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Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 5)

Quatre conférences pour ce cinquième jour ! C’était une journée très riche pour moi, car j’ai appris énormément de nouveaux concepts de développement personnel, et j’ai l’impression que de nouvelles portes se sont ouvertes dans ma tite tête !

Allons-y pour les « tilt » du jour !

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Mathieu Christol

6 - Mathieu Christol

Mathieu est ludologue, animateur, thérapeute. Il nous invite à interroger notre relation à l’éducation, pour accompagner nos enfants sur le chemin de l’abondance. il  a démarré très fort, avec une remise en cause fondamentale de l’éducation. Jugez plutôt:

« Accompagner un enfant c’est important,

instruire un enfant c’est important,

éduquer un enfant c’est nuisible »

C’est pas un « tilt », c’est un « boum » !

Mais… me direz-vous, tout dépend de ce qu’on entend par « éduquer »?

Certes. D’après Mathieu, éduquer, c’est montrer à l’enfant ce qui est juste ou non, en fonction de notre propre regard sur les choses. « d’après lui, cela risque de le déconnecter de son propre ressenti, de sa confiance en ce qu’il reçoit comme signaux de son intérieur, bref, de le conditionner. »conditionne.

Mathieu nous conseille donc de nous déconditionner, petit à petit, en commençant par donner plus de place aux valeurs qui sont importantes pour nous, au jour le jour. C’est ainsi, d’après lui, que nous aurons accès à l’abondance: l’abondance de créativité dans notre vie !

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Gwen Clappe

18 - Gwen Clappe

Gwen est thérapeute, il aide à pacifier les différentes parts de soi et à pacifier l’ego.

Il nous a parlé, entre autres sujets passionnants, des SPPA: les Sous Personnalités Psycho Actives. Ce sont des personnages intérieurs avec lesquels nous devons composer, et qui parfois se contredisent. S’il nous arrive de donner trop de place à  l’un d’eux (par exemple, si l’on néglige notre vie familiale et personnelle au profit de notre vie professionnelle), on renforce notre ego, qui aime s’installer dans des habitudes figées et tout contrôler. D’après lui, pour pacifier l’ego, nous devons faire la paix avec tous nos personnages intérieurs, et leur donner une place à chacun.

Voici, sur un autre sujet qu’il a abordé, la phrase qui m’avait fait « tilt » à l’époque :

« Plutôt que de faire une psychothérapie, il vaut mieux pleurer 5 minutes par jour. »

Je la conserve ici comme une formule provocatrice entendue lors de cette conférence, et non comme un conseil de santé : pleurer et accueillir ses émotions peut faire du bien, mais ne remplace évidemment pas un accompagnement psychothérapeutique lorsqu’il est nécessaire.

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Ana Sandrea

5 - Ana Sandrea

 

Ana est thérapeute et coach intuitive. Elle travaille sur la guérison des blessures de l’enfance, les sabotages, les croyances limitantes, et les miroirs. Elle se passionne depuis quelque temps pour la relation à l’argent et à l’abondance.

Parmi les trésors qu’elle nous a partagés, j’ai gardé une pépite à vous offrir:

« Regardons notre peur avec curiosité : elle va nous emmener à un niveau encore plus haut. Cette peur est l’opportunité d’aller encore plus loin, si l’on ne résiste pas contre elle, si on l’accueille, si on l’exprime. »

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Johanne Rasanamahay

16 - Johanne Razanamahay

Johanne est chamane, psychothérapeute, médium et auteure de nombreux livres. Elle est à l’origine du chamanisme sauvage.

Johanne nous a livré quelques-unes de ses pistes autour de l’abondance. Voici l’un d’eux:

« Se verticaliser revient à s’aimer. Aimer certaines de ces facettes et chouchouter les facettes les plus rejetées. »

Nous ne sommes pas forcément à l’aise avec certaines de nos pensées, certaines de nos actions; plus nous serons bienveillants avec nos parts d’ombre, plus nous serons à même de les mettre dans la lumière, et donc au service de la vie… et donc, de l’abondance !

