pour ce qui marche pas, on a assez pataugé dans la gadoue. Voyons ce qui fonctionne.

Les intentions, ça marche, parce que…

-1- Énoncer une intention, c’est déjà faire un pas.

-2- Les intentions sont davantage liées à notre part intuitive qu’à notre part contrôlante.

-3- L’intention est posée, puis c’est la confiance qui prend le relais, et non la volonté.

 

Vous allez me dire, c’est bien joli, mais de quelle manière poser une intention pour qu’elle aboutisse à une évolution concrète?

Les intentions, ça marche comment?

-1- J’imagine ce qui va faire de mon année 2017 une année magnifique.

-2- Je l’écris comme si c’était déjà en train de se réaliser. (Par exemple: en 2017, je prends soin de mon corps, je réalise au moins un de mes rêves les plus fous, etc…)

-3- Je fais un tableau de vision: je colle des images correspondant à mes intentions sur une grande feuille disponible à mon regard.

-4- J’arrête d’y penser, et je m’ouvre aux opportunités en toute confiance.

et voilà. ça marche. Si vous voulez une métaphore pour visualiser encore mieux comment ça marche, lisez cet article.

Et si vous avez envie: partagez trois de vos intentions pour 2017 en commentaire !

Au plaisir, et merveilleuse toute belle année 2017 à vous !

La Fannette

Les petits jeux de l’ego: 5- jouer des rôles

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Nous l’avons vu dans le deuxième article sur les petits jeux de l’ego: ce dernier adore poser des étiquettes sur les autres.

Le petit jeu que nous allons explorer aujourd’hui est une réaction de l’ego à ces étiquettes: que quelqu’un pose une étiquette sur moi,  si je ne prends pas mes distances avec mon ego, il n’aura de cesse de me convaincre que je suis  réellement ce que l’on a dit sur moi, et il me conduira à jouer le rôle que l’on m’a attribué, ou au contraire à m’en défendre avec virulence.

Si un enfant s’entend qualifier de « méchant » à longueur de journée, il se déconnectera de sa bienveillance naturelle, et il entrera dans le rôle du méchant, car l’ego croit ce qu’on lui dit.

Si un enfant s’entend qualifier de « gentil » à longueur de journée, il se mettra une pression incroyable pour tenir son rôle de gentil, au risque de ne pas se respecter.

Vous l’aurez compris, coller des étiquettes encourage le jeu des rôles, et une relation de cœur à cœur peut vite devenir une relation d’ego à ego.

Pour sortir de ce petit jeu, c’est à la fois très simple, et très difficile.

Je trouve que c’est difficile,

  • … parce que la plupart d’entre nous, durant l’enfance,  avons été encouragés dans ces jeux, où le jugement et les étiquettes tenaient une place importante. Ils faisaient partie de notre langage courant, et nous avions l’habitude d’en recevoir notre lot quotidien. Nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à prouver que nous étions comme ceci ou comme cela, ou à nous défendre d’être ceci ou cela. Les blessures que nous en gardons, tant qu’elles restent tapies dans l’inconscient, peuvent à tout moment prendre les rênes de notre ego et nous entraîner dans ses petits jeux.

 

  • … car on n’en sort pas une fois pour toutes: je vois des personnes qui ont beaucoup travaillé sur elles-mêmes, qui transmettent des clés importantes sur la relation authentique à soi et au monde, et qui tombent tout de même régulièrement dans le piège de croire ce que leur dit leur bande de fans: « tu es formidable, qu’est-ce que j’aimerais avoir ta sagesse, tu es tellement ceci, tu es tellement cela. » A force d’entendre ce genre de discours, certains croient qu’ils sont formidables, et sages, et ceci et cela. Alors, ils agissent parfois à partir de cette croyance, s’évertuent à être fidèles à leur réputation, et ont de la difficulté à se remettre en cause: « puisque tant de gens me font confiance, j’ai forcément raison. J’ai guéri toutes mes blessures, mon ego n’a plus de prise sur moi. » Ce genre de croyance favorise la prise de pouvoir de l’ego de manière inconsciente, et met à mal la cohérence de l’enseignement proposé par ces formateurs.

