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Avr 17, 2025 - CNV, parentalité    No Comments

âge du non: 3 pistes!

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« L’age du non », la « phase d’opposition », qui survient généralement un peu avant les 2 ans de l’enfant, a fait couler beaucoup d’encre. On nous explique qu’il s’agit d’une période importante, puisque l’enfant prend conscience de son individualité, et de sa capacité à faire des choix, et qu’il est primordial pour l’enfant de se sentir écouté et en même temps cadré par ses parents.

Je ne remets pas en cause ce point de vue.

Ceci dit…

J’ai dernièrement travaillé sur la notion de consentement, dans le cadre d’un spectacle. Il m’est alors venu comme une évidence que l’âge du non est en fait l’âge de l’apprentissage du consentement.

En effet, on peut constater que la plupart du temps, l’enfant exprime sa désapprobation pour des enjeux qui concernent directement son intégrité physique. Les choix qu’il revendique concernent la plupart du temps sa relation à son corps: son habillement, les contacts avec les autres humains, la nourriture…

Il me paraît donc primordial de rassurer l’enfant sur le fait qu’il est un être séparé de nous, qu’il a effectivement son individualité, et qu’il est en capacité de faire des choix pour ce qui le concerne.

Concrètement, comment peut-on à la fois respecter ces besoins d’autonomie et de liberté, et les engagements inhérents au rythme du quotidien?

Je vous propose trois pistes:

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Petite recette en cinq étapes pour un monde en paix

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Avertissement préalable: ce que vous allez lire ici est une recette applicable de manière individuelle, il ne s’agit pas des grandes lignes d’une politique mondiale utopique, qui n’engagerait que des hauts responsables ou une organisation nébuleuse détachée des humains lambdas. Si vous tenez à la croyance que la paix dans le monde ne dépend justement que de hauts responsables ou d’organisations nébuleuses, et que le modeste individu que vous êtes ne peut rien à tout cela, la lecture de cet article pourrait stimuler chez vous un certain inconfort.

Maintenant que cela est posé, je vais pouvoir commencer par le commencement: vous souhaiter la bonne année.

Plutôt que de nous souhaiter de vivre la paix pour cette année 2025, en m’en remettant à je ne sais quelle roue de Fortune, j’ai envie de mettre au menu de mes vœux annuels l’intention de vivre cette paix.

Donc, voilà: pour 2025, je pose l’intention…

  • de m’autoriser la paix
  • de saisir les opportunités qui me seront données de vivre la paix, et de voir ce qui en moi constitue une entrave à cet état de paix
  • d’accepter et d’accueillir mes entraves intérieures
  • de me donner les moyens de les libérer
  • de partager mes prises de conscience autour de cette thématique

 

et pour aller dans le sens de ce que je viens d’écrire, je m’en vais de ce pas détailler chaque étape de ce joli programme, des fois que ma petite recette pour un monde en paix vous mette l’eau à la bouche!

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Juil 9, 2017 - parentalité    2 Comments

Adolescents: comment poser le cadre?

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« Le plus important chez les ados, c’est le cadre »

« Ils ont tellement besoin de cadre »

« Il faut leur mettre des limites sinon ils sont perdus »

J’ai entendu ce genre d’idée plus d’un millier de fois, pourtant cela ne sonne pas juste pour moi.

Sur ce sujet je rejoins Catherine Dumonteil-Kremer (consultante familiale et éducatrice Montessori), pour qui le lien est à favoriser par rapport au cadre.

Le hors série n°9 de Kaisen (voir le lien en fin d’article) lui consacre une interview sur ce thème, et cela m’a donné envie d’aborder ce sujet avec vous, sous deux axes différents:

1: poser le cadre au détriment du lien

2: poser le cadre à partir du lien

Et voici la réflexion qui me vient:

pour ces deux manières de poser le cadre, quelles sont les conséquences auxquelles on peut s’attendre…?