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C’est ma part « apprentie » à qui je laisse l’honneur d’exprimer sa préférence aujourd’hui… et elle a bien du mal à se décider, tant elle a été nourrie par toutes ces interviews… mais tout de même, la clarté de Gwen Clappe à propos des SPPA mérite un chapeau bas !

Au plaisir,

La Fannette

 

Note – octobre 2026 : Cet article a été écrit en 2016 à l’occasion du Sommet de l’abondance. Il restitue les idées qui m’avaient particulièrement interpellée dans les conférences que j’avais suivies, et non des vérités scientifiques que je chercherais à établir. Dix ans plus tard, certaines de mes formulations ou certains propos rapportés mériteraient certainement d’être nuancés. J’ai choisi de conserver ces articles comme les traces d’une étape de mon cheminement, tout en actualisant les passages qui me semblaient en avoir particulièrement besoin.

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 4)

Que de pépites nous sont encore offertes avec ce quatrième jour de conférences…

Narissa et Caroline ont accueilli…

Michel Diviné

3 - Michel Divine

Michel est un spécialiste des constellations familiales, et il travaille beaucoup avec la CNV (Communication Non Violente) et la sociocratie.

Durant cette conférence, il a donné de nombreux détails sur les constellations familiales et la communication bienveillante, en lien avec l’abondance. La phrase qu’il a répétée le plus souvent, qui revenait dans ses propos comme un refrain, et que donc je considère comme l’information à retenir, c’est…

« Aujourd’hui, qu’est-ce que vous faites pour vous faire du bien ? »

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Guillaume Leroy et Dorian Vallet

22 - Dorian Vallet et Guillaume Leroy

Guillaume et Dorian ont organisé l’événement « sucess day » au mois de janvier, et l’essentiel de leur interview portait sur cette expérience qu’ils ont vécue ensemble. Ce partage était très utile, car ils ont tiré de nombreux enseignements de cette aventure, et ils nous les ont livrés !

D’après eux, les deux qualités nécessaires pour réaliser un projet sont:

  1. le courage
  2. la confiance

Et voici la petite phrase qui m’a fait « tilt »:

« Tu crois que tu fais un chemin vers ton objectif mais en fait tu fais un chemin vers la connaissance de toi-même. »

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Christian Tal Schaller

17 - Tal Schaller

Tal est médecin de formation et chamane, et se préoccupe de ce qu’il appelle la santé globale de l’être. Il est allé à la rencontre de différents peuples et explique avoir énormément appris de leurs modes de vie.

Il a partagé, dans cette conférence, de nombreuses réflexions sur la santé, l’alimentation et la vie spirituelle.

Celle que j’ai à cœur de vous partager parce qu’elle a réveillé en moi une grande joie, c’est l’idée selon laquelle les émotions sont faites pour circuler, et qu’une manière de les laisser s’exprimer peut être de s’y prendre un peu comme les enfants : sauter, crier, bouger dans tous les sens… bon. Il conseille tout de même de s’isoler pour ce faire (car comme le dit Tal, dans notre société, le seul adulte qui soit autorisé à vivre pleinement ses émotions est… le clown).

Et voici LA phrase de Tal pour enrubanner cette idée :

« N’allez pas vers les gens avec des charges émotionnelles. 

J’ai énormément appris de ces quatre intervenants à travers leurs conférences. Celle qui m’a apporté le plus de surprises et de nouveautés était celle de Christian Tal Schaller, ce clown au grand cœur !

À demain pour la suite !

