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Fév 11, 2017 - expérience    2 Comments

Dialogue avec mon ((très) futur) arrière-petit-fils

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-Nanette ?

-Oui mon chéri ?

-Louna elle dit qu’avant, il y a très longtemps, on n’avait de l’argent que si on travaillait. Hein c’est pas vrai ?

-Si, c’est vrai.

-Mais non, Nanette, c’est pas possible ! Ça voudrait dire que si on voulait s’arrêter de travailler un an ou deux pour voyager, ou pour écrire un livre, ou pour apprendre de nouvelles choses, on gagnait rien, pas de sous, on pouvait pas s’acheter à manger ?

-C’est ça. Bon, il y avait des aides. Mais pour bénéficier des aides, il fallait prouver qu’on n’était pas capable de travailler, ou bien qu’on cherchait activement du travail. Souvent, les personnes qui gagnaient de l’argent sans travailler étaient mal vues. On cherchait à les faire culpabiliser.

-Mais Nanette, c’est pas possible ! C’est pas juste! Ça veut dire que les gens, ils travaillaient parce qu’ils étaient obligés de le faire !

-Pour beaucoup, oui.

-Mais ça veut dire qu’ils travaillaient pas pour le plaisir ? Ils travaillaient pour gagner de l’argent pour pouvoir manger, payer leur loyer, et tout ?

-Oui. Ça te choque ?

-Je peux même pas le croire. Ça me fait un truc dans le ventre, tu peux pas savoir.

-Si, mon chéri. Je crois que je sais ce que tu ressens : une boule dans le ventre, une peur, une sorte d’insécurité qui te prend parfois quand tu te laisses aller à des idées effrayantes comme : et si je perdais mon travail ?

-En fait, si on n’avait pas de travail, la peur arrivait, c’était une peur… comment dire… une peur de survie ! Ça c’est une grosse peur !

-Oui, tu as tout compris, mon grand. Cette grosse peur nous faisait parfois faire de grosses bêtises, comme de faire un travail qui nous rapportait des sous mais aucun plaisir, et qui petit à petit nous rendait maussades, parfois même malades.

-Mais c’est pas juste ! Parce que si tu arrêtais un travail qui te rendait malheureuse, tu avais peur de plus rien avoir !

-Oui, c’était plus difficile qu’aujourd’hui de quitter un travail. Mais on le faisait quand même ; on s’efforçait d’avoir confiance en la vie, et quand on avait confiance, souvent, on trouvait autre chose, de plus épanouissant. Mais ça, c’était quand on avait réussi à calmer ses grosses peurs.

-Alors les gens qui n’arrivaient pas à calmer leur peur, on pouvait leur faire faire tout ce qu’on voulait…

-Oui, la peur était un levier très puissant à cette époque. Il y avait une sorte de chantage : si tu n’étais pas content de ton travail, tu n’avais qu’à partir, d’autres seraient contents de prendre ta place. Si tu n’étais pas satisfait de ton salaire, même chose. On faisait croire aux gens que sans leur travail, ils n’étaient rien. Alors beaucoup étaient prêts à tout pour conserver leur poste. Parfois, ils allaient jusqu’au burn-out.

-C’est quoi le beurre naoute ?

-C’était une maladie liée au travail : quand une personne faisait tout ce qu’elle pouvait pour bien travailler, et qu’on lui disait que ce n’était pas suffisant, et qu’elle le croyait, et qu’elle finissait par dépasser ses limites pendant trop longtemps… elle craquait.

-Mais c’est pas croyable. Et de travailler pour l’argent, d’avoir peur de perdre son travail, de le faire sans plaisir, et tout, c’était un truc normal ?

-Oui, pour beaucoup d’entre nous, ça paraissait normal. On parlait du chômage aux enfants, dès le collège, on leur disait que s’ils ne travaillaient pas bien, ils ne trouveraient pas de travail intéressant.

-Tu veux dire que les enfants, ils travaillaient à l’école non pas pour le plaisir d’apprendre, mais parce qu’ils avaient peur, eux aussi ? Ils avaient peur de ne pas trouver du travail quand ils seraient adultes ?

-En gros, oui. Dès l’enfance, on pensait au chômage.

-C’est quoi en fait, le chaud mage ?

-Être au chômage, c’était ne pas avoir de travail. Comme le travail était une source de revenus, on se le disputait, il n’y en avait pas pour tout le monde. Depuis que le revenu universel est arrivé, le travail est mieux réparti, et c’est devenu un choix, non plus une obligation vitale ; on ne parle plus de chômage, maintenant.

-Mais du coup, s’il fallait travailler tout le temps pour se nourrir, on n’avait pas le temps de faire du bénévolat, de la coopération, du woofing, et tout ?

-Si, certains en faisaient, mais pour la plupart, c’étaient les jeunes qui n’avaient pas encore fondé de famille, ou bien les retraités. Mais cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui : je vois bien que maintenant, les activités solidaires ont beaucoup plus d’importance dans la vie des gens. La valeur coopération a remplacé la valeur travail.

