Tagged with " connexion à la vie"

Les petits jeux de l’ego: 3- tout contrôler

race-car-driver-1386212_1920

L’ego se construit  à partir de nos expériences. Les expériences malheureuses sont la base de cette construction, et l’ego n’aura de cesse de nous protéger de leur récurrence. Pour cela, son outil de prédilection est le contrôle.

Voici 7 exemples de ce contrôle exercé par l’ego, et des suggestions pour le réduire.

  • « Je ne prendrai une décision que lorsque je serai sûr et certain de ne pas me tromper »

Si nous laissons notre ego diriger notre vie, il est fort probable qu’il ne nous mènera pas loin, car la plupart du temps, l’ego ne nous laisse prendre une décision que lorsqu’il voit précisément et de manière sûre l’avenir se dérouler devant lui.

Pour éviter de laisser l’ego nous immobiliser, il s’agit de bien comprendre qu’aucune décision ne peut être prise en toute connaissance de cause. Les imprévus existeront toujours, par conséquent il est inutile de voir l’avenir se dérouler devant soi, comme un tapis, avant de s’y engager. Ce sont nos pas qui créent l’avenir.

Pour ancrer en soi le sentiment de sécurité avant de prendre une décision, rien de tel que de se remémorer tous les moments où nous nous sommes engagés sans avoir d’idée précise de ce qui nous attendait. (Pour ma part, j’aime me rappeler que j’ai fait des enfants, avant de savoir comment on fait pour être une mère…)

  • « Ma devise: on ne sait jamais: je vérifie plusieurs fois que les portes, le gaz, le portail sont fermés, je téléphone pour confirmer un rendez-vous qui a déjà été confirmé, je demande mon chemin même si je le connais déjà, je stresse pour un examen dont je connais le programme sur le bout des doigts. »

La difficulté, pour l’ego, c’est de faire confiance. Je SAIS que j’ai fermé la porte. Je me souviens l’avoir fait, je me vois encore en train de le faire. Mais rien à faire, l’ego me pousse à aller vérifier… cela peut finir par devenir maladif !

Pour surmonter ces manies, le remède qui me paraît le plus approprié est d’installer un programme appelé « confiance » dans notre disque dur cérébral. En attendant un article bien fouillé sur le sujet, vous pouvez lire/relire celui-ci, qui est déjà pas mal!

  • « Je surveille les faits et gestes de mes enfants, de mes parents, de mes collègues, et je vérifie toujours derrière eux s’ils ont accompli ce que je leur ai demandé de la bonne manière (c’est à dire, ma manière à moi) »

Si j’agis de cette façon, non seulement je ne serai jamais rassuré (parce que si je suis la seule à savoir faire les choses, je ne peux pas être partout à la fois), mais en plus je vais tellement brider puis agacer mon entourage qu’il y a des chances pour qu’on agisse dans mon dos, sans tenir compte de mon opinion. J’arriverai donc au résultat inverse à celui exigé par mon ego… Autant me faire une raison: il n’y a pas qu’une manière de faire les choses, et les personnes avec lesquelles j’interagis ont toutes des capacités que je n’ai pas.

Pour aller plus loin dans la confiance, je peux me remémorer tous les moments où j’ai accepté de coopérer sans tout contrôler, et où finalement tout s’est bien passé!

  • « Pour moi, dans une relation, il est plus important d’être sur la même longueur d’ondes d’un point de vue intellectuel (avoir les mêmes goûts, les mêmes opinions politiques, les mêmes préoccupations…) que de se rejoindre au niveau du cœur (sentir qu’on est bien ensemble, tout simplement). Si mes proches s’avisent de penser différemment de moi, je leur fais bien sentir qu’ils ne sont pas conformes. »

L’ego aime classer, évaluer, étiqueter: « il y a des choses qui se font et des choses qui  ne se font pas. » « Les personnes qui …. sont des….. »

C’est ainsi qu’étant adolescente, je suis passée à côté d’une amourette avec un garçon très beau et très gentil et qui m’attirait beaucoup. Pourquoi? Parce qu’il était d’une famille bourgeoise, de droite, bref, impossible de sortir avec lui!