  • Poser le cadre au détriment du lien

 

« Les adolescents sont environ 85% du temps sans leurs parents. Comment dès lors vérifier cette limite? A quoi bon dire « Ne fume pas, ne bois pas », alors que, dès que les parents auront le dos tourné, ils passeront à l’acte? » interroge Catherine Dumonteil-Kremer.

Une limite posée sans négociation, sans écoute des besoins des uns et des autres, n’a pas de sens pour l’adolescent. Il peut facilement l’interpréter comme une volonté de la part de ses parents de l’empêcher de vivre sa vie et d’être heureux. La réaction à laquelle on peut s’attendre est une transgression non assumée.

Je m’explique: Si le parent dit à son ado: « Je sais que les personnes que tu voudrais retrouver à cette soirée fument du shit. Je ne veux pas que tu fréquentes ces jeunes-là. Tu ne sors pas ce soir un point c’est tout. » il n’exprime pas clairement ses besoins, et n’écoute pas ceux de son ado. Des besoins non écoutés finissent par prendre toute la place. En l’occurrence, chez l’ado, le besoin de reconnaissance et le besoin de liberté ne sont pas pris en compte.

–Reconnaissance, parce que le fait de juger ses amis (« ces jeunes-là ») revient à le juger lui-même.

–Liberté, parce que l’empêcher de sortir représente une fermeture, un obstacle à ses choix.

Du moment que ses besoins ne sont pas reconnus et pris en compte par cette décision, l’adolescent risque de se sentir révolté, et plus la position de l’adulte se durcira, plus la rébellion et le désir de transgression de l’ado grandiront.

Et s’il sort du cadre posé par l’adulte, ce sera motivé par une réaction à l’interdiction. « Non mais ça va pas se passer comme ça. Puisque c’est comme ça… attends un peu que tout le monde dorme, et tu vas voir si je peux pas faire ma vie comme je l’entends. Et je vais bien me défouler. Tu l’auras voulu! »

C’est en cela que je parle de transgression non assumée: l’ado agit par vengeance et il rend l’adulte responsable de sa transgression.

Une eau vive contenue par un barrage va se ruer sur la moindre faille, et devenir furieuse et incontrôlable une fois sortie. De la même manière, un cadre posé sans l’assentiment d’un ado va propulser ce dernier en dehors du cadre d’une manière violente et incontrôlable.

Et si le cadre devient une prison hermétique, si par exemple je me relève la nuit pour vérifier que mon enfant est bien à la maison, je ferme à clé, je surveille ses SMS, etc… à ce moment-là, la violence ressentie par mon ado risque de se retourner contre lui-même.

Quand je pense aux conséquences que cela peut avoir de vouloir absolument contrôler la vie de mon ado, je préfère de loin lui faire confiance. Même si parfois cela n’est pas confortable.

 

  • Poser le cadre à partir du lien.

 

« Il faut par principe dire oui et discuter. L’adolescence est l’âge du lien » dit Catherine Dumonteil-Kremer.

Dire oui, cela signifie faire confiance à son enfant, et lui faire prendre conscience qu’il est responsable de ses choix.

Une eau qui circule sans barrage est calme et peut prendre le temps de choisir sa trajectoire en conscience.

Discuter permet d’écouter les besoins que l’ado cherche à satisfaire, et lui exprimer les nôtres.

Dans l’exemple cité plus haut, on pourrait se relier aux besoins de l’ado en le questionnant: « Dis-moi, ça représente quoi pour toi, cette soirée? Qu’est-ce que tu as envie de vivre en fait? », puis en exprimant ses propres sentiments et besoins: « Je sais que certains de tes amis ont pris l’habitude de fumer du shit. Je suis inquiète. Je tiens à toi et j’aimerais être rassurée que tu prends soin de toi. Est-ce que tu es prêt à prendre l’engagement de ne pas y toucher pendant cette soirée? »

-Il est possible que notre ado dise oui, et qu’ensuite il fasse le choix de ne pas respecter son engagement. Dans ce cas, il le fera non pas par révolte, mais suite à une délibération avec lui-même. En lien avec lui et avec la conscience de ses responsabilités.