 

Mais enfin, me direz-vous, comment fait-on alors, si on ne peut plus dire à son enfant qu’il est gentil, ou à son thérapeute qu’il est formidable, au risque de mettre en place une relation d’ego à ego…?

C’est là que ça devient simple… grâce à ces 5 clés

  • Si, au lieu de parler de l’autre, je parle de moi, de ce qui est satisfait ou non par son comportement, je ne risque pas de lui proposer un rôle dans lequel s’enfermer.

Par exemple, « J’aime ton enseignement parce que je peux m’appuyer dessus pour progresser, cela m’inspire beaucoup », au lieu de « tu es formidable », ou bien « j’ai vraiment apprécié que tu t’occupes tout seul pendant que je téléphonais, ça m’a permis de discuter tranquillement avec mon amie », plutôt que « tu es gentil ».

  • Prendre du recul régulièrement pour essayer de vérifier quelle part de nous est en train d’agir ou de s’exprimer permet de cultiver vis à vis de soi-même une distance bienveillante et d’accueillir son ego sans lui donner le pouvoir.

Exemple: quand j’exige de mon ami qu’il me fasse des excuses pour m’avoir parlé d’une manière acerbe, quelle part de moi s’exprime? est-ce une part blessée, brandie par mon ego? est-ce une part reliée à mon besoin de respect, bien ancrée, bien assise dans l’ici et maintenant?

  • Cette distance permet aussi d’accueillir ses blessures, et de les transformer au fur et à mesure de leur émergence, leur évitant ainsi de se manifester de manière inconsciente à travers notre ego.

 

  • Le jeu de l’ego se joue à plusieurs: si une personne dominée par son ego nous propose un petit jeu, on n’est pas obligé d’entrer dans le cercle infernal: on peut choisir de rester centré au niveau du cœur.

Pour ma part, j’utilise une astuce qui fonctionne assez bien (en tout cas pour moi): lorsque je vois une personne aux prises avec son ego, et qu’elle me propose un petit jeu (vouloir avoir raison, me coller une étiquette, etc…), je la visualise comme un petit bout de chou blessé. Cela me permet de prendre de la distance et de ne pas laisser mon petit bout de chou blessé jouer avec lui aux jeux de l’ego.

  • De nombreux philosophes, formateurs, thérapeutes ont exploré cette question et les différentes manières de contrer le pouvoir de l’ego. Regarder des vidéos inspirantes ou lire des livres sur le sujet peut stimuler d’importantes prises de conscience.

Le dernier livre que j’ai lu sur la question, et qui m’a énormément appris (et plu!) est le dernier roman de Laurent Gounelle, intitulé ET TU TROUVERAS LE TRÉSOR QUI DORT EN TOI. La question de l’ego y est abordée de manière romancée, à travers les recherches d’une femme, Alice, qui se plonge dans l’univers de la spiritualité et découvre un véritable trésor. La lecture est aussi fluide et facile que le propos est profond, éclairant et apprenant: une véritable mine de sagesse !

(Si vous passez par mon lien pour vous le procurer, vous contribuerez au fonctionnement de ce blog!)

N’hésitez pas à partager en commentaire vos réactions à cet article!

à bientôt,

La Fannette

éducation « tuteur » vs éducation « arrosoir »

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Parmi toutes les mutations que nous traversons en ce moment, il en est une, de taille, que nous avons tout intérêt à prendre en compte si nous voulons laisser derrière nous nos vieilles mues…

Il s’agit du passage de l’éducation « tuteur » à l’éducation « arrosoir ».

  • Ce que j’appelle l’éducation « tuteur » renvoie à l’idée de vouloir que nos enfants poussent « droit ».

 

Pour atteindre ce but, nous utilisons des tuteurs, qui redressent et contrarient la nature intrinsèquement déviante de l’être humain, afin de  faire de notre enfant un être social acceptable.