-Mais Nanette, comment vous avez réussi à changer les choses, les vieux de ton époque et toi ?

-Entre la peur et la confiance, petit à petit, on a été une majorité à choisir la confiance. Et puis, on a eu un choix collectif à faire : des élections. D’un côté, on avait quelqu’un qui nous proposait de continuer à avoir peur : peur de manquer, peur des autres, peur de partager… de l’autre, un candidat nous invitait à lâcher nos défenses, à avoir confiance en nos ressources intérieures, en notre créativité, en l’autre, en la vie. Et on a fait le bon choix.

-Tu sais quoi ? Je suis bien content que vous ayez changé les choses. Je te remercie. Et je remercie tous les vieux de ton époque, aussi. Tu leur diras ?

-Promis.

Revenu universel: pourquoi je suis pour

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Voici un sujet qui à priori ne semble pas s’harmoniser avec la ligne éditoriale de ce blog…

En effet… depuis quand La Fannette se mêle de politique?

En fait, la politique fait partie de notre environnement quotidien, et à ce titre, les choix des politiques peuvent avoir une influence sur notre croissance personnelle.

Ce choix du revenu universel, à mon avis (s’il n’est pas accompagné d’une hausse des prix généralisée), aurait un impact important sur notre regard sur le travail et plus largement sur la vie.

Comme le travail ne sera plus associé à la survie,

  • Le chantage patronal (« si vous n’êtes pas content, prenez la porte, d’autres seraient ravis de faire ce travail ») ne sera plus possible, ou en tout cas aura beaucoup moins de poids,
  • Nous quitterons plus facilement un travail qui nuit à notre épanouissement,
  • Notre besoin de sécurité étant rassuré, nous serons davantage attentifs à nos autres besoins,
  •  Nous serons beaucoup plus détendus pour développer une activité qui nous fait plaisir, avec confiance
  • Nous nous sentirons plus en sécurité pour changer d’activité facilement, en fonction de nos aspirations,
  • L’intuition prendra davantage de poids dans nos décisions, face au facteur « sécurité »,
  • Comme les activités que nous développerons seront au service de notre épanouissement plus que de notre sécurité, nous serons moins malades, pour le plus grand bien de la collectivité…
  • Nous prendrons plus facilement des temps de repos, de ressourcement, de recul…

Bref, vous l’avez compris, pour moi le revenu universel est un tremplin pour l’épanouissement de tout un chacun, au service de la collectivité!

Et vous, qu’en pensez-vous?

N’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

Nouvelle année: résolutions vs intentions

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Une nouvelle année, c’est comme un nouveau cahier, tout blanc tout beau, on a envie d’en prendre soin, de faire moins de taches que sur le dernier, de s’appliquer davantage, et tout et tout. Pour cela, le plus souvent, on prend de belles résolutions, que l’on tient… de quelques heures à quelques jours…

 

Mais pourquoi ça ne marche pas, le coup des résolutions?

Et qu’est-ce qui marche alors?

Les résolutions, ça ne marche pas, parce que…

-1- Elles émergent de notre part contrôlante et exigeante, à qui on ne peut laisser les rênes de notre vie que peu de temps si l’on veut échapper au burn-out. En effet, au bout de quelques heures ou de quelques jours, c’est la part rebelle, à qui on ne la fait pas d’abord non mais des fois et pis quoi encore je fais ce que je veux et toc et voilà ce que j’en fais de tes résolutions à la noix, qui prend le pouvoir et met à la poubelle notre planning du tonnerre et nos efforts par la même occasion.

-2- On est dans l’illusion que c’est de notre seule volonté que dépend l’accomplissement de nos objectifs. Et comme nos objectifs ne se réalisent pas (à cause de ce qui est écrit en -1-), on culpabilise et on se décourage, et finalement on se retrouve encore plus bas qu’avant d’avoir listé nos résolutions. C’était bien la peine, hein.

-3- Ces résolutions, émergeant de l’exigence, dépendant de la volonté, seront forcément le fruit d’un effort laborieux. Cette simple idée pèse une tonne sur nos frêles épaules et nous voue à la procrastination.

 

Bon, j’arrête là pour ce qui marche pas, on a assez pataugé dans la gadoue. Voyons ce qui fonctionne.

Les intentions, ça marche, parce que…

-1- Énoncer une intention, c’est déjà faire un pas.

-2- Les intentions sont davantage liées à notre part intuitive qu’à notre part contrôlante.

-3- L’intention est posée, puis c’est la confiance qui prend le relais, et non la volonté.

 

Vous allez me dire, c’est bien joli, mais de quelle manière poser une intention pour qu’elle aboutisse à une évolution concrète?

Les intentions, ça marche comment?

-1- J’imagine ce qui va faire de mon année 2017 une année magnifique.

-2- Je l’écris comme si c’était déjà en train de se réaliser. (Par exemple: en 2017, je prends soin de mon corps, je réalise au moins un de mes rêves les plus fous, etc…)

-3- Je fais un tableau de vision: je colle des images correspondant à mes intentions sur une grande feuille disponible à mon regard.

