8 étapes pour prendre un temps pour s’écouter

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Lorsque quelque chose nous chiffonne, nous agace, ou pire, nous met hors de nous… souvent nous ne souhaitons qu’une chose: faire disparaître ce que nous identifions comme la cause de nos tourments.

Alors, nous allons passer une énergie folle à mettre en place des actions comme…

  • Faire obéir nos enfants et tout de suite
  • Perdre 3 kgs tout de suite à grand renforts de régimes inhumains
  • Tout ranger, et tout de suite
  • Prouver à l’autre qu’il a tort et que nous avons raison
  • Et que sais-je encore…

 

Malheureusement, les actions que nous mettons en place en réaction immédiate à notre problème sont le plus souvent énergivores et inefficaces.

La première chose à faire est pourtant on ne peut plus simple:

nous sommes hors de nous… revenons en nous !

Si c’est si simple, alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Tout simplement parce que si nous faisons cela, nous allons nous mettre au contact de nos émotions désagréables. Nous allons accepter de lâcher le contrôle. Et notre mental déteste ça. Il a pour mission de nous protéger de tout ce qui est désagréable. Si nous voulons nous recentrer, nous allons devoir mettre notre mental de côté.

Comment revenir en soi lorsqu’on est complètement sous tension ?

Ce n’est pas très compliqué. Il suffit de faire ce petit exercice (plus vous allez le faire, moins il vous faudra de temps pour vous relier à vous-même. Petit à petit, cela deviendra un automatisme)

1. Respirez. Concentrez-vous sur l’air qui passe par vos narines, puis imaginez que cet air emplit votre ventre.

2. Restez centré sur vos sensations physiques, sans chercher à modifier quoi que ce soit. Votre ventre est noué ? Ressentez ce nœud. Respirez ce nœud. Ne cherchez pas à agir dessus. Le simple fait de l’accueillir contribue à le dissiper.

3. Accueillez vos émotions. Ressentez-les physiquement. Une tristesse est là ? Comment se manifeste-t-elle physiquement ? Ressentez. Ne l’alimentez pas avec des pensées. Ressentez-la simplement, respirez-la. Sentez comme elle devient douce et presque agréable à sentir.

4. Laissez passer les pensées. N’essayez pas de vous raisonner ou d’argumenter. Regardez vos pensées comme s’il s’agissait de voitures qui passent au loin sur l’autoroute. Restez centré sur vos sensations physiques. Si votre mental insiste et devient envahissant, parlez-lui: « Je sais que tu es là, que tu cherches à me protéger de la souffrance, et je te remercie. Pour l’instant, peux-tu rester de côté, le temps que je m’accueille pleinement ? »

5. Laissez monter la suite de la phrase : « En cet instant, ce dont j’ai le plus besoin, c’est de………….. » Laissez venir le mot. (considération ? apaisement ? sérénité ? confiance ? Laissez venir le besoin qui se manifeste)

6. Lorsqu’un besoin s’est manifesté, posez la main sur votre ventre en visualisant que vous diffusez les bienfaits de ce mot à l’intérieur de vous. Respirez ce mot.

7. Quand vous vous sentez complètement apaisé, laissez venir à vous l’action juste: « Maintenant, je vais……………. »

8. Reliez-vous à votre corps, et vérifiez: comment je me sens avec cette action? si vous sentez une tension ou une sensation désagréable, c’est que votre mental a repris les commandes et qu’il tente de vous diriger avec exigence. Dans ce cas, reprenez l’exercice à partir du point 4.

Si vous sentez de la légèreté, de la fluidité dans votre corps, c’est que vous avez trouvé l’action juste. Vous êtes prêt à vous remettre en action, à partir d’un endroit juste et centré de vous-même.

Bien entendu, dans certains cas, le passage à l’action immédiat est absolument nécessaire. Dans ces cas-là, ce qui va nous guider est ce que j’appelle notre héros intérieur, qui monopolise en un instant tout le meilleur de nous-même pour le mettre au service d’une cause vitale. L’exercice qui précède n’est pas inutile pour ce héros. Car chaque fois que nous ferons l’exercice, nous ancrerons des ressources dans  lesquelles il pourra puiser de manière immédiate et efficace.

Est-ce que vous connaissez d’autres techniques pour revenir à soi ?

N’hésitez pas à les partager en commentaire !

A bientôt,

La Fannette

4 Comments

  • Coucou La Fannette!
    Oui je pense à quelque chose que j’ai entendu lors du sommet de la sexualité : La méthode FETM
    1 – C’est où dans mon corps?
    2- C’est quoi ? (image, exemple : un objet)
    3 – De quoi cette chose a besoin?
    4 – Comment je me sens avec ça?

    J’ai trouvé ça pas mal ! A bientôt !

    • Super, merci Cécile, c’est un peu le même cheminement, mais l’avantage, c’est que c’est une version qui « tient dans la poche ! » Et j’aime bien le fait de poser une image sur ce qui se manifeste.
      Merci tout plein,
      à bientôt
      La Fannette

  • Intéressant et primordial ce retour à soi !Intéressant parce qu’il est si simple, si pratique ( on peut le faire en toute circonstance ) et apporte tellement quand tout semble ligué contre nous : oui, alors, retrouvons nous, ne faisons qu’un, c’est un plus !
    Je connais une façon de retourner à soi : je commence par respirer consciemment par le ventre si possible expirer par la bouche, plusieurs fois, profondément mais de façon naturelle quand même.
    Après, si je peux (pas dans un lieu public par ex. ) je tape , en position assise, mes pieds par terre, genre » enfant qui trépigne » .
    Ensuite, toujours assise, je porte mon attention sur chacun de mes appuis : les pieds, bien sentir sur chaque partie du pied, les cuisses, les fesses, le dos sur la chaise, peut-être les épaules, derrière la tête,…tout cela en prenant bien conscience de ma pesanteur. Pour le reste, tu l’as très bien dit.
    Bises à tous

    • Merci Bérangère, j’adore ton astuce, surtout le trépignement: j’ai essayé, je trouve que ça ressource en énergie, et mon enfant intérieure s’est bien défoulée! Très efficace en tout cas pour se recentrer!
      Bises,
      La Fannette

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