Cette vision se rapproche de celle de Freud, pour qui l’homme est un être fondamentalement égoïste et narcissique. Le rôle de l’éducation est alors de civiliser cette nature, de la dompter afin qu’elle se plie, bon gré mal gré, aux exigences de la vie en société.

L’éducation « tuteur » apporte donc par l’extérieur une image idéale à laquelle on est censé se conformer.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Peu de connexion à son espace intérieur
  • Culpabilité, honte
  • Recherche constante de l’assentiment des autres
  • Dépendance affective
  • Manque de confiance en soi
  • Manque d’estime de soi

Je ne vous liste pas les variations possibles pour appliquer cette vision de l’éducation, premièrement parce que je n’ai pas à cœur de l’encourager, et ensuite parce que, si vraiment cela vous tente, les exemples à suivre ne manquent pas.

  • Ce que j’appelle l’éducation « arrosoir » ne suppose aucun vouloir, juste une intention: celle de prendre soin de ce qui existe déjà.

 

Cette vision se rapproche de celle de Rousseau, pour qui l’humain est un être fondamentalement bon, qui peut par la suite être perverti par la société.

On ne voit plus l’enfant comme un être neuf, à tendance perverse, qu’il faut façonner, car on garde à l’esprit qu’il contient, en germe, tout comme la graine, tout ce que la nature lui a donné (nature  miraculeuse, qui  pousse les humains à la bonté, à la générosité, et à la bienveillance). Notre rôle est donc de nourrir cette graine, en l’arrosant d’amour et du meilleur de nous-même, afin que ses qualités naturelles puissent s’épanouir.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Reliance à soi, confiance en ses repères intérieurs
  • Bonne estime de soi
  • Empathie naturelle
  • Confiance en ses potentiels
  • Créativité fluide
  • Intuition développée

Si l’on a reçu une éducation « tuteur » et que l’on souhaite développer une éducation « arrosoir », il n’est pas suffisant de le décider, même avec la meilleure volonté du monde. Je connais un nombre incroyable de personnes qui choisissent la parentalité bienveillante et qui finalement appliquent une éducation « tuteur » déguisée.

Il est nécessaire d’entreprendre un travail sur soi, pour aller à la rencontre de son enfant intérieur, et l’aider à guérir les blessures laissées par les différents tuteurs qui ont contrarié sa nature. Car nos blessures guident notre inconscient vers des actions qui sont souvent contradictoires avec nos intentions.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez:

-Lire cet article.

-Télécharger ci-dessous les 12 clés pour prendre soin de votre enfant intérieur.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

Recevez gratuitement 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur

Les petits jeux de l’ego: 4-tout attendre de l’extérieur

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Comme l’ego fuit comme la peste le sens des responsabilités, il remet entre les mains de son entourage nombre de questions essentielles, comme:

-l’estime de soi:

Pour l’ego, l’estime se mérite et se mesure. Aussi, l’estime de soi d’une personne dominée par son ego dépendra de conditions qui peuvent varier d’un individu à l’autre.

  • Cela peut être le poids… on peut passer, à ses propres yeux, du statut de « super nana » à celui « gros tas immonde » suite au verdict de la balance,
  • ou bien le salaire… « Si j’étais mieux, je gagnerais plus… »,
  • ou le nombre d’amis sur facebook… « il ou elle a plein d’amis, ce doit être une personne géniale! alors que moi… »,
  • ou encore le succès… « personne ne vient vers moi… je ne suis pas intéressante… »

 

-la réalisation de ses rêves:

L’ego entretient l’illusion que la réalisation de ce que l’on veut vraiment passe par des événements incontournables qui lui échappent. C’est ainsi que celui qui se laisse piloter par son ego ne peut pas réaliser ses rêves…, parce que…

  • il n’a pas gagné au loto
  • il est tombé sur la mauvaise personne
  • il n’a pas de chance
  • les profs ne l’aiment pas
  • il a eu une enfance difficile
  • c’est comme ça, c’est la vie

 

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir l’espoir que tout change, parce que…

  • quand il aura gagné au loto, il pourra enfin se payer la vie qu’il veut…
  • quand il rencontrera la femme de sa vie, il sera heureux!
  • quand le vent tournera, on verra ce qu’on verra!
  • quand il aura de meilleurs profs, là, ça changera!
  • quand il aura obtenu réparation de ses parents, il se sentira libéré!
  • quand il sera à la retraite, il profitera bien de la vie, ah, oui!

