Quand le corps parle: 6 étapes pour décrypter ses messages

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Quand on oublie de s’écouter pendant trop longtemps, quand on perd de vue d’essentiel, ou quand on laisse de côté une blessure qui appelle, le corps ne tarde pas à nous rappeler à l’ordre, parfois jusqu’à ce que nous n’ayons plus qu’un choix très limité:

  • réagir en victime (dans un premier temps, c’est ainsi que je réagis la plupart du temps: « ce n’est vraiment pas le moment » « il faut que ça m’arrive à moi », etc)
  • nous arrêter, et prendre en compte le message.

Le premier choix étant assez facile à suivre d’une part, et très peu productif d’autre part, je vous propose que nous explorions le deuxième.

Comment écouter ce que le corps veut nous dire? comment prendre en compte son message?

Il peut être difficile, dans un premier temps, d’accepter ce qui nous arrive: douleurs, maladies, tensions corporelles sont rarement les bienvenues. Et pourtant, elles sont là pour nous aider à nous débarrasser de schémas de fonctionnement qui ne sont pas à notre service.

Donc, en premier lieu, je me rappelle que mon corps est mon allié, et que ce qu’il manifeste a du sens. Je déploie donc mes antennes et je m’ouvre aux signes qui me sont offerts pour déceler où tout cela veut en venir.

Par exemple, depuis quelques semaines, j’ai un disque pincé, ce qui me provoque d’atroces douleurs. L’image qui m’est venue, c’est de me voir en train de tirer un traîneau, courbée sur une corde au niveau du ventre. Sur le traîneau, je voyais mes proches en train de se laisser tirer, tranquillement. Cette image reflète un schéma de fonctionnement que j’ai du mal à lâcher: je me plie en quatre pour les autres (l’expression est également signifiante), j’oublie les capacités de mon entourage, et mes limites.

  • Je laisse tous ces signes me parler, sans chercher à interpréter. Tout ce qui suscite de l’émotion est bon à accueillir.

Exemple: L’image du traîneau stimule une tristesse profonde: l’accueillir me permet de faire le deuil de n’avoir pas été plus respectueuse avec moi.

  • Je me laisse traverser par mes émotions, et petit à petit, j’ai accès à ce qui me manque, finalement: de quoi ai-je le plus besoin?

Exemple: Cette tristesse me permet d’avoir accès à mon immense besoin de douceur, de bienveillance, de compréhension

  • Je reconnais et j’accepte que ces derniers temps, je n’ai pas nourri certains de mes besoins fondamentaux: je fais en quelque sorte le deuil de ce que j’aurais pu faire pour prendre plus soin de moi.

Exemple: J’accepte que je n’aie pas écouté mes limites, que je me sois laissée prendre par un schéma de toute puissance (superwoman…)

  • Comme il n’est jamais trop tard, je laisse venir à moi les occasions et les idées pour prendre soin de mes besoins. La vie est généreuse: j’aurai très vite l’occasion de me relier à ce qui est important pour moi, et de poser des limites pour me respecter.

Exemple: Comme j’ai l’air bien bloquée, tout le monde me donne des conseils pour prendre soin de mon dos; j’écoute et j’applique ceux qui me parlent.

Si vous avez rencontré des difficultés avec votre corps, qui se sont révélées finalement des occasions d’évoluer vers vous-même, ou si vous souhaitez partager sur ce sujet, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

4 Comments

  • Coucou Fanny,
    j’y suis passée il y a une vingtaine d’années, il a fallu des piqures pour détendre et de nbrses séances de kiné, en réalité je devenais bossue et lorsque cette pro me l’a dit,ça m’a fait un choc: ce sont les « vieux  » qui sont bossus,pas moi à 35 ans! c’est là que j’ai compris que je m’enfermais dans une vie de vieille malgré l’entourage d’enfants ,et que je m’infligeais trop de fardeaux.
    Cette rééducation m’a bcp apporté quant à la prise de conscience du corps et de le respecter , comme on s’accorde du temps pour le nourrir, on s’accorde du temps pour qu’il s’épanouisse dans une activité qui lui convienne .
    J’ai également réalisé que je ne supportais pas cette vie à ce moment là qui était pleine d’incertitude d’avenir financièrement parlant, donc une peur constante.
    Ce qui m’aurait sûrement fait grand bien, des massages prodigués avec amour et intention de guérison ;)
    Bien entendu du repos, se mettre en pause et laisser aux proches l’occasion de te montrer toutes leurs capacités.

    Je te souhaite de trouver ce qui soulagera tes douleurs et te permettra de trouver des solutions ou réglages bienfaisants.

    Je t’embrasse et t’envoie de la chaleur pour t’emmitouffler.

    Cécile

    • Merci Cécile pour ton témoignage et tes encouragements! Les mots qui me parlent c’est vraiment « fardeaux », c’est vrai que je suis en train d’essayer de m’alléger de ce côté-là, et « réglages », c’est effectivement un nouveau réglage à trouver, pour se respecter davantage, avec la confiance qu’on peut donner le meilleur de soi sans se plier en quatre.
      Plein de bises et gratitude!
      Fanny

  • Bonjour Fanny

    Contente d’avoir de tes nouvelles. J’étais allée sur croire en moi pour voir ta news de novembre et j’étais en effet surprise de ne pas t’y trouver. Ma réflexion sur l’article précédent ayant été perdu parce que trop pressée je n’avais pas rempli les lignes du haut je me disais que si je n’avais pas de nouvelles en décembre j’oserais te faire un coucou.
    Je suis très contente de te retrouver et triste de savoir combien tu dois souffrir.

