oct 9, 2017 - parentalité    No Comments

5 graines à semer chez nos enfants pour les aider à passer à l’action

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Notre capacité à passer à l’action, à entreprendre, à se mettre en mouvement pour aller vers la réalisation de nos rêves est largement conditionnée par ce que nos parents nous ont transmis. Bien sûr, si nous n’avons pas été suffisamment encouragés, la vie nous offrira l’occasion de travailler sur la confiance et nous avons tous les facultés de relever le défi. Quelques clés toutes simples peuvent ceci dit nous aider à faciliter l’épanouissement de la confiance et du goût d’entreprendre chez nos enfants.

1- Toujours encourager leurs projets.

Plutôt que de pointer les difficultés qu’ils risquent de rencontrer, il est important de les questionner pour les amener à découvrir par eux-mêmes les qualités qu’ils seront amenés à développer pour mener à bien leur projet.

Par exemple, plutôt que de dire:

Mais c’est très difficile de faire ça tout seul! Tu ne vas pas y arriver!

Reformuler, valoriser et questionner:

Oui, tu voudrais construire une maison pour tes petshops. Ils en ont de la chance! Comment tu comptes t’y prendre?

2- Repérer nos réactions décourageantes, les identifier et les changer.

Parfois, on ne peut s’empêcher de décourager nos enfants. Hors de question de culpabiliser! Nous ne pouvons tout simplement pas faire autrement en l’état actuel de notre conscience. Par contre, nous pouvons changer cet état de conscience, et trouver la racine de ces réactions.

Ma fille voulait venir avec moi à la brocante pour vendre des petites affaires. Elle avait préparé plusieurs enveloppes contenant des petites babioles. Quand j’ai vu ce qu’elle comptait vendre, je lui ai dit: « Mais personne ne voudra jamais acheter ça! ». Elle s’est effondrée. J’ai réalisé que j’avais parlé instantanément à partir d’une part blessée de moi. Combien de fois j’avais entendu ce genre de phrases? (« C’est débile! Tu te fais des illusions! » etc, etc).

J’ai pris le temps d’accueillir cette part de moi qui avait tellement besoin d’être encouragée et soutenue, et surtout de croire en elle. J’ai expliqué par la suite à ma fille que ma réaction venait d’une part de moi qui avait manqué d’encouragements, et que je m’occupais ce cette part. 

Je sais qu’il me faudra encore un peu de temps et beaucoup d’écoute pour guérir cet endroit de moi. Maintenant, je ne la laisse pas saboter les élans de ma fille. Quand cette dernière me présente ses projets, je l’écoute, et si une envie de remettre en cause le projet pointe son nez, j’ai conscience de sa provenance,  je garde la bouche fermée, et dès que possible je vais donner de l’écoute et beaucoup d’amour à ma part blessée.

3- Dans toute situation, se focaliser sur les points positifs en premier lieu, puis présenter les points à améliorer de manière constructive.

Critiquer systématiquement nos enfants ne les encouragera qu’à critiquer à leur tour, et surtout pas à agir. Si vous connaissez des personnes qui passent leur vie à critiquer autrui sans jamais se bouger les fesses… ne les critiquez pas!  voyez en eux des petits bouts de chou qui ont été démotivés et dévalorisés, et qui n’ont pas encore eu l’occasion de guérir leur enfant intérieur.

Nous avons de multiples occasions de valoriser nos enfants. Dans ces mêmes occasions, nous pourrions les critiquer. Ne manquons aucune occasion de les valoriser!

Notre enfant débarrasse la table et casse une assiette. On peut se centrer sur l’assiette cassée, ou sur le service rendu. Bien sûr, éluder les problèmes ne résout rien. Transformons-les en occasions d’apprentissage!

« Merci d’avoir débarrassé la table. Et ça arrive à tout le monde de casser des assiettes! Moi, quand ça m’arrive, c’est que j’en prends trop à la fois. Et toi, est-ce que tu as repéré pourquoi l’assiette était tombée? »

4- Leur donner des missions à la hauteur de leurs capacités.

Ne jamais solliciter un enfant « parce qu’il va en mettre partout, parce qu’il ne saura pas faire, parce qu’il va tout gâcher » sabote autant sa confiance que de lui donner des missions pour lesquelles il ne se sent pas prêt.

Parfois, c’est vrai, ça va plus vite et c’est plus efficace pour notre quotidien de ne pas solliciter les enfants, et même de les habiller, de leur lacer leurs chaussures, de les laver, etc, etc. Nous ne devons pas perdre de vue que notre rôle de parent n’est pas de gérer le quotidien de manière efficace mais de semer chez nos enfants les graines qui les aideront à être des personnes autonomes et volontaires. Prendre l’habitude de le porter sans qu’il le demande alors qu’il est en âge de marcher revient à lui dire « tu ne marche pas assez bien, pas assez vite, tu ne vas pas y arriver ». Et c’est valable pour tous les gestes que nous faisons à sa place, y compris les petites tâches du quotidien auxquelles il peut participer.

5- Quand ils sont découragés, les écouter sans apporter nos propres solutions.

Comment réagissez-vous quand vous êtes découragés et qu’on vous abreuve de conseils sans que vous l’ayez demandé? On est d’accord, les conseils, c’est bon à recevoir quand on est demandeur. Les enfants sont comme nous. Quand ils sont découragés, une bonne oreille est largement suffisante, et essentielle. Ne pas leur apporter de solution souligne notre confiance en eux: nous savons qu’ils trouveront la solution par eux-mêmes.

 

Et vous, quelles sont les graines de confiance que vous semez chez vos enfants? N’hésitez pas à m’aider à compléter cet article en laissant un commentaire!

à bientôt,

La Fannette

 

 

 

 

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