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4 Comments Prendre soin de son équilibre émotionnel, c’est aussi prendre soin de sa santé
Nous savons généralement assez bien ce qu’il faudrait faire pour prendre soin de notre santé physique : dormir suffisamment, bouger, manger correctement, éviter autant que possible ce qui nous fait du mal… Mais nous oublions parfois que notre état émotionnel fait lui aussi partie de notre santé.
Le lien entre stress et fonctionnement du système immunitaire est étudié depuis longtemps. Les choses sont évidemment plus complexes que « le stress fait baisser l’immunité » : notre organisme est justement conçu pour réagir au stress, et une situation stressante ponctuelle peut même activer temporairement certaines réponses immunitaires. En revanche, lorsque le stress s’installe et devient chronique, il peut perturber différents aspects du fonctionnement immunitaire.
Cela me semble une raison supplémentaire de prendre soin de ce qui se passe à l’intérieur de nous, non pas dans l’idée de contrôler notre santé par la pensée, mais simplement parce que notre santé psychique et notre santé physique ne vivent pas dans deux maisons séparées.
Voici donc quelques pistes qui m’aident personnellement à retrouver mon équilibre lorsque je sens que la peur ou le stress commencent à prendre trop de place.
Choisir ce que je laisse entrer
Lorsque quelque chose m’inquiète, j’ai facilement tendance à chercher des informations. Jusque-là, rien de très étonnant : savoir ce qui se passe peut justement nous permettre de prendre des décisions adaptées.
Mais il arrive un moment où je ne suis plus en train de m’informer. Je suis en train de vérifier, puis de revérifier, puis de vérifier encore si quelque chose de nouveau s’est produit depuis ma dernière vérification.
Et généralement, je ne vais pas mieux après !
J’essaie donc de faire une différence entre les informations dont j’ai réellement besoin et celles que je consulte simplement parce que je suis inquiète. Lorsque je sens que les informations que je reçois alimentent davantage ma peur qu’elles ne m’aident à agir, je peux décider de m’en éloigner pendant un moment.
Il ne s’agit évidemment pas de fermer les yeux sur ce qui se passe dans le monde, mais de choisir consciemment la quantité d’informations à laquelle je souhaite m’exposer.
Écouter ma peur sans lui donner le volant
Lorsque j’ai peur, essayer de me convaincre que je n’ai aucune raison d’avoir peur fonctionne assez mal.
J’aime davantage imaginer ma peur comme une petite fille assise à côté de moi dans une voiture. Elle a le droit d’être là. Je peux l’écouter, lui demander ce qui l’inquiète et essayer de comprendre ce dont elle aurait besoin pour se sentir davantage en sécurité.
En revanche, je ne suis pas obligée de lui donner le volant.
Je peux avoir peur et continuer à conduire.
Cette distinction m’est précieuse : accueillir une émotion ne signifie pas lui confier toutes mes décisions. Au contraire, plus je peux l’écouter sans chercher à la faire disparaître, plus il m’est facile ensuite de retrouver la part de moi qui est capable de réfléchir, de choisir et d’agir.
Remettre mon corps dans l’équation
Quand je suis inquiète, je peux passer énormément de temps dans ma tête. Je pense, j’anticipe, j’imagine, je construis des scénarios et, pendant ce temps-là, j’oublie presque que j’ai un corps.
Alors je reviens à des choses extrêmement simples : marcher, sortir, respirer, sentir l’air sur ma peau, regarder les arbres, bouger, chanter, danser si j’en ai envie.
La nature a une place particulière pour moi. Une promenade dehors ne résout pas nécessairement le problème qui m’inquiète, mais elle change souvent l’endroit depuis lequel je le regarde. Je reviens dans quelque chose de plus vaste que mes pensées et je sens mon corps retrouver progressivement sa place.
Cultiver ce qui me fait du bien
Il y a une petite pratique que j’aime beaucoup : le soir, retrouver trois choses de ma journée que j’ai envie de célébrer.
Elles n’ont pas besoin d’être extraordinaires. Un échange qui m’a fait du bien, une lumière magnifique en fin de journée, quelque chose que j’ai réussi, un bon repas, un fou rire, un moment où je me suis sentie exactement à ma place…
L’idée n’est surtout pas de faire disparaître artificiellement ce qui a été difficile. Si ma journée a été épouvantable, je n’ai aucune envie de m’expliquer qu’elle était merveilleuse sous prétexte que j’ai aperçu une pâquerette !
Je cherche simplement à ne pas laisser ce qui m’a fait souffrir effacer tout le reste.
Je peux reconnaître ce qui a été difficile et, en même temps, entraîner mon attention à remarquer ce qui m’a nourrie.
Et rire !
Quand je traverse une période difficile, le rire me fait un bien immense. Pas parce qu’il supprimerait ce qui m’inquiète, mais parce qu’il introduit soudain autre chose dans mon expérience.
Je peux être préoccupée par quelque chose et rire cinq minutes plus tard jusqu’à en avoir mal au ventre. Les deux réalités peuvent coexister.
Alors je cherche volontairement ce qui me fait rire : certaines personnes, des films, des vidéos, des souvenirs, parfois mes propres mésaventures une fois que suffisamment de temps s’est écoulé pour que je puisse enfin les trouver drôles.
Et si rien ne fonctionne, je peux toujours essayer de rire sans raison. Cela commence généralement de façon parfaitement ridicule, ce qui finit justement par me faire rire pour de vrai.
Prendre soin de soi, sans chercher à tout contrôler
Je crois que c’est surtout cela que j’ai envie de retenir aujourd’hui.
Prendre soin de mon équilibre émotionnel fait partie, pour moi, de prendre soin de ma santé.
Cela signifie que mon corps, mes émotions et mes pensées font partie d’un même être humain et que j’ai intérêt à prendre soin de l’ensemble.
Je peux donc m’informer sans m’immerger dans l’inquiétude, écouter ma peur sans lui abandonner toutes mes décisions, remettre mon corps en mouvement, aller dehors, chercher ce qui me nourrit, éprouver de la gratitude quand elle est là et rire autant que possible.
C’est simplement une manière de prendre soin de moi.
Et vous, quelles sont vos astuces pour une meilleure santé émotionnelle ?
Au plaisir de lire vos commentaires !
Note : cet article, initialement publié en mars 2020, a été largement remanié et actualisé en octobre 2026. Les commentaires ci-dessous ont été publiés à la suite de sa version originale.

Bravo ! Tellement salutaire !
J’attendais un antidote à la morosité ambiante. La voilà !
Merci infiniment (j’ai partagé largement vos propositions)
Merci Laurence!
whaou, je vais appliquer ces astuces immédiatement, merci de remettre de la couleur dans ma vie
je citerai une phrase qui peut bien commenter cet article:
Si tu vois tout en gris déplace l’éléphant proverbe indien !
namasté
~ Flore Nce~
Merci Florence pour ce proverbe excellent!