Écouter son cœur le plus souvent possible permet de développer une autre manière d’être en lien, et d’ouvrir son esprit à la nouveauté. Plus on musclera cette écoute, moins l’ego n’aura d’influence sur nos choix relationnels.

  • « Je ne supporte pas qu’on me désobéisse. Lorsque mes enfants le font et que je perds patience, ce sont eux les responsables, car ils m’ont poussé à bout. »

L’exercice le plus difficile pour l’ego, c’est de se confronter aux enfants. Ces derniers sont reliés à la vie, à la spontanéité de l’instant, à l’intuition, bref, à tout ce qui terrorise l’ego ! Pour éviter de perdre patience dès qu’ils ébullitionnent, voici un petit exercice: regardez-les se débrouiller pendant quelques minutes. Observez attentivement leurs acrobaties, écoutez leurs cris comme si vous étiez devant un bon film. Et retenez-vous d’intervenir à la moindre anicroche! Petit à petit, vous élargirez votre champ de confiance.

  • « Si j’échoue, je repasse dans ma tête à n’en plus finir le scénario de ce que j’aurais dû faire, et je me maudis »

C’est une grande spécialité de l’ego que de refuser la réalité telle qu’elle est. Le problème, c’est que se repasser en boucle le film tel qu’il aurait dû se dérouler n’a aucun impact sur la réalité (si ce n’est de nous paralyser).

La phrase magique pour s’en sortir: « C’est ainsi que ça s’est passé. Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? Et maintenant, que puis-je faire pour arranger les choses? »

  • « Je regrette le passé et anticipe l’avenir. Je ne suis jamais connecté à l’instant présent. Par conséquent, je suis stressé et angoissé la plupart du temps. »

Quand on se laisse dominer par notre ego, on ne peut plus connecter le plaisir de vivre: celui-ci se vit au présent. On est sans cesse la proie de la culpabilité ou des préoccupations.

Pour sortir de ce système,  il suffit de multiplier les pratiques de connexion à soi et à la vie, comme la danse, la méditation, la lecture inspirante… bref, réserver un moment de la journée à se faire plaisir, uniquement!

Je vous souhaite donc de vous faire plaisir à souhait !

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

à bientôt,

La Fannette

 

 

 

 

Faire des efforts… pour ou contre ?

man-1245658_1920(1)

J’ai entendu des avis très partagés sur « l’effort ». Certains vous diront: hors de question de faire des efforts, tout doit être fait avec plaisir! D’autres rétorqueront: sans effort, on n’arrive à rien!

Ayant expérimenté plusieurs formes d’efforts, j’ai envie de vous donner ma position sur cette question…

Je divise les efforts en deux catégories:

-ceux qui sont au service de l’épanouissement global de l’être,

-et ceux qui au contraire contribuent à nous enfermer dans des schémas qui nous tirent vers le bas.

Je les appellerai donc les efforts POUR la vie et les efforts CONTRE la vie.

  • Je fais un effort contre la vie lorsque je me force à faire quelque chose à partir d’une peur.

 

Par exemple:

-Kalie n’a aucune envie d’aller au mariage de Mélody. Elle aimerait rester seule ce weekend. Mais si elle n’y va pas, que va-t-on penser d’elle ? Elle pense qu’elle doit y aller, elle va se forcer même si elle sent bien que ce faisant elle ne se respecte absolument pas.

-Charles n’aime pas son job. Il ne prend aucun plaisir à faire son travail. Tous les matins, se lever pour aller travailler lui demande un effort phénoménal. Il le fait pourtant, car il craint de manquer d’argent, il craint de ne pas trouver un autre emploi, il craint qu’on dise de lui qu’il veut le beurre et l’argent du beurre, etc…

-Bernard est en surpoids. Régulièrement, il se met au régime, car il a peur qu’on se moque de lui à cause de son gros ventre. Lorsqu’il prévoit d’aller à une fête, il se met au régime quinze jours avant pour avoir l’air présentable le jour J. Ensuite, il se remet à manger comme quatre, jusqu’à l’invitation suivante.