 

-son propre pouvoir:

Comme l’ego cherchera toujours et par tous les moyens à nous empêcher d’évoluer (souci de protection), il s’arrangera pour nous faire croire que ce sont les autres qui détiennent le pouvoir sur notre vie. Ainsi, si nous ne réussissons pas, ce n’est pas de notre responsabilité, c’est juste parce que…

  • nos parents/ amis/ enfants/ ne comprendraient pas
  • notre patron refuse de reconnaître notre travail
  • c’est la crise
  • les autres diraient qu’on se prend pour qui encore ?
  • etc…

 

Comment empêcher notre ego de nous déposséder de notre pouvoir, de notre estime de nous, et de nos rêves ?

C’est un chemin de tous les jours, qui se fait pas à pas. Donc, ça commence…

  • en étant patient(e)
  • en revenant, régulièrement, à ses perceptions, à son intérieur
  • en utilisant des outils pour cela (méditation, CNV, visualisation…)
  • en rejoignant un réseau de personnes en lien avec ces pratiques

Je profite de ce dernier point pour vous partager mon coup de cœur du moment:

J’ai rejoint depuis quelques mois Le défi des 100 jours, un programme totalement gratuit, créé par Lilou Macé, et qui a pour but d’offrir à chacun(e) un accompagnement dans son évolution.

Dans ce cadre, je me suis offert un cahier d’exercices pour développer mon intuition. Les exercices me permettent justement de désamorcer l’emprise de l’ego, pour laisser sa pleine place à l’intuition dans ma vie. C’est très intéressant, j’apprends beaucoup sur mon fonctionnement et petit à petit je fais sauter des verrous…

Si vous souhaitez rejoindre un club de développement personnel, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire au défi des 100 jours!

Et si vous êtes motivé(e) pour faire passer le pouvoir de votre ego à votre « moi inspiré », je vous invite à vous procurer ce cahier d’exercices. (Si vous passez par mon lien pour vous le procurer, vous contribuerez au fonctionnement de ce blog!)

 

Et vous, comment remettez-vous votre ego à sa juste place? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Bonne journée!

La Fannette

nov 5, 2016 - événement    4 Comments

Nominée au Liebster Award !

 

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Il y a un mois, j’ai reçu un mail de la part d’Aurélie et Youri du blog « être heureux en couple » : ils m’informaient qu’ils m’ avaient nominée  au Liebster Award. J’ai été très flattée qu’ils aient pensé à moi et j’ai tout de suite accepté leur proposition. D’abord parce que j’aime beaucoup ce qu’Aurélie et son compagnon partagent sur leur blog, et aussi parce que ce concept me plaît. J’aime l’idée de se soutenir entre blogueurs, alors un grand merci à Aurélie et à Youri!

Le Liebster Award, qu’est-ce que c’est ?

Le Liebster award est un petit jeu qui vise à faire connaissance avec  le blogueur nominé grâce à des questions plus ou moins personnelles. Ensuite, cela permet de découvrir 11 autres blogs intéressants dans une thématique plus ou moins proche de celle du blog nominé.