-Il est possible aussi que notre ado dise non, et qu’il nous propose un autre moyen de nous rassurer.

-Et bien sûr, il est probable que notre ado dise oui, et qu’il respecte son engagement!

Dans tous les cas, notre responsabilité à nous, c’est de garder le lien avec lui, jour après jour, en écoutant ses besoins, et en lui exprimant les nôtres. Il est important aussi de mettre à sa disposition les informations qui l’aideront à faire ses choix en conscience.

Faire confiance et privilégier le lien contribue à ce que notre ado  fasse ses choix à partir de ses repères intérieurs, et à ce qu’il accepte d’en assumer les conséquences,  à ce qu’il se fasse davantage confiance, à ce qu’il accepte d’assumer lui-même le et à ce qu’il nous demande du soutien en cas de besoin.

Les adolescents sont tous différents, et l’âge est aussi un facteur important. C’est à chaque parent de sentir à quel moment le cadre est à faire passer en arrière plan par rapport au lien, en fonction de sa propre expérience, et de la relation qu’il vit avec son ado.

Si vous êtes parent d’ado, ou si vous êtes ado, n’hésitez pas à partager votre avis et votre expérience en commentaire!

Au plaisir,

La Fannette

procrastination: 3 questions puissantes pour y remédier

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Dans mon dernier article, j’ai exploré les différences entre les résolutions, qui généralement ne tiennent pas sur la durée, et les intentions, qui une fois qu’on les a posées, nous guident sans relâche vers ce qui est important pour nous.

Le fait d’avoir des intentions plutôt que des résolutions ne nous dispense pas d’avoir des tâches à gérer, et d’être tentés parfois par la procrastination.

Voici trois questions puissantes à se poser pour transformer cette habitude de tout remettre à plus tard.

  • Quel est le sens de cette tâche ?

Le fait de se poser cette question permet dans un premier temps de valider l’utilité réelle de cette tâche.

Soit elle est au service d’une intention que j’ai posée à partir de mon être profond, auquel cas elle a du sens, soit elle est au service d’un schéma de fonctionnement (se sacrifier, faire plaisir pour être aimé, s’obstiner dans une voie pour des raisons dictées par l’ego…) et j’aurai du mal à l’accomplir tout en me respectant vraiment.

Bien entendu, mon conseil est de renoncer aux tâches dictées uniquement par l’ego, car d’après moi elles nous conduisent à  l’épuisement et nous éloignent de la réalisation de nos rêves.

Si ce que j’ai à faire est bien en lien avec une intention dictée par mon être profond, me rappeler cette intention ravivera ma motivation.

  • Quelle part de moi me détourne de mon objectif ?

Pour répondre à cette question, observez: que faites-vous quand vous procrastinez ? Souvent, c’est le même mécanisme qui revient: peut-être que vous mangez? ou bien vous lisez? vous surfez sur les réseaux sociaux? Et ensuite, vous vous maudissez d’avoir perdu du temps. En fait, une part de nous cherche à nourrir des besoins en lisant, mangeant ou surfant sur le net. Si l’on met la lumière sur ces besoins, et qu’on les reconnaît, on accepte pleinement cette part de nous, qui par conséquent cesse d’être envahissante.

Petit exemple: Lola est blogueuse. Elle partage des recettes de cuisine qui donnent envie aux enfants de manger de tout. Elle travaille aussi à l’usine pour gagner sa vie. Elle a posé l’intention de gagner de l’argent avec son blog, et de cesser de travailler à l’usine d’ici trois ans. Chaque fois qu’elle se met devant son ordinateur pour écrire une recette, elle joue finalement à un jeu en ligne. Pour transformer cette tendance, elle se met en lien avec son intention, et se rend compte que son comportement n’est pas au service de son projet. Mais cela ne suffit pas à la motiver. Elle écoute alors la part d’elle qui préfère jouer que d’écrire ses recettes. Elle réalise combien une part d’elle a besoin de jouer, de se détendre, d’être dans la légèreté et l’insouciance. Reconnaître cette part d’elle qui aspire à l’insouciance lui fait du bien, et cette part, mise en lumière, ne la mène plus à des comportements qui sabotent ses projets.