-4- J’arrête d’y penser, et je m’ouvre aux opportunités en toute confiance.

et voilà. ça marche. Si vous voulez une métaphore pour visualiser encore mieux comment ça marche, lisez cet article.

Et si vous avez envie: partagez trois de vos intentions pour 2017 en commentaire !

Au plaisir, et merveilleuse toute belle année 2017 à vous !

La Fannette

éducation « tuteur » vs éducation « arrosoir »

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Parmi toutes les mutations que nous traversons en ce moment, il en est une, de taille, que nous avons tout intérêt à prendre en compte si nous voulons laisser derrière nous nos vieilles mues…

Il s’agit du passage de l’éducation « tuteur » à l’éducation « arrosoir ».

  • Ce que j’appelle l’éducation « tuteur » renvoie à l’idée de vouloir que nos enfants poussent « droit ».

 

Pour atteindre ce but, nous utilisons des tuteurs, qui redressent et contrarient la nature intrinsèquement déviante de l’être humain, afin de  faire de notre enfant un être social acceptable.

Cette vision se rapproche de celle de Freud, pour qui l’homme est un être fondamentalement égoïste et narcissique. Le rôle de l’éducation est alors de civiliser cette nature, de la dompter afin qu’elle se plie, bon gré mal gré, aux exigences de la vie en société.

L’éducation « tuteur » apporte donc par l’extérieur une image idéale à laquelle on est censé se conformer.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Peu de connexion à son espace intérieur
  • Culpabilité, honte
  • Recherche constante de l’assentiment des autres
  • Dépendance affective
  • Manque de confiance en soi
  • Manque d’estime de soi

Je ne vous liste pas les variations possibles pour appliquer cette vision de l’éducation, premièrement parce que je n’ai pas à cœur de l’encourager, et ensuite parce que, si vraiment cela vous tente, les exemples à suivre ne manquent pas.

  • Ce que j’appelle l’éducation « arrosoir » ne suppose aucun vouloir, juste une intention: celle de prendre soin de ce qui existe déjà.

 

Cette vision se rapproche de celle de Rousseau, pour qui l’humain est un être fondamentalement bon, qui peut par la suite être perverti par la société.

On ne voit plus l’enfant comme un être neuf, à tendance perverse, qu’il faut façonner, car on garde à l’esprit qu’il contient, en germe, tout comme la graine, tout ce que la nature lui a donné (nature  miraculeuse, qui  pousse les humains à la bonté, à la générosité, et à la bienveillance). Notre rôle est donc de nourrir cette graine, en l’arrosant d’amour et du meilleur de nous-même, afin que ses qualités naturelles puissent s’épanouir.

Voici quelques-unes des conséquences possibles de ce genre d’éducation:

  • Reliance à soi, confiance en ses repères intérieurs
  • Bonne estime de soi
  • Empathie naturelle
  • Confiance en ses potentiels
  • Créativité fluide
  • Intuition développée

Si l’on a reçu une éducation « tuteur » et que l’on souhaite développer une éducation « arrosoir », il n’est pas suffisant de le décider, même avec la meilleure volonté du monde. Je connais un nombre incroyable de personnes qui choisissent la parentalité bienveillante et qui finalement appliquent une éducation « tuteur » déguisée.

Il est nécessaire d’entreprendre un travail sur soi, pour aller à la rencontre de son enfant intérieur, et l’aider à guérir les blessures laissées par les différents tuteurs qui ont contrarié sa nature. Car nos blessures guident notre inconscient vers des actions qui sont souvent contradictoires avec nos intentions.

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez:

-Lire cet article.

-Télécharger ci-dessous les 12 clés pour prendre soin de votre enfant intérieur.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

 

Recevez gratuitement 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur

Parentalité: arrêtons de confondre bienveillance et perfection!

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  • Est-ce quelque chose de violent d’imposer à un enfant de manger à table avec toute la famille?
  • Est-ce que je suis bienveillante si je dis « non » à ma fille lorsqu’elle veut aller jouer chez sa copine un jour où cela ne m’arrange pas?
  • Est-ce que je peux interdire les jeux vidéos à mon fils, et me considérer comme une bonne mère?

 

Ce genre de questions est récurrent chez bon nombre de parents qui ont à cœur d’élever leurs enfants avec bienveillance et respect.

On ne peut que saluer cette intention qui est au service de l’épanouissement des jeunes générations.

Ceci dit, parfois, quand j’entends certaines de ces questions, je me demande si parfois, à force de vouloir faire « bien », on ne crée pas de la crispation autour de cette question de l’éducation bienveillante.

Certaines personnes qui se présentent comme des spécialistes de l’éducation bienveillante vous donneront la liste précise de ce qu’il faut faire, et de ce qu’il ne faut pas faire, pour apporter à nos enfants le terreau de bienveillance  dont ils ont besoin pour s’épanouir.