La Fannette

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Note – octobre 2026 : Cet article a été écrit en 2016 à l’occasion du Sommet de l’abondance. Il restitue les idées qui m’avaient particulièrement interpellée dans les conférences que j’avais suivies, et non des vérités scientifiques que je chercherais à établir. Dix ans plus tard, certaines de mes formulations ou certains propos rapportés mériteraient certainement d’être nuancés. J’ai choisi de conserver ces articles comme les traces d’une étape de mon cheminement, tout en actualisant les passages qui me semblaient en avoir particulièrement besoin.

 

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour 3)

Pour ce troisième jour du sommet de l’abondance, Caroline et Narissa ont accueilli…

Marcelle della Faille

11 - Marcelle della Faille

Marcelle, qui travaille autour de la loi de l’attraction, nous a fait visiter son univers et sa manière de concevoir l’abondance. Pour elle, il y a autant de mondes qu’il y a d’êtres vivants : chacun, par son regard, construit en quelque sorte sa propre perception du monde.

Elle nous a partagé de nombreuses propositions. Voici celle que j’ai sélectionnée pour vous, à prendre comme l’expression de sa vision spirituelle :

« L’argent est une énergie comme le reste. La substance de base de l’univers est énergie d’amour. Et plus nous vibrons amour, plus nous sommes un réceptacle pour cette énergie. »

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Sarah Diviné

2 - Sarah Divine

Sarah accompagne les personnes autour de la mission de vie, de l’intuition et de l’écoute de la Vie.

Elle a détaillé, dans sa conférence, les différentes étapes de la formation qu’elle proposait sur la mission de vie.

Parmi les nombreuses pistes qu’elle a partagées, voici celle qui a ma préférence :

« Pour être inspiré il faut passer par le vide de pensées, par une profonde paix intérieure. Laisser le temps ralentir, être dans le silence, passer par une phase de vide intérieur pour connecter la créativité. »

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Emmanuel Ferran

7 - Emmanuel Ferran

 

Emmanuel proposait une approche spirituelle autour de ce qu’il appelait « l’harmonisation de l’âme ». D’après lui, ce qui peut nous empêcher de vivre la fluidité de l’abondance peut notamment être lié aux blessures karmiques ou aux blessures de notre enfant intérieur.

Sa conférence était très riche, il m’est difficile de vous en sélectionner un échantillon… mais comme il est le seul jusqu’à présent à avoir proposé en direct un exercice pratique, je vous le transmets :

Pour se connecter à son cœur :

    • Se mettre à l’aise, dans la position la plus confortable possible.
    • Répéter : je suis « votre prénom », ici et maintenant, et prendre le temps d’accueillir ce que ça stimule dans le corps.
    • Répéter : je me connecte maintenant à mon cœur et au cœur de ma source, et observer ce qui se passe en soi.

 

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Grégory Mutombo

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Grégory a exposé avec une grande clarté sa vision selon laquelle il n’y a pas de séparation : nous sommes partie du tout, et si nous nous voyons séparés, nous pouvons vivre cette séparation comme une déconnexion d’avec la vie.

Sa conférence fourmillait de réflexions qui m’ont beaucoup interpellée. Celle qui m’a surprise et sauté aux oreilles est la suivante :

« Il n’y a pas à vivre plus dans l’abondance, mais à être abondance. »

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Ces quatre intervenants m’ont fait voyager dans un univers spirituel où la magie est palpable, où l’époque que nous vivons peut être regardée comme un formidable terreau d’évolution, et où chacun est invité à s’engager dans sa vie et à vivre en conscience.

J’ai particulièrement apprécié l’exposé de Sarah Diviné, dont j’ai apprécié la clarté autant que la profondeur.

N’hésitez pas à laisser un commentaire !

La Fannette

 

Note – octobre 2026 : Cet article a été écrit en 2016 à l’occasion du Sommet de l’abondance. Il restitue les idées qui m’avaient particulièrement interpellée dans les conférences que j’avais suivies, et non des vérités scientifiques que je chercherais à établir. Dix ans plus tard, certaines de mes formulations ou certains propos rapportés mériteraient certainement d’être nuancés. J’ai choisi de conserver ces articles comme les traces d’une étape de mon cheminement, tout en actualisant les passages qui me semblaient en avoir particulièrement besoin.