  •  Comment puis-je prendre soin de cette part ?

Reconnaître, accueillir et accepter cette part n’est souvent pas suffisant. Les besoins qu’elle cherche à nourrir sont vitaux, et il est important de les nourrir, et de le faire de manière consciente en prévoyant un temps spécifique pour cela.

Dans le cas de Lola, elle pourrait par exemple consacrer une demi-heure par jour à jouer, de 18h30 à 19h. Ainsi, la part d’elle-même avide de jeux et de légèreté de viendrait pas saboter son travail, car ses besoins seraient nourris régulièrement.

Ces trois questions peuvent transformer durablement vos habitudes.

Si vous avez d’autres astuces anti-procrastination, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Au plaisir de vous lire,

La Fannette

Juil 25, 2016 - développement personnel    6 Comments

Les journées sans… comment faire avec?

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La journée « sans », c’est celle qui commence avec la tartine qui tombe du mauvais côté comme par hasard juste au moment où l’on réalise , oh, là là, qu’on doit partir emmener les enfants à leur stage de rollers dans 5 minutes chrono, c’est celle qui s’amuse à cacher nos clés de voiture dans la doublure de notre sac,

c’est celle qui nous enveloppe d’une errance vaseuse du matin au soir et qui nous fait dire « gheu? » d’une voix pâteuse au lieu de « que puis-je pour votre service? » d’une voix délicieusement enjouée,

c’est celle qu’on a soigneusement ficelée dans une to-do list implacable et millimétrée à la seconde, mais qui se rebiffe à grands coups d’imprévus chronophages, et qui finit par nous mettre tellement de mauvaise humeur qu’on en devient vulgaire!  « …T…, quelle journée de M…!!! »

Combien de fois ai-je répété cette phrase, dans mon ancienne vie, lorsque je ne connaissais pas encore ces…

4 astuces imparables pour mater les journées « sans »

en deux coups de cuiller à pot

… que voici:

1. Pas d’acharnement!

Vous avez essayé par trois fois de passer ce coup de fil: la première fois, ça sonnait occupé, la deuxième fois, votre téléphone a beugué, la troisième fois, quelqu’un d’autre a appelé au moment où vous alliez composer le numéro…

Le message est clair: il est inutile d’insister, ce n’est pas le meilleur moment pour appeler cette personne! Si cela ne fonctionne pas, ce n’est pas que les événements se liguent contre vous, bien au contraire: tout est fait pour vous guider vers ce qui est au service de votre épanouissement.

Acceptation et lâcher-prise sont de mise…

2. Envoyer le mental faire une bonne sieste …

Donc, le coup de fil, ça marche pas, ok, voyons sur ma wonder to do list XXL ce que j’ai à faire aujourd’hui… Ah, oui, réparer mon vélo. Je sens bien que je n’ai pas envie, mais bon, c’est sur la liste, alors. Mais… QUI m’a piqué ma boîte à outils? et QUI a posé tout ce fouillis devant MON vélo? et comment ça se fait que comme par hasard, au moment où je dois réparer mon vélo, le facteur m’apporte un colis? HEIN ?

… ok… on a dit, « pas d’acharnement », je lâche.

Mais alors, toute ma liste va y passer? et je vais finir par glandouiller  sous la couette ?

Oui, gentil mental, toi, tu vas aller sous la couette, tranquillement.

Mais attention au piège: si je suis trop assimilée à mon mental, je vais me précipiter moi aussi sous la couette, et passer ma journée à ruminer et à culpabiliser.

