3 différences entre: se sentir reconnaissant et se sentir redevable

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Recevoir !

On croit que c’est facile, qu’on n’a qu’à ouvrir les mains, puis à remercier… pas si simple !

On se heurte parfois à notre sensation de ne pas mériter ce que l’on nous donne. Mais en fin de compte, cette culpabilité latente ne rend service à personne: ni à celui qui donne, ni à celui qui reçoit.

Voici trois différences entre le « reconnaissant » et le « redevable »:

 

  • Première différence: la personne reconnaissante reçoit vraiment ce qu’on lui donne. Généralement, elle accepte les cadeaux de bon coeur, tandis qu’une personne qui a tendance à se sentir redevable ne reçoit pas vraiment: elle cherchera toujours à prendre seulement un petit morceau de ce que vous lui proposez, à vous demander plusieurs fois si vous êtes vraiment sûr que ça ne vous dérange pas, et surtout, elle  cherchera tout de suite à vous offrir quelque chose en contrepartie, non pas pour vous faire plaisir mais pour se sentir soulagée, car il lui faudra « compenser » le fait d’avoir reçu.

 

  • Deuxième différence: la personne reconnaissante profite réellement de ce qu’on lui offre. Elle éprouve de la satisfaction, quand la personne redevable éprouve de la culpabilité, car elle a la croyance qu’elle ne mérite pas ce qu’on lui donne.

 

  • Troisième différence: quand on offre quelque chose à une personne qui en éprouve de la reconnaissance, on a conscience que l’on fait plaisir, et notre élan à contribuer est accueilli et comblé. Quand on fait un cadeau à une personne qui se sent redevable, on peut être mal à l’aise, car on voit que notre cadeau stimule chez elle de la culpabilité.

 

En conclusion, il est beaucoup plus agréable de faire un cadeau à une personne reconnaissante qu’à une personne redevable. Car dans ce cas, on reçoit en même temps qu’on donne: notre élan à faire plaisir est comblé. Si l’on donne à une personne redevable, personne ne reçoit rien: notre cadeau n’est pas vraiment accepté pleinement, et notre élan à contribuer n’est pas accueilli, puisqu’on nous retourne des « compensations » pour la soit-disant peine qu’on s’est donnée.

La vie cherche à nous faire du bien. Si cela nous importune de recevoir, elle n’insistera pas… Alors ouvrons les mains pour accueillir les cadeaux de la vie, et offrons notre énergie de gratitude !

Comment réagissez vous à cet article ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

A bientôt,

La Fannette

 

La métaphore qui aide à lâcher le contrôle

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J’ai déposé un dossier chez un notaire, pour une location de maison. D’autres viennent de déposer un dossier dans une grande école. D’autres préparent leurs examens…

C’est la saison des aiguillages.

Et des questionnements: mon dossier sera-t-il accepté ? est-ce que je vais être admis ? est-ce que je vais avoir mon bac ?

C’est la saison des « pourvu que » « si seulement » et des « faites que ! »

Comment rester sereins ? Comment profiter de la vie, sachant que notre destin est en train de se jouer en ce moment, en dehors de notre contrôle ? Comment accepter de ne pas être sûrs de notre avenir ?

Voici une métaphore qui m’aide particulièrement.

Imaginons que je sème une graine dans mon jardin. Je choisis la bonne orientation, l’endroit qui ma paraît adéquat, je fais un petit trou, j’installe avec délicatesse la graine, je la recouvre de terre et l’arrose.

Je peux adopter maintenant deux attitudes:

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Eh, vis, danse !

Mon expérience de la loi de l’attraction en direct !

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J’habite depuis maintenant trois ans dans une maison dont je suis propriétaire avec mon compagnon. Quand nous l’avons achetée, nous avions des projets professionnels totalement cohérents avec le lieu… La crise de la quarantaine étant passée par là, les projets ont changé, l’endroit ne correspond plus à ce que nous souhaitons pour notre vie…
donc la maison est à vendre depuis plus d’un an, et rien ne bougeait jusqu’à présent !
Cela fait donc plus d’un an que nos perspectives sont conditionnées par des « si », des « au cas où », des « pourvu que »… comme si tous nos projets dépendaient du bon vouloir d’éventuels acheteurs.
Après être passée par l’impuissance, la colère, le découragement, et j’en passe, j’ai décidé de bouger : arrêter d’attendre que le mouvement vienne de l’extérieur, et l’enclencher de l’intérieur : Read more »

Deux points importants pour dire non avec bienveillance

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Cet article fait suite à celui que j’ai posté le  11 février: Pourquoi dire non, comment dire non, en 6 questions

J’aimerais détailler une manière d’exprimer ce « non » qui soit au service de la relation.

Il est d’abord nécessaire de sentir la justesse de ce « non », jusque dans nos tripes (pour le vérifier, reportez-vous au précédent article sur le « non »). Puis, il ne nous reste qu’à…

1: formuler

-Parfois, on a tendance, par peur de ne pas être compris ou entendu, à être agressif dans notre manière de dire non: on va chercher à se justifier, en rejetant la responsabilité de notre choix sur l’autre:

« Et puis quoi encore ? J’ai déjà fait cette tâche la semaine dernière, y’a pas écrit bonne poire, ici! »

En faisant cela, on accuse l’autre personne de nous faire une demande, et on ne facilite pas la transparence de la relation: en effet, par la suite, si la personne appréhende notre réaction, elle risque de s’organiser dans notre dos, sans nous consulter.

