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Matrices: le dézoom

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Suite au podcast de mon amie Isabelle Padovani sur les 3 matrices (pour l’écouter, c’est par là), et à la dernière vidéo d’Alice de la chaîne Pourquoi pas? (pour la voir, c’est par là), j’ai envie de vous partager:

  • ce que ces deux visions ont éclairé chez moi, et comment elles se complètent merveilleusement
  •  quelques astuces pour demeurer dans la conscience de ces « contenants » que sont les matrices
  • des idées pour ne pas se laisser piéger dans ces matrices

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Les petits jeux de l’ego: 5- jouer des rôles

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Nous l’avons vu dans le deuxième article sur les petits jeux de l’ego: ce dernier adore poser des étiquettes sur les autres.

Le petit jeu que nous allons explorer aujourd’hui est une réaction de l’ego à ces étiquettes: que quelqu’un pose une étiquette sur moi,  si je ne prends pas mes distances avec mon ego, il n’aura de cesse de me convaincre que je suis  réellement ce que l’on a dit sur moi, et il me conduira à jouer le rôle que l’on m’a attribué, ou au contraire à m’en défendre avec virulence.

Si un enfant s’entend qualifier de « méchant » à longueur de journée, il se déconnectera de sa bienveillance naturelle, et il entrera dans le rôle du méchant, car l’ego croit ce qu’on lui dit.

Si un enfant s’entend qualifier de « gentil » à longueur de journée, il se mettra une pression incroyable pour tenir son rôle de gentil, au risque de ne pas se respecter.

Vous l’aurez compris, coller des étiquettes encourage le jeu des rôles, et une relation de cœur à cœur peut vite devenir une relation d’ego à ego.

Pour sortir de ce petit jeu, c’est à la fois très simple, et très difficile.

Je trouve que c’est difficile,

  • … parce que la plupart d’entre nous, durant l’enfance,  avons été encouragés dans ces jeux, où le jugement et les étiquettes tenaient une place importante. Ils faisaient partie de notre langage courant, et nous avions l’habitude d’en recevoir notre lot quotidien. Nous avons passé beaucoup de temps et d’énergie à prouver que nous étions comme ceci ou comme cela, ou à nous défendre d’être ceci ou cela. Les blessures que nous en gardons, tant qu’elles restent tapies dans l’inconscient, peuvent à tout moment prendre les rênes de notre ego et nous entraîner dans ses petits jeux.

 

  • … car on n’en sort pas une fois pour toutes: je vois des personnes qui ont beaucoup travaillé sur elles-mêmes, qui transmettent des clés importantes sur la relation authentique à soi et au monde, et qui tombent tout de même régulièrement dans le piège de croire ce que leur dit leur bande de fans: « tu es formidable, qu’est-ce que j’aimerais avoir ta sagesse, tu es tellement ceci, tu es tellement cela. » A force d’entendre ce genre de discours, certains croient qu’ils sont formidables, et sages, et ceci et cela. Alors, ils agissent parfois à partir de cette croyance, s’évertuent à être fidèles à leur réputation, et ont de la difficulté à se remettre en cause: « puisque tant de gens me font confiance, j’ai forcément raison. J’ai guéri toutes mes blessures, mon ego n’a plus de prise sur moi. » Ce genre de croyance favorise la prise de pouvoir de l’ego de manière inconsciente, et met à mal la cohérence de l’enseignement proposé par ces formateurs.

 

Mais enfin, me direz-vous, comment fait-on alors, si on ne peut plus dire à son enfant qu’il est gentil, ou à son thérapeute qu’il est formidable, au risque de mettre en place une relation d’ego à ego…?

C’est là que ça devient simple… grâce à ces 5 clés

  • Si, au lieu de parler de l’autre, je parle de moi, de ce qui est satisfait ou non par son comportement, je ne risque pas de lui proposer un rôle dans lequel s’enfermer.

