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3 pistes pour libérer notre élan créateur

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Bonjour tout le monde!

Je viens vous partager une fois de plus un point de vue, un éclairage qui toujours est coloré par mon filtre, et donc à prendre avec les pincettes qui sont de mise, face à toute information…

J’aimerais vous parler aujourd’hui d’élan créateur. 

L’élan créateur n’est pas l’apanage des artistes. Il circule en chacun-e de nous, et si parfois on a l’impression d’en être privé-e, c’est juste que nous avons savamment bâti de bonnes digues pour le brider.

Pour libérer notre élan créateur de ces digues, voici trois pistes:

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Fév 18, 2018 - parentalité    2 Comments

5 points pour aider nos enfants à apprendre

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Imaginez que vous êtes en train d’écouter une émission de radio sur un sujet qui vous passionne. Tout à coup, quelqu’un vous dit:

« Attention, écoute bien, car tu seras interrogé sur ce sujet »

Pensez-vous que vous allez ensuite écouter votre émission avec autant de plaisir qu’auparavant, et que vous allez en retenir le contenu?

Cet exemple nous permet de mesurer la pression que l’on met à nos enfants ou à nos élèves lorsqu’au cours d’un apprentissage nous attirons leur attention sur une future évaluation.

Cette pression déconnecte l’enfant/élève/étudiant du plaisir d’apprendre, et réduit ses chances de réussir. Car un mental sous pression n’est pas disponible pour recevoir des informations: une grande partie de son énergie est consacrée à gérer la panique.

En fait, le plaisir (auquel j’associe l’enthousiasme et la curiosité) est le principal moteur de l’apprentissage, et la pression un frein.

De plus, l’apprentissage relié au plaisir se fait plus en profondeur et la mémorisation à long terme est réelle, alors qu’une leçon apprise sous l’emprise de la pression ne restera mémorisée qu’en surface. Tout simplement parce que le sens de l’apprentissage est dévié: si j’apprends pour avoir une bonne note à mon évaluation, mon cerveau n’a absolument aucune raison de garder en mémoire des informations qui seront considérées comme désormais inutiles une fois l’évaluation passée. Par contre, si j’apprends dans le plaisir, mon cerveau, en bon épicurien, gardera précieusement dans un tiroir accessible les informations qui m’auront procuré du bien-être.

 

Pour que l’apprentissage soit un plaisir pour nos enfants,

voici quelques pistes:

1- Identifier nos blessures par rapport aux apprentissages, et en prendre la responsabilité

  • Si je suis constamment inquiète par rapport à la scolarité de mes enfants, je risque de faire du moment des devoirs une épreuve pour eux et pour moi. Pour éviter cela, je peux guérir mes blessures liées à la scolarité avec mon thérapeute préféré.

 

  • Parfois, les blessures liées à l’école se manifestent de la manière inverse: l’enfant s’inquiète pour ses devoirs, et demande du soutien, et le parent répond: « mais qu’est-ce qu’on s’en fiche des devoirs, c’est pas important, laisse tomber! » Cette attitude rebelle par rapport à l’école provient elle aussi d’une blessure et n’est pas au service de l’enfant, qui est soucieux de ses progrès.

 

2- Avoir une attitude positive et curieuse face aux apprentissages

  • Jusqu’à ce qu’ils atteignent un certain âge, nous sommes des exemples pour nos enfants. Si nous gardons enthousiasme et curiosité face au défi que représente un nouvel apprentissage, nous donnons une chance à nos enfants d’être inspirés par notre attitude.

Par exemple, si dans le cadre de mon travail je dois apprendre l’anglais, et que mon enfant m’entend dire: « Oh là là, comment je vais faire, apprendre l’anglais, à mon âge, non mais tu imagines, je vais pas y arriver! », il y a peu de chances pour qu’il intègre qu’apprendre une nouvelle langue est follement enthousiasmant.

  • Pour ce qui est de leurs propres défis, nous pouvons les encourager et leur insuffler notre enthousiasme.

« Les multiplications à deux chiffres? J’adore! Tu peux me montrer quelle méthode tu as apprise? »

 

3- Jouer!