Les règles du jeu pour le blogueur nominé:

  • Écrire 11 choses sur lui
  • Répondre aux 11 questions du blogueur qui l’a nominé
  • Nominer à son tour entre 5 et 11 blogs et poser 11 questions aux blogueurs
  • Mettre des liens vers les blogs choisis et informer les auteurs de leur nomination
  • Remercier le blogueur à l’origine de sa nomination et l’informer que la tâche est accomplie

11 choses sur moi

  • J’adore la musique et les histoires, c’est pourquoi je suis devenue conteuse-musicienne.
  • J’ai été musicienne du métro à Paris: je jouais de l’accordéon à la station Abesses. (Vous verrez des photos sur cette page)
  • Le jour de ma naissance, Sheila était invitée à l’émission . ydjbu66xlc1w4stnqa7lv_jjjjs272x300
  • J’ai quatre enfants.
  • J’aime la ville, la campagne, la montagne, la mer, les vallées, les grandes routes et les petits chemins, j’aime la Terre.
  • J’adore la littérature jeunesse. (Mes auteurs préférés: Marie-Aude Murail, Malika Ferdjouk, Louis Sachar)
  • Quand je croise quelqu’un qui fait la manche, je ne donne pas forcément d’argent mais toujours un sourire.
  • J’ai adoré la première saison de la série Dix pour cent, et je n’en peux plus d’attendre la suite.
  • Je sais marcher sur un fil.
  • Je suis très sensible et j’adore ça.
  • J’ai fait beaucoup de stages de développement personnel, et les meilleurs formateurs que j’aie rencontrés sont mes enfants.

Réponses aux 11 questions d’Aurélie et Youri

  • Quel est ton plus beau voyage?

J’ai pas mal voyagé… en France, et en stop. Je n’ai pas à l’esprit un voyage particulier, mais ce qui me vient, c’est cette expérience du stop, miraculeuse à chaque fois, tant elle regorge de rencontres aussi éphémères qu’intenses et magiques!

  • Quelle est ta définition du bonheur et penses-tu être heureux aujourd’hui ?

Pour moi, le bonheur dépend d’une manière de regarder la vie. Si j’accepte ce qui est, si je suis dans la gratitude, je suis heureuse. Aujourd’hui, je ne suis pas heureuse tous les jours, mais en tout cas j’ai la capacité de faire le choix du bonheur: je sais qu’il ne tient qu’à moi d’être heureuse.

  • Dans un couple, penses-tu que l’on puisse aimer l’autre toute sa vie ?

Je suis en couple depuis 22 ans. L’amour est toujours là. Ce qui n’est pas forcément là tous les jours, c’est notre attention à cet amour.

Oui, je pense qu’on peut aimer l’autre toute sa vie. Ce qui ne dure pas toute la vie, c’est la sensation de tomber amoureux, cette émotion qui nous envahit et nous surprend dans les débuts de la relation. Par la suite, l’amour est comme une plante qu’il faut arroser régulièrement, et entourer d’attentions pour qu’elle reste vivante.

  • Quel est ton secret pour rester motivé par tes objectifs ?

Quand je sens que la motivation retombe, je parle de mes projets (pas à n’importe qui, je choisis soigneusement mes interlocuteurs), et je reçois des encouragements. Cela stimule à nouveau ma persévérance.

  • Quel est ton plaisir coupable ?

Je peux passer des heures à lire sous ma couette… en me disant « c’est la dernière page, après je dors. »

  • Que fais-tu pour te remonter le moral quand tu es triste?

La plupart du temps, je ne cherche pas à me remonter le moral. J’accueille plutôt ma tristesse. Si parfois je cherche à me remonter le moral, je regarde une comédie, mais la tristesse revient sitôt après.

  • Penses-tu avoir une mission de vie, et si oui, laquelle ?

Oui, je pense avoir une mission de vie. Même si je n’en perçois pas très précisément les contours, je sais qu’elle est en rapport avec l’enfance (pas seulement les enfants jeunes, aussi les enfants intérieurs des adultes), les histoires, la musique, l’accueil inconditionnel.

  • Quel est ton rêve le plus fou ?

Mon rêve le plus fou est lié au succès. J’aimerais signer un bestseller, être invitée à des émissions de radio pour en parler, recevoir des lettres de lecteurs… ou bien jouer mon spectacle de contes devant un public très nombreux et très enthousiaste!