Sommet de l’abondance: ce qui m’a fait « tilt » (jour2)

Cette deuxième journée de conférences du sommet de l’abondance m’a fait voyager à travers la surprise, la curiosité, l’ébahissement, et cette pétillance particulière aux prises de conscience…

 

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La première conférence était tenue par Benjamin Lesage

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Benjamin a vécu quatre années sans aucun argent. Actuellement, il est en train de bâtir un projet de lieu expérimental organisé autour du don.

L’idée, pour Benjamin, est que l’argent doit rester un outil, et ne doit en aucun cas être une condition à la survie. D’après son expérience, quand on se passe d’argent, un monde nouveau s’ouvre, dans lequel tout est possible, dans lequel la créativité a toute sa place.

Cette conférence était très riche, très narrative aussi puisque Benjamin parle à partir de sa propre expérience,  et je ne peux vous en résumer ici toutes les idées. Mais celle qui est sortie du lot pour moi est la notion de cohérence avec nos valeurs profondes, qui pour Benjamin est une composante incontournable du bonheur :

« Le bonheur c’est une concordance entre ce que je pense, ce que je ressens et ce que je fais. »

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Pour la deuxième conférence, Philippe Derudder nous faisait part des solutions à envisager pour mettre l’économie au service de l’homme et de la planète

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Pour Philippe, nous vivons un moment crucial qui voit l’émergence d’une nouvelle conscience. Cette nouvelle conscience suppose une grande confiance en la vie, le passage d’un mode de « survie » à un mode de confiance, et l’abandon des habitudes de compétition, d’accumulation et de consommation.

Sa vision de l’avenir que l’on peut bâtir à partir de cette nouvelle conscience est très intéressante et appétissante. L’abondance est en lien non plus avec l’argent mais avec la Vie sous toutes ses formes.

Voici le « tilt » que j’ai envie de vous partager:

« J’ai la possibilité par un simple changement de regard de devenir cocréateur de mon existence »

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Enfin, Frank Hatem nous a parlé… métaphysique !

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La conférence de Frank fourmillait de propositions et de réflexions spirituelles et métaphysiques assez difficiles à appréhender pour mon mental en son état actuel.  J’avais parfois l’impression de toucher du doigt une prise de conscience fugace, une sorte d’illumination de compréhension qui saisissait tout mon être, et qui se diluait ensuite dans les méandres de mes questionnements.

Beaucoup de choses m’ont interpellée, dont j’extrais une pépite à vous partager: ce qu’il présentait comme deux principes essentiels pour évoluer :

  • Rééduquer le mental et faire évoluer l’ego par la compréhension (il n’y a aucune raison d’avoir peur du changement et de l’infini vers lequel on tend mais que l’on atteindra jamais)
  • Pratiquer la gratitude. (Si je ne reconnais pas l’abondance, c’est que je n’aime pas l’abondance, et si je n’aime pas l’abondance, mon mental va chercher à me donner raison en m’éloignant de l’abondance)

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Au plaisir de vous lire, 

La Fannette

Note – octobre 2026 : Cet article a été écrit en 2016 à l’occasion du Sommet de l’abondance. Il restitue les idées qui m’avaient particulièrement interpellée dans les conférences que j’avais suivies, et non des vérités scientifiques que je chercherais à établir. Dix ans plus tard, certaines de mes formulations ou certains propos rapportés mériteraient certainement d’être nuancés. J’ai choisi de conserver ces articles comme les traces d’une étape de mon cheminement, tout en actualisant les passages qui me semblaient en avoir particulièrement besoin.