Chaque leçon peut être l’occasion de débrider notre créativité. Les mots deviennent vivants, on peut inviter l’enfant à les intégrer dans des dessins pour en retenir l’orthographe, la géographie s’apprend dans l’espace, les multiplications s’apprennent avec une petite chanson, etc…

 

4- Relativiser l’importance des notes

Lorsque notre enfant nous fait signer un devoir, si nous regardons juste la note, nous lui donnons un pouvoir qu’elle ne devrait pas avoir: celui d’apporter une valeur au travail effectué.

Prendre le temps de lire le devoir, de regarder avec l’enfant en premier lieu toutes les réponses exactes et de les valoriser (surtout si l’enseignant s’est focalisé sur ce qui ne va pas), puis les points à améliorer, vérifier s’il a compris ses erreurs, donnera du sens à ce moment.

Et si, affectés par une mauvaise note de notre enfant, nous sommes tentés de lui mettre la pression, nous pouvons revenir au premier point!

 

5- Avoir confiance

  • Je vois parfois des parents qui saisissent la moindre occasion d’apprendre quelque chose à leurs enfants, considérant que toute expérience doit être rentabilisée d’une manière pédagogique :

-Maman, il neige!

-Oh, super! Tu sais que pour que la neige se forme, trois conditions doivent être réunies, qui sont: 1) des températures proches de 0°, 2) La présence de vapeur d’eau, 3) La présence de minuscules particules volatiles! tu as bien compris?

  • J’ai aussi parfois entendu des spécialistes dénigrer certains jeux, considérés comme moins stimulants pour le cerveau que d’autres

Ah, elle joue aux playmobils? Vous devriez plutôt lui acheter des légos car ils permettent à l’imagination de s’exprimer davantage.

Ces deux attitudes dénotent pour moi d’un manque de confiance en la capacité de l’enfant d’expérimenter le monde à son rythme et à sa manière, et d’une volonté, quelque part de « le forger » selon nos propres critères.

D’autre part, si les temps de jeu sont eux aussi soumis à un souci de résultat, la détente et le repos qu’ils sont censés nous apporter deviennent caduques.

Bien entendu, je ne prône pas de laisser l’enfant jouer aux jeux vidéos à volonté parce que c’est cela qui l’attire le plus… Ces jeux ont à mon avis un statut particulier qui mérite qu’on s’y arrête plus longuement lors d’un prochain article.

Cet article vous a-t-il appris quelque chose? Avez-vous autre chose à nous apprendre sur ce sujet? N’hésitez pas à laisser un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

 

Fév 11, 2017 - expérience    2 Comments

Dialogue avec mon ((très) futur) arrière-petit-fils

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-Nanette ?

-Oui mon chéri ?

-Louna elle dit qu’avant, il y a très longtemps, on n’avait de l’argent que si on travaillait. Hein c’est pas vrai ?

-Si, c’est vrai.

-Mais non, Nanette, c’est pas possible ! Ça voudrait dire que si on voulait s’arrêter de travailler un an ou deux pour voyager, ou pour écrire un livre, ou pour apprendre de nouvelles choses, on gagnait rien, pas de sous, on pouvait pas s’acheter à manger ?

-C’est ça. Bon, il y avait des aides. Mais pour bénéficier des aides, il fallait prouver qu’on n’était pas capable de travailler, ou bien qu’on cherchait activement du travail. Souvent, les personnes qui gagnaient de l’argent sans travailler étaient mal vues. On cherchait à les faire culpabiliser.

-Mais Nanette, c’est pas possible ! C’est pas juste! Ça veut dire que les gens, ils travaillaient parce qu’ils étaient obligés de le faire !

-Pour beaucoup, oui.

-Mais ça veut dire qu’ils travaillaient pas pour le plaisir ? Ils travaillaient pour gagner de l’argent pour pouvoir manger, payer leur loyer, et tout ?

-Oui. Ça te choque ?

-Je peux même pas le croire. Ça me fait un truc dans le ventre, tu peux pas savoir.

-Si, mon chéri. Je crois que je sais ce que tu ressens : une boule dans le ventre, une peur, une sorte d’insécurité qui te prend parfois quand tu te laisses aller à des idées effrayantes comme : et si je perdais mon travail ?