Or, ne pas faire ce qui est prévu ne signifie pas ne rien faire. Comme le travail du mental est de veiller à ce que nous fassions ce qui est prévu, dans l’ordre prévu, de la manière prévue, effectivement, il ne nous sera pas bien utile pendant cette journée qui prend des directions totalement déviantes par rapport au programme… Alors, oui, rassurons-le sur le fait qu’il nous sera utile un autre jour, mais que cette journée-là est dédiée à expérimenter l’instant après instant, et que par conséquent, il peut se mettre en vacances!

3. Se laisser inspirer, instant après instant.

J’ai compris: si rien ne se passe comme prévu, et comme je le souhaite, c’est que cette journée a quelque chose à me dire. Quelque chose que pour l’instant je ne vois pas. Sans doute quelque chose qui me fera du bien…

  • C’est le moment d’imaginer que je suis totalement libre: je n’ai pas ce dossier à rendre, je n’ai pas cette lettre à terminer, ce coup de fil à passer, ce vélo à réparer…

 

  • C’est le moment de prendre un temps pour moi: un temps de méditation, ou de promenade, ou de danse… en tout cas, un temps de retrouvailles avec moi-même, qui me permettra de me connecter, à nouveau, avec ce qui fait sens, avec ce qui me donne envie d’avancer, et avec mon intuition.

 

  • Peut-être qu’après ce temps, je me sentirai invité(e) à passer ce coup de fil, ou bien à faire totalement autre chose. En tout cas, je pourrai me mettre en mouvement à partir d’un endroit ancré en moi, sans exigence et sans pression.

 

4. Je me relie à mon intention.

Depuis quelque temps, j’ai pris l’habitude de me relier à une intention chaque matin. Ensuite, je l’oublie, avec la confiance qu’elle me guidera vers ce qui est bon pour moi.

Par exemple, un jour j’ai formulé l’intention: « je découvre la vie avec curiosité comme un tout petit enfant, je me relie à mes sensations »

Pendant la journée, j’ai été très stimulée par un petit événement et je me suis retrouvée aux prises avec des émotions très intenses et désagréables. Après un temps d’écoute, je me suis rendu compte que c’était mon enfant intérieure qui souffrait, une vieille blessure s’étant réveillée. Lorsque mon intention du matin m’est revenue à l’esprit, ce moment de la journée a pris tout son sens pour moi: je me suis rendu compte que je m’étais retrouvée dans mon tout petit enfant, que j’avais pu explorer avec curiosité ce qui m’arrivait, en me reliant, dans mon écoute, à mes sensations. Sans que mon mental intervienne, mon intention m’a guidée vers cette blessure à accueillir. Le conflit qui m’a amenée à finalement écouter mon enfant intérieure était au service! Dans mon ancienne vie, je m’en serais servie pour déplorer une …T… de journée de M….! et je serais passée à côté de l’occasion de réconforter mon enfant intérieure!

L’intention formulée le matin me permet de mettre la journée sous le signe d’une direction globale, et de faire confiance que tout ce qui adviendra sera au service. 

Si le cœur vous en dit, partagez en commentaire votre intention du jour, et/ou votre manière de gérer les « journées sans »!

Au plaisir,

La Fannette

Juin 19, 2016 - développement personnel    4 Comments

Confiance en soi : 4 graines à semer pour la récolter

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« Tu as drôlement de la chance d’avoir confiance en toi. Moi je n’ai pas cette qualité ! »

Certains croient que la confiance en soi est une particularité génétique, au même titre que les yeux bleus ou les grands pieds.

En fait, c’est un état d’esprit qui se cultive. Voici quatre graines à semer dans votre jardin intérieur, pour récolter une confiance en vous à toute épreuve.

  • Première graine : prenez soin de votre enfant intérieur.

Parfois, nos parents ou nos éducateurs, avec les meilleures intentions du monde, nous ont dit des paroles avec lesquelles nous avons abîmé notre estime ou notre confiance en nous. Il est important d’une part, de changer notre regard sur notre passé (prendre conscience que nos parents ont fait le meilleur de ce qu’ils pouvaient faire à ce moment-là), et d’autre part d’aller signifier à notre enfant intérieur que nous l’aimons et lui faisons confiance. Car il est un allié de taille dans notre progression, mais peut jouer au boulet si nous l’ignorons.