  • De quoi es-tu le plus fière dans ta vie ?

Sans hésitation: de mes enfants! Je les admire autant que je les aime, et je suis fière d’être leur mère.

  • Penses-tu aimer suffisamment la personne que tu es aujourd’hui ?

Je suis très douce et bienveillante envers moi-même. J’accepte d’être en cheminement, de ne pas être parfaite. Ceci dit, je pense pouvoir aller plus loin dans l’amour que je me porte.

  • As-tu un don particulier ?

Je me reconnais la capacité d’aimer de manière inconditionnelle, et d’être en empathie avec mon entourage.

Merci infiniment Aurélie et Youri de m’avoir posé ces questions. Elles m’ont permis de me connecter à moi en profondeur, et c’était un plaisir d’y répondre!

Les 11 blogueurs que je nomine

Mes 11 questions aux nominés

  1. Comment t’est venue l’idée de faire un blog?
  2. Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu écris un blog?
  3. Quelle est ta dernière belle expérience intuitive?
  4. Qu’est-ce que tu aimes le plus chez toi?
  5. Qu’est-ce que tu as du mal à accepter chez toi?
  6. Quel est le plus beau cadeau qu’on t’ait jamais fait?
  7. Que fais-tu pour te recentrer lorsque le stress pointe son nez ?
  8. Y a-t-il un livre/film qui t’inspire particulièrement? Lequel?
  9. D’après toi, qu’est-ce que tes amis apprécient chez toi?
  10. Dans ton blog, y a-t-il un article dont tu sois particulièrement fier? Lequel? et pourquoi?
  11. Quel est ton rêve le plus fou?

 

Merci aux blogueurs qui accepteront de participer à ce petit jeu!

Les petits jeux de l’ego: 3- tout contrôler

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L’ego se construit  à partir de nos expériences. Les expériences malheureuses sont la base de cette construction, et l’ego n’aura de cesse de nous protéger de leur récurrence. Pour cela, son outil de prédilection est le contrôle.

Voici 7 exemples de ce contrôle exercé par l’ego, et des suggestions pour le réduire.

  • « Je ne prendrai une décision que lorsque je serai sûr et certain de ne pas me tromper »

Si nous laissons notre ego diriger notre vie, il est fort probable qu’il ne nous mènera pas loin, car la plupart du temps, l’ego ne nous laisse prendre une décision que lorsqu’il voit précisément et de manière sûre l’avenir se dérouler devant lui.

Pour éviter de laisser l’ego nous immobiliser, il s’agit de bien comprendre qu’aucune décision ne peut être prise en toute connaissance de cause. Les imprévus existeront toujours, par conséquent il est inutile de voir l’avenir se dérouler devant soi, comme un tapis, avant de s’y engager. Ce sont nos pas qui créent l’avenir.

Pour ancrer en soi le sentiment de sécurité avant de prendre une décision, rien de tel que de se remémorer tous les moments où nous nous sommes engagés sans avoir d’idée précise de ce qui nous attendait. (Pour ma part, j’aime me rappeler que j’ai fait des enfants, avant de savoir comment on fait pour être une mère…)

  • « Ma devise: on ne sait jamais: je vérifie plusieurs fois que les portes, le gaz, le portail sont fermés, je téléphone pour confirmer un rendez-vous qui a déjà été confirmé, je demande mon chemin même si je le connais déjà, je stresse pour un examen dont je connais le programme sur le bout des doigts. »

La difficulté, pour l’ego, c’est de faire confiance. Je SAIS que j’ai fermé la porte. Je me souviens l’avoir fait, je me vois encore en train de le faire. Mais rien à faire, l’ego me pousse à aller vérifier… cela peut finir par devenir maladif !

Pour surmonter ces manies, le remède qui me paraît le plus approprié est d’installer un programme appelé « confiance » dans notre disque dur cérébral. En attendant un article bien fouillé sur le sujet, vous pouvez lire/relire celui-ci, qui est déjà pas mal!

