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5 Comments Mes trois astuces pour être une maman zen
Cet article participe à l’événement « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien » du blog Habitudes Zen, un blog plein de conseils, d’astuces et de pépites accessibles et applicables au quotidien par tout un chacun pour avoir une vie plus légère et plus belle. Par exemple, cet article m’a particulièrement aidée à faire évoluer mes habitudes.
Comme en ce moment je suis particulièrement inspirée par le thème de la parentalité, et que j’aime partager mon expérience de maman, j’ai choisi de vous partager 3 astuces qui m’aident à être une maman zen au quotidien.
Première astuce : dire adieu au fantasme de toute-puissance et de perfection
« Qui mieux que moi peut comprendre mon enfant ? »… « Qui mieux que moi peut répondre à ses besoins ? »… « Il va mal, qu’est-ce que j’ai mal fait ? »
Nous sommes nombreuses à croire que non seulement personne d’autre que nous ne peut prendre soin de manière adéquate de notre progéniture, mais qu’en plus, nous sommes responsables des petits malheurs et des petits bonheurs de nos enfants, et que par conséquent nous nous devons d’être des mères absolument parfaites.
Cette croyance est compréhensible…
En effet, lorsque notre bébé était dans notre ventre, il dépendait totalement de nous, et nous savions pertinemment que nos choix pouvaient avoir un impact sur lui. Pendant que notre corps se transformait pour l’accueillir, tout notre être s’imprégnait d’une responsabilité aussi consentie qu’évidente : nous faisions désormais certains choix pour deux.
Après sa naissance, pour la plupart d’entre nous, nous avons continué à mobiliser énormément d’énergie pour répondre à ses besoins. Pendant la grossesse et les premiers mois de vie de notre enfant, il était donc nécessaire que la conscience de notre responsabilité soit bien ancrée.
Mais quand notre enfant grandit, que d’autres adultes se mêlent de son éducation et qu’il commence à vouloir exprimer sa volonté propre, nous pouvons rester campées sur la certitude que nous savons ce qui est bon pour lui mieux que personne.
… et cette croyance n’est pas franchement aidante pour être zen.
Quand notre enfant grandit, qu’il gagne en autonomie et que d’autres adultes peuvent prendre le relais, il est temps pour nous de déléguer, de regarder notre enfant prendre confiance, et d’accepter aussi qu’il se prenne quelques gamelles.
Nous devons alors adapter le curseur de notre responsabilité.
Si nous croyons toujours que personne d’autre que nous n’est capable de nous occuper de notre enfant et de savoir ce qui est bon pour lui, nous allons garder un niveau de responsabilité énorme… et là… bonjour le stress !
Car il va nous falloir gérer en plus toute la tension intérieure stimulée par les interactions avec les autres adultes : le papa, qui en a assez qu’on lui dise comment être un bon papa, les grands-parents, qui ne vont pas se priver de nous donner des conseils en veux-tu en voilà, plus tard les maîtresses et les maîtres dont la manière de faire ne correspondra pas toujours à la nôtre… sans compter les velléités d’autonomie de notre rejeton qui, lui, n’est pas du tout convaincu que maman sait mieux que lui ce qui est bon pour lui.
Bien sûr, faire confiance aux autres adultes ne signifie pas renoncer à notre discernement. Il arrive qu’une manière de faire nous semble réellement problématique, et nous pouvons alors intervenir. Mais différent ne veut pas forcément dire mauvais.
De plus, si nous cultivons cette illusion de notre toute-puissance sur la vie de notre enfant, qui se sentira coupable à chaque petit bobo infligé par la vie ? C’est bibi ! Et la culpabilité, on le sait bien, est loin d’être un baume contre le stress !
Donc nous avons tout intérêt à recycler cette croyance.
Pour cela, gardons à l’esprit que :
notre enfant est arrivé dans un environnement riche, donc diversifié, avec des gens différents les uns des autres ;
si son papa ne fait pas comme nous, ça ne veut pas dire qu’il fait mal ;
ses grands-parents peuvent avoir des principes qui heurtent parfois nos visées éducatives et avoir aussi plein d’amour à donner ;
nous ne sommes pas Superwoman : nous avons des limites, et ne pas les respecter finit rarement par rendre service à qui que ce soit ;
notre enfant a ses expériences à faire : sa vie n’est pas un cahier sur lequel il nous appartient de noter tout ce par quoi il doit passer ou non.
Cela nous permettra :
de déléguer, et donc de souffler !
de moins culpabiliser ;
de libérer de l’espace en nous pour nous écouter, et écouter notre enfant. Car lâcher l’idée de vouloir tout piloter pour lui ne veut pas dire fermer les yeux et se boucher les oreilles sur ce qu’il vit, et qu’il aura besoin de partager… à sa manière !
Deuxième astuce : muscler ses oreilles
Savoir écouter ce qui se passe paraît simple et facile. Pourtant, c’est ce qu’en tant que maman j’ai le plus souvent du mal à faire… et c’est aussi ce qui me rend la vie plus douce !
Souvent, lorsque quelque chose ne va pas, nous avons tendance à vouloir tout de suite résoudre le problème. Mais parfois, écouter ce qui est vivant est largement suffisant, et il n’est pas nécessaire de déployer une énergie folle pour apaiser la situation.
Par exemple, si un enfant se fait mal, je parle bien sûr du petit bobo, et que nous voulons tout de suite le soulager, nous allons…
mettre de l’eau
« J’ai encore maaaaal ! »
mettre du désinfectant
« Ça piiiiiique ! »
mettre un pansement
« Il est mooooooche ! »
faire un bisou
« J’ai encore maaaaal ! »
dire que non, tu n’as plus mal, maintenant ça suffit à la fin !