  • Deuxième graine : faites un pas.

La confiance en soi s’acquiert par l’expérience. C’est en marchant qu’on apprend à marcher, et qu’on finit par le faire sans y penser, en toute confiance. C’est exactement la même chose pour cette difficulté que vous rencontrez, et qui vous paraît être une montagne : quand vous l’aurez franchie, vous saurez que c’est faisable, et vous en franchirez d’autres.

  • Troisième graine : habitez votre corps

Prenez conscience de votre corps, ancrez vos pieds dans le sol, redressez-vous. Imaginez des racines qui de vos pieds s’enfoncent dans la terre pour y puiser toute la force et du sommet de votre crâne un lien solide qui vous relie au cosmos, le distributeur d’inspirations…

Respirez pleinement. Faites cet exercice le plus souvent possible. Petit à petit, votre attitude corporelle changera, et vous serez naturellement aligné dans votre verticalité.

  • Quatrième graine : acceptez de ne pas tout maîtriser

La confiance en soi passe aussi par la confiance en la vie. Quand quelque chose nous échappe, cela ne signifie pas que le chaos va s’abattre sur notre vie : cela signifie simplement que c’est à une autre personne, ou à la vie, d’abattre une carte. Acceptons de jouer le jeu !

Au plaisir,

La Fannette

Gratitude : devenez ceinture noire !

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C’est une chose acquise, démontrée et prouvée* : la gratitude, pratiquée quotidiennement, contribue à une meilleure santé, rend les gens plus heureux et réduit le stress.

Ça, c’est pour le côté « rentable »… mais le principal est ailleurs. Lorsqu’on éprouve de la gratitude, toutes nos cellules font le plein de plaisir et de joie, nous ressentons une connexion profonde avec la vie, avec ce qui est, et l’énergie que l’on transmet autour de nous est positive et inspirante. Notre regard sur la vie s’ouvre, et finalement, à force de pratiquer la gratitude, nous finissons par l’éprouver de manière inconditionnelle : c’est ce que j’appelle « la ceinture noire de la gratitude ».

Comment devient-on ceinture noire de gratitude ?

…En commençant par le commencement :

  • La ceinture blanche

Repérez, dans votre journée, tout ce qui vous a satisfait. Ne laissez rien passer. Relevez même ce qui vous paraît habituel : vous avez un toit sur la tête, vous mangez à votre faim… Mesurez tous les besoins qui sont nourris par tout cela. Et remerciez. Régulièrement, prenez le temps de remercier, en conscience, la personne qui vous tient la porte, votre enfant qui vous offre un joli caillou, la caissière qui vous rend la monnaie, la vie qui passe à travers vous, votre corps qui vous permet de réaliser tant de choses…

Au bout de quelques jours, vous trouvez encore plus d’occasions de remercier. Alors, vous êtes prêt pour passer à…

  • La ceinture rouge

Tout en continuant à remercier pour ce que vous recevez de satisfaisant, remerciez également pour tout ce qui à priori ne vous convient pas. Remerciez pour la voiture en panne, pour la vitre cassée, pour le retard du train… vous n’avez pas forcément accès, dans l’instant, à ce qui peut être positif derrière ces désagréments, voire ces drames parfois, mais donnez-vous la possibilité de découvrir ce que ces situations ont à vous dire ou à vous apporter. (A ce propos vous pouvez lire ou relire cet article)

Au bout de quelque temps, vous ne perdez plus d’énergie à lutter contre la réalité, puisque la gratitude vous a permis de développer votre faculté d’acceptation. Vous passez alors…

  • La ceinture noire

Vous remerciez pour tout ce que vous vivez, et également pour tout ce qui est. Vous ne portez plus de jugement sur les choses, tout est parfait, vous savourez de vivre dans ce monde et d’y apporter votre contribution. La gratitude que vous éprouvez est devenue inconditionnelle.