Éducation: de la bienséance à la bienveillance

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« Il y a des choses qui se font, et des choses qui ne se font pas »

« C’est ainsi et pas autrement »

« Parce que c’est comme ça »

Avez-vous entendu ce genre de phrases lorsque vous étiez enfant?

Ces expressions vous-ont elles aidé à saisir le sens des règles qu’on vous imposait?

Ces expressions vous paraissent-elles en lien avec la vie?… je ne pense pas… et pourtant, elles étaient les garantes des règles de vie, justement.

Chez moi, ces expressions n’ont pas eu l’effet escompté. Bien au contraire. Pendant longtemps, je me suis révoltée contre toute forme de bienséance, et j’ai remplacé ces petites phrases par d’autres, dans le style « on s’en fiche du regard des autres », « la politesse, ça rime à rien », « si vous attachez de l’importance à la bienséance, vous avez un gros problème »… et je ne suis pas la seule dans ce cas !

En grandissant/vieillissant, j’ai pu rectifier mon angle de vue, et prendre conscience que le problème ne résidait pas dans les règles de la bienséance, mais dans la manière avec laquelle on avait tenté de me les imposer.

Présenter les règles de vie d’une manière exigeante et imposée qui n’admet pas d’explications ou de négociations n’est absolument pas au service de ces règles et des valeurs qu’elles défendent, bien au contraire : car la réponse la plus répandue à l’exigence est la résistance.

Avant de transmettre ces règles, peut-être pourrions-nous en interroger le sens, et l’importance que nous leur donnons.

Par exemple:

-quelle signification est-ce que je donne au mot « merci »?

-Est-ce important pour moi que mes enfants disent merci ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

-Est-ce que j’assume le fait que ce soit important/pas important pour moi ?

En questionnant ces notions, on arrive souvent sur le plan des besoins:

Quand j’ai appris à mes enfants à dire « merci », j’avais besoin de contribuer à leur intégration dans leur environnement social et culturel, j’avais besoin de partager avec eux des outils pour communiquer au quotidien dans le respect de chacun, j’avais besoin de transmettre des valeurs importantes pour moi…

Quand je dis « merci », j’ai besoin de témoigner ma reconnaissance, ou bien j’ai besoin d’apporter du soin à la relation, ou bien j’ai besoin de célébrer quelque chose… etc…

Autrement dit, le fait de dire merci nourrit quelque chose à l’intérieur de moi. Alors, si c’est bon de dire merci, pourquoi présenter cela comme une obligation, un dû, un devoir ?

Pourquoi transformer un mouvement naturel et réjouissant en un laborieux automatisme ?

Pourquoi priver nos enfants du plaisir de dire merci, et leur imposer le devoir de le dire ?

Parce que nous avons peur qu’ils ne le disent pas… et comme nous avons peur qu’ils ne le disent pas, nous les obligeons à le dire… mais comme nous les obligeons à le dire, ils prennent cela comme une exigence et défendent leur besoin de liberté, en faisant de la résistance, et donc, ils ne le disent pas, ou bien, sous l’emprise de la menace, de la culpabilité, de la honte, ce qui nous désole, car ce n’est pas ce que nous voulons, nous ce que nous voulons, c’est rester dans la bienveillance et l’amour avec eux…

Comment transmettre les règles de vie avec bienveillance ?

Voici quelques pistes:

1. Prendre conscience de nos endroits blessés en rapport avec ces règles (voir mon précédent article sur le sujet)

Imaginons que mon enfant bouscule quelqu’un et s’éloigne sans dire « pardon ». S’il me reste des blessures par rapport à la politesse (que je sois devenue rebelle ou que j’aie éteint mon envie de liberté), ma réaction risque de ne pas être appropriée: je peux me mettre à hurler sur mon enfant, ou bien être terriblement mal à l’aise mais faire semblant de ne rien avoir vu, etc…

2. Appliquer nous-même ces règles, au quotidien, avec joie, en y mettant du sens.

Plus mon enfant recevra de « mercis », plus il sera enclin à en offrir. Et plus je préciserai mes « mercis » (« merci pour le dessin que tu m’as fait. J’aime beaucoup ceci et cela sur ton dessin… »), plus il en comprendra le sens.