On vous dira par exemple:

  • vouloir réduire le temps que votre adolescent passe devant un écran est une atteinte à sa liberté.
  • obliger un petit enfant à manger à table avec le reste de la famille est préjudiciable pour son épanouissement.
  • Voici ce qu’il faut faire, voici ce qu’il ne faut pas faire.

etc…

Je vous le dis clairement:

  • pour moi, dicter aux parents ce qui est violent ou bienveillant contribue à les déconnecter de leur confiance en eux, de leur propre bon sens, et même de leurs enfants.

En effet, si je permets à mon enfant de choisir son heure de coucher, parce que j’ai lu quelque part que c’était bon pour lui, tout en ignorant mes signaux intérieurs qui m’indiquent une autre marche à suivre…

je suis bel et bien déconnectée de moi, et de mon enfant!

Nous nous retrouvons devant un paradoxe assez tragique, finalement:

Nous voulons contribuer à ce que nos enfants soient écoutés, respectés dans leurs besoins, à ce qu’ils aient les clés pour se connaître et pour qu’ils sachent prendre soin d’eux… et pour cela, nous nous déconnectons de notre cœur, en cherchant à l’extérieur des réponses toutes faites.

Voilà l’exemple que nous leur donnons: « les réponses ne peuvent pas se trouver en moi, il faut que j’aille demander à des spécialistes ce que je dois faire dans ma situation »!

C’est pour cela que je fuis comme la peste toute méthode basée sur des listes d’actions à éviter ou à favoriser*.

Car non seulement ces stratégies concrètes…

  • ne prennent pas en compte la situation  particulière de chacun,
  • mais en plus elles nous confortent dans l’idée qu’il y a des bons et des mauvais comportements, encourageant par là-même une vision dualiste du monde, basée sur les jugements.

Mais alors, faut-il rester tout seul dans son coin, avec ses problèmes, et réagir au coup par coup, sans se donner ne serait-ce qu’une ligne de conduite?

J’y viens…

Il me semble que d’adopter une ligne de conduite en lien avec nos valeurs profondes peut nous aider à ancrer ces dernières au quotidien, et nous évitera bien des fois de tomber dans les écueils de la violence… à condition que cette ligne se base sur l’écoute de nos repères intérieurs plutôt que sur l’obéissance à des repères extérieurs!

De nombreuses pratiques peuvent nous aider à cultiver cette écoute. Celle que je connais le mieux est la Communication Non violente, axée sur une sensibilité aux sentiments et aux besoins en présence.

 

  • Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez lire cet article.
  • Si vous souhaitez en savoir plus sur la Communication Non Violente appliquée à l’éducation, vous pouvez lire ce livre: être parent avec son coeur, de Inbal Kashtan

 


Si vous souhaitez réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

La Fannette

*Bien entendu, je ne remets pas en cause les garde-fous élémentaires qui protègent les enfants des maltraitances et des violences ordinaires.

Le secret pour passer à côté de la vie de vos rêves à coup sûr

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Si vous voulez passer à côté de la vie de vos rêves, c’est très simple :

ne passez jamais à l’action !

Vous me direz, c’est facile à dire, mais comment fait-on cela ?

J’y viens : voici 6 astuces imparables...

1) Pour agir, attendez de maîtriser parfaitement votre sujet.

Dites, par exemple : « J’irai à la piscine quand j’aurai perdu 8 kg ». Frustré de ne pas aller à la piscine, vous compenserez en mangeant des chips, ainsi vous ne perdrez pas de poids, et adieu piscine.

Applicable à tous les domaines de votre vie, cette astuce vous protège à 100% de toute motivation et de toute action constructive !

2) N’agissez pas quand vous avez le moindre doute, ou la moindre peur qui pointe le bout de son nez.

Lorsque passer à l’action vous fait peur, c’est un indice précieux : vous êtes sur le point de sortir de votre zone de confort, autrement dit, de faire un pas vers la vie de vos rêves. Si, surmontant votre peur, vous agissez à ce moment-là, il sera trop tard ! Vous aurez accompli un pas vers votre rêve ! Je tenais à vous prévenir : pour bien saboter votre vie, appliquez-vous à ne jamais vous challenger.

En bref : laissez à votre peur les commandes de votre vie

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3) Attendez que les choses changent d’elles-mêmes.

Vous le savez aussi bien que moi : c’est vous qui semez dans votre vie ce que vous souhaitez y voir pousser. Si vous vous mettez à semer autre chose que ce que vous avez semé jusqu’à présent, méfiance : votre vie va changer.

Voici une phrase magique, qui vous permettra de vous garder d’agir :

« Quand j’aurai gagné au loto, je pourrai enfin vivre la vie de mes rêves. »

Cette phrase vous permettra de…

rêver votre vie au lieu de vivre la vie de vos rêves !

4) Si vous avez des fourmis dans les mains, et que la motivation vous guette, faites des to-do lists irréalisables.