  • « Je surveille les faits et gestes de mes enfants, de mes parents, de mes collègues, et je vérifie toujours derrière eux s’ils ont accompli ce que je leur ai demandé de la bonne manière (c’est à dire, ma manière à moi) »

Si j’agis de cette façon, non seulement je ne serai jamais rassuré (parce que si je suis la seule à savoir faire les choses, je ne peux pas être partout à la fois), mais en plus je vais tellement brider puis agacer mon entourage qu’il y a des chances pour qu’on agisse dans mon dos, sans tenir compte de mon opinion. J’arriverai donc au résultat inverse à celui exigé par mon ego… Autant me faire une raison: il n’y a pas qu’une manière de faire les choses, et les personnes avec lesquelles j’interagis ont toutes des capacités que je n’ai pas.

Pour aller plus loin dans la confiance, je peux me remémorer tous les moments où j’ai accepté de coopérer sans tout contrôler, et où finalement tout s’est bien passé!

  • « Pour moi, dans une relation, il est plus important d’être sur la même longueur d’ondes d’un point de vue intellectuel (avoir les mêmes goûts, les mêmes opinions politiques, les mêmes préoccupations…) que de se rejoindre au niveau du cœur (sentir qu’on est bien ensemble, tout simplement). Si mes proches s’avisent de penser différemment de moi, je leur fais bien sentir qu’ils ne sont pas conformes. »

L’ego aime classer, évaluer, étiqueter: « il y a des choses qui se font et des choses qui  ne se font pas. » « Les personnes qui …. sont des….. »

C’est ainsi qu’étant adolescente, je suis passée à côté d’une amourette avec un garçon très beau et très gentil et qui m’attirait beaucoup. Pourquoi? Parce qu’il était d’une famille bourgeoise, de droite, bref, impossible de sortir avec lui!

Écouter son cœur le plus souvent possible permet de développer une autre manière d’être en lien, et d’ouvrir son esprit à la nouveauté. Plus on musclera cette écoute, moins l’ego n’aura d’influence sur nos choix relationnels.

  • « Je ne supporte pas qu’on me désobéisse. Lorsque mes enfants le font et que je perds patience, ce sont eux les responsables, car ils m’ont poussé à bout. »

L’exercice le plus difficile pour l’ego, c’est de se confronter aux enfants. Ces derniers sont reliés à la vie, à la spontanéité de l’instant, à l’intuition, bref, à tout ce qui terrorise l’ego ! Pour éviter de perdre patience dès qu’ils ébullitionnent, voici un petit exercice: regardez-les se débrouiller pendant quelques minutes. Observez attentivement leurs acrobaties, écoutez leurs cris comme si vous étiez devant un bon film. Et retenez-vous d’intervenir à la moindre anicroche! Petit à petit, vous élargirez votre champ de confiance.

  • « Si j’échoue, je repasse dans ma tête à n’en plus finir le scénario de ce que j’aurais dû faire, et je me maudis »

C’est une grande spécialité de l’ego que de refuser la réalité telle qu’elle est. Le problème, c’est que se repasser en boucle le film tel qu’il aurait dû se dérouler n’a aucun impact sur la réalité (si ce n’est de nous paralyser).

La phrase magique pour s’en sortir: « C’est ainsi que ça s’est passé. Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? Et maintenant, que puis-je faire pour arranger les choses? »

  • « Je regrette le passé et anticipe l’avenir. Je ne suis jamais connecté à l’instant présent. Par conséquent, je suis stressé et angoissé la plupart du temps. »

Quand on se laisse dominer par notre ego, on ne peut plus connecter le plaisir de vivre: celui-ci se vit au présent. On est sans cesse la proie de la culpabilité ou des préoccupations.

Pour sortir de ce système,  il suffit de multiplier les pratiques de connexion à soi et à la vie, comme la danse, la méditation, la lecture inspirante… bref, réserver un moment de la journée à se faire plaisir, uniquement!

Je vous souhaite donc de vous faire plaisir à souhait !

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

à bientôt,

La Fannette

 

 

 

 

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