3. Transmettre le sens que ces règles ont pour nous.

Lorsque j’étais une toute jeune adulte, je me souviens avoir participé à une fête donnée par les parents de mon compagnon du moment. J’aidais la mère de mon ami à servir le repas, et je servais les personnes sans me soucier d’un ordre particulier. Elle vint vers moi et me dit gentiment: « pour respecter la tradition, nous allons servir les femmes d’abord ». Je compris que cela était important pour elle, que cela avait du sens, et j’acceptai avec plaisir de faire à sa manière.

4. Rester en lien avec nos besoins, sans nous focaliser sur les stratégies.

Imaginons le dialogue suivant, en deux versions:

Un enfant vient de recevoir un cadeau de son grand-père. Il l’ouvre, et commence à jouer avec.

Version 1, l’adulte reste accroché à la stratégie (que l’enfant dise merci)

LE PÈRE: Tu dis merci à Papi ?

L’ENFANT: Non.

LE PÈRE: Victor, dis merci, Papi t’a fait un cadeau. Il faut dire merci.

L’ENFANT: Non!

LE GRAND-PÈRE: Laisse, va, c’est pas grave.

LE PÈRE: à son père: Si, c’est important, il doit apprendre. à son fils: Dis merci à Papi, ou je prends le cadeau !

LE GRAND-PÈRE: Mais laisse-le donc, c’est pas grave, je te dis !

LE PÈRE: à son père: Je ne peux pas laisser passer ça. à son fils: Victor, je te préviens, si tu ne dis pas merci tout de suite, je reprends le cadeau !

Victor lâche son cadeau et se met à pleurer.

Résultat des courses: le grand-père est fâché contre son fils, qui n’a pas laissé Victor jouer avec le cadeau qu’il avait choisi pour lui avec amour. Le père est fâché contre son père qui a voulu interférer dans sa démarche éducative. Victor est triste de ne pas pouvoir jouer tranquillement, et de ne pas pouvoir exprimer sa gratitude à son grand-père.

Version 2, l’adulte reste accroché à ses besoins (transmettre l’expression de la gratitude à son fils, contribuer à ce que son père reçoive de la reconnaissance)

LE PÈRE: Tu dis merci à Papi ?

L’ENFANT: Non.

LE PÈRE: Tu aimes cette voiture, elle te plaît ?

L’ENFANT: Oui. Regarde, elle peut rouler toute seule.

LE PÈRE: C’est ta première voiture qui roule toute seule. Tu sais qui t’a offert cette voiture ?

L’ENFANT: C’est Papi.

LE PÈRE: Tu as envie de dire merci à Papi ?

L’ENFANT: Oui. Papi, elle est jolie la voiture.

LE GRAND-PÈRE: Je suis bien content qu’elle te plaise.

Résultat des courses: l’ambiance est restée paisible, l’enfant a pu exprimer sa gratitude d’une manière qui lui convient, le père a pu transmettre sa manière à lui d’exprimer la gratitude, le grand-père a reçu une reconnaissance sincère de la part de son petit fils.

 

Il ne me reste plus qu’à vous conseiller mes deux livres préférés sur la CNV au service de l’éducation:

Le livre de Jean-Philippe Faure, Éduquer sans punition ni récompense, donne une analyse très fine de ce qui se joue dans la relation, et invite à une réflexion approfondie et à des prises de conscience décisives.

Le livre de Inbal Kashtan, être parent avec son cœur, livre avec clarté et simplicité des exemples concrets, des exercices pratiques et une illustration fine de la Communication Non Violente.

Si cet article vous questionne, si vous avez envie de partager un témoignage, si vous souhaitez apporter votre propre éclairage, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

A bientôt !