Ceci a été prouvé : si vous faites une liste à rallonge, prévoyant sur une journée le programme d’un mois, non seulement vous ne saurez pas par quoi commencer, mais en plus vous serez tellement découragé que vous ne ferez strictement rien. Sans compter la confiance en vous que vous perdrez : voyant que vous n’avez pas réalisé le tiers du quart de votre liste, vous pourrez à toute aise vous dévaloriser, ce qui vous poussera dans les affres de la déprime.

C’est radical !

 

5) Pour éviter de vous relier à votre être profond, qui aspire à évoluer, ayez des occupations inintéressantes et côtoyez des personnes ennuyeuses.

 

Si vous lisez des livres qui vous touchent, si vous regardez des films qui vous tirent les larmes des yeux, si vous écoutez de la musique qui vous donne envie de danser, et pire, si vous côtoyez des personnes qui vous inspirent, vous êtes sur la pente montante, et vous risquez fort d’avoir envie d’agir dans le sens de votre rêve !

Le mieux, si vous tenez à bien passer à côté de votre vie, c’est de profiter de certains programmes télévisuels qui sont certainement étudiés pour vous éviter de vous connecter à la vie (n’oubliez pas de manger vos chips en même temps, ou la piscine vous guette !)

 

6) Évitez à tout prix d’assumer votre responsabilité !

 

Persuadez-vous que si vous ne réussissez pas, c’est à cause de quelqu’un d’autre ! Ainsi vous pourrez rater totalement votre vie en ayant la conscience tranquille !

 

Au plaisir,

La Fannette,

PS: cet article est… réversible 😉 !!!

Trois freins qui nous empêchent de libérer notre potentiel et trois questions à se poser pour les déverrouiller

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Notre potentiel est là, en chacun de nous, unique et disponible. Il est comme un trésor, qui brille de mille feux… et pour une grande partie d’entre nous, il demeure dans un coffre scellé… sur lequel nous sommes jalousement assis!

La seule chose que nous ayons à faire, c’est de le libérer.

Aujourd’hui, je vous propose d’explorer les freins qui peuvent nous empêcher… de lever nos fesses de ce coffre, de le déverrouiller et d’en soulever le couvercle.

Frein n°1 : La peur de ne pas être à la hauteur

Nous croyons toujours que nous cherchons à être à la hauteur de nos parents, de nos mentors, des personnes que nous admirons. En réalité, nous aimerions par-dessus tout être à la hauteur de qui nous sommes vraiment. C’est un challenge énorme pour chacun d’entre nous, car quelque part nous avons l’intuition de notre valeur exceptionnelle.

Combien, parmi nous, préfèrent ne rien faire, ne rien tenter plutôt que de risquer de ne pas être à la hauteur de leur potentiel ?

Et combien gardent sous clé leur brillance intérieure et se rangent dans une vie qui ne leur correspond pas ?

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de me réaliser pleinement, de quoi est-ce que je me prive ? »

Frein n°2 : La peur de notre propre rayonnement

« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable.
Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure.
C’est notre lumière, pas notre ombre, qui nous effraie le plus »,
disait Madiba en 1994.

Notre propre grandeur peut facilement nous donner le vertige. Nous pensons ne pas la mériter, ne pas en être digne. Ce qui est une pure incohérence : nous viendrait-il à l’idée de nous demander si nous méritons de nous servir de nos yeux, de notre bouche, de nos oreilles ? Est-ce qu’il nous arrive de penser que nous ne sommes pas à la hauteur de nos mains, de nos jambes ? Notre potentiel, au même titre que notre corps, est à notre disposition, il fait partie de cette vie qui passe à travers nous et qui aspire à prendre sa pleine mesure.

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de me réaliser pleinement, de quoi est-ce que je prive le monde ? »

Frein n°3 : Les croyances limitantes

Comme la coquille protège le poussin, nos croyances nous ont été utiles à un moment donné de notre vie. Et comme le poussin casse sa coquille pour grandir et vivre, nous devons casser nos croyances pour nous épanouir et nous déployer notre potentiel à sa juste mesure. Le fait de rester coincé par des croyances qui n’ont plus lieu d’être est du pur sabotage, non seulement de notre vie, mais de LA VIE, car c’est le mouvement naturel de la vie que de se déployer, de rayonner, de pétiller.

Si vous voulez desserrer ce frein, posez-vous la question :

« Si je ne décide pas aujourd’hui de casser mes vieilles croyances, de quoi est-ce que je prive la vie, et de quelle vie est-ce que je me prive ? »

Maintenant, vous avez le coffre, vous avez la clé… à vous de jouer !

Au plaisir,

La Fannette

Mai 22, 2016 - parentalité    No Comments

parentalité « plafond » vs parentalité « couvercle »

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Nos enfants chercheront toujours à expérimenter ce que nous n’avons pas osé expérimenter.

Ils chercheront toujours à aller plus loin que là où nous-mêmes nous sommes allés.

Ils exploreront des contrées, au sens propre ou au sens figuré, dont nous n’imaginons même pas l’existence.