    Venir sur croire en moi, c’est un peu prendre le temps d’une pause, prendre du recul pour réfléchir, prendre de la distance, rencontrer une amie qui nous ouvre son cœur, nous porte vers notre être intérieur et vers l’Amour.
    Pour moi c’est cela » croire en moi », c’est ce que l’énergie et le temps que tu y consacres représentent. Tu sèmes. cela demande beaucoup d’attentions, de prévenance, de soin, de patience, de persévérance….

    Pardon de ne m’être pas manifestée à ton égard autrement. cela me fait penser à l’article de ton fils. Je crois toujours déranger alors qu’un ami a toujours sa place.

    Pour le sujet du jour, tu te rappelles peut-être combien je souffrais du dos lors de votre premier atelier. En février cela fera un an. J’ai alors découvert ce que pouvait traduire une douleur du corps. A travers les exercices ce fut le début d’une nouvelle aventure vers mon être intérieur différent d’une démarche psychanalytique.

    Pour moi c’était un message qu’il me revenait d’accepter de décoder, de prendre le temps pour cela, d’oser dépasser la peur de ce que je serais amenée à découvrir.
    J’ai appris au cours de ce stage à être à l’écoute de mes émotions, de mes besoins. Et apprendre à les formuler. Méthodiquement pendant plus de six mois j’ai noté presque chaque jour ces deux éléments. Pour prendre de nouvelles habitudes il me fallait pratiquer.

    Puis tu m’as permis de découvrir l’EFT, dès avril j’ai fait la même chose: j’ai combiné les deux pour travailler sur mon vécu, ce que vous appelez l’enfant intérieur. J’ai noté encore différents thèmes que j’ai creusés, la culpabilité, les peurs, le lâcher prise, etc…écrire m’a permis de formuler, en les relisant je vois que l’émotion s’est calmée ou que j’ai pris du recul ou encore que la blessure cicatrise. Depuis le 17 mai je ne souffre plus du dos. Je me rends compte que certaines émotions me font comme un pic de rappel qui s’estompe rapidement. Verbaliser et tapoter pour libérer l’énergie bloquée m’aide à moins ressasser et surtout ne pas stocker en mon corps qui aime bien accumuler.

    En écho à ton article d’octobre, je dois apprendre à encourager motiver davantage mes troupes mais aussi avoir confiance en leur capacité pour se prendre en charge, pour s’ouvrir et donner du meilleur d’eux même pour le bien de tous. Leur faire prendre conscience que maman aussi a besoin de soin malgré tout son dévouement. Du coup je sollicite davantage j’ose dire quand je suis fatiguée que je ne peux pas faire plus.

    Après le blues de cet été, où je ne voyais plus le sens de tout cela, parce que mon cœur me criait de vivre différemment mes relations et mon lien à ma famille, c’était comme l’image d’un bateau où tu rames pour emmener tout le monde vers une belle plage mais je me suis rendue compte que si tu es seule à ramer tu t’épuises inévitablement ou si les autres rament dans le sens inverse ou juste pour leur intérêt du moment, il en est de même. Il me fallait l’adhésion et la prise de conscience de tous si on voulait vivre ou aller dans le même sens.

    Du coup depuis septembre, nous réfléchissons chaque mois tous les 5 petit pas après petit pas sur ce qu’est une relation, ce qu’elle suppose, ce qu’ elle implique, nos actions, nos réactions, notre intention, notre attention, à qui sur quoi, pourquoi et comment réagissons-nous face à une situation vis à vis de l’autre, notre manière d’aimer, de le manifester, formuler les émotions, les besoins et essayer de les atteindre, dire ce qui agace sans accusation ou attaque, pratiquer la bienveillance, la tendresse…

    Je me dis que comprendre, percevoir peut aider à changer les habitudes. Je me dis que c’est nous donner les moyens de faire avec plus de conscience et donc de vivre vraiment, réaliser qu’on peut choisir au lieu de subir, et que selon notre choix les effets ne sont pas les mêmes. Changer mes habitudes, ce que inconsciemment j’ai mis en place ou laissé croire…

    Je sais que cela va demander du temps, de la persévérance, mais je me dis qu’il me faut semer cela, comme ils sont jeunes, ça fera son chemin en eux et qu’ils auront la possibilité de s’en servir plus tard si tel est leur désir. Je me dis que je dois pouvoir aimer et être aimée sans me nier.

    Aujourd’hui, c’est ma motivation pour continuer et c’est ce qui allège mon corps et mon cœur.

    merci à toi et toute mon affection pour passer ce cap. bises.

    • Coucou Perle Noire,
      Merci pour ces nouvelles et ces encouragements. Ton exemple me fait beaucoup de bien et m’inspire: je suis impressionnée par ta capacité à garder ton cap et à trouver des stratégies pour fédérer ta famille autour des valeurs qui te tiennent à cœur. Savoir que tes peines de dos ont pu s’estomper avec l’écoute et l’attention à ton corps me donne aussi beaucoup d’espoir.
      Plein de bises et toute ma gratitude,
      Fanny

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