La Fannette

être parent : enfin le mode d’emploi!

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Entre les mises en garde de la belle-mère, les conseils du pédiatre, les imprécations des grands-parents et les affres de notre culpabilité… sur quel pied danser ? On reçoit des conseils de toutes parts, qui, pour simplifier les choses, se contredisent les uns les autres.

Je ne souhaite pas ajouter mon grain de sel à tout cet échafaudage. Par contre, j’ai à cœur de partager l’état des lieux de ma conscience de mère (diplômée 4 fois, en activité depuis plus de 18 ans 😉 ).

C’est tout simple :

Lorsqu’on devient parent, il se peut qu’une part de nous soit prête à remonter à la surface, et à œuvrer pour notre guérison et notre bien-être familial. J’aime l’idée que l’enfant qui arrive puisse devenir un miroir magnifique pour notre enfant intérieur, et qu’il vienne régulièrement le réveiller, parfois par des moyens assez efficaces… et peut-être pour notre plus grand bien ! (Au passage, il n’est pas nécessaire d’être parent pour que cette part émerge !)

Il arrive un moment où l’on réalise qu’il sera difficile de faire complètement l’économie d’un travail sur nous si nous voulons réellement offrir à nos enfants l’idéal d’éducation qui est le nôtre. Car nous avons beau élaborer des stratégies pour éviter au maximum de tomber dans les écueils que nous avons subis, nous pouvons nous retrouver confrontés, dans la relation avec notre enfant, à des réactions qui nous surprennent nous-mêmes.

Un petit exemple :

Il y a quelques jours, je discutais avec une de mes amies sur l’attitude à avoir face à certaines « insolences » des ados. Elle me disait que parfois, elle était choquée de la manière dont son fils de 12 ans lui répondait. Elle exprimait combien elle souhaitait vivre le lien de manière bienveillante avec ses enfants, car elle avait subi, étant petite, des mises à l’écart très longues chaque fois que les adultes lui reprochaient quelque chose. Dans ces moments-là, elle avait l’impression de ne plus être aimée, d’être bannie de l’amour parental, tout cela parce qu’elle avait simplement fait « un faux pas ». À partir de ce qu’elle a vécu enfant, elle a élaboré un modèle d’éducation basé sur le respect mutuel et la priorité du lien d’amour, car pour elle il était hors de question que ses enfants vivent l’exil affectif qui l’avait trop souvent menée dans un insupportable sentiment d’abandon.

Elle m’a relaté que la dernière fois que son fils lui avait « mal parlé », elle ne lui avait pas adressé la parole pendant plusieurs heures, et qu’elle avait ignoré ses excuses lorsqu’il était revenu vers elle. Autrement dit, elle avait reproduit exactement le schéma qui l’avait tant fait souffrir enfant. Elle se sentait démunie face à cette situation, car pour elle il était impensable de supporter que son fils lui parle d’une manière qui la blesse, et en même temps, elle voulait mettre le lien en priorité. En explorant ce qui avait été si blessant pour elle dans ce que lui avait dit son fils, elle a compris qu’elle s’était retrouvée dans les mêmes sentiments que ceux qu’elle avait vécus enfant…

L’une des grandes peurs que nous pouvons avoir par rapport à nos enfants, c’est qu’ils vivent les souffrances que nous avons nous-mêmes traversées. Ce que nous oublions parfois, c’est que nous avons pu élaborer, étant enfants, des schémas très efficaces pour nous protéger de ces souffrances. Et il arrive que ce soient ces mêmes schémas qui nous amènent à jouer des « variations sur un même thème » avec nos enfants.