Face à cette soif de grandir, de découvrir et d’expérimenter de leurs enfants, beaucoup de parents se sentent paniqués, et choisissent, de manière inconsciente le plus souvent, ce que j’appelle…

l’option « couvercle »

Cette option permet de réfréner les curiosités de notre progéniture, en brandissant le maître mot: sécurité. Quand nous sommes dans cette attitude, tout ce que nous ne connaissons pas est considéré comme potentiellement dangereux. Notre devoir est donc d’en protéger nos enfants, et de les contenir dans un espace où nous avons nos repères et où notre contrôle peut s’exercer. Nous cherchons à maintenir nos enfants sous la coupe de nos propres peurs.

Par ce comportement, nous pouvons transmettre nos angoisses à nos enfants, et petit à petit, les amener à mettre un couvercle sur leur esprit d’aventure et de découverte.

Il peut arriver qu’au contraire, on ne rende l’inconnu que plus attrayant à leurs yeux, et qu’ils attendent que nous ayons le dos tourné pour faire leurs expériences… ce qui finalement ne contribue pas toujours à leur sécurité.

Bref, vous l’aurez compris, cette attitude n’est pas ma préférée, même si mes freins et mes peurs me poussent parfois vers elle.

Je préfère de loin…

l’option « plafond »

Cette option consiste à considérer, de manière consciente, que notre plafond (notre maximum) sera le plancher de nos enfants. L’époque à laquelle ils grandissent, l’éducation qu’ils reçoivent, et les outils qui sont à leur disposition n’ont rien à voir avec tout ce que nous avons pu vivre enfants. Leur dire « non, tu ne feras pas ceci parce que moi, à ton âge, je n’y pensais même pas » est totalement incohérent, car c’est occulter toutes les différences de contexte et d’environnement qui séparent leur enfance de la nôtre.

Lorsque nous avons conscience de cela, et que nous avons travaillé sur nos peurs, nous sommes alors capables d’aider nos enfants à garder confiance en eux, et à s’estimer suffisamment pour faire leurs expériences à mesure que leur curiosité les y invite.

Si vous souhaitez approfondir cette question, vous pouvez lire cet article du Monde.

Et vous, êtes-vous plutôt « plafond » ou « couvercle », ou un peu des deux ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

à bientôt !

La Fannette

 

SOS enfants « ingrats »…

… 3 étapes pour

sortir d’un schéma relationnel toxique

avec nos enfants…

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J’ai envie d’explorer aujourd’hui le fossé qui se creuse parfois entre notre regard d’adulte et celui de nos enfants…

Combien de parents (dont moi, je l’avoue) se plaignent de « l’ingratitude » de leurs enfants ?

« J’ai l’impression de faire tout mon possible pour qu’il soit content, et ce n’est jamais assez »

« Plus on leur en donne, plus ils en veulent »

« Quand je pense à tout ce que je fais pour vous… »

Et combien d’enfants (dont moi, je l’avoue) se plaignent de « l’incompréhension » de leurs parents ?

« Personne ne me comprend ! »

« J’en ai assez, c’est toujours comme ça, on m’écoute jamais ! »

« C’est injuste ! »

Et puisqu’aujourd’hui je suis plus proche, chronologiquement parlant, de ma partie « parent », je vais aborder la question du point de vue de l’adulte, et tâcher de répondre à cette problématique:

Comment supporter, interpréter et accueillir « l’ingratitude » de nos enfants ?

Si je mets « ingratitude » entre guillemets, c’est que quelque part, je trouve ce terme quelque peu ingrat pour qualifier les revendications des enfants. Certes, ces revendications sont difficilement recevables quand nous voyons à quel point nous nous appliquons à les écouter,  à les comprendre, et à nous creuser la tête pour contribuer à leur épanouissement.

Mais en même temps, si ces revendications existent, c’est que l’insatisfaction est là, et sa seule présence la rend légitime.

Nous commençons à la nommer « ingratitude » quand nous imaginons nos actions dévouées d’un côté de la balance, et l’insatisfaction de nos enfants de l’autre côté. C’est ce qui cause notre frustration et notre colère: nous imaginons qu’il y a un lien entre nos actions et les bouderies de nos enfants. Dès lors, nous accusons nos enfants de leur peu de reconnaissance, nous considérons leurs revendications comme illégitimes, et nous finissons par leur en vouloir.

Comment faire pour sortir de ce schéma relationnel ?

étape 1: comment supporter cette situation…

  • Prendre de la distance et cesser de prendre le mécontentement de nos enfants contre nous.

 

Petit exemple: ma fille me demande de l’emmener chez une amie, et cela m’est impossible, donc je lui dis non. Ensuite, elle se renfrogne et ne m’adresse plus la parole pendant plusieurs minutes.

Si j’imagine qu’elle me fait la tête parce que je lui ai dit non, je risque de vouloir la convaincre à toute force que j’ai eu raison de lui dire non, en me justifiant, et en faisant la liste de toutes les fois où je lui ai dit oui, puis en lui reprochant son ingratitude. Ce qui risque de creuser un peu plus le fossé entre nous, car elle ne se sentira pas comprise, et moi non plus !