« T’es méchaaaaaante ! »
Et ainsi de suite. Quelle énergie déployée !
Alors que si nous nous contentons d’écouter, ça donnera plutôt :
« J’ai maaaal ! »
« Tu as mal au genou ? »
« Ouiiiiiii ! »
« Ça fait mal comment ? Ça pique ? Ça brûle ? »
« Ça froooote, et pis ça picoooote, et pis en fait je suis tombé de la balançoire. J’ai fait iiioung, un vol plané ! »
« Ah bon ? Fais voir ? »
« Pas maintenant. J’y retourne ! »
En gros, ne pas confondre « pleurs » et « exigence de soulagement immédiat ».
Cette manière de considérer les pleurs m’est notamment venue de la lecture d’Aletha Solter. Dans Pleurs et colères des enfants et des bébés, elle propose de considérer certains pleurs, une fois vérifiés les besoins immédiats de l’enfant, comme une manière de relâcher des tensions accumulées.¹
Cette approche m’a beaucoup aidée à expérimenter une autre réponse : ne pas chercher systématiquement à faire cesser les pleurs, mais être là, écouter et accompagner ce qui se vit.
Là encore, nous pouvons avoir gardé de vieux réflexes, de quand notre bébé ne parlait pas, qu’il avait faim, qu’il avait froid, et que ses pleurs nous amenaient à chercher immédiatement ce dont il avait besoin.
En grandissant, notre enfant peut aussi avoir besoin que nous soyons simplement là avec ce qu’il ressent, sans chercher tout de suite à le faire disparaître. L’adulte peut ainsi l’accompagner progressivement dans l’apprentissage de la régulation de ses émotions.
Ce réflexe d’écoute est à développer également et avant tout pour nous-mêmes. Car en tant que maman, on ne manque pas d’occasions d’accumuler stress et contrariétés.
Prendre quelques minutes, plusieurs fois par jour, pour écouter ce qui se passe à l’intérieur, respirer, pleurer si besoin, peut permettre de lâcher un peu la pression et de rester davantage disponible dans les moments où le quotidien s’accélère.
D’autre part, nos enfants peuvent parfois venir stimuler chez nous des points particulièrement douloureux. Prendre le temps de nous écouter régulièrement peut nous permettre de comprendre ce qui s’est réveillé en nous et, dans les termes que j’utilise souvent sur ce blog, d’accueillir notre enfant intérieur, plutôt que de laisser cette part blessée prendre les commandes et hurler sur nos enfants.
Troisième astuce : mettre la fantaisie au goût du jour
En devenant une maman, avez-vous relégué votre légèreté, votre spontanéité d’enfant au placard ?
Si tel est le cas, il est peut-être temps d’aller dénicher votre enthousiasme naïf et de le dépoussiérer un peu, car le résultat en vaut la peine, croyez-moi !
Rien de tel qu’un humour sautillant pour désamorcer certaines petites accroches du quotidien.
Se fâcher pour le lavage des dents, répéter mille fois les consignes de rangement, argumenter pendant de longues minutes pour éviter d’avoir à acheter Barbie en tenue d’Halloween, tout ça prend de l’énergie, use la patience, tape sur les nerfs !
Alors que… faire parler la brosse à dents avec une voix nasillarde, concocter des affichettes rigolotes pour faire passer les contraintes de rangement, dire gentiment à Barbie qu’elle peut aller se rhabiller parce que nous, on va fabriquer une vraie sorcière en pâte à modeler qui durcit à l’air, et que pour ça on n’aura même pas besoin de plastique qui pollue… ça peut rendre la vie beaucoup plus légère pour notre enfant et pour nous !
Ça stimule notre créativité et celle de notre enfant, qui ne manquera pas d’alimenter le jeu, et côté zénitude, on a tout à y gagner.
Voici un petit résumé de chacune des trois astuces :
1. Petit recyclage d’une grosse croyance : j’arrête de me croire la seule capable de m’occuper de mes enfants, j’accepte de déléguer et de faire confiance.
2. Réflexe… écoute ! : je prends du temps pour m’écouter, et j’écoute mes enfants avant de vouloir les sauver tout de suite quand quelque chose ne va pas.
3. Et si on en rigolait ? : je développe la fantaisie et l’humour dans ma vie de tous les jours.
Si vous souhaitez partager d’autres astuces spéciales maman zen, n’hésitez pas à laisser un commentaire !
À bientôt,
La Fannette
Référence
¹ Aletha J. Solter, Pleurs et colères des enfants et des bébés. Comprendre et répondre aux émotions de son enfant, Éditions Jouvence, édition française actualisée, 1999. L’idée selon laquelle certains pleurs peuvent permettre de relâcher des tensions appartient à l’approche développée par Aletha Solter ; je la cite ici comme une approche qui a nourri ma propre pratique, et non comme une explication universelle de tous les pleurs de l’enfant.

Mes filles n’arrêtent pas de me dire que je suis trop stressée. Entre nous, avoir trois enfants lorsqu’on est célibataire, ce n’est pas évident au quotidien. Cependant, je veux remédier à cela. Je veux être une maman zen.
Bonjour Cathy, merci pour votre commentaire. Prenez soin de vous, et j’espère que ces astuces vous aideront à lâcher prise!
Même s’ils n’en ont pas l’air nos enfants sont nos maîtres zen!
Je vous en prie ! Aussi, je tenais à vous dire que votre blog est sympa et explicite 🙂 . Merci pour vous précieux conseils
Contente que vous y trouviez votre compte!