Par exemple, « J’aime ton enseignement parce que je peux m’appuyer dessus pour progresser, cela m’inspire beaucoup », au lieu de « tu es formidable », ou bien « j’ai vraiment apprécié que tu t’occupes tout seul pendant que je téléphonais, ça m’a permis de discuter tranquillement avec mon amie », plutôt que « tu es gentil ».

  • Prendre du recul régulièrement pour essayer de vérifier quelle part de nous est en train d’agir ou de s’exprimer permet de cultiver vis à vis de soi-même une distance bienveillante et d’accueillir son ego sans lui donner le pouvoir.

Exemple: quand j’exige de mon ami qu’il me fasse des excuses pour m’avoir parlé d’une manière acerbe, quelle part de moi s’exprime? est-ce une part blessée, brandie par mon ego? est-ce une part reliée à mon besoin de respect, bien ancrée, bien assise dans l’ici et maintenant?

  • Cette distance permet aussi d’accueillir ses blessures, et de les transformer au fur et à mesure de leur émergence, leur évitant ainsi de se manifester de manière inconsciente à travers notre ego.

 

  • Le jeu de l’ego se joue à plusieurs: si une personne dominée par son ego nous propose un petit jeu, on n’est pas obligé d’entrer dans le cercle infernal: on peut choisir de rester centré au niveau du cœur.

Pour ma part, j’utilise une astuce qui fonctionne assez bien (en tout cas pour moi): lorsque je vois une personne aux prises avec son ego, et qu’elle me propose un petit jeu (vouloir avoir raison, me coller une étiquette, etc…), je la visualise comme un petit bout de chou blessé. Cela me permet de prendre de la distance et de ne pas laisser mon petit bout de chou blessé jouer avec lui aux jeux de l’ego.

  • De nombreux philosophes, formateurs, thérapeutes ont exploré cette question et les différentes manières de contrer le pouvoir de l’ego. Regarder des vidéos inspirantes ou lire des livres sur le sujet peut stimuler d’importantes prises de conscience.

Le dernier livre que j’ai lu sur la question, et qui m’a énormément appris (et plu!) est le dernier roman de Laurent Gounelle, intitulé ET TU TROUVERAS LE TRÉSOR QUI DORT EN TOI. La question de l’ego y est abordée de manière romancée, à travers les recherches d’une femme, Alice, qui se plonge dans l’univers de la spiritualité et découvre un véritable trésor. La lecture est aussi fluide et facile que le propos est profond, éclairant et apprenant: une véritable mine de sagesse !

(Si vous passez par mon lien pour vous le procurer, vous contribuerez au fonctionnement de ce blog!)

N’hésitez pas à partager en commentaire vos réactions à cet article!

à bientôt,

La Fannette

10 croyances qui tuent l’amour

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Je suis un peu remontée quand je lis des listes de « tue l’amour » dans le genre « porter des socquettes qui font des marques aux mollets » ou « se curer les dents à la fin du repas« . Tout ça est absolument insignifiant, j’en suis la preuve vivante puisque ma relation de couple résiste à mes frasques « anti glamour » depuis plus de vingt ans.

Trêve de plaisanterie… pour moi, le véritable « tue l’amour » est beaucoup plus sournois qu’un petit bout de salade coincé entre les dents. Et plus tenace, aussi. Il consiste en une croyance, le plus souvent ancrée depuis l’enfance, qui joue le rôle de lunettes déformantes, et transforme l’élu de notre cœur en boulet, ou en monstre, ou en débile profond, ou en dieu infaillible, selon les cas.  En tout cas, le danger de ce genre de croyance réside dans le fait que l’on projette sur l’autre quelque chose qui nous appartient en propre: notre croyance. Cette dernière peut aussi s’appliquer à notre manière de voir l’amour, ou la vie conjugale.

Voici un petit tour d’horizon (non exhaustif) des croyances « tue l’amour », agrémentées de suggestions:

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