Si je me dis simplement qu’elle est déçue, et qu’elle a besoin de prendre le temps de digérer mon refus, je serai beaucoup plus empathique, et j’aurai moins de peine à supporter son silence et son visage fermé.

étape 2: comment interpréter cette « ingratitude » ?

Si mes actions ne sont pas à l’origine de l’insatisfaction de mes enfants, alors, de quel côté faut-il chercher?

  • Toute émotion est liée à un besoin (satisfait ou insatisfait), et non à une situation donnée… même si la situation a un rôle, puisqu’en tant que stimulus, elle réveille l’émotion en lien avec un besoin qui demande à être nourri.

 

Si je reprends mon exemple, je dois garder à la conscience que ma fille est déçue non pas à cause de mon refus, mais simplement parce qu’en cet instant un ou plusieurs besoins ne sont pas nourris chez elle. Il peut être apaisant pour la relation de se mettre en lien avec ces besoins, verbalement ou non. Dans le cas de mon exemple, il peut s’agir du besoin de soutien, ou du besoin de connexion (avec son amie), d’appartenance (si par exemple une fête est prévue et qu’elle imagine tous ses amis ensemble, tout en se voyant contrainte de rester à la maison)

étape 3: comment accueillir le mécontentement ?

  • Si le mécontentement de mon enfant fait remonter chez moi de la colère ou de la tristesse, même si je m’efforce de me convaincre que ce n’est pas contre moi, la première chose à accueillir est mon état intérieur, avant d’interférer avec mon enfant. Quels sont les besoins qui sont touchés ? (reconnaissance ? contribuer ? confiance ?). Mon enfant intérieur a-t-il quelque chose à me dire à ce sujet ? (Suis-je réveillée dans une blessure ? Mon enfant intérieur a-t-il besoin d’être réconforté ou rassuré ?) Pour vous aider dans l’accueil de votre enfant intérieur, vous pouvez télécharger les « 12 clés pour renouer avec son enfant intérieur » si vous ne l’avez pas déjà fait…
Recevez gratuitement 12 clés pour renouer avec votre enfant intérieur
Vos données restent confidentielles et aucun spam ne vous sera envoyé.

 

  • Je peux ensuite accueillir mon enfant, soit verbalement, soit en silence, suivant sa tolérance à l’empathie verbale (certains enfants ne supportent pas les reformulations, qui les mettent en lien de manière trop violente avec leur souffrance. Pour ces derniers, je conseille de les accueillir en silence, en leur offrant notre pleine présence.)

 

  • Si je vois que mon enfant s’enferre dans des croyances qui le mettent en position de victime, je peux prendre le temps, après l’avoir écouté, de l’aider à prendre conscience qu’il se passe et repasse un « mauvais disque », et qu’il peut choisir de se relier à ce qu’il reçoit de positif, afin de « changer de disque » (avant d’utiliser ce dernier point, vérifiez bien que votre intention est bien d’aider votre enfant à aller mieux, et non de le convaincre que vous êtes un bon parent…).

Même s’il m’arrive bien sûr parfois de m’embourber dans le piège de la justification et de l’argumentation, j’utilise régulièrement ces trois étapes  et j’ai pris conscience de leur impact sur la prise de responsabilité de chacun dans la relation.

***

J’espère que cet article a été utile pour vous.

Pour continuer à cheminer avec vous, et à vous proposer des articles qui vous donnent des pistes et des coups de pouce, il me serait très utile de savoir…

quelle est la plus grande difficulté relationnelle que vous rencontrez ?

Alors si vous en avez l’élan, et si vous souhaitez lire un article sur un sujet qui vous touche, n’hésitez pas à répondre à ma question en commentaire !

à bientôt,

La Fannette

Août 30, 2015 - développement personnel    2 Comments

Pour choisir votre vie, choisissez vos mots

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Ce n’est pas un scoop : les mots ont un pouvoir créateur. Des tas d’explications ont déjà été fournies sur la question, de la plus scientifique à la plus incongrue. Je n’ai donc pas l’intention de défendre cette idée que je considère déjà comme une évidence. L’objet de cet article est plutôt de repérer, dans notre langage courant, les mots ou expressions qui peuvent insidieusement nous empoisonner l’existence, et de leur trouver des remplaçants plus en cohérence avec la vie que nous souhaitons.
La liste que je vous propose n’est bien entendu pas exhaustive, et ne demande qu’à être complétée par vos soins !
Parmi ces mots, certains ne font plus partie de mon vocabulaire, d’autres s’accrochent. Cet article est pour moi l’occasion de décider en conscience d’être attentive au langage que je favorise, afin de laisser plus de place dans ma vie pour la confiance. Si je repère des changements dans mon quotidien suite à cette « programmation », je vous tiens au courant !

