Parentalité: 3 clés pour ne pas reproduire les maladresses de nos parents

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Personne ne souhaite faire subir à ses enfants les schémas relationnels qui l’ont fait souffrir pendant l’enfance. Il me semble que nous avons tous à cœur d’offrir à nos enfants une éducation qui soit au service de leur épanouissement.

Pourtant, combien de parents se retrouvent dans les mêmes travers que leurs propres parents, en ayant justement cherché à fuir leurs erreurs?

C’est ainsi que Paul, dévalorisé par son père durant toute son enfance, s’était juré que lorsqu’il aurait des enfants, il n’aurait de cesse de les encourager. Devenu père, il s’est trouvé confronté à sa blessure d’enfant: cette fois-ci, c’était son fils Léo qui cherchait le conflit avec lui, lui proposant une relation de compétition et de rivalité continuelle. Paul, réveillé dans ses blessures d’enfant, s’est mis à réagir exactement comme son père: « Mais pour qui tu te prends, tu te crois plus fort que moi… etc… » alors que c’était exactement le contraire de ce qu’il souhaitait.

  • Clé n°1: se former!

Nos parents nous ont proposé, parfois imposé, leur manière de voir le monde et d’être en relation. Nous nous sommes construits avec ces repères, et il n’est pas suffisant de décider avec sa tête de changer de repères pour que cela fonctionne. Aujourd’hui, il existe de nombreux outils pour ancrer en profondeur de nouveaux repères, des repères qui sont en lien avec la vie qui nous habite, et petit à petit changer nos habitudes. Découvrez ici les ateliers que mon amie et collègue Célia Portail et moi-même proposons pour expérimenter ces outils.

Une maman, quelques jours après avoir participé à notre atelier « Présence à soi et communication bienveillante », nous a envoyé ce retour:

« Voici les paroles de mon fils qui n’avait pas connaissance du contenu de ce que j’avais vécu ce week-end là: » maman je trouve que tu es attentive aux besoins des autres en ce moment. Ça m’émeut et me donne envie de faire pareil ». »

  • Clé n°2: se relier!

Nombreux sont les parents qui remettent en cause une éducation coupée de la vie, et qui cherchent à vivre des relations saines avec leurs enfants. Vivre des moments d’échange constructif avec des personnes qui sont dans la même recherche que nous contribue à notre évolution. (Petite mise en garde cependant: il existe aussi des groupes dont l’objet est simplement de s’insurger contre le non respect de l’enfant. Pour ma part je ne crois pas que de jeter la pierre aux personnes qui pratiquent une éducation coupée de la vie contribue à l’évolution de qui que ce soit.)

  • Clé n°3: guérir!

Aussi merveilleuses que soient nos intentions, si nous laissons de côté notre enfant intérieur et ne guérissons pas ses blessures, nos enfants viendront appuyer sur les boutons qui nous font réagir. Non pas qu’ils cherchent à nous nuire, non, ils sont au service de notre évolution. Ils réagissent, de manière inconsciente, aux messages (également inconscients) que leur envoie notre enfant intérieur.

Aussi, lorsque Paul a repris contact avec son enfant intérieur et s’est fait accompagner pour sa guérison, il a pu apaiser sa relation avec Léo, dont le comportement a changé du tout au tout à son égard.

Si vous souhaitez, vous aussi, libérer votre enfant intérieur de ses blessures, n’hésitez pas à me contacter pour un accompagnement.

Vous pouvez aussi télécharger gratuitement ce petit guide pour retrouver votre enfant intérieur!

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à bientôt,
La Fannette

4 Comments

  • C’est un très gros chantier qui mérite bien toute notre attention, accepter que notre mode n’est peut-être pas le plus adapté à l’épanouissement de nos enfants est parfois difficile à accepter.
    Bises,
    Cécile

    • Oui, Cécile, gros chantier qui nous demande de revisiter sans cesse les fondations de notre édifice…
      Bises
      Fanny

  • Bonjour Fanny

    merci pour ce nouveau message.
    Je suis en effet en constante recherche et réflexion sur ma manière de faire et vivre avec mes proches car nous avons chacun nos blessures et nous évoluons.

    Je constate en effet qu’il faut ces 3 clés pour faire différemment; j’en ai pris conscience, j’ai cherché à découvrir d’autres moyens de faire par les livres, les conférences et autres. Choisir les bonnes car il y a profusion. Pour ma part l’indicateur est ce qui fait grandir l’amour.

    le passage à votre atelier du 18-19 février m’a confirmé le besoin de se relier à d’autres pour vivre concrètement ce qui était au niveau de l’intellect. Et guérir ou commencer à guérir pour se libérer, délier afin de pouvoir agir avec les nouvelles intentions.

    Effectivement le chemin sera long car je constate qu’il faut d’abord le vivre soi même avant de pouvoir le vivre avec, ou le faire vivre à ses enfants.
    les vieilles habitudes sont tenaces.

    Mais je peux témoigner que lorsqu’on y arrive, ne serait-ce qu’une journée, c’est génial ce cœur à cœur avec son enfant. Lorsqu’il se sent aimé, on le perçoit et le reste est bien plus facile.

    Alors je me dis que malgré toute l’énergie que cela me demande, je dois réessayer encore et encore car cela en vaut vraiment la peine.

    merci Fanny pour ton blog.

    • Merci Perlenoire pour ce témoignage!
      Je suis touchée par ton intention et ta détermination de partager l’amour quels que soient les obstacles.
      Et j’espère que tu mesures tout ce que tu as déjà transmis à tes enfants, et dont j’ai eu un aperçu lors de notre dernière conférence lorsque ton fils a pris la parole avec autant de clarté et de pertinence!
      Belle suite à toi,
      Fanny

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