Dans mon précédent exemple, il est probable que mon amie ait élaboré, enfant, une stratégie pour se protéger de la souffrance d’être rejetée. Une sorte de bouée de secours a pu se mettre en place, anesthésiant son cœur à chaque nouveau rejet. Ainsi, quand les adultes coupaient le lien avec elle, elle a peut-être appris peu à peu à moins ressentir pour se protéger de la souffrance. Lorsque, des années plus tard, elle s’est sentie rejetée par son fils, quelque chose de cette ancienne stratégie a pu se réactiver, la mettant à l’abri de la souffrance en même temps qu’elle la mettait dans le rôle de l’adulte qui rejette.

Comment sortir de ce cercle vicieux ?

Un travail d’accompagnement peut être, à mon sens, une manière précieuse d’aller regarder et désamorcer certains des schémas de protection que nous avons mis en place, et c’est un beau cadeau que nous pouvons nous faire à nous-mêmes et, par ricochet, à nos enfants. (Voici des [témoignages] de personnes qui se sont offert un accompagnement.)

Voici quelques étapes pour commencer à cheminer de manière autonome :

Lorsque mon enfant appuie là où ça fait mal…

1. J’accueille mon ressenti, plutôt que de le fuir…

Qu’est-ce que je ressens ? Comment cette émotion se manifeste-t-elle dans mon corps ? Est-ce que je peux la regarder et la respirer tranquillement ?

2. J’explore l’effet miroir.

De quoi est-ce que cette situation me parle ? Pourquoi est-ce que je suis touché à ce point ? Qu’est-ce que ça me rappelle ? Est-ce que j’ai déjà ressenti cela, notamment lorsque j’étais enfant ?

3. J’accueille mon enfant intérieur s’il se manifeste. (Voir cet article, et… pensez à télécharger les 12 clés pour accueillir son enfant intérieur)

4. Je m’interroge sur les croyances ou les stratégies que j’ai pu mettre en place pour me protéger.

Comment est-ce que j’essayais de me protéger lorsque, enfant, je ressentais cela ? Qu’est-ce que j’ai pu en conclure sur moi, sur les autres ou sur la relation ?

5. Je travaille à transformer les croyances qui aujourd’hui ne me servent plus. (Pour en savoir plus, relire cet article.)

Lorsque je fais ce travail, je constate qu’il m’arrive de ne plus être aussi stimulée lorsqu’un de mes enfants appuie là où ça fait mal… justement parce que ça fait moins mal. Je peux alors espérer que ma réaction jaillisse moins de ma blessure et davantage d’un endroit calme de moi-même.

Et lorsque ma propre réaction change, le schéma relationnel peut lui aussi évoluer. Mon enfant n’a peut-être plus besoin de jouer exactement le même rôle dans cette danse-là. Mais il aura sans doute bien d’autres boutons sur lesquels appuyer, et cela me donnera encore quelques occasions d’aller prendre soin d’autres blessures. (Merci les enfants : vous êtes parfois de sacrés formateurs ! 😉 )

Il n’en reste pas moins qu’il existe tout de même un versant « éducation », et nous avons tous envie de transmettre à nos enfants les valeurs qui nous sont chères, et un cadre qui puisse les aider à s’épanouir dans le monde. Je consacrerai mon prochain article à ce sujet.

Si cet article vous a interpelé(e), intéressé(e), questionné(e), stimulé(e), agacé(e)… n’hésitez pas à laisser un commentaire !

À bientôt,

La Fannette

Savoir entendre les compliments de nos ados

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Bonjour à tous !

Je suis sûre que vous êtes incrédules et pantois à la lecture de mon titre. Je vous entends déjà: « Des compliments, venant de nos ados, ah, ça existe ? » Oui, c’est vrai, on peut penser qu’il s’agit d’une denrée rare… Ce qu’il est important de garder à l’esprit, c’est que c’est normal, ça fait partie du plan « couper le cordon », et c’est plutôt sain. Il n’en reste pas moins que ça peut faire du bien, de temps en temps, de recevoir de la reconnaissance. Pour cela, il faut parfois savoir entendre leurs élans de gratitude derrière leur langage économe…

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