1. J’y arriverai jamais !
Si vous souhaitez atteindre le summum du découragement et de l’impuissance, et vous préparer un scénario où l’échec tient le premier rôle, utilisez cette expression sans modération !
Mais alors, me direz-vous, que dire quand rien ne se passe comme prévu, qu’on en a assez, qu’on se décourage ? Comment extérioriser notre impuissance ?
Il n’est pas question de mettre le couvercle sur ce que l’on ressent, et de se la raconter, en proférant : tout va bien, tout est ok, je m’éclate, etc… non. Pourquoi pas, tout simplement, dire ce qui est, ce que l’on vit à l’intérieur, et ce que l’on souhaiterait, sans faire de spéculations sur l’avenir ?

Je suis découragée, j’aimerais que les choses se passent avec aisance et fluidité, par exemple.
2. Ce que je suis bête !
Jusqu’à aujourd’hui, j’utilisais cette expression à tout bout de champ, sitôt que je me trompais ou que j’oubliais quelque chose. C’est le genre de phrase anodine et insidieuse qui vient nous dévaloriser, mine de rien, jour après jour, et qui mérite amplement d’être illico remplacée. Je vous propose donc :
Oups
ça ne m’arrange pas d’avoir oublié mes clés ! Bon, en même temps ça stimule ma créativité pour trouver une solution…
Quelle farceuse je fais !
…

3. J’ai peur que…
Petit jeu : comptez le nombre de fois où vous prononcez cette phrase dans une journée… c’est révélateur de la place que tient la peur dans votre vie. Si on faisait plus de place à la confiance ? Un j’ai peur que tu tombes peut aisément être remplacé par un j’ai envie que tu gardes ton équilibre. Toute peur correspond à une envie : il suffit d’exprimer l’envie. De plus, quand vous dites : j’ai peur que… est-ce que vous êtes réellement en train de ressentir de la peur ? N’est-ce pas plutôt un réflexe de langage ? Si le langage a le pouvoir que l’on dit, il peut être précieux de changer ses habitudes, et de répandre des j’ai envie plutôt que des j’ai peur…

4. Il faut que…
Bon. Je sais, celui-là, il est ancré, archi ancré, et je connais peu de gens qui ont réussi à le recycler. Et pourtant ! Cette expression nous déconnecte de notre pouvoir, de notre élan, de notre envie… voici comment. Simple constatation grammaticale : le sujet (il) est impersonnel. Autrement dit, qui fait l’action ? Personne. Si vous ne voulez que cette tâche ne soit pas faite, dites : il faut que je fasse cette tâche. Ensuite, la notion d’obligation contenue dans l’expression ne nous relie pas à notre envie et à notre plaisir. Vous me direz : il y a des choses qui sont à faire, qui ne sont pas agréables à faire, mais on DOIT les faire, point. Je vous répondrai : chaque chose que nous avons à faire a pour racine une envie, un désir profond, un élan de vie.
Faire le ménage ? Pourquoi le faites-vous ? Parce que c’est obligé, ou parce qu’il est important pour vous d’avoir un intérieur agréable à vivre ?
Les comptes ? Vous les faites sûrement parce que cela vous tient à cœur de contribuer à une sécurité financière pour vous et votre famille.
Bref : derrière toute action que vous faites, il y a quelque chose de précieux , d’important, de vivant pour vous. Et cela n’est pas exprimé quand vous dites : il faut que. Et si l’on disait plutôt :

J’ai à coeur de…

J’ai très envie de…

ça me ferai plaisir de…

5. J’aurais dû…
Ce début de phrase est idéal pour toute personne qui projette de rester coincée sur son passé, d’entretenir des regrets, de saboter toute opportunité d’avancer. Ça marche très bien. Outre l’avantage de permettre de ressasser le passé, cette expression invite à se relier à son impuissance, puisque ce qui est fait ne peut être changé. Elle est d’une puissance dévastatrice absolument phénoménale et n’a d’égale que la corde au cou.
Pour ceux qui préfèrent aller de l’avant et tirer avantage des expériences passées, je propose :
Je regrette d’avoir fait ce choix, et en même temps j’ai appris…
Maintenant que j’ai fait cette expérience, je choisis de…

6. ça me gave, ça me gonfle, ça me tue, et toutes les expressions au sens figuré qui portent l’idée d’une destruction.
Encore une fois, il ne s’agit pas de faire comme si tout allait bien et de nier un sentiment d’exaspération. Ce sentiment peut-être exprimé tel quel, on n’est pas obligé de passer par toutes sortes de tortures et d’être gavé, gonflé, tué, noyé, etc… Notre langue est riche de vocabulaire émotionnel, autant en profiter :

je suis exaspérée, j’aspire à du calme…

je suis irritée, j’ai envie de retrouver de la tranquillité à l’intérieur…

je suis agacée, j’ai envie de prendre un temps pour me recentrer...

etc…

Et vous ? Quelles sont les expressions que vous souhaitez changer, ou que vous avez déjà changées ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !

À bientôt

La Fannette

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