-On peut aussi culpabiliser de dire non, et essayer de biaiser en trouvant de faux prétextes:

« Ah, mais en fait, je peux pas trop, j’ai des choses à faire, je sais pas, peut-être, mais ça m’étonnerait… »

En faisant cela, on ne contribue pas à la clarté dans la relation, et si l’autre personne s’appuie sur notre culpabilité pour insister, on risque de se retrouver à répondre à sa demande alors qu’on ne le souhaitait pas, et finalement, d’en vouloir à cette personne.

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Pourquoi je ne dis pas « de rien » quand on me dit « merci »

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Vous rentrez chez vous fatiguée d’une longue journée. Vous vous asseyez dans un fauteuil pour souffler, et vous remarquez au bout d’un moment que la pièce est toute rangée, alors que quand vous étiez partie ce matin, l’idée de revenir dans un espace aussi encombré vous avait épuisée d’avance.

Votre ami, rentré du travail un peu plus tôt, s’est occupé de tout remettre en ordre. Vous sentez une agréable odeur de gratin, vous entendez le ronronnement tranquille de la maisonnée… chacun est occupé à ses tâches, les enfants jouent tranquillement. Cette ambiance vous berce et vous apporte la douceur dont vous avez besoin après cette journée harassante. Sur la table, il y a un petit mot. Il est pour vous:

« Chérie, je suis allé chercher le panier de l’AMAP. Il y a de la salade de fruit au frigo pour toi  si tu veux. Pose-toi tranquille, les enfants ont déjà fait leurs devoirs »

Quel plaisir de se sentir accueillie de cette manière! Vous imaginez avec plaisir l’énergie que votre ami a déployée pour vous choyer.  Vous goûtez chacune de ses attentions, vous ressentez une bouffée de gratitude, et vous avez hâte qu’il rentre pour le remercier.

Quand il arrive, vous lui dites avec un grand sourire:

« Merci pour tout ce que tu as fait pour que je me sente bien en arrivant, ça m’a fait un bien fou ! »

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Désamorcer nos vieux schémas de communication en dix étapes

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Maintenant que vous avez repéré un vieux schéma de communication (repérer nos vieux schémas de communication en 6 étapes), vous allez pouvoir le désamorcer.

Si vous voulez profiter au maximum des bienfaits de cet exercice, prévoyez de prendre au minimum une demi-heure pour vous-même.

L’exemple qui illustre cet exercice est issu de l’expérience d’une personne que j’accompagne, et qui a accepté de partager son vécu avec vous. Je la remercie de tout coeur.

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Repérer nos vieux schémas de communication en 6 étapes

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Nous ne sommes pas toujours très à l’aise avec notre manière de communiquer. Nous avons parfois l’impression que malgré toute notre bonne volonté, nous retombons toujours dans les mêmes ornières. Comment rester en lien avec soi-même, et ne pas donner le pouvoir à nos vieux schémas de communication ?

Observons, dans un premier temps, quels sont ces schémas, et voyons en quoi ils constituent une entrave à une communication au service de la vie.

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8 étapes pour prendre un temps pour s’écouter

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Lorsque quelque chose nous chiffonne, nous agace, ou pire, nous met hors de nous… souvent nous ne souhaitons qu’une chose: faire disparaître ce que nous identifions comme la cause de nos tourments.

Alors, nous allons passer une énergie folle à mettre en place des actions comme…

  • Faire obéir nos enfants et tout de suite
  • Perdre 3 kgs tout de suite à grand renforts de régimes inhumains
  • Tout ranger, et tout de suite
  • Prouver à l’autre qu’il a tort et que nous avons raison
  • Et que sais-je encore…

 

Malheureusement, les actions que nous mettons en place en réaction immédiate à notre problème sont le plus souvent énergivores et inefficaces.

La première chose à faire est pourtant on ne peut plus simple:

nous sommes hors de nous… revenons en nous !

Si c’est si simple, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Tout simplement parce que si nous faisons cela, nous allons nous mettre au contact de nos émotions désagréables. Nous allons accepter de lâcher le contrôle. Et notre mental déteste ça. Il a pour mission de nous protéger de tout ce qui est désagréable. Si nous voulons nous recentrer, nous allons devoir mettre notre mental de côté.

Comment revenir en soi lorsqu’on est complètement sous tension ?

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La danse du dialogue en 6 points

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Comme promis, voici la suite de l’article « 4 étapes pour une communication en lien avec notre vraie nature ».

Nous allons explorer maintenant comment rester en lien avec notre interlocuteur, lorsque celui-ci ne semble pas vouloir accéder à notre demande.

Imaginons par exemple que je demande à mon fils de débarrasser la table, et qu’il me fasse une réponse atroce, du genre « non ». J’insiste, en lui faisant part de mon besoin de coopération, de soutien, de légèreté dans l’organisation… et je lui demande s’il comprend. Il me répond, par exemple, « oui, je comprends, mais non. » Je suis frustrée, j’ai envie d’être prise en compte. En même temps, je préfère dénouer ce conflit plutôt que de l’alimenter. Comment faire ?

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