Bien sûr, l’idéal serait de garder toujours sur soi sa ceinture de la gratitude… mais nous sommes humains, et parfois nous nous plaignons, parfois nous jugeons et pestons : encore une occasion de remercier pour ce merveilleux chemin que nous avons encore à parcourir !

Si le coeur vous en dit, partagez en commentaire votre « merci » du jour…

Au plaisir de vous lire !

La Fannette

*Voir les recherches de Robert Emmons

Face à un événement violent: quel est mon choix ?

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Oui, j’ai le choix, je ne suis pas obligée d’agir, de réagir, de me battre, de dire quelque chose, de ne rien dire…

En tout cas, mon choix aura un impact, c’est pourquoi je pense qu’il vaut la peine d’examiner le panel qui s’offre à moi.

–Je me protège ?

« Je ne me sens pas concernée… ça ne me regarde pas… je ne veux pas en parler… »

Cette attitude présente le grand avantage qu’elle me permet, à court terme, de ne pas souffrir. Si je la choisis, je dois cependant être consciente que ce n’est pas parce que je ne la regarde pas que ma souffrance n’existe pas: un jour ou l’autre, elle jaillira, et je ne suis pas sûre, à ce moment-là, d’être en mesure de la gérer.

–Je me révolte ?

« ça ne devrait jamais arriver, tout ça, c’est la faute de….. et de…… »

Si je me révolte, c’est encore une manière de me protéger: j’érige, entre les auteurs des violences et moi-même, un mur infranchissable. Je fais partie des humains, ils font partie des monstres. Ce faisant, j’érige aussi à l’intérieur de moi un mur entre différentes parts de moi. Je risque aussi de générer de la violence, et donc de contribuer au contraire de ce que je voudrais. Le gros avantage pour mon ego, c’est que je peux me targuer d’être du bon côté. Les inconvénients se feront surtout ressentir dans mon être profond, qui souffrira sans doute de n’être pas accueilli pleinement.

–J’accueille ?

« Qu’est-ce que cela me fait de penser à ce qui est arrivé ? »

« Je me sens triste, effondrée, j’ai besoin de me relier à l’espoir que l’humain est capable de distiller paix et amour… »

« Je me sens impuissante… j’aimerais agir dans le sens de mes valeurs, mais je ne sais pas comment… »

En accueillant ce que je vis à l’intérieur, j’accepte de vivre pleinement ma tristesse, et de la traverser: car derrière cette tristesse  et cette impuissance,il y a un besoin immense de contribuer, et c’est ce besoin qui va me permettre d’agir.

Bien ancrée dans ce besoin, je vais pouvoir faire le choix conscient d’actions qui soient en lien avec mes valeurs : par exemple, envoyer de l’amour, de la paix, prendre la résolution d’être dans le non-jugement le plus souvent possible… continuer à cultiver la joie, quoi qu’il arrive…

Souvent, face à la violence, nous passons par une phase de révolte ou de protection, avant de rejoindre l’acceptation, ce qui est, à mon avis, totalement normal et légitime. L’important est de ne pas stagner dans un état qui finira par nous nuire, et de se donner une chance de se poser dans l’accueil de ce qui est, et de ce qui vit en nous.

 

Lorsque j’étais adolescente et que j’étudiais la Shoah, je me souviens que ce qui avait été le plus choquant pour moi, cela avait été de prendre conscience qu’en tant qu’être humain, j’avais ce potentiel de faire souffrir des millions de personnes. Cela fut un gros travail d’acceptation pour moi, et cela n’en rendit par la suite que plus ferme ma résolution de contribuer au bien-être autour de moi. Aujourd’hui, cette prise de conscience et ce choix se ravivent: je connais mon potentiel, et je sais de quelle manière et au service de quelles valeurs j’ai envie de l’utiliser.

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur votre cheminement face aux événements violents.

à bientôt,

La Fannette