De plus en plus, j’essaye d’éradiquer de ma vie ce type d’efforts, qui en fait desservent les besoins qu’ils prétendent combler:

-Kalie a besoin de reconnaissance et d’amour, c’est ce qui la pousse à aller à ce mariage (que va-t-on penser d’elle=peur de ne pas être aimée, reconnue), mais reconnaît-elle ses besoins? fait-elle preuve d’amour envers elle en s’infligeant cela?

-Charles aspire à de la stabilité, de la sécurité, et de la reconnaissance. Il satisfait ces besoins en apparence: il jouit d’un confort matériel notoire. Mais il ne parvient pas à en profiter, puisque ce confort dépend de son job. Du jour au lendemain, il peut tout perdre: il est perpétuellement inquiet.

-Bernard aspire à être aimé. Il veut se sentir accepté, accueilli parmi ses amis. Mais… s’accepte-t-il? s’accueille -t-il tel qu’il est? Non, puisque pour lui, l’amour qu’il reçoit dépend de son aspect physique.

Ces efforts, nous les faisons envers et contre nous-mêmes, pour ne pas avoir à prendre le risque d’assumer pleinement qui nous sommes.

  • Je fais un effort pour la vie lorsque je me force à faire quelque chose à partir d’un élan, d’une inspiration, d’une intuition.

 

Par exemple:

–Lors d’une réunion de l’association des parents d’élèves, plusieurs personnes ont proposé à Tiphaine de prendre le poste de présidente de l’association. Tiphaine sent que ce serait juste pour elle, et que ça l’aiderait à évoluer sur plusieurs plans. Mais une part d’elle n’a pas envie, car elle a besoin de confort et de tranquillité. Elle ne veut pas quitter sa bulle. Comme elle sent que c’est juste, Tiphaine accepte le poste, tout en étant consciente que cela lui demande un réel effort.

–J’ai posé l’intention claire de finir un livre avant l’automne. Régulièrement, je suis réveillée à cinq heures du matin par un événement quelconque: le chien qui aboie, ma fille qui fait un cauchemar, etc. Parfois, je me lève, et j’écris, car je me sens invitée à agir dans le sens de mon intention de cette manière. Cela me demande un effort, et en même temps j’éprouve de la gratitude d’être soutenue dans mon projet.

Ce type d’effort m’aide à sortir de ma zone de confort pour devenir une meilleure version de moi-même.

 

  • Comment différencier un effort contre la vie, d’un effort pour la vie?

 

-Souvent, lorsque l’on fait un effort contre la vie, on ne ressent ensuite aucune fierté, aucun plaisir. Notre attention sera plutôt focalisée sur l’extérieur, par une grande demande de reconnaissance:

Après tout ce que j’ai fait, je pourrais quand même recevoir un merci!

Souvent, nous ressentirons de l’amertume car au fond de nous, nous sentons que nous ne nous sommes pas respecté.

Si nous décidons de ne pas faire cet effort, nous ressentons un soulagement.

-Un effort pour la vie demande une grande motivation, une grande énergie, et parfois nous oblige à réellement nous dépasser. Quand nous l’avons fait, nous éprouvons de la gratitude envers nous-même: nous ne cherchons pas de reconnaissance extérieure. De plus, nous ressentons avec plaisir une intense connexion à la vie.

Qu’est-ce que j’ai bien fait de me bouger pour venir à cette fête!

Si nous décidons de ne pas faire cet effort, nous avons l’impression d’être passé à côté d’une occasion d’avancer.

 

Est-ce que cette différenciation vous parle? Quels sont les efforts pour la vie que vous vous félicitez d’avoir faits? Laissez vos témoignages en commentaire!

à bientôt,

La Fannette