-En fait, si on n’avait pas de travail, la peur arrivait, c’était une peur… comment dire… une peur de survie ! Ça c’est une grosse peur !

-Oui, tu as tout compris, mon grand. Cette grosse peur nous faisait parfois faire de grosses bêtises, comme de faire un travail qui nous rapportait des sous mais aucun plaisir, et qui petit à petit nous rendait maussades, parfois même malades.

-Mais c’est pas juste ! Parce que si tu arrêtais un travail qui te rendait malheureuse, tu avais peur de plus rien avoir !

-Oui, c’était plus difficile qu’aujourd’hui de quitter un travail. Mais on le faisait quand même ; on s’efforçait d’avoir confiance en la vie, et quand on avait confiance, souvent, on trouvait autre chose, de plus épanouissant. Mais ça, c’était quand on avait réussi à calmer ses grosses peurs.

-Alors les gens qui n’arrivaient pas à calmer leur peur, on pouvait leur faire faire tout ce qu’on voulait…

-Oui, la peur était un levier très puissant à cette époque. Il y avait une sorte de chantage : si tu n’étais pas content de ton travail, tu n’avais qu’à partir, d’autres seraient contents de prendre ta place. Si tu n’étais pas satisfait de ton salaire, même chose. On faisait croire aux gens que sans leur travail, ils n’étaient rien. Alors beaucoup étaient prêts à tout pour conserver leur poste. Parfois, ils allaient jusqu’au burn-out.

-C’est quoi le beurre naoute ?

-C’était une maladie liée au travail : quand une personne faisait tout ce qu’elle pouvait pour bien travailler, et qu’on lui disait que ce n’était pas suffisant, et qu’elle le croyait, et qu’elle finissait par dépasser ses limites pendant trop longtemps… elle craquait.

-Mais c’est pas croyable. Et de travailler pour l’argent, d’avoir peur de perdre son travail, de le faire sans plaisir, et tout, c’était un truc normal ?

-Oui, pour beaucoup d’entre nous, ça paraissait normal. On parlait du chômage aux enfants, dès le collège, on leur disait que s’ils ne travaillaient pas bien, ils ne trouveraient pas de travail intéressant.

-Tu veux dire que les enfants, ils travaillaient à l’école non pas pour le plaisir d’apprendre, mais parce qu’ils avaient peur, eux aussi ? Ils avaient peur de ne pas trouver du travail quand ils seraient adultes ?

-En gros, oui. Dès l’enfance, on pensait au chômage.

-C’est quoi en fait, le chaud mage ?

-Être au chômage, c’était ne pas avoir de travail. Comme le travail était une source de revenus, on se le disputait, il n’y en avait pas pour tout le monde. Depuis que le revenu universel est arrivé, le travail est mieux réparti, et c’est devenu un choix, non plus une obligation vitale ; on ne parle plus de chômage, maintenant.

-Mais du coup, s’il fallait travailler tout le temps pour se nourrir, on n’avait pas le temps de faire du bénévolat, de la coopération, du woofing, et tout ?

-Si, certains en faisaient, mais pour la plupart, c’étaient les jeunes qui n’avaient pas encore fondé de famille, ou bien les retraités. Mais cela n’avait rien à voir avec aujourd’hui : je vois bien que maintenant, les activités solidaires ont beaucoup plus d’importance dans la vie des gens. La valeur coopération a remplacé la valeur travail.

-Mais Nanette, comment vous avez réussi à changer les choses, les vieux de ton époque et toi ?

-Entre la peur et la confiance, petit à petit, on a été une majorité à choisir la confiance. Et puis, on a eu un choix collectif à faire : des élections. D’un côté, on avait quelqu’un qui nous proposait de continuer à avoir peur : peur de manquer, peur des autres, peur de partager… de l’autre, un candidat nous invitait à lâcher nos défenses, à avoir confiance en nos ressources intérieures, en notre créativité, en l’autre, en la vie. Et on a fait le bon choix.

-Tu sais quoi ? Je suis bien content que vous ayez changé les choses. Je te remercie. Et je remercie tous les vieux de ton époque, aussi. Tu leur diras ?

-Promis.