Aujourd’hui, j’ai envie de me remercier de m’être si souvent trompée de route, et d’avoir à maintes reprises ignoré ma petite voix… Les conséquences de ces différentes expériences ont été plus ou moins douloureuses. En tout cas, elles ont le mérite de m’avoir appris quelque chose, et je me sens riche d’avoir fait ces erreurs, qui m’ont permis de découvrir des outils de guidance.
Quand j’ai une décision à prendre, mon mental s’empare de la question et entend tout régler en deux temps trois mouvements. J’ai maintenant pris l’habitude de le mettre au service, et de ne pas le suivre dans son affolement. Comment je m’y prends, concrètement ? Par exemple, je me pose la question : comment je me sens à l’idée de prendre telle décision ? Et je me relie à mon ventre.
La réponse, généralement, ne se fait pas attendre (et plus je pratique cet exercice, plus je perçois facilement ce qui se passe) : je peux sentir un serrement désagréable, ou au contraire une légèreté, une fluidité, un bien-être. Je prends ces sensations comme une information précieuse, sans forcément les considérer comme un verdict infaillible : un serrement peut aussi me parler d’une peur à traverser ! Mais mon corps m’apporte souvent une information que mon mental, occupé à peser le pour et le contre, avait complètement laissée de côté.
Ce qui me paraît important dans ce cas, c’est de ne pas attendre de l’autre qu’il nous apporte la solution : ce serait lui donner le pouvoir sur notre vie, et lui conférer le rôle de notre boussole.
Certaines personnes bien choisies peuvent être d’un grand secours quand je me sens perdue. L’important, c’est de demander de l’aide à quelqu’un qui sait écouter les autres, et qui n’est pas impliqué par la décision à prendre. Pour ma part, j’ai un réseau de personnes rencontrées lors de stages de développement personnel, avec lesquelles j’échange des moments d’écoute. Souvent, je parviens à me relier à moi-même avec plus de facilité lorsque quelqu’un m’écoute que lorsque je suis seule.
Il m’arrive souvent de me cogner. À chaque fois que cela se produit, j’arrête ce que j’étais en train de faire, et je me pose la question : « À quoi est-ce que j’étais en train de penser lorsque je me suis cognée ? »… et j’aime parfois interpréter l’incident comme un rappel à l’ordre, une invitation à me recentrer.
De la même manière, il m’arrive de choisir de regarder certains événements comme des guidances. Par exemple, au moment où je dois passer un coup de téléphone, je n’ai plus de connexion, rien ne fonctionne, j’ai l’impression que tout se ligue pour que je ne puisse pas faire ce que j’avais prévu. Je ne sais évidemment pas si « l’univers » essaie de me faire passer un message ou si ma box a simplement décidé de m’agacer ce jour-là ! Mais plutôt que de m’acharner et de m’énerver, je peux choisir de prendre l’événement comme une invitation à lâcher prise : peut-être que ce n’est tout simplement pas le bon moment.
Ce qui compte pour moi n’est finalement pas de savoir si l’événement « veut dire » quelque chose, mais de voir ce que cette manière de l’accueillir me permet de retrouver en moi.
C’est cet outil qu’il m’est le plus difficile d’apprivoiser… Car j’ai envie que les choses bougent ! Mais il y a une question qu’il est important de poser à sa boussole intérieure : est-ce que l’action juste à poser maintenant, ce ne serait pas de lâcher prise et de laisser venir… ?
Et vous, quels sont les outils que vous utilisez pour vous relier à votre boussole intérieure ? N’hésitez pas à les partager en commentaire !
À tout bientôt,
La Fannette
Note – octobre 2026 : Cet article a été remanié et actualisé depuis sa première publication, afin de mieux correspondre à ma manière de penser et de formuler les choses aujourd’hui. Les commentaires ci-dessous ont été écrits sous sa première version : ils peuvent donc faire référence à des passages qui ont depuis été modifiés ou supprimés.